Cette 9e édition du palmarès des écoles secondaires du Québec marque un changement. Elle déborde de données inédites qui tracent un portrait plus approfondi de la performance des établissements. Cela faisait huit ans que les critiques demandaient un changement... Le voici !

Photo: Marco Campanozzi
Depuis la publication du premier palmarès, en 2000, L’actualité a toujours voulu perfectionner sa méthodologie, enrichir son outil d’évaluation. Ce classement de deuxième génération en est l’aboutissement. Parents, lecteurs et enseignants y trouveront un regard nouveau sur la performance des écoles. Les surprises sont au rendez-vous : par exemple, un établissement public prend la tête du classement, devant de prestigieux collèges privés ! Car, oui, ce palmarès continue de comparer écoles privées et publiques. Son statut (privé ou public) n’est pas le critère majeur qui détermine si une maison d’enseignement réussit plus ou moins bien à conduire ses élèves jusqu’au diplôme. Le critère déterminant, c’est la sélection à l’admission ! Et il y a des écoles privées qui ne sélectionnent pas (voir « Bienvenue à tous ! ») et ne figurent jamais en tête. Ce qui est assez logique.
Si une école choisit ses élèves parmi les plus motivés, les plus talentueux et les mieux soutenus par leur famille, elle a bien plus de chances de les mener au diplôme. (Surtout si elle incite fortement ceux qui n’ont pas d’assez bons résultats en cours d’année à aller étudier ailleurs !)
Ce nouveau classement tient donc compte de la sélection. Les écoles qui sélectionnent totalement, en partie ou pas du tout y sont traitées différemment dans le calcul de l’impact qu’elles ont sur leurs élèves. Le niveau d’instruction de la mère, reconnu comme déterminant dans le succès de l’enfant, a aussi été ajouté aux variables prises en compte.
Les nouvelles courbes qui témoignent des hauts et des bas de la vie d’une école sont percutantes. Certains établissements progressent. D’autres ne vont pas très bien. Il suffit d’un coup d’œil pour le voir. Et se poser de bonnes questions.
Ce palmarès offre un portrait plus rassurant de la performance des écoles publiques, surtout de celles qui ne sélectionnent pas. Les parents pourront se réjouir si leur enfant en fréquente une dont la courbe verte flirte avec le haut du graphique : cela signifie qu’elle fait progresser les jeunes plus que leur statut socioéconomique n’aurait pu le laisser croire. Cette école est un excellent « sherpa », car elle mène au sommet des élèves qui sont souvent partis de loin pour gravir l’Everest des études.


