L’œnotourisme en expansion

Depuis quelques années, les visites de vignobles gagnent en popularité. De l’Espagne à la Russie en passant par les Cantons-de-l’Est, les producteurs se font un plaisir de transmettre leur passion.

par  
Photo: Hero Images / Alamy Stock Photo

Photo: Hero Images / Alamy Stock Photo

Ce n’est pas d’hier que des amateurs de vin partent en tournée visiter les vignobles de France, d’Espagne ou d’Italie. Mais ces dernières années, l’œnotourisme connaît un regain de popularité et prend de l’expansion, note l’Organisation mondiale du tourisme au terme de la première Conférence mondiale sur l’œnotourisme, organisée en septembre dernier en Géorgie (ex-URSS).

Tandis que partout dans le monde l’attrait pour le vin ne s’estompe pas — la consommation annuelle demeure stable, autour de 24,7 milliards de litres — et que celui pour la gastronomie en général va croissant, l’œnotourisme s’avère un bon fil conducteur pour explorer une région et s’intéresser à la culture, à l’histoire et aux styles de vie d’un peuple, en marge de la visite des vignobles.

L’œnotourisme répond aussi à un autre souhait grandissant des voyageurs: pouvoir rencontrer les producteurs et échanger avec eux, voire comprendre comment sont élaborés les produits qu’ils s’apprêtent à déguster.

VIDÉO | Une invitation au voyage: quelques régions vinicoles à parcourir

Le tourisme vitivinicole atteint désormais des régions moins connues et moins courues, et il sert même d’élément déclencheur dans la décision de visiter un pays. Ainsi en va-t-il de la Géorgie, qu’on considère souvent comme le berceau mondial de la viticulture: 35 % des touristes internationaux la visitent pour sa gastronomie et ses vins, qu’on cultive ici depuis 8 000 ans.

Pour attirer davantage de voyageurs, les vignobles se modernisent et se diversifient. En France, on propose désormais des visites familiales avec des parcours ludiques ou des ateliers de dégustation de jus de raisin pour les enfants. Au vignoble de la Cassemichère, dans la région de Nantes, on met des tablettes électroniques à la disposition des visiteurs pour leur faire découvrir l’histoire et l’architecture locales.

Dans les vignes de la Drôme ou du Jura, des viticulteurs organisent des visites à cheval, en calèche, en gyropode («Segway») ou à vélo. Et dans le Midi-Pyrénées, il est maintenant possible d’accoster sa petite péniche aux abords des vignobles, en remontant certains canaux de cette région.

Enfin, le réchauffement climatique permet de voir s’affirmer de nouvelles régions viticoles, comme les Cantons-de-l’Est, dont les vins s’améliorent d’année en année, mais aussi la périphérie de Londres ou la Nouvelle-Écosse…

Impossible d'ajouter des commentaires.