Manger du chocolat ne fait pas engraisser, affirment des chercheurs

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MONTRÉAL – Non seulement manger du chocolat ne fait-il pas engraisser, mais une consommation plus importante est associée à des niveaux moins élevés de graisse totale et de graisse abdominale, affirment des chercheurs de l’Université de la Grenade.

L’étude impliquait 1458 adolescents âgés de 12 à 18 ans inscrits à une importante enquête financée par l’Union européenne pour examiner les habitudes alimentaires et le mode de vie des jeunes de neuf pays d’Europe.

Les résultats démontrent qu’une consommation plus importante de chocolat correspondait à des taux plus faibles de graisse totale et de graisse abdominale lorsqu’on mesurait l’indice de masse corporelle des participants, leur tour de taille et leur pourcentage de gras.

Ces résultats étaient indépendants de l’âge des sujets; de leur sexe; de leur niveau de maturité sexuelle; de leur consommation totale de calories; de leur consommation de gras saturés, de fruits et de légumes; de leur consommation de thé et de café; et même de leur niveau d’activité physique.

L’auteure principale de l’étude, Magdalena Cuenca-Garcia, a expliqué que même si le chocolat est riche en sucre et en gras saturés, des études menées récemment chez des adultes ont démontré que sa consommation est associé à un risque réduit de problèmes métaboliques.

En fait, le chocolat est également riche en flavonoïdes, et surtout en catéchines, des substances qui ont notamment des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antihypertensives et qui pourraient prévenir les cardiopathies ischémiques.

Une autre étude menée récemment par des chercheurs de l’Université de la Californie avait elle aussi découvert une corrélation entre une consommation importante de chocolat et un indice de masse corporelle plus faible. Ces résultats avaient ensuite été confirmés par une étude longitudinale menée chez des femmes dont l’alimentation était riche en catéchines.

Les scientifiques croient que les catéchines influencent possiblement la production de cortisol et la sensibilité à l’insuline, deux facteurs qui sont associés à l’embonpoint et à l’obésité.

Les auteurs de la nouvelle étude préviennent néanmoins qu’une consommation modérée de chocolat demeure appropriée et qu’il faut éviter de tomber dans les excès.

Les informations disponibles ne précisent pas si l’étude portait sur la consommation de chocolat au lait, sur la consommation de chocolat noir ou sur les deux.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal Nutrition.

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