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La solution internationale



22 Octobre 2008

Les écoles publiques qui réussissent le mieux offrent souvent le programme d'éducation internationale.

photo: Caty
photo: Caty

"On a du plaisir à apprendre. Nos profs sont motivés et motivants: ils savent mettre une touche de folie dans leurs cours", déclare Maxime Richard, 15 ans, t-shirt immense, anneau à l'oreille et cheveux dressés au gel.

L'École d'éducation internationale de Laval entame sa septième année d'existence. Elle a décerné l'an dernier ses premiers diplômes, et fait donc son entrée au palmarès. Et quelle entrée: 17e au classement!

Les 752 élèves partagent le même toit que ceux de Mont-de-La Salle (882 élèves, 194e rang), boulevard des Prairies, à Laval. Une imposante bâtisse en pierre grise construite en 1914 et qui porte encore, au-dessus de l'entrée principale, l'ancienne inscription: Noviciat des Frères des Écoles chrétiennes.

"Notre prof de sciences nous répète qu'on n'est pas des cruches à remplir, qu'on doit comprendre", dit Joseph Dahine, 15 ans, un brun à lunettes au regard espiègle.

Nous sommes dans le bureau immaculé du directeur, Laurent Bélisle, qui fut, jusqu'à son arrivée, il y a quatre ans, directeur adjoint de l'École internationale de Saint-Hubert (1er rang). "Apprendre à apprendre est l'une des missions du programme d'éducation internationale, souligne-t-il. Comme l'acquisition de l'autonomie, de la créativité et du sens critique."

N'entre pas qui veut dans une école internationale. Triés sur le volet, souvent premiers de classe au primaire, les élèves doivent réussir le test de sélection - comme dans les meilleures écoles privées. À Laval, seuls 170 des 500 candidats ont été admis en 1re secondaire cette année (cinq classes de 34). "Ce sont tous des élèves habitués à travailler dur, qui viennent ici par choix, soutient Laurent Bélisle. Et leurs parents savent qu'ils devront, eux aussi, s'investir." Tous les cours sont enrichis et, pour passer d'une année à l'autre, il faut obtenir une note minimale de 70%, tant pour la moyenne générale que pour les matières de base (français, anglais, maths).

"Avoir de bonnes notes est important, dit Maxime, mais ici ce n'est pas la seule chose qui compte. L'engagement communautaire fait aussi partie de notre formation." C'est même un élément clé du programme d'éducation internationale (PEI). Chaque élève doit fournir en moyenne 30 heures de travail bénévole au cours de l'année - à l'intérieur ou à l'extérieur de l'école. Mais certains en font beaucoup plus. "On ne compte plus nos heures", affirme Joseph, qui a notamment travaillé dans un couvent "à laver les autos des bonnes soeurs". Il a aussi organisé le dernier gala de fin d'année de l'école avec Maxime.

Autre point essentiel de l'éducation internationale: apprendre à l'élève à établir des liens entre chacune des matières et le monde qui l'entoure. "Cette approche transdisciplinaire constitue l'une des lignes directrices de la réforme du secondaire, dit Laurent Bélisle, ce qui sera bénéfique pour tous." Les écoles internationales ont néanmoins une longueur d'avance - leurs professeurs aussi. "Les élèves s'impliquent beaucoup et sont très exigeants, souligne Dora Saeva, qui enseigne l'anglais en 4e secondaire. C'est ce que j'aime le plus ici: on ne peut jamais donner le même cours deux fois, il faut sans cesse l'améliorer."

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