La DÉbilinguisation canadienne en marche

par

Le nouveau visage du bilinguisme canadien

Serez-vous surpris si je vous dis que l’idée du bilinguisme a du plomb dans l’aile au Canada ? Je ne parle pas du Parlement fédéral, où les députés du Parti conservateur, y compris les quelques députés Québécois, ont récemment applaudi, debout, la décision de nommer un unilingue anglophone au poste de Vérificateur général.

Non, je vous parle du bon peuple canadien. Il fut sondé en octobre par Léger Marketing à la demande de l’Association des études canadiennes, qui a partagé ses données avec votre blogueur favori. En voici les grandes lignes:

La dualité linguistique, une valeur en baisse

- Seule une minorité de Canadiens hors-Québec (49%) estiment que « la promotion par le Canada de la dualité linguistique est une source d’enrichissement culturel pour moi »

- Dans l’Ouest, 52% des Albertains, des habitants de Saskatchewan et du Manitoba affirment être en désaccord (et 24% très en désaccord) avec l’existence de cet enrichissement

- En fait, ces résultats sont dopés par les immigrants, ces nouveaux arrivants qui semblent croire encore au rêve Canadien. Lorsqu’on ne tient compte que des Canadiens nés au Canada, leur adhésion à cet « enrichissement » chute de 16 points.

- Évidemment, les Québécois sont au contraire très preneurs de cet enrichissement, à 58%

Apprendre le français ? Constat d’échec

On ne peut s’enrichir de la dualité si on n’apprend pas la langue seconde. Or seuls les Ontariens et les Québécois affirment majoritairement (52%) que leur système scolaire leur a donné l’occasion d’apprendre une langue seconde.

C’est Non en Colombie-Britannique (49%), en Alberta (50%), dans les Maritimes (52%) et dans les Prairies (57%).

Jack Jedwab, directeur exécutif de l’Association des études canadiennes, a comparé ces données à celles d’autres pays. Et on découvre que la proportion de Canadiens affirmant avoir pu apprendre une langue seconde à l’école (49%) est inférieure à la proportion de Français (60%) ou de Britanniques (63%) qui disent de même. Deux pays officiellement unilingues.

L’unité canadienne ne repose plus sur la dualité

On peut ne pas voir, dans les plaines, l’intérêt personnel pour la dualité. Mais l’intérêt pour l’unité nationale ? Dans les prairies, on n’y croit plus. En Ontario et dans maritimes, on trouve encore preneurs (55%), la Colombie-britannique est divisée (45/41). La défense du français comme rempart de l’unité canadienne ne fait plus consensus.

Relations francos/anglos : l’un dit que ça va bien, l’autre pas

Les Québécois sont formels. À 61%, ils estiment que les relations sont bonnes entre eux et les non-francophones. Bizarre, car seuls 41% des Canadiens hors-Québec pensent que cela va bien, 46% jugeant au contraire que les relations sont mauvaises.

C’est, comme toujours, particulièrement vrai chez nos amis des Prairies (de 51 à 59%). Mais même les Ontariens sont indécis (46% pensent que cela va mal, 41% que cela va bien).

Une hypothèse: si les Québécois parlaient davantage aux Canadiens des autres provinces, peut-être réaliseraient-ils que les relations ne sont pas si bonnes qu’ils le pensent. Vite: un programme d’échange !

Le français, une langue d’avenir ?

On a finalement demandé aux Canadiens si l’avenir de la langue française était en danger au Canada.

Pas moins de 70% des Québécois et 76% des francophones ont répondu Oui, 44% étant « fortement en accord ».

Dans le Rest of Canada, au contraire, on juge à 54% que le français n’est nullement menacé, ce que pensent 50% des sondés de Colombie-Britannique, 52% des Ontariens, 53% des Albertains, 62% des autres sondés des Prairies et 63% des habitants des Maritimes.

L’avenir du bilinguisme officiel

Lorsque des fédéralistes québécois lucides observent les dangers qui guettent la fédération à l’avenir, ils voient la remise en cause de la loi des langues officielles comme une grave menace à l’unité canadienne.

Le présent sondage doit alimenter leurs craintes. Car si les autres canadiens estiment que le français n’est pas menacé, c’est qu’il est inutile de le défendre. S’ils estiment que le français ne leur donne peu de choses personnellement, c’est qu’on pourrait arrêter d’en faire la promotion.

S’ils jugent que la dualité n’est pas si importante pour l’unité canadienne et qu’ils trouvent mauvaises les relations avec les francophones, pourquoi ne pas faire reculer le français ?

Heureusement, la Reine est bilingue !

61 commentaires à propos de “La DÉbilinguisation canadienne en marche

  1. Hé bé!

    J’en tombe des nues!

    Vous me voyez tout ébaubi!

    J’aurais jamais cru!

    Pourtant l’ouverture d’esprit des canadiens-anglais à d’autres cultures et à d’autres langues est proverbiale…

    Le Canada aux canadiens! Qu’in toé!

  2. Je le pense depuis un certain temps: c’est le ROC qui fera l’indépendance du Québec!

  3. Pas étonnant qu’avec autant de mauvaises nouvelles sur l’État de la fédération que Jedwab et son groupe versent dans le triomphalisme lorsqu’une donnée positive se manifeste. Faut dire qu’eux seuls savent la rareté de leurs victoires, puisqu’ils ne parlent pas des nombreuses études soulignant les troubles de la fédération qu’ils ont fait faire.

    Il faut dire que ces gens sont des optimistes impayables, abonnés à un jovialisme sans borne.

  4. Le bilinguisme symbolique des institutions fédérales de PET est en recul au Rocanada alors qu’il n’a jamais eu, de tout temps, la cote de plus du quart des Rocanadians.

    Par contre le bilinguisme individuel officiel, obligation chez tous les Québécois, demeure très populaire au Québec et encore davantage au Rocanada qui rêve toujours de la disparition du fait français dans leur colonie, The Province of Kwibek.

    Seule la pleine souveraineté politique du peuple québécois nous sortira de cette dynamique malsaine voulant que le conquis abandonne son identité propre et vende son âme au plus offrant.

  5. « Heureusement, la Reine est bilingue ! » Une chance oui!

  6. C’est tellement fort en Alberta que même le site du gouvernement albertain ne contient aucune section en français. Il est unilingue anglais. On repassera pour le bilinguisme du Canada.

  7. On voit bien par ce sondage que comme depuis toujours le Québec et le ROK sont deux pays et ne se comprennent pas et ne se connaissent pas.

  8. À moins de venir d’une autre planète ou d’être complètement aveugle et sourd, quiconque sur Terre sait que pour les anglophones, la seule langue qui existe est l’anglais. Une très très infime minorité va s’ouvrir à d’autres cultures mais pour la plupart, l’anglais, il n’y a que ça qui existe. Peu importe où ils vont s’établir, ils veuillent imposer leur langue à leur pays d’accueil et s’attendent à ce que tous virent en anglais à leur présence.

    Et cette attitude n’est pas différente ici au Canada. Les canadiens-anglais ouvert au bilinguisme canadien. Allons donc! Ils ne l’ont jamais été d’avance. Ils ne savent même pas ce que « Oui » veut dire et si tu prononces « orange » en français devant eux, ils ne comprendront pas que ça veut dire « orange ».

    Le Canada n’a jamais été bilingue et ne le sera jamais. Le français n’est pas du tout accepté dans le ROC, surtout à l’Ouest. Plus tu t’enfonces dans l’Ouest Canadien, plus les Québécois sont traités comme des martiens.

    Alors le fossé entre francophones et anglophones va se creuser de plus en plus. Raison d’ailleurs pour renforcer au max la loi 101 ici car le français va disparaître complètement du ROC d’ici quelques temps.

  9. Que nos unilingues anglais, dont le président de la filiale Ivanhoé Cambridge, Kim McInnes (celui que ses secrétaires remplacent aisément…), et le vice-président principal des ressources humaines David Smith enlèvent donc leurs doigts de leurs oreilles et entendent Mitt Romney faire honneur à notre langue !!

    http://youtu.be/jKzezH3-k7c

    Vancouver n’aura pas fait mieux…

  10. Je ne suis pas surprise du tout puisque même à Montréal on peut très bien vivre et occuper des fonctions prestigieuses et être unilingue anglophone. On ne demandera tout de même pas aux gens de l’Alberta de comprendre la nécessité de parler français si à Montréal plusieurs croient que ce n’est pas nécessaire… y compris des Québécois de souche jugent la connaissance du français si inutile qu’ils choisissent des unilingues anglophones !(demander aux dirigeants francophones de la Banque nationale). Nous voici revenus au temps de la glorification de la reine et peut-être bientôt du speak white !

  11. En ce qui a trait aux pays multilingues, j’aime souvent mettre la Suisse et l’Espagne en relief.

    La Suisse est en quelque sorte l’idéal pour les langues minoritaires. Elles y jouissent d’une territoire défini et la langue majoritaire n’y a pas vraiment droit de cité. Le fait que 60 pour cent des Suisses sont de langue allemande ne change en rien le fait que tout à Genève et à Lausanne se passe en français à 100 %. Inutile de dire que le français se porte très bien en Suisse.

    En Espagne, les langues minoritaires sont plus ou moins tolérées. Elles ont le droit d’exister dans leurs régions d’origine mais aux côtés de la langue majoritaire du pays, l’espagnol. Et les langues minoritaires n’ont aucune présence dans les régions de langue espagnole. Malgré certains efforts, le résultat est une érosion (parfois lente, parfois rapide) de la place des langues minoritaires comme le catalan, le basque et le galicien.

    Au Canada, nous sommes en quelque sorte entre les deux. Trudeau et compagnie ont bien voulu donner une plus grande présence au français hors-Québec, mais le résultat de l’aventure a surtout été un renforcement ou à tout le moins une stabilisation de l’anglais au Québec. Hors-Québec, sauf exception, la présence du français est essentiellement factice, quand elle n’est pas une farce.

    Là où le bât blesse, c’est avec la tendance qui se dessine. Toutes sortes de facteurs font que c’est le modèle espagnol qui semble s’imposer: bilinguisme de plus en plus intégral au Québec, anglais seulement à l’extérieur (sauf peut-être à Caraquet et Hearst!). Le recul au niveau des exigences au niveau du bilinguisme dans les institutions fédérales n’en est qu’un symptôme. D’autres décisions de ce genre sont certes à prévoir car, il ne faut pas s’y méprendre, ce pays est en train de se redéfinir – tout est sur la table et les francophones n’ont pas grand-chose à dire (déclin du poids démographique, faible présence au sein du gouvernement fédéral, etc.)

    Dire que c’est justement ce genre de glissement (vers le modèle espagnol) est justement ce que l’on tentait d’éviter avec la clause de la société distincte de l’accord du lac Meech.

  12. Vous commencez votre texte en parlant de 49% des gens hors-Québec sont d’accord que le bilinguisme est un enrichissement (donc 51% en désaccord, non?). Et vous poursuivez en disant que 52% des répondants en Alberta, Saskatchewan et Manitoba sont en désaccord, une différence de 1% avec l’ensemble du hors-Québec. Pourquoi le besoin de faire cette spécification pour 1% de différence? N’est-ce pas là un moyen d’attiser inutilement la bonne vieille haine des gens des prairies?

    De plus, vous dites que seule une MINORITÉ de 49% considèrent cela comme un enrichissement hors-Québec tandis qu’au Québec avec un rutilant 58% (9 petits points de pourcentage de plus), nous sommes « au contraire très preneur ».

    Suis-je dans l’erreur ou votre mauvaise foi est spectaculaire??

  13. Mon Dieu! Quelle surprise!

    On ressasse cela sans cesse sans se rendre à l’évidence. Le Québec est gouverné depuis 35 ans par deux partis politiques qui n’ont aucun intérêt à vraiment sécuriser le français au Québec. Les Libéraux, évidemment, qui ont besoin des votes des non-francophones, mais aussi le PQ qui pense avoir besoin de l’insécurité linguistique pour mousser les sentiments indépendantistes chez les francophones en leur donnant l’impression que le problème de l’affichage commercial est primordial et que l’accès à l’école anglaise sera éternellement élargi par la Cour Suprême.

    Foutaises! La plupart des sérvices offerts par le gouvernement du Québec en anglais aux anglophones ( en effet, à tous et chacun, car les fonctionnaires répondent en anglais à quiconque leur parle dans cette langue ) ne sont pas garantis par la Constitution canadienne. Et pour ce qui est de la langue de l’enseignement, les Conservateurs ne cachent pas leur désir de remettre aux provinces la juridiction sur les droits linguistiques. Le ROC endosserait facilement une proposition d’amender la Constitution pour que les provinces décident d’elles-mêmes s’il est opportun d’offrir l’enseignement dans la langue minoritaire.

    Il est à souhaiter que les CAQistes et Québec Solidaire se décident à préconiser une politique de style plus européen.

    Suivons l’exemple des flamands et des catalans qui établissent la dominance de leurs langues sur leurs territoires et qui feront l’indépendance en temps et lieu…ou bien des suisses qui pratiquent l’unilinguisme officiel de la langue de la majorité dans la plupart des cantons tout en restant dans le même pays.

  14. Pour moi ce sondage ne révèle aucunement que les Canadians seraient francophobes ou anti-Québécois. Etre contre la politique du bilinguisme OFFICIEL tel que conçue par les Libéraux n’est pas être francophobe, comme ce n’est pas être anti-anglais au Québec d’être pour l’unilinguisme français.

    La vraie solution serait qu’on applique une solution à la Suisse, càd qu’on ait des régions unilingues françaises et anglaises, à l’exception du NB et de Ottawa. Ainsi, la Loi 101 s’appliquerait à toutes les institutions fédérales au Québec, et la Saskatchewan ou la Colombie-Britannique seraient libres d’être officiellement unilingues comme elles le sont dans la réalité.

    Ce que je déplore dans votre analyse M. Lisée c’est qu’encore une fois vous faites une distinction entre immigrants et personnes nées au Canada. Les nationalistes québécois dont vous-même prétendent que le multiculturalisme et l’immigration massive vont à terme tuer le français et la dualité linguistique. Hors, on voit que les immigrants du ROC apprennent davantage le français et respectent davantage la dualité linguistique que les anglos de souche. N’est-ce pas là un signe encourageant?

    Par ailleurs, un sondage ne remplace pas l’expérience humaine réelle et visiblement vous ne semblez pas être souvent en contact avec des Canadiens des autres provinces, qui se montrent 95% du temps des plus intéressés, curieux et respectueux lorsqu’ils rencontrent des Québécois.

  15. Le gouvernement à la noix du Quévec aussi! Il veut imposer la moitié des cours en anglais à nos enfants de 6e année et ne demande même pas l’équivalent aux écoles anglaises. Les universités anglophones restent unilingues anglophones tandisqu’on tente de rendre bilingues celles en français, comme l’UQUAM. Et on ne parle pas des radios où celles en anglais sont 100% anglophones tandis que celles en français font des pieds et des mains pour ne pas respecter le quota et ainsi faire jouer le plus de chansons en anglais possibles!

    Moi ça me rend malade. Pendant que le ROC fait tout pour éliminer le français, au Québec, on banalise, on discrimine le français de plus en plus et on fait tout pour nous angliciser au maximum.

    On accueille les immigrants en anglais! On communique avec les compagnies en anglais! On anglicise nos radios, nos intitutions scolaires. On fait la promotion de l’anglais au détriment du français comme ça ne se peut pas. Le gouvernement du Qc communique en anglais à l’international alors qu’il a parfaitement le droit de le faire en français.

    Non. Là, il est temps d’arrêter de se mettre à genoux et de se lever. C’est dans le vent de parler anglais. Ce n’est pas grâve quand la loi 101 est bafouée. Quand il y a un anglophone dans un groupe de 500 francophones, tout le monde vire en anglais juste pour lui. Non mais ça suffit cette lâcheté. Il est plus qu’urgent de se lever et de cesser de se soumettre envers ceux qui nous méprisent.

  16. Le français, langue officielle de l’Angleterre.
    (extrait de l’Histoire de l’anglais en 6 actes que je viens de traduire de l’espagnol)
    Les Normands, pirates vikings qui s’établirent sur les côtes françaises, ne tardèrent pas à être christianisés et romanisés de sorte qu’ils parlèrent bientôt le dialecte protofrançais. Guillaume, duc de Normandie, conçut l’ambitieux plan de conquérir l’Angleterre et débarqua à Hastings en 1066. La victoire normande fut complète et dans la cruelle bataille mourut Harold, le dernier roi de langue anglaise pendant trois siècles.

    La nouvelle cour et la noblesse ne parlaient que français et latin. Les évêques et les abbés normands remplacèrent le clergé anglo-saxon dans les cathédrales et les monastères. La victoire normande en Hastings a eu d’immenses répercussions sur La langue d’Angleterre.

    Comme l’a écrit M. Pei, « L’invasion normande fut comme une bombe qui détruit une digue et provoque une inondation. Le torrent de mots français qui s’introduisirent dans l’anglais à partir de 1066 a continué sans interruption jusqu’à nos jours ».

    Le français, avec tout son héritage latin et grec fut comme une alluvion qui provoqua un extraordinaire enrichissement de la langue anglaise. Ainsi sont nés les nombreux synonymes ou quasi synonymes qui caractérisent l’anglais, car les vieux termes anglo-saxons ont leurs équivalents dans des mots d’origine française. [...] La cour anglaise était francophone et utilisait, au lieu des mots vernaculaires [propres à un pays], de multiples mots français qui persistent jusqu’à nos jours.
    14 pages disponibles gratuitement sur demande

  17. Les séparatistes qui semblent pulluler ici pourraient-ils nous dire comment la séparation du Québec améliorera celle du bilinguisme au Canada?

    J’ai hâte de vous lire…

  18. Voici ici un texte formidable sur la situation du Québec, texte avec lequel je suis à 110% d’accord:

    http://voir.ca/brasse-camarade/2011/12/04/doleances-pour-un-quebec-depasse/

    …et ça vient du gauchiste VOIR en plus.

    Extrait:

    « Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs. »

  19. J’ai vécu au Québec toute ma vie. J’ai cependant passé un fort pourcentage de mes journées en Ontario. J’y travaillais. J’ai pu observer l’état purement folklorique du bilinguisme chez les francos et tout à fait insipide chez les anglos. J’ai même compris les pertes de temps et les dépenses inutiles du bilinguisme a mare usque ad mare…L’Ontario compte 500 000 francophones sur une population de plus de 13 millions d’âmes. Une goutte dans l’océan qui tente de s’imposer comme la moitié du tout. Au Québec la majorité francophone doit subir l’arrogance culturelle des transfuges ontariens qui y viennent économiser cent mille dollars et plus à l’achat d’une maison plus près du Parlement canadien que l’entière banlieue ontarienne d’Ottawa. La formule la plus efficace d’un bilinguisme éclairé est l’unlinguisme légal et officiel de part et d’autre. L’anglais aux ontariens, le français aux québécois. Les plus intelligents s’exprimeront dans la langue des hôtes et les esprits fermés resteront chez-eux.

  20. les relations entre le quebec et le canada me font étrangement penser a la blague juive suivante ,c’est benjamin(canada) qui demande a jacob(québec) ,pas sérieux jacob tu veux vraiment divorcer de ta femme??jacob de répondre ,bah tu sais benjamin ça ne vas plus entre elle et moi et de plus ça fait trois(cent) ans qu,elle ne m’adresse plus la parole!!benjamin de lui rétorquer,pense-y a deux fois tu n’en retrouvera peu etre pas une pareille de sitôt.ah,l’amour l’amour la maudite mour.

  21. En Suisse, leur constitution leur donne 3 langues officielles et 4 langues nationales:
    1- L’allemand, L’italien et le francais sont les trois langues officielles.
    2- Le romanche s’y ragoute pour obtenir les 4 langues nationales.

    Imbus de leur comportement WASP et impérialiste, bien des anglais du Canada sont aveugles.

    Certains québécois sont tout aussi fanatiques.

    Apprendre une seconde langue, c’est aussi apprendre la mentalité d’un peuple, et non seulement son vocabulaire.

    Tout se passe comme si parler français est une honte, mais de parler allemand, espagnol italien, grec , japonais ou arménien, là ça fait chic… c’est acceptable.

    Si ce n’est pas du racisme, je ne sais pas ce que c’est!

    Si le gouvernement était sérieux au sujet du bilinguisme, il en aurait fait une condition d’emploi depuis longtemps.

    Que voulez-vous? Il est bien connu que l’histoire est écrite par les vainqueurs… Et le Canada figure au dernier rang quand à la quantité et la qualité des efforts qu’il fait pour instruire sa population au sujet de sa propre histoire. Bien des chapitres de l’histoire du Canada sont sombres.
    1- Qui a commis au moins un génocide au Canada?
    Les terre-neuviens!
    2- Qui ne respecte ni sa parole, ni sa signature au Canada?
    Les politiciens: fédéraux, provinciaux, municipaux, scolaires!
    3- Qui a utilisé la guerre bactériologique au Canada?
    Le général Amherst, un anglais!
    4- Qui ne respecte pas la constitution au Canada?
    Toutes nos institutions et les entreprises!
    5- Qui a déporté sauvagement les acadiens?
    Nelson, un autre anglais!
    6- Qui a soumis par la force les métis?
    Le gouvernement fédéral WASP de l’époque!
    7- Qui tient le peuple sous son contrôle grâce à la désinformation, la tromperie et le mensonge?
    Le gouvernement canadien, depuis le premier juillet 1867!

    Le peuple québécois n’a pas à se sentir mal, inférieur ou impuissant. Il n’a qu’à déclarer qu’il en a assez de toute cette manipulation!

    Avec un avocat, reconnu une fois coupable d’avoir essayé de manipuler un juge dans le passé, comme premier ministre du Québec, nous courrons au désastre!

    Quand est-ce que les professionnels ne seront plus élligibles au gouvernement? Généralement, leur serment professionnel entre en conflit avec leur serment de député/ministre.

  22. @Acajack

    Belle analyse

  23. H Prouls pense que «c’est le ROC qui fera l’indépendance du Québec!»

    Puisqu’on est trop cons pour le faire nous-même, j’ai hâte que le ROC passe à l’action

    Sur la question de la langue, c’est pas vraiment compliqué, le modèle Suisse c’est ça la voie d’avenir.

    Le québec, en français mur à mur, et le ROC, en Anglais mur à mur. De toute façon c’est la réalité.

    Monsieur Gascon a raison, le bilinguisme à la canadian, soit à sens unique des francophones vers l’anglais est en soi, une situation malsaine.

    Quand on est malade, on se soigne. Et on connait le remède…

  24. PAUVRES ANGLOPHONES UNILINGUES

    Nos Anglophones ont de difficulté à apprendre le français, avec nos mots masculins et féminins, principalement, à le pratiquer, parce que, dès qu’un Francophone québécois décèle un accent anglophone chez son interlocuteur, il passe, généralement, tout de suite, à l’anglais. Comment voulez-vous qu’ils pratiquent ainsi leurs cours de français ?

    C’est encore pire dans les autres provinces. Ça prendrait plus de francophones qui consentent gentiment à parler français avec les Anglophones canadiens.

    Donnons donc une meilleure chance à nos Anglophones, insistons davantage pour échanger en français avec eux, au moins. Yes sir !

  25. Arianne , bombardier , rafale , leclerc , airbus ,
    hydro Quebec , institue pasteur , fision a froid , renault , peugot ect…. Avec le français ont peut construire des machines extraordinaire , parlementer , ce faire la cour , comprendre
    l espace , la physique des particules , étudier un millénaire d histoire …………

    Somme nous surpris du constat de M.lisee ? Sûrement pas !

    Drôle de bataille mois j ai PROFIT , MONEYSENSE , MACLEANS , CITYNEWS en bas de page …

    La peur voila notre perte , et avec raison puisque l histoire : hiroshima , irak , guerre froide , 17 invasion de pays en 40 ans …… Nous apprend a avoir peur de ses gens la , et ils sont dangereux pas de doute la dessus…

    Allons nous un jour cessé d avoir peur et montrer au monde que la liberté passe par le savoir faire quel belle exemple sa serait pour le reste des peuples du monde qui comme nous perde leurs identités au profit de gens tres normal ne méritant pas plus n y moins !!!!!!!

  26. À votre première question, Monsieur Lisée, je réponds évidemment « non ». À la fin des années 1960, le gouvernement Trudeau considérait comme opportun le bilinguisme officiel-institutionnel, notamment pour contrer le sentiment indépendantiste des Québécois. Cette politique semblait s’inscrire directement dans la vision politique de PET : « Un des moyens de contrebalancer l’attrait du séparatisme, c’est d’employer un temps, une énergie et des sommes énormes au service du nationalisme fédéral (…) Il faut affecter une part des ressources à des choses comme le drapeau, l’hymne national, l’éducation, les conseils des arts, les sociétés de diffusion radio et télé, les offices de film… »

    On a ensuite prétendu aux Québécois que le Canada était bilingue et qu’ils étaient chez eux et bienvenus partout au pays, pendant qu’on a fait croire aux Canadiens anglais que le bilinguisme officiel-institutionnel allait dissuader les Québécois de sortir de la fédération. Il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis ce temps, et l’insatisfaction de part et d’autre n’a cessé de se cristalliser. Force est de constater que la notion de Canada bilingue – que certains jugent séduisante – est surtout devenue un mythe du PLC qui n’a rien à voir avec la réalité.

  27. Tout cela n’est guère surprenant. La ville d’Ottawa, pour prendre cet exemple, est moins bilinge en 2011 que pendant les années 50 et 60. Je pense être en bonne position pour commettre une telle affirmation. Je viens de la région d’Ottawa et j’ai, souventes fois, travaillé à Ottawa.

    C’est une ville assez magnifique mais je déteste toujours un peu plus les «Otta-ouins» chaque fois que je me rends dans cette cité maudite qui ne mérite pas le titre de cité des prodiges comme c’est le cas lorsqu’il est question de Barcelone, ville qui m’enchante.

    JSB

  28. C’est purement mathematique. Un ilot francophone dans un continent anglophone.

    Surtout que les Quebecois ne font plus d’enfants.

    Rien ne pourra changer l’ineluctable, incluant la separation.

    L’anglais a le meme probleme avec l’espagniol. C’est ca l’evolution, c’est ca la vie.

  29. Encore une fois nous devrions prendre exemple chez nos voisins du ROC: mettre en marche la DÉbilinguisation du Québec. Et cela passe par la proclamation unilatérale d’une Constitution québécoise qui soustrairait, aux assaults de la Supreme Court of Canada, les droits ayant trait à la langue. Nous pourrions pour ce faire, invoquer un argument imparable: la légitime défense.

    Primo nos immigrés francophones n’auraient plus l’impression de s’être fait berner quant à la langue de travail au Québec.

    Deuxio nos lois et règlements cesseraient de flotter dans le flou permanent en attendant l’Épée Suprème de notre Damoclès d’outre-Outaouais.

    Troisio nos fédéralistes seraient rassurés car une fois le problème de la langue réglé l’argument majeur des souverainistes serait caduc.

    On jase là.

    Pour ma part, j’ai modestement commencé le processus:
    je prononce tous les mots et noms anglais à française,
    je fais des efforts sérieux pour perdre mon anglais, du moins en terre québécoise,
    j’ignore les media anglophones.

    J’en profite pour remercier Acajack pour avoir déménagé ses brillantes interventions d’Angryfrenchguy à JFL.

    Lorsque je sens un petit ramolissement de mon processus, je retourne lire un peu The Gazette ou le National Post. Je viens aussi de redécouvrir ,grâce à notre blogueur favori,le bon Macpherson, qui, bien que moins francophobes, conserve tout de même un fond condescendant indécrottable qui pourrait, de façon ponctuelle, m’être utile dans ma démarche.

  30. Je suis d’accord pour défaire le bilinguisme dans l’ouest là où il n’y a pratiquement pas de francophones. C’est une dépense de trop et ça doit énerver les anglophones de voir des avantages indu donnés aux francophones depuis des années.

    Par contre pour ce qui est d’Ottawa et des nominations, les conservateurs font de la provocation.

    Mais les conservateurs sont les meilleurs amis des souverainistes, ils les espéraient depuis longtemps. Les souverainistes attendaient une bonne crise pour enflammer les esprits. Exacerber des sujets qui divisent. On pourrait sortir des statistiques similaires avec la france pour bien isoler le québec, qu’en pensez vous?

  31. Ici à Vancouver, la réalité est qu’un bon moitié de la population parle chinois. L’autre moitié parle un mélange de punjabi, tagalog, vietnamien, coréen, oublions anglais même!

    Les étudiants ici veulent apprendre les langues asiatiques pour se préparer pour le nouveau monde économique. C’est pas un attaque contre les francophones, ni Québec, ni le français, est c’est pas une question d’être chic ou non.

    Je suis anglo, je suis WASP (comme crachent des autres personnes ici), et j’ai toujours respecté le français. Mais dans mon travail, il faut parler chinois. Point finale. Même des autres anglos ici qui parlent pas chinois se trouvent moins en moins capables de se profiter des opportunités économiques. Le français? Tristement, c’est pas un élément pertinent dans la réalité de la vie ici à Vancouver.

    Et voilà. C’est pas politique, c’est pas une culture contre l’autre, c’est pas la domination insidieuse de l’anglais contre le français. Les anglos de cette époque n’ont jamais dû apprendre des autres langues, mais ça commence maintenant.

    L’avenir canadien est plus que bilingue – c’est multilangue – avec ou sans le français, ou l’anglais, faut dire.

  32. Bonjour,

    Une grande majorité de nos amis les nationalistes québécois sont bilingues à leur insu, souvent à leur corps défendant. Dans cette majorité, beaucoup de nationalistes québécois n’écrivent ni ne parlent aucune des deux langues officielles en bafouant la langue française tout simplement. Tout comme disait ce matin un voisin, vieux péquiste de la première mouture en regardant ce billet en laissant échapper: Ça va mal à shop ! Au plaisir, John Bull.

  33. C’est quoi  »La DÉbilinguisation canadienne »?
    Est-ce qu’on doit appeler ceux qui croient en cette idéologie sont des débiles?Ou des bile ingeux? ;-)

  34. Le Canada n’est pas le pays des francophones pas difficile de le constater. Ils ont élu un gouvernement militariste, anti-écologique , paranoiaque sur le crime et sans culture propre toutes des valeurs à l’opposé de celles du Québec.

    C’est leur droit le plus strict, comme c’est leur droit de renier le bilinguisme et de se coller sur la grande confédération wasp en suivant les politiques américaines et anglaises.

    Qu’attendons nous donc à notre tour pour élire un gouvernement et former un pays qui reflète les valeurs et la culture de notre nation?

    L’enjeu est plus clair que jamais , c’est l’indépendance ou l’assimilation.

  35. La Colombie canadienne peut bien devenir totalement chinoise avec ou sans langue anglaise si ça leur tente et nous, au Québec, majoritairement maghrébins et musulmans et l’Ontario, Sikhs, c’est l’évolution. Tout change, tout passe, tout lasse. Nous ne pouvons facilement retenir le temps et les tendances et l’évolution et la pollution et les Conservateurs du genre Harper ou les centralisateurs du genre Libéral fédéraux du genre Trudeau ni les démolisseurs spécialistes des caisses électorales bien garnies et de places en garderies, du genre Charest.

    Faut juste, pour compenser, apprécier nos artistes et leurs oeuvres qui améliorent nos vies en ajoutant du bonheur dans nos cœurs. Yes sir !

    Nous, au Québec, nous avons avantage à être bilingues « français-anglais » ce qui nous, Québécois francophones « Canadiens-français », nous place dans une situation avantageuse pour nous tirer d’affaires sauf en Colombie s’ils ont viré totalement chinois parce que le chinois, pour nous c’est encore du…

  36. @ François 1
    « Les séparatistes qui semblent pulluler ici pourraient-ils nous dire comment la séparation du Québec améliorera celle du bilinguisme au Canada? »

    Mais qu’est-ce qu’on s’en tape!

  37. « Lorsque des fédéralistes québécois lucides observent les dangers qui guettent la fédération à l’avenir, ils voient la remise en cause de la loi des langues officielles comme une grave menace à l’unité canadienne. »

    Tout bon fédéraliste saura trouver une bonne excuse à la remise en cause de la loi des langues officielles.

    Je les entends déjà dire à quel point ce serait excitant pour les francophones d’être bilingues 0 ce serait un challenge -, laissant entendre par là que nous serions de « meilleurs » Canadiens que les unilingues anglophones. Voyez le genre de sophisme???

    Et ça va marcher! Youppi!

  38. @Francois1:

    1) Ce n’est pas avoir une opinion que de dire « ce n’est pas » pendant une page et demie.
    2) Ce n’est pas « avoir la même opinion » de prendre un texte juste parce qu’il contredit celui des autres. (Surtout si ce texte, comme le dit le point 1, ne donne pas d’opinion.)
    3) Ce n’est pas vraiment une opinion de mettre un bémol sur un journal parce qu’il est soi-disant gauchiste, mais de calquer quand même son opinion pour la raison 2.

    Quand tu auras une opinion, fais nous le savoir! On a hâte de te lire.

  39. @ Jean Rêve (# 36):

    Mais…moi qui croyais que les séparatistes québécois voulaient promouvoir l’utilisation de la langue française et l’épanouissement de la culture française dans le monde…

    Quel choc ce fut pour moi de lire votre commentaire!

  40. François 1: Doit-on comprendre que les francophones hors-Québec servent d’otages?

  41. M. ou Mme inukshuk, vous avez raison, être bilingue est plus excitant qu’être unilingue et principalement plus payant immédiatement ou éventuellement pour le matériel et le culturel et pour les voyages et le dépannage.

  42. Les meilleures stratégies pour relancer la souveraineté, indépendance, séparation (on le sait plus comment la nommer) sont ceux qui veulent rien en savoir. C’est peu dire des z’autres.

  43. Je note que le Nouveau Brunswick restera bilingue, peu importe la situation du Québec. C’est enchâssé dans la constitution Canadienne.
    Pour le reste, il y a moins de 3% de francophones hors-Québec. Soyons sérieux!

  44. @François 1

    Quel est au juste le rapport entre le bilinguisme au Canada et la souveraineté du Québec ? Depuis quand la souveraineté doit-elle être envisagée en rapport avec une promotion du bilinguisme dans le pays voisin ?

  45. Le sondage montre clairement le manque de fierté des québecois (es).
    Réveillez-vous avant que ne soit trop tard.

  46. Une idée qui n’a peut-etre pas été lancer, mais un programme d’immigration interne au Canada pour que nous accueillions les francophones du reste du Canada… Parce qu’a chaque fois, j’ai brassé des affaires dans le ROC, je me suis fait méprisé par-contre aux É-U. jamais!!!

  47. Bien,
    Le touriste Français est aussi un peu tanné de cette différence…alors ils sont plus nombreux pour ici. Il y beaucoup plus de Français dans le monde que même la population Canadienne.
    Je suis bilingue c’est bon d’échanger au niveau culturel.
    Mais des cons il y en a partout: si on lit le journal des débats pour ce qu’il y a comme échanges; parfois on se dit que ç’est loin d’éduquer les jeunes. De quoi désacraliser la société et le fair trade des hommes d’état supposément exemplaire.

  48. DÉbilinguisation du Canada? Ridicule. Le Canada a toujours été unilingue dans les faits. Le français dans le ROC n’a jamais même passé proche d’avoir une quelque importance que ce soit.

    DÉbilinguialiser le Canada est un peu comme frapper un mourant. Peut-on être plus méchant que de frapper un mourant? Peut-on être plus RACISTE que de travailler ou être d’accord avec l’élimination des minuscules mesures de francisation du Canada ?

    Parallèlement, il y a des efforts énormes pour l’anglicisation du Québec. Effort de tous, incluant les municipalités, le gouvernement du Québec, effort de tous. D’un simple clic, d’une simple demande, tout, mais absolument tout, au Québec devient unilingue anglais; et pour toujours.

    No problem. Tommy Schnurmacher sur CJAD am. l’a bien dit l’autre jour sur les ondes. De plus en plus, à Montréal et au Québec, un unilingue anglophone peut parfaitement vivre sa vie, et ne plus être achalé par cette histoire de langue française …

    Allez voir au métro Vendome l’hôpital que le Québec est à construire pour sa pauvre minorité anglophone. Allez voir. Allez voir l’envergure de ce projet. Vous allez tomber sur le dos. Et, pas à peu près …

    JL

  49. @ Linda Hart (# 44):

    Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, Linda, il est question ici de « DÉbilinguisation canadienne », ce qui sous-entend que le Français est en perte de vitesse ailleurs au Canada non?

    Or, ce blogue est dirigé et fréquenté principalement par des séparatistes nostalgiques des années ’70 et compte tenu que ces derniers font, depuis des lustres, de la défense et promotion et de la culture et de la langue française leur principal cheval de bataille (le SEUL qu’il leur reste!), je me demandais tout simplement en quoi la séparation du Québec aidera-t-elle cette dite défense et promotion du Français en Amérique?

    Trop logique peut-être?

  50. Ce que nous en comprenons c’est que le Québec s’anglicise mais que le ROC se débilinguise au même rythme , ce qui fait que , la survie du Français dans un Canada bilingue à la Trudeau, ça ne se peut pas! Voilà le rapport @François1 entre la débilinguisation du Canada et la souveraineté du Québec au plus sacrant! Trudeau voulait faire croire que le Français pouvait s’épanouir dans son Canada bilingue!!! Un autre Québécois qui nous a enfirouapé, comme Lucien Bouchard, comme Boisclair…et comme Legault s’apprête à le faire….UNE AUTRE OPTION NATIONALE!!!

  51. Dans le sondage en question, on voit que toutes les statistiques tournent autour de 50 pour cent. M. Lisée, en bon séparatiste, voit le verre à moitié vide. Les fédéralistes y verront un verre à moitié plein.

  52. Veuillez trouver ci-dessous une chronique que j’écrivais il y a quelques semaines dans l’hebdomadaire provincial « L’Étoile » au Nouveau-Brunswick , qui va dans le même sens que vous. Joyeuses aux frères et soeurs du Québec.

    La dilution troublante du bilinguisme
    http://www.jminforme.ca/pageune/article/1456136

  53. @Martin Fournier: un peu simpliste et revisionniste comme portrait de l’histoire, non? Ne plus lire/écouter les nouvelles en anglais; belle façon de se forger des opinions biaisées et mal informées, véhiculés par des médias majoritairement gauchistes, qui ne consacrent que 5 pct aux nouvelles internationales, mais 25+ pct à Celine Dion, Star Académie, OD, Bye Bye, un clown comme Claude Poirier et des galas insipides et masturbatoires qui donnent des prix (et subventions) à des chanteurs qui vendent 5000 albums… Il faut juste apprendre à faire la part des choses…

  54. J’espère que personne va être surpris par cette tendance irréversible. Faut-il essayer de corriger la situation? Bien sûr que Non. Dans le reste du Canada, ce serait peine perdue et au Québec, surtout, il faut franchement se rendre à l’évidence qu’il aurait fallu que tous les Québécois francophones se reprennent en main et manifestent avec éclat leur attachement à leur culture et à leur langue française. Maintenant, il est effectivement trop tard, le mal est fait.

    Personnellement, je me souviens d’avoir manifesté lors de McGill Français et de m’être fait enfoncer dans une vitrine de la rue Saint-Catherine par des policiers enragés. Je me souviens aussi des sursauts de fierté des francophones qui exigeaient d’être servis dans leur langue dans les magasins de l’Ouest de la Métropole. Je me souviens aussi de ces défilés de la Saint-Jean où on montrait notre visage rempli de détermination. Je me souviens de ces grands spectacles gonglés de fierté donnés par nos artistes québécois. Je me souviens d’un Pierre Bourgault, d’un Reggie Chartrand, des Chvaliers de l’Indépendance. Bon Dieu, je n’arrête plus de me souvenir. « Je me souviens ». Comme la devise du Québec et celle du Royal 22e Régiment du Canada.

    À Québec, par exemple, il y avait le festival d’été consacré à la chanson francophone où des dizaines de milliers des nôtres se reconnaissaient dans la poésie et la musique de nos grandes vedettes. Aujourd’hui, on a remplacé tout ça par les Sir Paul McCartney de ce monde et par tous ces groupes anglophones usés à la corde.
    En 2008, par exemple, on a donné 4 millions de nos dollars à cet ex-Beatle britannique pour souligner en Anglais le 400ième de notre Capitale québécoise, berceau de la Francophonie en Amérique.

    Le diagnostic est clair: la langue française souffre d’un cancer incurable, elle termine sa vie utile dans le mouroir de l’indifférence. Les jeunes s’en balancent, l’État s’en lave les mains, l’enseignement de notre histoire est disparu, notre système d’éducation se désintéresse de la qualité de notre langue, les médias propagent un language bourré d’anglicismes et de fautes inexcusables, etc… etc… Pendant ce temps-là, les nostalgiques, dont je suis, se font ridiculiser.

    Pour l’amour du ciel, laissez-nous mourir en paix et ne nous embêtez plus avec cette maudite langue française. Enterrez-nous avec notre notre phobie culturelle et continuez à encourager la promotion du Canada multiculturel à la façon des adeptes d’un Pierre Trudeau.

    Maudit que ça fait du bien de se vider le coeur!!

  55. Si on cessait de politiser la question de la langue, quelle qu’elle soit, et on en faisait une caractéristique canadienne dont jouirait le peuple canadien dans sa totalité, sans disproportion et sans distinction, peut-être qu’à ce moment-là tous seraient convaincus de l’enrichissement et de l’intérêt tant recherché du bilinguisme. Il est vraiment dommage qu’un pays qualifié de développé,civilisé,moderne et doté d’une particularité aussi noble que le bilinguisme n’y trouve un symbole de fierté que dans les formulaires et documents officiels. Canadiens, réveillez-vous! La langue n’est pas une arme. Elle ne doit pas faire l’objet de conflits politiques qui ne font que semer la discorde. Faites-en un trait d’union rassembleur et sachez que plus on en connaît, mieux on embrasse le monde.

  56. Toute ma vie j’ai travaillé à la promotion et non à la déffense de la langue française en Ontario. En mettant l’accent sur tous les aspects négatifs des politiques linguistiques de manière répétitive et constante, vous prêtez votre plume à cette minorité de francophobes dans les provinces canadiennes qui dénigrent nos efforts et ignorent nos succès. Pour eux, les Québécois sont emmerdants comme les francophones non-québécois sont emmerdants pour les « purs ».

  57. Le gouvernement du Canada recherche depuis des années, par tous les moyens, l’assimilation des autochtones. Dernièrement ils ont mis sous tutelle un groupe de Cris pour mieux les contrôler. La prochaine assimilation en douce et la tutelle «in english only» sera pour le Québec.

    God save the Queen!

  58. Vous vous trompez. Le Canada se bilingüise bel et bien… En Colombie-Britannique c’est le mandarin qui est la 2è langue «officielle» et le punjabi suit de près…

  59. Que ce soit à Ottawa, la capitale du Canada, ou Toronto, sa métropole, le français a toujours été considéré comme une langue étrangère.
    Lors d’un récent voyage à Boston, j’ai été surpris de constater le plaisir que prenaient des serveurs à nous dire Bonjour.

  60. Je suis allée à l’école anglaise toute petite et au secondaire également. J’ai fait mon université en français et j’ai poursuivi d’autres cours en français. Je suis heureuse, aujourd’hui, de me considérer comme « bilingue », malheureux et/ou malheureuse ceux disant que le bilinguisme ne devrait pas exister! C’est une richesse et elle m’a beaucoup ouverte la porte pour des emplois…Je peux dire que je donne fière chandelle à mes parents pour nous avoir donner cette richesse à mes soeurs et à mon frère qui sont tous, hors Québec! On sait bien qu’en Alberta, ils ne nous aiment pas, et en B.C., c’est trop loin…Peut-être seron-nous remplacer plus tard par d’autres communautés culturelles??? Regardez juste en Floride, l’espagnole est la, quoi??? 2ième langue??? Good Luck « Québec »…