Ma vie à contre-Coran. Une femme témoigne sur les islamistes. Extrait publié avec l'aimable autorisation de VLB éditeur, coll. «Partis pris actuels», 2009.
Face à la barbarie toujours prête à reprendre ses droits, nous avons la responsabilité, sinon le devoir, de la combattre. Il y va de notre avenir et de celui de nos enfants. C’est un pari difficile mais ô combien salvateur pour l’humanité ! Tout au long de ce livre, j’ai montré quel est le prix à payer pour la liberté. Avec l’affaire des caricatures, nous avons constaté comment les islamistes, relayés par des États puissants tels que l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Égypte, mais aussi la Turquie, ont fait pression sur l’Union européenne et l’ONU pour limiter la liberté d’expression par l’introduction d’une « conception islamique » du blasphème. Sachez qu’en démocratie le droit de critiquer toutes les religions, y compris l’islam, est un principe inaliénable. De même que le droit au blasphème. De plus, l’égalité des sexes, la liberté de conscience et la liberté d’expression sont intouchables.
Les dérogations pour motifs religieux nuisent aux valeurs fondamentales de notre société. Elles fissurent nos valeurs et accentuent l’emprise des religieux sur la vie publique. Je sais le prix de la compromission et des tergiversations avec les islamistes. J’ai fini, à force d’y être confrontée, par repérer sans la moindre ambiguïté toutes leurs manifestations et leurs implications mortifères. Il ne faut surtout pas que l’islamisme politique serve de cheval de Troie pour ramener progressivement l’Église à reprendre du service au cœur de notre société. Nous avons vu, au Québec, comment Mgr Ouellet a utilisé le débat sur les accommodements raisonnables pour enfoncer le clou et tenter de faire reculer la laïcité : « Quand on donne des permissions pour d’autres groupes religieux et qu’on semble vouloir faire disparaître nos propres symboles sur la place publique, je crois que là, il y a un sentiment d’injustice (…) Je demande un accommodement ou un arrangement pour la majorité. On a donné des accommodements raisonnables à des minorités ou à des individus, mais il y a encore 80 % de la population ou plus qui est soit catholique, soit protestante. Je crois qu’on doit tenir compte de cette majorité quand on prend des décisions législatives pour la transmission des valeurs et d’une culture », a-t-il déclaré sur les ondes de LCN le 20 février 2007.


