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Une combinaison à toute épreuve

6 Août 2008

En avril 2009, le monde verra Julie Payette monter à bord de la navette Endeavour, vêtue de l’emblématique combinaison spatiale orange. Mais, pourquoi est-elle orange ? Comment l’enlève-t-on pour aller à la salle de bains ? La combinaison spatiale recèle plusieurs secrets et atouts, que nous révèle le technicien de l’équipe d’urgence K. C. Chhipwadia, de la NASA.


La mode de l’espace

Les astronautes portent la combinaison orange lors du décollage de la navette. Mais, dans le cas d’une urgence en orbite, elle enfilera cette combinaison qui comporte plusieurs dispositifs pour assurer sa survie. Chaque astronaute garde tous ses effets personnels dans un grand sac à son nom dans la navette, où se trouve aussi la combinaison orange en cas d’urgence.

Pas de la haute couture, mais beaucoup d’ingéniosité ! À la NASA, une vingtaine de techniciens travaillent à la conception de la combinaison spatiale. Celle-ci ressemble à celle que portaient les aviateurs de l’armée américaine dans un avion U-2, durant la Guerre froide. Le concept de « full pressure », l’équivalent de la pressurisation d’une cabine, mais pour un vêtement, permet de réguler la pression à l’intérieur de la combinaison. Ainsi, la survie de l’astronaute dans l’espace est garantie par la création d’une atmosphère viable de 3,5 psi. Pour ce faire, la combinaison doit être parfaitement étanche et complètement fermée. Les bottes, les gants et le casque y sont vissés.

« Elle n’est pas ajustée comme un habit de plongée. On s’y sent comme dans une large paire de jeans », illustre M. Chhipwadia. Il ne s’agit pas non plus d’un grand habit dans lequel on saute et zippe jusqu’au cou. Plusieurs couches de vêtements se superposent, d’où l’aspect volumineux de la combinaison.

Par-dessus ses sous-vêtements, l’astronaute porte un chandail et un pantalon munis d’un système de refroidissement et de ventilation. À l’aide de tubes de plastique, de l’eau refroidie circule dans la combinaison pour assurer le confort de l’astronaute durant le décollage. Du côté droit de sa combinaison, des prises lui permettent de se connecter à un dispositif à l’intérieur de la navette, qui pompe l’eau et contrôle sa température.

Une autre couche, d’un matériel semblable au caoutchouc, permet de retenir l’air si la combinaison doit être gonflée. La couche extérieure est faite de Nomex, la même fibre utilisée dans la confection des habits de pompier.

En survie dans l’espace

Tous les scénarios ont été imaginés : marcher dans le feu, se protéger de la fumée, d’un mauvais atterrissage et d’un déversement de liquides chimiques. En cas d’urgence, la combinaison assure 24 heures de survie à l’astronaute. Encore mieux, elle a été conçue pour agir automatiquement, si l’astronaute est inconscient. Il retrouvera ces équipements à l’intérieur de la combinaison orange :

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