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Petit guide pour parents non croyants



11 Octobre 2007

Que répondre, quand on est soi-même non croyant, à son enfant qui pose des questions pas du tout catholiques ? L'actualité a posé certaines de ces questions à Dale McGowan, auteur d'un livre sur le sujet.

Dale McGowan, Ph.D., est auteur, éditeur, et défenseur de l'esprit critique. Il détient un doctorat en composition musicale de l'Université du Minnesota. Le magazine Newsweek a qualifié d'incontournable son plus récent livre, Parenting Beyond Belief: On Raising Ethical, Caring Kids Without Religion. Il travaille actuellement à la suite, un guide pratique destiné aux parents athées. Il vit à Atlanta avec sa femme, Becca, et leurs trois enfants — Connor (12 ans), Erin (9 ans) et Delaney (5 ans).

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Comment consoler un enfant à la mort d’un proche, ou même à celle de son petit animal?
Surtout, ne minimisez pas sa peine! Dites-lui qu’il est normal qu’il se sente triste, que ce sentiment est le reflet de l'importance qu'avait le disparu dans son cœur. Expliquez-lui cependant que l’être cher ne souffre pas, qu’il n’a pas de peine, et qu’il continuera de vivre dans nos pensées. Si l’enfant le désire, proposez-lui un rituel qui l’aiderait à vivre ce moment difficile. Aller nourrir les écureuils au parc comme grand-papa le faisait, par exemple. Ou écouter tous les soirs la chanson préférée de tante Aline en se rappelant toutes les choses drôles qu’elle disait dans les soupers de famille. Le rôle des parents est d'aider l'enfant à apprivoiser sa peine, à faire son deuil, en l'assurant qu'ils seront là pour l'écouter, le consoler.

À l’occasion de ce premier deuil, ma fille vient de comprendre ce qu’est la mort. Depuis, elle a peur…
Il est faux de penser que la religion rend la mort plus acceptable. À preuve, les rites funéraires sont marqués par des moments d’intense tristesse. Et la plupart des croyants ont peur de la mort et font leur possible pour retarder sa venue!
Demandez-lui si elle avait peur avant de venir au monde. Elle risque de répondre en riant : «Bien sûr que non, je n’étais pas là!» Expliquez-lui que c’est la même chose pour la personne qui décède. Elle n’est simplement plus là. Il existe plusieurs façons d’apprivoiser la mort. C'en est une.
Accepter sa propre finalité est le défi d’une vie, et ça restera toujours une peur qu'on maîtrise sans jamais la faire disparaître totalement.

Tous les amis de mon enfant sont baptisés, et il me demande pourquoi il ne l’est pas.
Peu importe le sujet, quand un enfant prétend que «tous» ses amis font quelque chose, il faut d'abord faire la part des choses (Es-tu bien certain que tous tous tes amis sont baptisés ?) Il faut l'amener à constater que, de la même façon que tout le monde n'a pas son cheval, tout le monde n'est pas baptisé.
Deuxième étape, discutez du sens du baptême. Je le vois comme l'empreinte d'une religion sur un individu, la première étape de son adhésion à une croyance unique — ce qu'un enfant ne devrait jamais être appelé à faire. Pour éviter que votre enfant soit ensuite méprisant envers ses camarades baptisés, n'oubliez pas de préciser que d'autres personnes ont des opinions différentes sur le sujet.

Mon fils n'est pas baptisé, mais il veut tout de même faire sa première communion avec ses amis. Comment réagir?

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