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L'Afrique de Michel Arseneault


3 Mars 2009

Michel Arseneault n'avait jamais raconté son Afrique à lui, celle qu’il a découverte en 25 ans de reportages de Dakar à Djibouti. Voilà qu’elle fait l’objet d’un ouvrage, Perdu en Afrique, publié par les éditions Stanké.

Grand échalas et patineur tardif, Michel Arseneault avait 16 ans lorsqu’un bambin lui demanda, sidéré par son coup de patin maladroit, «s’il venait d’Afrique». Son quartier natal, le Plateau Mont-Royal, à Montréal, n’avait rien du Caire ou du Cap, mais cet adolescent curieux et déjà polyglotte qui dévorait les quotidiens voyait déjà pas mal plus loin que les bagarres de la patinoire du coin...

Après des études en journalisme à Ottawa, il devient correspondant à Mexico pour des médias canadiens et étrangers. De retour au Canada, il travaillera pour The Gazette, Le Devoir, L’actualité et la SRC. Établi à Paris depuis 1993, il est intervieweur à Radio France internationale et collabore à des publications aussi variées que Le Temps (Genève), Le Monde diplomatique, The Guardian (Londres), The Walrus et The Globe and Mail. Sa biographie de la Dre Lucille Teasdale, cette courageuse Québécoise qui a œuvré dans une région dévastée du Congo, sera son premier best-seller, en 1997. Mais son Afrique à lui, celle qu’il a découverte en 25 ans de reportages de Dakar à Djibouti, il ne l’avait jamais racontée. Voilà qu’elle fait l’objet d’un ouvrage, Perdu en Afrique, publié par les éditions Stanké. À chaque page, l’auteur cherche, écrit-il, « à voir l’individu dans la foule, la lueur, même faible, dans l’obscurité ». Et il réussit. En voici un extrait.

La douleur des diamants
C'est l’heure de quitter Kinshasa, la capitale d’un pays si vaste qu’on le qualifierait de sous-continent s’il n’était pas enclavé de la sorte. La foule s’est agglutinée devant l’aérogare. Il y a tellement de monde — passagers, accompagnateurs, bagagistes, chauffeurs de taxi — que j’ai du mal à trouver l’entrée. Il y a, bien sûr, une porte où il est écrit « Entrée », tout au bout d’un couloir d’accès, mais un cordon laisse croire qu’il est interdit de passer. Je me dis qu’il est là pour éloigner les badauds, pas moi qui suis un passager. J’ai un passeport, un billet d’avion. Je me glisse sous le cordon. Un policier, que je n’avais pas vu, me rattrape. Il a l’air furieux.

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Commentaires (4)

Je suis en train de lire

Je suis en train de lire votre livre. J'ai manqué ma vie je crois. Combien j'aurais voulu vivre la vôtre. Vous êtes sans contredis mon idéal. Retraitée travailleuse sociale, j'ai fait quelques stages Europe de l'Est et Afrique du nord mais je manque mon dernier projet d'aller quelques années en Afrique Central. J'ai une question. Tout ce que vous écrivez dans votre livre, jusqu'à quel point il est possible de vérifier vos infos? J'ai été touchée par l'histoire de Paul Arès, aussi par le trafic humain, le sida chez les malgaches. J'en suis à la page141. Combien juste est votre prologue aussi, quel éclairage! J'apprécie votre façon d'écrire - mettre la table, élaborer avec d'autres faits et terminer en revenant au propos de départ (pour confirmer) mais de façon très fine. Quelle grand pas le premier, qui vous a amené à décider de vivre tout ceci. Bravo et merci.

Je lis présentement votre

Je lis présentement votre livre "Perdu en Afrique" Merci pour ce livre.
Je lis beaucoup sur l'Afrique, autant des auteurs Africains, romans, études etc.,
mais d'avoir la vision d'un Québécois contemporain, je trouve cela important.

J.S.
ps. MMe Messier plus haut demande " jusqu'à quel point il est possible de vérifier vos infos." Je dois lui dire sans prétention aucune, que les lectures que j'ai faite sur l'Afrique, parlent de toutes ces situations. Les enfants soldats, les camps de réfugiés, l'excision et j'en passe. La seule différence ici c'est que vous comme je dis disait plus haut vous l'avez vécu comme journaliste. Les écrivains qui l'écrivent souvent eux l'on vécu. Beau continent l'Afrique, j'aimerais tellement qu'il vive dans la PAIX.

Merci pour, |Perdu en

Merci pour, |Perdu en Afrique|

Votre livre est superbe,beau souvenirs pour moi,2 mois au Sénégal durant la période de soudure en 97.

Je reve de retourner ,maintenant.

Merci pour cet excellent

Merci pour cet excellent récit de voyage. Je devais lire un récit de voyage pour mon club de lecture. Au hasard, j'ai choisi le vôtre... quel contraste avec notre vie ouatiné ... Tout au long du récit je ne pouvais pas cesser d'imaginer ma vie ou celle de mes 2 filles si le hasard (encore lui!) nous avait faites africaines... Votre écriture dépeint avec exactitude et réalité cette Afrique, si éloignée, si différente et surtout si ignorée de nous tous...
Encore merci et bravo pour talent certain d'écrivain

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