Arctique: la Chine veut sa part

La Chine se trouve peut-être à plus de 1000 km de l’Arctique, cela ne l’empêche pas d’en convoiter les ressources. Plus que jamais, Pékin y place ses pions.

par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay
Arctique : la Chine veut sa part

Photo : WEF / CC 2.0

UNE PLACE AU CONSEIL

Pour convaincre les huit membres du Conseil de l’Arctique de lui accorder un statut d’observateur permanent dès 2013, le président et le premier ministre de la Chine ont rendu visite cette année aux Islandais, aux Suédois et aux Danois. Ce statut permettrait aux Chinois de se prononcer sur la gestion des enjeux polaires, sans toutefois leur donner un droit de vote.

PAR ICI LE RACCOURCI

En empruntant la voie mari­time arctique, désormais navigable quelques mois par année au nord de la Russie, Pékin cherche à raccourcir les tra­jets de ses porte-conteneurs. Gagner l’Europe du Nord par l’Arctique plutôt que par le canal de Suez retranche le tiers du parcours, soit plus de 6 000 km, et permet des économies de 18 000 dollars de carburant.

LE PLEIN D’HYDROCARBURES

L’Arctique recèlerait 30 % des réserves mondiales de gaz et 13 % de celles de pétrole, dont une grande quantité se trouve en eaux internationales. La Chine, qui, d’ici un an, deviendra sans doute le premier importateur de pétrole au monde, selon Goldman Sachs, veut sa part.

 

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