Ma vie à contre-Coran. Une femme témoigne sur les islamistes. Extrait publié avec l'aimable autorisation de VLB éditeur, coll. «Partis pris actuels», 2009.
D’autres groupes, tel que le B’Nai Brith à la télévision de Radio-Canada, le 12 décembre 2007, ont plaidé en faveur d’un élargissement des accommodements raisonnables : « Son président, Steven Slimovitch, ne voit aucun problème à laisser un juif hassidique choisir le sexe d’un médecin ou celui d’un examinateur de la Société de l’assurance automobile du Québec. Selon lui, il s’agit d’accommodements favorisant l’intégration des hassidim. » Nous savons que de tels arguments ne résistent pas à l’épreuve des faits. La communauté hassidique est l’une des plus opaques du Québec et une communauté qui, de toute façon, ne cherche nullement à s’intégrer à la mosaïque québécoise, mais plutôt à s’en tenir le plus loin possible. Si le Québec s’est libéré de l’emprise de l’Église ce n’est certainement pas pour laisser la place à d’autres religions.
En France, profitant d’une conjoncture politique fortement marquée par les allégeances du président français, Nicolas Sarkozy, à l’Église catholique et sa campagne contre la laïcité, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a lancé l’idée d’un « moratoire de dix ou vingt ans » sur la loi de 1905, « afin d’opérer un rattrapage » des besoins de l’islam. « Il faut donner un peu de respiration aux associations qui gèrent les lieux de culte » rapporte Le Monde dans son édition du 28 janvier 2008. Une semaine plus tard, le 9 février, c’était au tour des parlementaires turcs d’adopter des amendements constitutionnels aboutissant à la légalisation du foulard islamique à l’université.
Pendant ce temps, Taslima Nasreen continue de dépérir en Inde où elle s’est réfugiée en 2007 après un périple qui l’a menée à Berlin, à Stockholm et à New York. Condamnée à mort pour avoir dénoncé le traitement que subissent les femmes musulmanes, elle a été contrainte de quitter son Bangladesh natal dès 1994, car sa tête y est mise à prix.


