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Anne d’Okayama


3 Juin 2008
nd

Anne… la maison aux pignons verts a fait le tour du monde. Mais nulle part elle n’a rencontré autant d’amour qu’au Japon. Là-bas, Akage no An fait partie du programme scolaire. Ses admiratrices peuvent se faire construire une maison aux pignons verts par l’entreprise Maple Homes, voire étudier les soins infirmiers à la School of Green Gables, à Okayama ! Pourquoi cette fièvre ? « La société japonaise est assez stricte et répressive par rapport à la société canadienne. Certaines lectrices disent qu’elles ont appris à vivre de façon positive grâce à Anne, qui doit constamment négocier avec des gens étroits d’esprit », explique Yuka Kajihara, Ontarienne d’origine nippone qui a cofondé un groupe de recherche sur Lucy Maud Montgomery. À la Bibliothèque publique de Toronto, où elle travaille à la collection des livres anciens pour enfants, Yuka Kajihara croise régulièrement des Japonaises venues admirer les éditions originales du roman. L’héroïne est encore in, constate-t-elle. « Entre le thé d’après-midi, la couture et le jardinage, Anne a un style de vie sain et durable, très à la mode au Japon ! »

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