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Bye-bye Liberté 55


4 Mai 2009

Bonne nouvelle pour les quinquagénaires : attirées par leur expérience, leurs compétences et leur maturité, bien des entreprises sont prêtes à leur faire les yeux doux !

L’été de ses 55 ans, l’infirmière Gaétane Paradis a pris une retraite méritée. Fini les visites à domicile de patients psychiatriques dans Hochelaga. À elle la liberté et les beaux coups roulés sur des verts toujours plus tendres.

« Puis, à l’automne, je me suis retrouvée au centre de loisirs, entourée de femmes de 70 ans. Je savais que je n’étais pas à ma place! » La même semaine, au golf, la directrice des soins infirmiers de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine propose à Gaétane Paradis un emploi au centre d’évaluation psychiatrique. Elle accepte. « Pas pour l’argent — pour mon équilibre mental! » précise l’énergique rouquine, qui parle avec passion du poste qu’elle partage depuis quatre ans avec une autre rescapée de la retraite anticipée. « Ça me permet d’apprendre et de rester active, et aussi de m’engager socialement. »

Au Québec, 40 % des gens qui prennent une retraite anticipée retournent travailler dans les 10 années suivantes. Et avec la crise financière qui malmène les fonds de retraite, 28 % des baby-boomers canadiens envisagent de repousser l’âge de la retraite de un à cinq ans, d’après un sondage Ipsos Reid de 2009.

Les perspectives d’embauche des quinquagénaires et des sexagénaires sont bien meilleures qu’il y a 10 ans. Elles varient cependant de façon considérable selon les cas. Pour ceux qui, comme Gaétane Paradis, reprennent un travail qu’ils aimaient, c’est souvent du gâteau. Mais pour ceux qui doivent se recycler dans un autre domaine, c’est parfois la galère.

« Certains secteurs sont davantage intéressés par les quinquagénaires », dit Patricia Richard, directrice des contenus de Jobboom, qui a publié en 2007 La carrière à 50 ans et plus. Le commerce de détail, les banques, le transport scolaire, la bureautique, la vente au détail et le jardinage… Car à 50 ans, on a de l’expérience, des compétences, de la maturité et beaucoup moins de responsabilités familiales qui encombrent les horaires. « Prenons le transport scolaire, dit Patricia Richard. Les quinquagénaires acceptent de travailler tôt le matin et en fin d’après-midi, avec une pause au milieu de la journée. »

Dans le commerce de détail, les consommateurs font plus confiance aux vendeurs qui ont de la maturité, d’après Éric Méthot, directeur des ressources humaines de Rona. Cette entreprise offre des formations gratuites en jardinage, bricolage et décoration à la Fédération des aînés du Québec, dans le but d’y recruter des vendeurs. « Depuis quelques années, il y a de plus en plus de quinquagénaires qui cherchent un revenu d’appoint », dit Éric Méthot.

Beaucoup de préjugés jouent encore contre les quinquagénaires, affirme toutefois Paul Gagner, directeur général du Centre Eurêka, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, qui aide les 40 ans et plus à réintégrer le marché du travail.

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Commentaires (1)

je suis heureuse de savoir

je suis heureuse de savoir qu'il existe des employeurs qui facilitent la transition de carrière .j'ai 59 ans,18 ans de services au sein de Desjardins et j'ai le goût d'offrir mon excellent service versus la clientèle. Cependant suite aux qualifications demandées je me dois de parfaire la bureautique donc je suis inscrite au cours en mars 2010. Donnons-nous la chance de vivre un nouveau défi.

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