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Montréal-Québec en canot


1 Août 2008

Plages rouges, faune grouillante, falaises sombres, courants à contresens: le Saint-Laurent n'est pa un fleuve tranquille! Notre jounaliste n'est pas près d'oublier sa célébration toute personnelle du 400e de Québec...


Entre Brossard et Longueuil, l’affreux boulevard Taschereau a bien des défauts, mais j’y ai trouvé la rampe d’accès idéale pour mettre à l’eau mon canot. Destination : Québec. C’est la façon que j’ai choisie de célébrer le 400e anniversaire de la ville : refaire, mais en sens inverse, le trajet des premiers explorateurs en descendant le Saint-Laurent, la plus vieille route du pays, quelque part entre l’autoroute 20 et la 40. Mon équipier, André Racette, et moi aurons parcouru 245 km en sept jours, le vent dans le dos, au fil du courant, téléphone cellulaire, horaire des marées, couette et café en prime.

« En canot ? Êtes-vous fous ? »

Cette question, nous l’avons bien entendue cent fois, posée par des riverains, des plaisanciers et des pêcheurs, étonnés de voir approcher deux gars avec leur barda dans un canot de 16 pieds équipé d’une voile.

De notre côté, la principale surprise que nous réservera le fleuve, ce seront ses gens et ses îles. Toutes les grandes îles du Saint-Laurent sont des univers cachés. Depuis l’eau, on ne voit habituellement qu’un talus herbeux et, à l’occasion, le toit d’une grange. Mais quand on gravit la berge, une nouvelle perspective s’ouvre pour révéler des terres labourées, des bois parfois denses, des routes, des pistes de chevreuil, des cyclistes et même une voiture amphibie !

Moins de deux heures après notre départ, les îles de Boucherville sont loin derrière, et nous faisons une pause pique-nique devant la bouée 37, chez Paul Clément, qui vit sept mois par année sur l’île Sainte-Thérèse, en face de Pointe-aux-Trembles. Son chalet, qu’il a entièrement aménagé avec tout le confort d’une maison, est situé devant une vieille grange abandonnée qui a abrité une salle de spectacle assez populaire dans les années 1960, la Grange de l’île Sainte-Thérèse. « La vieille scène est encore là », dit Paul Clément, 61 ans, frère de l’actrice Sophie Clément et bassiste de l’ancien groupe yéyé les Beachcombers. « Un de mes voisins est l’ex-batteur, un autre l’ex-guitariste ! » Sur cette île de propriété fédérale, près des trois quarts des 80 propriétaires de chalets sont des squatteurs, mais des squatteurs organisés : il y en a un au bout de l’île qui se construit une pizzeria ! « C’est mon petit paradis, j’y chasse même le chevreuil, à l’arc », dit Paul Clément, dont la conversation est une suite sans fin d’anecdotes.

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Commentaires (1)

salut jean benoit

salut jean benoit felicitation pour votre periple et je sais de quoi je parle , ca fait deux fois que je fais pointe aux tremle quebec seul et je le refais au debut du mois d aout 2011 avec mon garcon de 13 ans pour la troisieme fois , et a chaque fois il y a de quoi a decouvrire donc je vous encourage a le refaire tous simplement pour le plaisir et si toute fois ca vous interesse de partir a 2 ou 3 canots tu peux me faire signe ca sera avec grand plaisir.

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