PKP au PQ : le Berlusconi du Québec ?

Pierre Karl Péladeau doit prendre les dispositions nécessaires pour éviter la confusion et l’exemple italien. Comment ? En vendant ses actions de Québecor et en tirant un trait sur ce volet de sa vie, dit le blogueur Alec Castonguay.

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Le nouveau candidat du PQ dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, en compagnie de Pauline Marois, lors de l'annonce. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Le nouveau candidat du PQ dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, en compagnie de Pauline Marois, lors de l’annonce. – Photo : Graham Hughes / La Presse Canadienne

Ainsi, Pierre Karl Péladeau fait le saut en politique, finalement ?
Politique

La rumeur a beau circuler depuis septembre, avoir été démentie avec force pendant des mois par Québecor et la direction du PQ (avec parfois des menaces à peine voilées de l’entreprise) jusqu’à l’ultime «non» du 26 février dernier, prononcé par le principal intéressé, il semble que plusieurs personnes aient préféré nous mener en bateau, journalistes et citoyens, plutôt que d’avouer sa réflexion et son désir de plonger.

On dit souvent que six mois en politique, c’est une éternité. L’expression s’applique maintenant pour 10 jours, semble-t-il.

Ceci dit, c’est une grosse prise économique pour le Parti québécois, un candidat-vedette, sans aucun doute. J’ai toujours dit à quel point la politique a besoin de citoyens de tous les horizons: médecins, policiers, joueurs de hockey, agriculteurs, pharmaciens, comédiens, informaticiens, économistes, travailleurs sociaux, avocats… et chefs d’entreprises. Pourquoi pas.

Que de bons candidats se lancent en politique, pour tous les partis, avec le niveau de cynisme ambiant, est encourageant.

Reste à voir les retombées de cette nouvelle fracassante. L’homme est une figure polarisante. Homme d’affaires très connu, craint et adulé de certains, détesté par d’autres. Il bouscule le paysage politique. Les militants de droite au PQ seront heureux, alors que ceux à gauche qui se souviennent des nombreux et durs lock-out qu’il a imposés doivent avaler leur café de travers.

Mes collègues Chantal Hébert et Pierre Duhamel parlent des conséquences possibles dans leurs billets de blogue, alors je ne vais pas répéter leurs propos. On aura le temps d’y revenir.

Au-delà des répercussions politiques, il y a plus urgent pour la santé démocratique du Québec.

Pierre Karl Péladeau doit vendre toutes ses actions de Québecor.

Françoise David et François Legault l’ont demandé ce matin. Ils ont raison. Ce n’est pas une question partisane. Il en va de la crédibilité du débat politique dans les mois et les années à venir, et de celle de cette campagne électorale au premier chef.

En annonçant sa candidature dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau a affirmé qu’il quitte ses fonctions de président du conseil de TVA, de vice-président du conseil de Québecor et de président du conseil de Québecor Médias. Il a déclaré qu’il place ses actions de Québécor — il est actionnaire de contrôle — dans une fiducie sans droit de regard. C’est la norme lorsqu’un chef d’entreprise se lance en politique.

Ce n’est pas suffisant. Pas cette fois.

Un empire de presse n’est pas une entreprise comme les autres. Elle ne vend pas des souliers, de l’acier ou des jouets pour bébés. Elle a des répercussions majeures sur le débat public, sur l’information que les citoyens reçoivent et utilisent pour prendre leurs décisions dans une multitude de domaines, ce qui inclut la politique.

Et en politique, l’apparence de conflit d’intérêt est aussi importante que le conflit d’intérêt potentiel. Il en va de la confiance du public.

Québecor, on le sait, est propriétaire du réseau de télévision le plus regardé au Québec (TVA), de la chaîne d’information continue la plus écoutée (LCN), des deux plus gros journaux de la province (Journal de Montréal et de Québec), du site d’information en ligne le plus visité (Canoë)… Dans une société tissée serrée comme la nôtre, c’est énorme (je ne relancerai pas le débat sur la concentration de la presse ici).

Les travailleurs de l’information de ces entités sont aujourd’hui dans une position difficile. Et, avec eux, la population.

Mettons-nous à la place des journalistes et cadres qui oeuvrent dans les salles de presse de Québecor. Leur patron, celui qui contrôle les actions de l’entreprise, pourrait un jour revenir.  C’est le signal qu’il envoie en conservant ses titres. L’homme est reconnu pour être un gestionnaire très impliqué, qui, par le passé, n’hésitait pas à faire valoir son point de vue jusqu’au bas de la pyramide. Le genre d’homme à la mémoire longue.

Les travailleurs de l’information de Québecor seront accusés de complaisance envers le PQ (et le gouvernement si le PQ l’emporte) certains jours, puis d’autres, d’être inutilement trop durs envers ce parti afin de prouver qu’ils ne sont pas sous influence.

Deux situations perdantes qui feront douter le public de la qualité de l’information, même si les journalistes font de leur mieux.

Inutile de penser formuler une plainte au Conseil de presse du Québec. Québecor n’est plus membre depuis 2010…

Je vais reprendre les mots du ministre Jean-François Lisée, qui était blogueur à L’actualité dans une autre vie. Il écrivait en 2010, dans un autre contexte, que M. Péladeau devait poser «un geste digne du personnage (qu’il est) devenu».

Le billet de Jean-François Lisée invitait M. Péladeau à prendre de la hauteur et à reconnaître le rôle important qu’il joue dans la société québécoise. Avec l’impact et l’influence viennent les responsabilités, lui disait-il en substance. Le billet traitait du long lock-out au Journal de Montréal. Il signait «un blogueur qui veut du bien à la presse québécoise». J’en pense autant.

Autre aspect à ne pas négliger : c’est le gouvernement, duquel Pierre Karl Péladeau pourrait devenir un membre influent, qui nomme tous les administrateurs de la Caisse de dépôt et placements du Québec, ainsi que le chef de la direction et le président du conseil d’administration.

La Caisse de dépôt est l’un des plus gros actionnaires de Québecor, sinon le plus important.

Aux dernières nouvelles, la Caisse de dépôt détenait près de 24 % des actions du groupe. Les décisions de la Caisse ont donc un effet important sur la valeur du titre en bourse. Et sur la valeur de la fiducie sans droit de regard de M. Péladeau.

Dans une chronique publiée l’automne dernier, Michel David, du Devoir, écrivait qu’il était malsain que Pauline Marois ait nommé Pierre Karl Péladeau à la tête du C.A. d’Hydro-Québec (il a ensuite participé à certaines réunions du conseil des ministres, un fait sans précédent).

Michel David écrivait :

«Personne ne conteste que M. Péladeau est un gestionnaire de talent, même si ses méthodes peuvent être contestables, mais il tombe sous le sens que le plus important magnat de presse du Québec ne devrait pas présider le conseil d’administration de sa plus importante société d’État».

Il ajoutait ensuite, en référence à l’ancien premier ministre italien Silvio Berlusconi, lui aussi magnat de la presse qui possédait les plus importantes chaînes de télé du pays :

«En invitant M. Péladeau à présider le C.A. d’Hydro-Québec, la première ministre s’est faite complice d’une dangereuse «berlusconisation» de l’État.»

Nous y sommes plus près que jamais.

Berlusconi et Péladeau ne se ressemblent pas sur le plan personnel. Là n’est pas la comparaison.

Mais les exemples de politiciens avec une influence médiatique aussi importante ne sont pas nombreux.

Il appartient à Pierre Karl Péladeau de prendre les dispositions nécessaires pour éviter la confusion et l’exemple italien. Vendre ses actions de Québecor, tirer un trait sur ce volet de sa vie, et montrer qu’il a la santé démocratique du Québec à coeur. Ce doit être le premier geste de sa nouvelle carrière de politicien.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

29 commentaires à propos de “PKP au PQ : le Berlusconi du Québec ?

  1. Je ne crois pas que PKP ait jamais donné d’ordres précis et documentés quant au traitement d’une nouvelle (je le crédite de plus d’intelligence que ça), mais une forme d’auto-régulation servile a certainement eu cours au sein de ses équipes de rédaction, dans la mesure où on ne mord pas la main qui nous nourrit et que tout journaliste sait de quel bord son pain est beurré, au point où un rédacteur en chef puisse à l’occasion docilement solliciter l’opinion du magnat sans attendre ses ordres, histoire de s’assurer de ne pas encourir ses foudres en aval.

    En ce sens, oui, tout ça reste inquiétant et toutes les mesures devraient être prises pour éloigner Péladeau de ses propriétés média.

    Legault a raison quand il souligne l’apparence de conflit d’intérêts dans ce cas précis. Les médias étant le 4e pilier de la démocratie, il faut leur accorder plus d’attention en fait de conflit d’intérêts qu’à des entreprises autres, de construction notamment (on ne construit pas toujours mais on convainc constamment). Le PLQ a ses ingénieurs, soit, mais le PQ a aussi ses journalistes…

  2. Commentaire tout à fait pertinent, cependant il y a deux poids, deux mesures au Québec. Dans certains domaines tel la finance qui sont réglementés, contrôlés et surveillé par le gouvernement par l’entremise de L’AMF, l’éthique et la transparence deviennent tellement importants qu’il faut laver plus blanc que blanc et que porter 2 chapeau différents dans la vente de produits financier devient impossible. Pourquoi alors ce principe qui s’applique au bas de la pyramide ne s’applique pas jusqu’au haut de celle-ci? Avec tous les scandales qui ont frappés le Québec et surtout la classe politique de tous les niveaux, il devient vitale à tous les politiciens de se doter d’un code d’éthique qui non seulement ne laisse aucune place au conflit d’intérêt, mais pas plus d’espace à l’apparence de conflit d’intérêts. Déjà que dans l’esprit de bien de gens Radio-Canada avait un fort penchant vers le PQ avec les nombreux candidats qui arrivent directement de la société d’état, voilà maintenant que le plus puissant empire médiatique québécois est sous contrôle du nouveau numéro deux du PQ. M. Péladeau a bien-sûr joué la carte de la bonne foi en mentionnant suivre les recommandations du commissaire à l’éthique et ainsi tout placer en fiducie, cependant l’apparence de conflit d’intérêts est toujours présente et ne pourra être éliminé par aucun autre moyen que la vente des actions. Dans la situation actuelle qu’est-ce qui peu nous empêcher de croire que par ses relations et son pouvoir sur l’empire Québécor qu’il pourra reprendre à son gré dès qu’il quittera la politique? Est-ce qu’on peu vraiment croire qu’un journaliste y réfléchira pas à deux fois avant de critiquer ou dénigrer le PQ, surtout si ce geste peu réellement causer du tort à PKP ou au parti. Pas plus tard que la semaine dernière, M. Péladeau prenait un malin plaisir à agir comme figure de Québécor à Québec quand venait le temps de parler du retour des Nordiques. Jamais sur ce dossier il n’a agit de manière à prendre ses distances, au contraire il a rappelé ses fréquents contacts avec les autorités de la LNH. Comment alors est-ce possible de dire d’un côté qu’il a pris ses distances de Québécor de manière à marquer une cassure en abandonnant ses postes décisionnels officiels, mais qu’il n’agissait pas de même quand on parlait de son rôle, ses relations et son travail dans le dossier. Cela représente bien ce qu’est l’apparence de conflit d’intérêts, personne ne peu lui reconnaître un poste officiel, mais il reconnaissait toujours y jouer un rôle. D’un autre côté par contre, cela servait bien sa cause pour alimenter sa quote de popularité dans la région en s’associant à un dossier aussi émotif. Il est très positif de voir que des gens ayant eu du succès veulent entrer en politique, il en va du succès du Québec dans le futur, par contre cela ne doit pas se faire au détriment de l’éthique, car l’éthique doit s’appliquer à tous de la même manière peut importe le niveau ou le poste. Il en va de l’intégrité de la société et la situation de M. Péladeau exige donc le sacrifice de ses actions et pouvoir sur Québécor. Le Québec ne peut accepter de débattre sur un sujet aussi majeur et important que la souveraineté avec un aussi important déséquilibre pouvoir médiatique.

  3. A-t-on demandé à Pierre-Eliot Trudeau de vendre ses actions? Il les a placé dans une fiducie sans droit de regard.
    A-t-on demandé à M. Parizeau de vendre ses actions? Il les a placé dans une fiducie sans droit de regard.
    A-t-on demandé à R,B. Bennett de vendre ses actions? Il les a placé dans une fiducie sans droit de regard.
    Pourquoi les règles doivent-elles être différentes pour PK Péladeau? parce qu’il se dit indépendantiste?
    Et puis le traiter de Berlusconi est vraiment s’abaisser au niveau des journaux jaunes pour qui la sensation tient lieu d’information.
    Il faut vraiment qu’il inspire la peur aux fédéralistes.

    • Les médias, c’est autre chose. C’est le quatrième pouvoir.
      Oui, les règles devraient être différentes.

    • La réponse est très simple, parce que tout ces personnages ne possédaient pas des actions de compagnie aussi grande et puissante ayant pouvant potentiellement avoir avoir un tel impact sur les résultats de l’élection. Lors de ces années, les élections se gagnaient avec des pancartes et des pognées de mains, aujourd’hui c’est par les médias et par les extraits de 30 secondes sélectionnés parmi une quinzaine d’heures d’enregistrement quotidien. Pouvez vous affirmez qu’un des personnages que vous mentionnez à eu un tel pouvoir sur l’électorat? Jamais la question éthique n’a été aussi importante avec ce que vient de traverser la classe politique québécoise et jamais les gens n’ont été aussi désillusionné vis à vis la politique.

    • R.B. Bennett? R.B. Bennett, premier ministre du Canada de 1930 à 1935! Wow, vous en trouvez des exemples! J’imagine que vous vous êtes retenu de ne pas citer Georges-Etienne Cartier, Honoré Mercier ou Jospeh-Adolphe Chapleau. Bravo pour vos exemples constructifs qui font avancés le débat!

      • Avez-vous des problèmes avec l’histoire ? Justement, aujourd’hui dans le Devoir, Jean-François Nadeau fait un retour au passé en relatant la venue de la Capricieuse au Québec (1855) pour nous expliquer l’importance qu’a eu la guerre de Crimée – qui est présentement d’actualité – sur l’évolution du Québec.

  4. Lorsque vous écrivez entre autre que : « Pierre Karl Péladeau doit vendre toutes ses actions de Québecor. » Bravo ! Votre position est courageuse et vous avez à tout-le-moins mon soutien. — Pensez-vous cependant qu’il devrait vous écouter ?

    Hors le fait que l’entreprise de « Show Bizz » dirigée de près ou de loin par monsieur Péladeau est un outil parfait de propagande pour la future République d’un Québec nationale-socialiste, il faudrait être fou pour se départir de si beaux outils ou bien alors cela signifie que le groupe Québecor ne vaut plus un sou vaillant dans sa forme actuelle ou qu’il est à la merci de « raiders », ce qui soit dit en passant, n’aurait rien de farfelu, car il faut techniquement se demander à l’heure actuelle, si la capacité de croissance du groupe est vraiment au rendez-vous sans une alliance stratégique avec une autre entité.

    Nous savons notamment qu’il y a eu des ententes avec Rogers, des négociations et aussi des coûts importants reliés pour la retransmission des matchs de hockey. Aussi l’évolution de « cette business » requière l’atteinte d’une masse critique. Québecor est gros sans être toutefois de calibre planétaire. Rien à voir en taille par exemple avec des Bouygues, des Berlusconi ou des Bertelsmann de ce monde.

    De plus, si nous observons strictement le champ économique, monsieur Péladeau est encore comme vous le mentionnez, l’actionnaire de contrôle de son groupe. La vente de ses actions entrainerait la dilution, de telle sorte que Québecor deviendrait une proie plutôt facile pour toute prise de contrôle hostile et la Caisse n’y pourrait rien à moins de mettre plus d’argent dans le tour de table. Ce qui équivaudrait pratiquement à étatiser Québécor pour ne pas parler alors de quasi-nationalisation.

    C’est pour cette raison qu’il devient difficile lorsqu’on vient des affaires, d’avoir à la fois un comportement parfaitement éthique et simultanément de préserver au mieux une ensemble d’intérêts corporatifs. C’est probablement pour cela que Paul Desmarais a toujours préféré être l’ami des politiciens, une sorte d’éminence grise et un conseillé écouté très efficace plutôt que de s’exposer inutilement sur la scène parlementaire.

    Bref tout ce remue-ménage, pourrait en partie du moins expliquer cela. Monsieur Péladeau a peut-être donné tout ce qu’il pouvait humainement donner à son groupe. D’où ce saut à l’aveugle, ailleurs dans la sphère politique.

    • Tout n’est plus possible quand on se lance en politique. Péladeau aurait dû y penser.
      À moins qu’il ait pris ses conseils de Blanchet, ce qui expliquerait sans excuser.

  5. Allons donc! La convergence médiatique entre Radio Canada et La Presse Gesca n’intéresse personne! Ce curieux sondage sur la souveraineté rien de neuf produit avec l’argent des contribuables en début de campagne.

    Québécor est un fleuron de l’industrie québécoise et n’a pas à être vendu à des intérêts extérieurs d’autant que la portion de culture défendue par Québécor comprenant TVA, l’ensemble des publications maisons d’éditions ne saurait être absorbé par un groupe américain.

    P.K.P très bonne candidature économique et souverainiste n’est pas intervenu dans la québécophobie de Sun Medias.
    TVA en engageant Jean Lapierre, M.Dumont a démontré depuis longtemps comme avec plusieurs chroniqueurs du Journal que la souveraineté ne faisait pas partie du menu de Québécor Médias.

    La référence à Berlusconi est grossière étant donné le personnage.

    • La place sur la souveraineté comme projet est existante dans Québécor Médias comparativement à Gesca point barre! Le PQ n’est pas célébré non plus dans le Journal.

      • MArtin Tremblay, le VP Affaires publiques de Québecor, le gars derrière le deal de l’amphithéâtre, est un ancien bras droit d’André Boisclair et de Stéphane Bédard. Moi, je dis ça et je dis rien, et ça dit tout; c’est comme vous voulez – retenez son nom néanmoins vu qu’il risque de se retrouver chef de cabinet de PKP.

        Depuis le temps qu’il travaille là-dessus, pauvre bête, on lui souhaite presque, cela dit.

  6. Québécor Médias défend une culture populaire à travers TVA plus relevée avec les séries québécoises, défend la culture populaire globale par Archambault, Vidéotron dont la québécoise. Défend la culture québécoise par ses maisons d’éditions. Québécor est un arbre fait de plusieurs branches. Si position politique défendue avec fermeté par le Journal c’est celle d’un hyper libéralisme mais pas par TVA plus décalée.

    Radio Canada à une mission légale de défendre l’identité canadienne partout pas seulement dans les Coulisses du pouvoir émission politique. Le Téléjournal à chaque soir à un biais par sa mission d’unité nationale surtout lorsqu’un gouvernement est nationaliste, souverainiste à Québec. TVA aurait un biais sur le Québec? Cela fait longtemps avant la prise de contrôle par Québécor que TVA s’occupe du Québec d’abord avant de s’occuper du Canada. TVA n’étant pas a priori au service d’un biais légal fédéral.

    Sur le plan des événements, du fil d’actualité, aucun média ne peut favoriser indûment un parti même Radio Canada doit consacrer un temps d’antenne non à la souveraineté mais au PQ si élu comme opposition officielle ou gouvernement.

  7. Je songe à l’impartialité du grand Quebecor et deux articles de Joanne Marcotte et Éric Duhaime me reviennent aussitôt à l’esprit. Le premier sur l’impartialité des média, justement, et le second sur la subvention de l’amphithéâtre qui ne fait pas de sens. Ces articles leur ont coûté leur poste…

  8. On dirait de la propagande …

    Serieusement … on dirit qu’on se donne le mot dans certains medias. Je pense qu’il y a une petite clique … des gens pret de la CAQ et des liberaux qui dont une job de bras sur le PQ.

    —-

    Pour en revenir au sondage sur la souverainete qu’un internaute mentionne … avez vous remarque la question …

    alors que les federalistes evoque que la question d’une referendum devrait etre clair … il devrait se demander pourquoi on pose des question bizarres …

    Pourquoi on interroge les gens s’il voterait oui au referendum ou s’ils veulent un referendum plutot qu’une quesiton clair s’ils veulent que le Quebec deviennent un pays.

  9. Comparer Pierre-Karl Péladeau à Berlusconi. C’est du dénigrement pur et simple. L’Actualité se rabaisse au niveau de la petite polique du PLQ ..

  10. Il y a du vrai dans cette analyse, je crois que d’aucun ne peut le réfuter. Avoir tant d’actions dans le domaine des INFORMATIONS, ça peut mener facilement à une dérive.
    Mais je crois aussi que PKP s’est entouré, avant même de s’impliquer dans le Part québécois, des meilleurs avocats et conseillers,( il en a l’argent et les relations). Si il y est allé, c’est donc que ses avocats et ses conseillers lui ont donné le feu vert et qu’ils n’y voyaient pas de heurts. Seul l’avenir pourra
    nous dire si notre crainte était fondée. Le problème c’est qu’il faut savoir à la fois PRÉVOIR et FAIRE CONFIANCE.
    Au-delà de toute cette mise en scène du PQ et des journalistes, nous, les électeurs du Québec, bleus, rouges, verts ou carottés… ne devrions-nous pas ÉTUDIER et ÉVALUER tous les tenants et aboutissants de nos choix avant de mettre notre croix. Et éviter, comme IAN, fidèle commentateur, de rejeter, d’insulter et de ridiculiser tous ceux qui ne sont pas de notre bord… Le choc des idées est quant à moi plus fort et plus instructif qu’un collage ou un fixe sur une seule idée, si noble et valable soit-elle.

  11. À la rigueur, M. Péladeau pourrait devenir un boulet au pied de Mme Marois. Déjà, toua les feux sont dirigés sur ces deux acteurs, et ils le demeureront encore un certain temps. La presse épiera toutes les faits et gestes, les déplacements et les déclarations de l’homme d’affaires. Un seul faux pas, et il sera la cible d’attaques.

    En politique, il ne faut pas prendre les électeurs pour des seaux à remplir, ou des sots. On apprendra bientôt, dans les sondages, l’effet PKP sur la campagne péquiste, et sur l’ensemble de la campagne. L’effet aussi sur la base du PQ. Cette candidature sera-t-elle source de profondes divisions et suscitera-t-elle des déchirements? En dernière analyse, se retournera-t-elle contre le PQ tout entier?

    De toute évidence, cette candidature vient de modifier tout l’horizon de la campagne.

    Comme quoi PKP ne laisse personne indifférent.

  12. Monsieur Castonguay, selon vous les normes actuelles ne seraient pas suffisantes pour monsieur Péladeau, vous croyez donc que les législateurs qui les ont pensées et mis en place ont laissé place à une brèche importante dans le « mur coupe feu » qu’ils ont prévu pour les cas d’hommes d’affaires qui décident de faire le saut en politique active.

    Avant d’exiger et/ou de concocter des règles particulières pour P.K Péladeau j’aimerais bien entendre des voix neutres, non partisanes, nous démontrer et nous expliquer pourquoi les normes actuelles et les règles d’éthique existantes à l’Assemblée nationale ne seraient pas suffisantes pour protéger la démocratie.

    Vous vous souciez beaucoup dans votre article de la protection des journalistes face à leurs patrons, c’est une préoccupation complètement différente de la première et à mon avis il ne faut pas mêler les deux; laissons les journalistes s’occuper de leur propre protection, ils sont en mesure de se défendre.

    Ceci dit, je suis convaincu de l’importance et de l’impact qu’ont les médias sur l’opinion publique à tous points de vue, l’information est une clé importante qui entre autre oriente l’évolution de nos sociétés et les journalistes éditorialistes, chroniqueurs, blogueurs influencent directement leurs lecteurs, leurs auditeurs. Lorsqu’on leur demande directement si ce qu’ils écrivent et disent est orienté par les propriétaires de leur média (et je l’ai déjà fait) les journalistes nous répondent que non et pour la majorité ils disent probablement vrai, malgré ça et pour rester dans le domaine de la politique, même s’il y a une diversité d’opinions chez les journalistes d’un même média, nous pouvons clairement détecter une tendance à supporter une option plus qu’une autre (fédéraliste vs souverainiste par ex.) lorsqu’on se place au dessus d’un même groupe / d’une même concentration GESCA ou QUEBECOR Médias par exemple, à l’évidence la tendance est nette chez GESCA. Alors pour assurer une complète neutralité des médias ce sont les journalistes qu’ils faudrait changer, pas nécessairement leurs patrons, nous ne sommes pas à la veille de voir ça et c’est certain qu’il y aurait toujours des dissidents pour déroger de l’idéal dans le but soit de prendre des parts de marché et/ou d’influencer carrément leur clientèle dans une direction ou une autre.

    Les normes actuelles me conviennent.

  13. La comparaison entre Berlusconi et P.K.P EST TRÈS TRÈS PLAUSIBLE! Deux proprios majoritaires de médias influents; l`un d`un pays et l`autre d`une province canadienne d`a peine 8,500,000 habitants! Pour moi tu ne peux avoir une fesse assise sur une chaise et l`autre sur une autre chaise!

    Il faut que le P.Q demande et Mme Marois en premier comme elle l`a faite dans le cas de M. Wessel alors ministre libéral, qu`il vende toutes ses actions de son entreprise pour ainsi être très transparent pour occuper un poste de ministre en attendant d`être PREMIER MINISTRE. Je n`ai absolument rien contre le personnage au contraire ! Mais si c`est bon pour pitou c`est aussi bon pour minou!! Contrairement au ministre Wessel , M.Péladeau n`est pas propriétaire d`une entreprise d`asphalte régionale!

  14. Bonjour,va-t-il poursuivre ceux qui ont mis en place et seconder la loi sur les paradis fiscaux,qui fais sortir l’argent du Canada et du Quebec et qui donne une surcharge fiscale a chaque canadien et quebecois,et qui mais en peril chaque province a des pertes enormes de dollars pour le financement de nos institutions,et une surcharge enorme pour chaque travailleur et leur famille et qui va retablir equilibre budgetaire ,les rapports de madame Sheila Fraiser la verificatrice generale du Canada sont la.Mais il y a un mais,si il promais de le faire il a mon vote,bonne reflexion.

  15. Je me permet de reproduire ici le propos de Mathieu Bock-Côté: L’argument le plus ti-coune de l’histoire du Québec

    On croit avoir tout entendu, les arguments les plus bêtes, les moins éclairés, ceux qui donnent envie de se cacher, ceux qui donnent envie de se coucher. Mais on devrait se rappeler Einstein: la bêtise humaine est la seule chose qui nous donne une certaine idée de l’infini. Ce matin, elle s’est rappelée à nous, par la voix de l’incomparable Sam Hamad, responsable de sonner la charge, au PLQ, contre Pierre-Karl Péladeau.

    Je le cite, pour qu’on ne m’accuse pas de mauvaise foi : «Les gens de Québec veulent une équipe de hockey, pas un pays». Je le cite à nouveau, au cas où vous pensiez l’avoir mal lu : «Les gens de Québec veulent une équipe de hockey, pas un pays». Comment dire? C’est du clientélisme de carnaval. On peut être hostile à l’indépendance sans l’être de manière aussi grossière. On peut souhaiter le retour des Nordiques sans du coup croire qu’une équipe de hockey est plus importante que le statut politique d’une nation.

    Je note que l’argument semble repris par tous les candidats du PLQ. Comme s’ils craignaient tellement que la popularité de PKP fasse des ravages à Québec. La seule manière de le bloquer : l’accuser d’avoir trahi les Nordiques pour la Nation! C’est à pleurer de gêne. Je ne peux pas croire qu’un seul individu sera touché par cet «argument» qui revient à prendre l’électorat pour une bande de crétins.

    Cela en dit néanmoins beaucoup sur l’époque : que des politiciens puissent ainsi abandonner la référence au bien public et tourner ainsi en ridicule
    l’engagement politique révèle la désintégration de l’esprit civique. Mais je me rappelle soudainement qu’en 2011, on avait déplacé le débat des chefs parce qu’il tombait le même soir qu’une partie du Canadien. À chaque peuple ses travers, il faut croire.

    http://blogues.journaldemontreal.com/bock-cote/politique/largument-le-plus-ticoune-de-lhistoire-du-quebec/

    C’est pas parce que l’ont ri que c’est plus drôle….. Je crois que les masques de nos FÉDÉS sont tombés, J,ai quasiment hâte au BYE BYE 2014…

    • @ Réflecteur,

      « Il y a une interaction entre langage et pensée. Un langage organisé agit sur l’organisation de la pensée, et une pensée organisée agit sur l’organisation du langage. » Ahmad Amin

      En d’autres mots, est-ce que vous pensez que le Québec se subdivise en deux équipes adverses : l’équipe des « Fédés » et celle des « Séparatisses » qui vont bientôt s’affronter, lorsque l’issu du combat incertaine sera en quelques sortes le jugement de Dieu ou bien alors que c’est un petit peu plus compliqué que cela ?

      Ce ne sont pas les intellos qui choisissent l’État, c’est le peuple et donc, s’il y a un problème, c’est peut-être dans le peuple qu’il faut le chercher et non dans le discours de celles et ceux qui sont déjà (dont certains grassement) appointés.

      — Une petite question subsidiaire en plus : Le Journal de Montréal est la propriété de qui au juste ? Tout-à-coup la mémoire me manque. Et prenez garde de ne finir par prendre vos désirs pour une réalité, il y en a plus d’un qui se sont brulés les plumes à cause de bien moins qu’ça !

      • La Presse n’a pas cru bon de commenter ces propos. Un oubli probablement… Et CE N’EST PAS le journal qui a tenu ces propos… C’est un monsieur élu je crois par des citoyens qui je suppose ne sont peut-être pas fier de leur choix. Vous vous le seriez…

        En tout cas, je ne sais pas par qui ou par quoi votre pensée est organisée, mais libérez-vous, racontez-nous ces craintes..

        En passant, à mon avis il n’y a pas de problèmes dans le peuple comme vous l’écrivez, mais plutôt chez certains intellos cherchant à peser « subtilement » de tout leur poids sur le peuple qu’ils méprisent inconsciemment (disons) ON JASE… (:-)

        PIS LA JOUTE !!! Ce n’est pas du Hockey… C’est un peu plus compliqué que ça… Mais tant que l’on s’amuse, c’est pas bien méchant !!!!! OUUUUUH…

  16. Je crois que vous devriez vous calmer le pompon. Oser comparer Péladeau à Berlusconi, c’est indécent! Vous devriez vous excuser.

    Quand on regarde le parcours de m. Péladeau, on s’aperçoit sans peine que c’est d’abord et avant tout un homme d’affaires. Il a hérité d’une entreprise qui reposait surtout sur des technologies dépassées. Il en fait une grande entreprise moderne et cela ne s’est pas fait sans pleurs, ni grincements de dents. On peut le déplorer mais c’était une question de survie pour l’entreprise. C’est à ce type de comportements qu’on reconnaît un entrepreneur, et à un entrepreneur qui réussit. La Caisse de dépôt lui a donné un coup de main pour acquérir Vidéotron? Tant mieux, cela a été un investissement utile pour le Québec. Pour que son entreprise progresse, il a investi dans des journaux canadiens. Son objectif n’était pas de faire la promotion de quelque idéologie que ce soit (on n’a qu’à comparer avec Gesca, dont la ligne éditoriale est de promouvoir et les Libéraux et le fédéralisme). Il m’apparaît que ce qui anime m. Péladeau, c’est de faire de l’argent, de faire grossir son entreprise. C’est un bon entrepreneur puisque cela lui réussit.

  17. On dit souvent que les gens d’affaires ne s’impliquent pas assez en politique et en voilà un qui a fait ses preuves et on fait tout pour qu’il disparaisse. C’est à n’y rien comprendre. Il va sûrement pas en politique pour l’argent. Si il fait une chose pas correct, vous les journalistes en parlerez sûrement. On peut-tu le laisser aller en autant qu’il respecte les règles éthiques, et si il faut les augmenter qu’on le fasse. Je ne vois pas l’utilité de tout vendre car on aide pas à ce que des gens forts se présente.

  18. À tous les déblatéreurs(es) qui accusent le P.Q. d’être de mèche avec les syndicats,la gifle doit faire mal en « ti-pépère ».
    Comment comprendre l’incompréhensible (pour certain) sinon en acceptant ce fait (PKP fait le saut en politique active).Comme l’a si bien mentionné un commentateur (C. Laf.), il existe des lois pour protéger notre démocratie et soyons assurés que tous ses détracteurs veilleront au grain.

  19. Le Berlusconi du Québec… J’adore!!!