L’emploi québécois dans les sables mouvants albertains

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Ils ont un chiffre. Selon le rapport que vient de publier le Canada West Foundation (CWF), l’économie québécoise sera dopée, d’ici 25 ans, par l’exploitation des sables bitumineux.

De combien ? 30 000 emplois permanents sur 25 ans. Ces emplois seront créés grâce aux retombées des titanesques investissements albertains. Le message de la CWF est clair: toute volonté de nuire au développement des sables par des contraintes écologiques sérieuses serait l’équivalent de tuer la poule aux oeufs d’or. (En version originale:  Simply put, a blow to the oil and gas industry equals a blow to the western Canadian economy which equals a blow to the national economy.)

Le problème avec ce calcul est qu’il masque une autre conséquence du développement pétrolier canadien: il a détruit, en cinq ans seulement, au Québec, 55 000 emplois manufacturiers. Et cette destruction des emplois québécois (et ontariens) ne fait que commencer. Voici pourquoi.

Accrochez n’importe quel économiste passant sur la rue et demandez-lui ce qu’est le «mal hollandais». Il vous expliquera que c’est la maladie qui affecte le reste de l’économie d’un pays lorsque son industrie pétrolière est en plein boom. Le pétrole fait augmenter la valeur de la devise — chez nous du dollar –, ce qui rend moins compétitives les autres industries et leur fait perdre des marchés, donc des emplois.

Selon une étude publiée l’an dernier par des économistes de l’Université d’Ottawa, du Luxembourg et d’Amsterdam, Does the Canadian economy suffer from Dutch Disease? «jusqu’à 54% des emplois manufacturiers perdus au Canada entre 2002 et 2007 l’ont été à cause du mal hollandais».

Les auteurs précisent que, par cercles concentriques, les industries les plus durement touchées sont l’industrie textile et électronique (concentrées au Québec) et la machinerie. En deuxième lieu, on trouve le meuble (concentré au Québec) les plastiques, le caoutchouc et le métal usiné. Finalement, celles des pâtes et papiers et du matériel roulant (concentrées au Québec).

Entre 2002 et 2007, le Québec a perdu 103 000 de ses 432 000 emplois manufacturiers. En appliquant la règle des auteurs de l’étude, c’est dire que 55 000 emplois ont été perdus à cause de la montée du dollar provoquée par le pétrole.

D’autres économistes pensent que le mal hollandais n’a pas un impact aussi important. Mais tous estiment que la suite des choses est déjà écrite. Plus l’exploitation des sables bitumineux s’étendra — et il s’étendra énormément — et plus le prix du pétrole augmentera — et il augmentera — et plus le dollar canadien prendra de la valeur, et plus la base manufacturière du Québec souffrira.  Si on a perdu en cinq ans 55 000 emplois, combien en perdrons-nous, d’ici 25 ans?

Nous savions qu’il y avait des raisons environnementales de s’opposer au développement de l’industrie des sables bitumineux en Alberta. Mais il appert que le strict intérêt économique québécois nous conduit à souhaiter le moins de développement pétrolier supplémentaire possible ailleurs au Canada.

Ce déplacement de l’économie canadienne en faveur de son pôle pétrolier est l’équivalent de sables mouvants qui engloutissent inexorablement les emplois québécois. Et ils voudraient qu’on applaudissent.

Lundi: Les emplois québécois dans les sables mouvants albertains
Mardi: Pétrole: 14 milliards de dollars québécois plus tard
Mercredi: Pétrole, Être vert dans un pays brun

Jeudi: Haro sur la province pauvre !

48 commentaires à propos de “L’emploi québécois dans les sables mouvants albertains

  1. Enfin ! Merci pour ce billet !

    J’utilise le même type d’argument que vous depuis qu’on nous chauffe les oreilles avec le sophisme que nous devrions remercier les albertains pour leur contribution à la péréquation. L’éditorial de M. Pratte et l’article du représentant du Canada West Foundation hier dans La Presse m’ont encore une fois fait grincer des dents.

    À http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/compt_econm/cea2_2.htm , on peut voir que depuis 2002, le solde commercial international du Québec (ligne 19 moins ligne 26) est passé d’un surplus de 6 milliards $ en 2002 (quand la valeur du $ canadien était faible), à un déficit de plus de 18 milliards $ en 2008 (avec un dollar à quasi parité avec celui des États-Unis), soit une différence de 24 milliards !

    Bien sûr que le pétrole albertain n’est pas le seul coupable, mais il est la principale raison de la montée de la valeur du dollar canadien.

    Bref, le pétrole albertain pollue et nuit à l’économie du Québec. Point barre.

  2. Je ne suis pas d’accord. Le secteur manufacturier est partie en Chine et àa n’a pas rapport avec les sables bitumineux mais les conditions exagérées des entreprises syndiquées qui nuisent à notre compétitivité et les salaires dérisoires des travailleurs chinois. Une économie forte est une économie forte. Quand on a des richesses la valeur de notre dollard augmente et quand ils n’ont pas le choix d’acheter nos produits et services ils paieront le prix. Il faut développer notre économie intérieure et ne plus dépendre des importations. Si les conditions salariales ici étaient décentes sans être exagérées, comme on en trouve dans les emplois de fonctionnaires, des sociétés d’états et des entreprises syndiquées mur à mur, on pourrait maintenir nos emplois ici. Il est stupide de vouloir vendre notre eau. Il est facile techniquement de récupérer les eaux de pluies dans des réservoirs et de les traiter. Vendre notre eaux c,est dilapider nos écosystèmes. Ceux qui vont l’acheter vont payer au début et finalement ils voteront un droit international et c’est nous qui paieront la facture pour les approvisionner. Non, ils n’ont qu’à récupérer et traiter. On devrait le faire ici aussi, àa réduirait nos dépenses d’infrastructure, la pluspart des villes n’ont plus de réseaux suffisant. Mais quand en a on agit comme si on gaspille. pourtant les vrais riches ceux qui ont construient leur fortune ne vivent pas en riche en diplapidant leur richesse mais consomme prudement, pour maintenir leur niveau de vie si rudement gagné. C’est correct d’avoir un dollard fort, nous avons juste à vendre à ceux qui peuvent payer. Si on doit travailler pour rpesque rien ou donner nos richesses on ne s,enrichit pas on se cale. Il faut développer ses marchés et diversifier ses produits et services y compris au sein d’une même entreprise pour assurer ses revenus. Si on devien chef de file en produit électrique et produits durables nous renforcerons notre position. Notre meilleure marché c’est le reste du cananda puisqu’il a la même devise. Il y a bien d’autres pays d’acheter si on est compétitif. Un juste prix en fonction des coûts réels en tenant compte de salaire respectables et non exagérés. Couper dans les dépenses de gaspillage superflus, surtout dans les enveloppes. On peut inover en textile en utilisant les matières à recycler. Si on met en place des politiques et des programmes d’exonoration de taxes sur les produits d’ici et de surtaxe sur les produits importés, des surtaxes sur l’utilisation des matières premières et des exonorations de taxes sur les produits fabriqués à partir de matières recyclée,on fera des pas de géant dans la conscientisation et dans la lutte contre le gaspillage de nos richesses. On parle, on parle contre le pétrole mais on continue de le consommer. Qu’est-ce qui régule son prix. L’Offre et la demande? Pourquoi on ne règlemente pas pour surtaxer l’achat de véhicule et l’utilisation de véhicules qui consomment beaucoup. Plus il y a de véhicules qui consomment beaucoup, plus la demande augmente, plus le prix augmente. C’est pas chinois a comprendre ça. Pourquoi on ne règlemente pas l’industrie du transport en obligeant le camion a devenir électrique. Pourquoi on ne met pas de l’avant la production de véhicules électriques, de monorails, d’autobus électrique. On a toujours des explications stupides sur le coût, l’environnement mais c,est toujours moins pire que de continuer d’épuiser les ressources fossiles. On parle contre mais on ne fait rien. Après le transport c,est le bâtiment qui consomme le plus d’énergie. pourquoi ne pas changer les normes? POurquoi construire des nouveaux projets au gaz naturel… parce que ça appartien a hydro, mais ça n’est pas plus écologique. Pourquoi ne pas promouvoir les bâtiments autosuffisants comme au japon (eau et énergie)? Même si on produit de l’électricité et qu’on en a en masse ça n’est pas une raison pour gaspiller. Le chauffage a 20 degrés moi je trouve que c,est trop haut, l’hiver c,est l’hiver on s’habille. Si on peut se promener en culoote courte et en camisole c’est parce qu’on surchauffe. Àa n’est pas responsable comme comportement. Changer les normes et imposer des rénovations pour s’y conformer. Comment ça se fait qu’on peut chauffer une chiotte de 6000 pieds carrés au même tarif qu’un appartement de 700pied carrés. C’est pas normal. Obliger les industries a réduire leur consommation d,eau et d’électricité, imposer des nouvelles normes. Arrêter de construire des maisons en carton, vinyl et mélamine et imposer des produit durable comme le béton, le verre, l’aluminium. Obliger les nouvelles construction, des chauffage électriques avec des poele biomasse pour éliminer les déchet domestique. Si on arrête pas d,entasser des ordures partout on va finir par en avoir dans notre cours et polluer nos terres. Au lieu de tirer sur les albertains pourquoi ne pas leur vendre de l’électricité, des monorails, des véhicules électriques, des produits durable fabriqué ici, des produits de la mer, développer l’aquicluture. Si une province peut vivre a vendre des patates pourquoi ne sommes nous pas plus riche ici. Je ne parle pas de quelques personnes qui ont vendues leurs entreprises à des étrangers sans jamais au minimum annoncer leur intentions et peut^-être trouver preneurs ici. Non je parle que chacun de nous soyons plus riche. C’est a dire qu’une moins grande proportion de nos revenus aille pour se loger et se nourir. C’est pas plus écologique de faire des barrages, inonder des terres, réchauffer le nord en retenant l’eau (l’eau devient toujours plus chaude dans un bassin que dans une rivière et ça contribue au réchauffement climatique. Il y a toujours piure et il y a toujours mieux. Les éoliennes, les parcs solaires, les marémotrices sont des alternatives propres et perpétuelles.

  3. Question: combien d’emplois sont créés lorsque le dollar canadien fort permet à des entreprises d’ici d’acheter leur intrants (inputs) moins cher, et donc faire plus de profits? (Je vous rappelle que moins de 30% des entreprises du pays sont exportatrices, donc 70% y gagnent au change.) Franchement, comme si un dollar le plus faible possible était un objectif économique censé… Quand notre pouvoir d’achat mondial diminue nous devenons tous plus pauvres, pas plus riches. D’ailleurs, je ne vous entend pas souvent chialer contre les exportations de nos «fleurons» comme Bombardier. Est-ce que vendre des avions est un «mal hollandais» à vos yeux? Pourtant, le succès de Bombardier a un effet positif sur le dollar… Le concept même de mal hollandais est bidon, car il ne tient pas en compte la dynamique d’une économie et son ajustement avec le temps. M. Lisée, nous connaissons tous vos préjugés et vos biais idéologiques, mais avec cette «analyse», vous me semblez vraiment désespéré de trouver des arguments…

  4. Au lieu de laisser les banques faire du profit sur des hypothèques 100% garanties par le gouvernement, On devrait développer des fonds de développement de coopératives d’habitations populaires durable et autosuffisants (eau et énergie avec jardins et serres communautaire). Ces organismes feraient des prêts assurés par le gouvernement pour les immeubles, donc les investissements privés serait garanties, et les profits sur les intérêts serviraient à développer des immeubles coopératifs.
    On devrait créer des fonds de développements recyclable. Toutes entreprises voulant développer des produits ou services qui économisent l’utilisation de matières fossiles (auto, transport en commun, appareils de chauffages, récupération et traitement des eaux, textiles, produits durables etc.) pourraient obtenir des prêt garantis par le gouvernement via Hydro-Québec. Donc les investisseurs auraient leur capital garanti.
    Ça me navre terriblement de voir que de plus en plus tous nos fleurons canadiens et québécois passent aux mains étrangères. La liberté c’est de rester maître chez-soi. Comme l’économie met à l’abri du besoin et qu’on devient dépendant d’autrui financièrement. On doit s’approprier tout les outils de notre développement futur. Pendant des siècles les générations ont contribué à l’enrichissement de leur société en léguant des richesses. Présentement ce sont des dettes qu’on est en train de léguer aux générations futures, donc la propriété de nos terres, nos ressources ainsi que nos collectivités.

  5. L’augmentation de la devise n’a pas détruit d’emploi au Québec.

    Ce qui a détruit des emplois, ce sont des industries manufacturières qui se sont trop longtemps fiées à une devise faible pour vendre à faible coût.

    Autrement dit, au lieu d’investir dans leur business pour augmenter leur productivité et leur efficacité, certaines industries ont plutôt décidé de se fier sur une devise faible (un pari complètement stupide).

    Ceux qui se plaignent que leur industrie va mal à cause de l’augmentation de la devise n’ont qu’eux-mêmes à blâmer: ils ont creusé leur propre tombe.

    Le Canada n’est toujours pas pour punir les industries qui fonctionnent bien sous prétexte qu’il faut sauver des industries qui croupissent dans la médiocrité. Il faut dire que le nivellement par le bas, c’est souvent la solution proposée par la gauche.

    On devrait applaudir parce que l’on est en train de faire le ménage et de provoquer un phénomène de destruction créatrice qui a trop longtemps été retardée.

    Au fait, quand la valeur du dollar canadien augmente parce que les politiques de l’administration Obama provoquent la chute du dollar américain, va-t-on accuser Obama de vouloir détruire l’économie du Québec ?

  6. Wow je n’en crois pas mes yeux de voir que certaines personnes célèbrent le déclin de l’industrie manufacturière. Il est vrai que la hausse du dollar canadien n’a pas que du mauvais pour l’industrie, le déclin de la balance commerciale est cependant plus inquiétante. Et ceux qui regardent vers la Chine n’ont qu’à regarder leur modèle: faible devise, balance commerciale largement excédentaire. C’est du mercantilisme et c’est insoutenable politiquement, mais ça marche très bien pour l’instant.

    Ce qui est le plus dommage avec l’extraction de ressources c’est qu’elle emploie relativement peu de gens et qu’elle encourage les gouvernements à se laisser aller parce que c’est une source de revenus presque providentielle. Si on pense au vingtième siècle, un des seuls pays à s’être développé c’est le Japon, en l’absence de ressources naturelles importantes. C’est un pensez-y bien.

  7. Selon David, une monnaie forte semble une bonne chose,

    Et tant pis pour les compagnies qui ont fait « le pari complètement stupide » de ne pas délocaliser leurs usines en Chine pour être plus compétitives quand le dollar était bas? C’est maintenant plus rentable de délocaliser en Chine, qu’est-ce qu’elles attendent toutes???

    La Chine peux ne pas jouer les règles du jeu et empêcher de flotter sa monnaie et tirer bénéfice de nos investissements. Et les grandes corporation multinationales peuvent continuer à faire du chantage et faire plier les autorités chinoises quant aux normes minimales de travail en échange de leurs nouvelles usines qui remplaceront celles qui seront fermées ici au nom de l’efficacité et de la productivité.

    Bravo David!

    Belle lecture de la situation!

  8. Ultimement, l’extraction de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta est une catastrophe planétaire. Un crime, perpétré par les oligarques au pouvoir. La voiture électrique aurait pu rouler dès le vingtième sciècle, mais ils se sont ligués contre son essor. Pourtant, si cette technologie avait été encouragée et développée chez nous, imaginez un instant les retombées économiques…Des milliards! Mais nous nous sommes débarassés de ça comme d’une menace à notre sécurité…et nous nous demandons comment améliorer notre situation!?

    Puisque nous dormons au gaz, nous sommes toujours obligés de rouler au gaz. Les seuls « gagnants » dans cette sale histoire, ce sont les multimilliardaires qui tirent les ficelles, par lobbyistes interposés.

    Vive la ploutocratie!

  9. Lorsque on en est rendu à affirmer que le pétrole Albertain finance nos garderies à $7.00 par jour et que cela devient un des principaux arguments de Pratte et de Power Gesca pour nous vendre les sables bitumineux,On est rendu bas ,à la limite de la démagogie.Je crois même que cela égal le niveau intellectuel de Steven Blaney.

  10. M. Lysée

    A quand le dollar américain pour en finir avec ce yoyo appelé dollar canadien? En 2 ans, il est passé de 1,10 us, à 0,77 us à 0,95 us. Comment voulez-vous que nos PME suivent la parade?

    @la gente féminine
    Je parie que vous êtes française? Chez vous vous êtes habitués à geler l’hiver dans les maisons de béton gris soviétique mal isolées. Nous pas.

  11. re commentaire 5 de David….¨applaudissons et provoquons un phénomène de destruction créatrice »..hum…….c`est tout dire!

  12. Faudrait surtout pas compter sur la brigade à plume de Gesca-La Presse pour nous présenter un tableau clair de la situation: Entre l’intérêt supérieur du Québec et ceux de leur boss Paul Desmarais leur choix est fait (la logique du ventre comme on dis en Afrique). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des chroniqueurs de Quebecor Media on remis en cause l’intégrité professionnelle des membres de la brigade Gesca-La Presse:

    http://fr.canoe.ca/infos/environnement/archives/2009/12/20091219-074701.html

    Et le Pratte à penser de réagir:

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200912/24/01-933805-la-presse-et-le-petrole.php

    Mais il a mentie et il se fait ramasser ici par Martineau, lequel reprend la mise au point de M Philpot:

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200912/24/01-933805-la-presse-et-le-petrole.php

    Avez vous manqué cette game là. Un des rares moments de vérité médiatique au Québec.

  13. N’étant pas un économiste de formation, j’aimerais qu’on m’explique- donc pour les nuls-qui a raison entre Pratte avec son édito et Martineau avec sa chronique,

  14. À rapprocher je pense de l’éditorial suivant dans La Pravda, pardon, La Presse:

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201001/30/01-944696-notre-petrole.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1

    Je cite:

    ‘Une telle attitude ne peut qu’éloigner le pays d’une solution raisonnable; une solution qui permettrait de diminuer les impacts environnementaux de l’exploitation du pétrole et du gaz tout en préservant le plus possible la prospérité de l’Ouest, et donc celle du pays tout entier.’

    Cette ‘solution raisonnable’, pour le Québec, ce sont évidemment les crédits-carbone – point à la ligne.

    Or ces crédits là ne sont rien d’autres qu’une taxe supplémentaire que l’Ouest et les provinces ne bénéficiant pas de ressources énergétiques ‘propres’, comme l’hydro-électricité québécoise, acquitteront pour les racheter à la Belle Province.

    En fait, les crédits carbone c’est tout simplement une façon pour le Québec de faire financer son développement hydroélectrique par une taxe qu’il sera le seul à ne pas payer. Tout en contribuant de toutes façons à l’appréciation alléguée de la devise canadienne par le truchement des ses exportations d’électricité.

    Parce que l’hydro-électricité, tout comme le pétrole, est évidemment une ressource naturelle: alors si le ‘mal hollandais’ c’est bon pour Pitou, et bien c’est bon pour Minou.

    Et il me semble que l’article de Lisée est une justification par avance du fait que c’est parfaitement normal, si d’autres provinces font monter le cours de la devise parce que leur économie est plus concurrentielle que celle du Québec, ce dernier devrait être compensé; une prime à la médiocrité en somme.

    Sauf que, le jour ou les Canadiens vont accepter ça, au nom d’une pseudo ‘science’ climatique de plus en plus discréditée, les poules auront des dents. Et je vous assure que cette opinion ne concerne pas que les Albertains.

    Ce qui est exactement le but poursuivi par Mr. Lisée: le ‘déséquilibre fiscal’ ayant été réglé, faut bien trouver autre chose pour chiâler: ou irait t’on si le Québec n’avait plus à se plaindre du reste de la Confédération? Et qu’adviendrait il de son fond de commerce, surtout?

  15. Même si c’était vrai, ce qui n’est pas le cas, qu’est-ce que ça donne la richesse si tout le monde est rendu malade ou mourant à cause de ce maudit pétrole sale? Ces Réformistes à Ottawa représentent le plus grand péril que le Québec comme le Canada aient connu.

  16. Cou dont, c’est quoi cette manie de se petter les bretelles quand le dollar canadien augmente sa valeur ? Même lors des nouvelles, radio ou tv, on prend une voix d’enterrement quand on annonce une baisse de la valeur du dollar canadien. Quand le dollar canadien baisse les seuls qui en souffrent son nos snowbirds et tout ceux qui vont se faire griller la bedaine en Floride ou ailleurs au Sud. Ça me fait pas pleurer …

    Bon c’est vrai qu’on n’a pas profité de la hausse de nos exportations pour accroître la productivité. Mais je ne sais pas si nos gouvernements, canadiens et québécois ont réellement inciter nos entreprises à investir dans la R&D ou dans la productivité pendant les années grasses. Des mesures fiscales appropriées ont-elles faites leur apparition pendant ces années fastes ?

    Les sables bitumineux, tels qu’exploités aujourd’hui c’est un cancer planétaire et ce sera tout le Canada qui en paiera le prix un jour ou l’autre. Même le Science & Vie de février 2010 le mentionne.

    C’est évident qu’il faut, globalement, tous pays confondus s’affranchir du pétrole. Un jour ou l’autre, plus près qu’on pense selon certains (re: «Le choc pétrolier» de Éric Laurent), on en n’aura plus de pétrole. Alors plutôt que faire une piastre vite fait, ne devrait-on pas investir nos efforts et nos argents dans des alternatives? Présentement, à défendre les sables bitumineux on défend seulement les grosses pétrolières multimilliardaires spéculatrices qui ont des objectifs d’une cupidité ahurissante. Mais soyons clairs, ces requins sauteront sur une autre proie quand le pétrole sera tari où qu’il sera devenu trop dispendieux pour en vendre. On a bien vu ce qui est arrivé de l’économie albertaine avec la dernière crise économique. Un beau plongeon … Attendez que les pays de l’OPEP se mettent aussi à plonger. Le pétrole deviendra tellement cher que faire un plein d’essence ne sera plus abordable. Les autos électriques vont nécessairement, c’est inéluctable, prendre le marché. Le pétrole va devenir comme l’amiante: mis au ban de la société. Et vu son coût prohibitif, on le gardera uniquement pour fabriquer tous les produits dérivés comme le plastic par exemple.

    Il faudrait arrêter d’exploiter ces sables bitumineux aussi longtemps qu’on aura pas mis au point des méthodes acceptables d’exploitation. En attendant les Albertains pourraient conserver cette richesse qui ne peut que prendre de la valeur avec le temps. Plus le pétrole deviendra rare plus il prendra de la valeur et plus il y aura des personnes, des financiers qui seront près à mettre des fortunes en R&D pour pouvoir exploiter proprement cette richesse.
    Il faut essayer de voir plus loin que son nez. Mais c’est exactement le contraire de ce que font les spéculateurs qui font leurs fortunes sur le court terme. Il faut la mettre au pas cette race de vautour. Mais pour ce faire il faut mettre ses culottes. C’est peut-être trop demander aux politiciens canadiens qui eux aussi n’ont que le court terme en tête et qui sont incapables de proposer une vision intelligente de l’avenir

  17. L’économie c’est un peu complexe. Rappelons que la majorité des économistes n’ont jamais vu venir la crise. Même qu’au Québec celui qui a été récupéré par Power Pol soit H.P. Rousseau a parlé d’une tempête parfaite.

    On ne peut pas parler de productivité ou de grève, ou de syndicat: on peut parler de banques privées qui sont responsables de l’état de la situation.

    L’état a du renflouer les banques et investir dans les grandes corporations.

    Ces mêmes corporations qui se sont installées en Asie pour des services à la clientèle (téléphonie)
    et ramener des produits produits manufacturiers là-bas, main-d’oeuvre exploitées là-bas et travail manufacturier ici perdu au profit de l’Asie. l’expérience vécue depuis la mondialisation s’avère payante pour les corporations mais des pertes d’emplois et appauvrissement des travailleurs d’ici.

    Et c’est un bon moment de questionnement pour le voyageur Johnny Boy qui est en Inde avec ???? tout sorte de monde du Québec et pourquoi au juste? Est-ce pour convaincre des corporations indiennes de venir ici au Québec pour investir…..ou ….est-ce que ce sont des gens d’affaires ou des corporations québécoises qui veulent investir là-bas « et ça = pas de créations d’emplois ici au Québec »…et c’est une partie de nos taxes qui va payer ce voyage et ça ne rapportera rien et surtout pas d’emplois et si ça rapporte ce sera pour les corporations qui feront des affaires là-bas mais pas ici.

    Alors on peut bien dire le mal Hollandais mais c’est une autre illusion et pendant que l’on réfléchit sur ce mal, on oublie les vrais raisons mais c’est plus facile qu’aller à contre-courant.

  18. Merci M. Lisée de traiter de la question. Les économistes de Desjardins avaient déjà énoncé une telle hypothèse en 2006 et il m’a toujours semblé que la question du mal hollandais était à prendre au sérieux dans le contexte canadien.

    Maintenant, quelques commentaires sur les commentaires: @ Darwin: les chiffres de balance commerciale sont sensibles aux prix du pétrole et ce, même si nous n’importons pas les produits albertains (tout le marché du pétrole est en US$). C’est pas pour rien qu’il faut réduire cette dépendance.

    @gente féminine: blâmer les syndicats est une réponse simpliste à cette question. L’appréciation du dollar canadien transforment les termes de l’échange et rendent les produits canadiens moins compétitifs.

    @DonFlamenco: Le taux de change a une influence sur la compétitivité des entreprises. Il fait augmenter les prix relatifs des biens et services exportés. Donc, l’avion qui coûtait 100 M $C (70 M$US) il y a cinq ans et qui se vend toujours 100 M$C (92 M$US) en 2008 a augmenté de 22 millions pour le client à l’extérieur. Tout le monde sait que quand P augmente, Q diminue.

  19. @gente féminine #2
    @david #5

    « Je ne suis pas d’accord. Le secteur manufacturier est partie en Chine et àa n’a pas rapport avec les sables bitumineux mais les conditions exagérées des entreprises syndiquées qui nuisent à notre compétitivité et les salaires dérisoires des travailleurs chinois » – la gente féminine

    Et le minarchiste qui en remet!

    = = =

    Pauvre gente féminine! Sait-elle que si l’économie chinoise a roulé à plein régime, c’est en bonne partie parce que le yuan est sous-évalué?

    Je cite wiki:  » En 1981, un dollar vaut 1,53 yuans puis la Chine procède à des dépréciations compétitives et, en 1993, un dollar vaut 8,77 yuans. Entre 2006 et 2009 suite notamment aux pressions des Etats-Unis le cours passe de 1 dollar pour 8,07 yuans à 1 dollar pour 6,82 yuans1. Pour certains experts, la valeur d’équilibre se situerait à 1 dollar pour 3 ou 4 yuans ».
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuan

    Dévaluation COMPÉTITIVE? Ah bon…

    = = =

    Ce cher David, minarchiste professionnel de son état, n’était pas encore né quand les économistes discouraient sur la place publique de l’effet de la sous-évaluation du yuan sur la croissance de l’économie chinoise et la délocation des emplois de l’occident vers l’orient…

    Le niveau du PIB ne justifie pas le niveau du CAN $. Period…

  20. @Don Flameco #3

    « Je vous rappelle que moins de 30% des entreprises du pays sont exportatrices, donc 70% y gagnent au change. »

    = = =

    mais la richesse collective nait de l’exportation, ne vous en déplaise. Car c’est l’exportation qui permet de faire entrer des dollars.

    Lesquels dollars sortent d’ici à chaque fois que vous achetez chez WalMart ou que vous achetez (peu importe où) un vêtement fabriqué au Bengla Desh ou en Malaisie…

    Si on ne remplace pas ces dollars qui fuient, on s’appauvrit.

  21. Monsieur Lisée nous donne l’envers de la médaille de la propagande du CWF et de Total-Power-Gesca-Pratte qui nous donne toujours le coté avantageux des sables bitumineux . En plus de l’argument fallacieux de l’emploi qui est en territoire négatif pour le Québec , il faudrait considérer les dommages environnementaux qui coûteront a moyen/long terme des milliards de dollars a tous les citoyens de ce pays . Cette cochonnerie bitumineuse confirme notre opposition et nous donne une raison supplémentaire pour en sortir et voler de nos propres ailes avec notre énergie propes et renouvellable …..

  22. Développer le Canada n’a jamais été rentable pour le Québec et le sera jamais
    1) Au nom du Canada non rentable pour le Québec nous avons payés les chemins de fers est ouest au lieu de ce qui aurait été rentable nord sud et nord nord et tout autour du Québec
    2) Au nom du Canada non rentable pour le Québec nous avons payés le Canadians Sea Way pour déposséder le Québec du plus grand Fleuve du Monde et des milliards de $$$ en constructions maritimes, silos et conteners
    3) Au nom du Canada non rentable pour le Québec nous avons livrés l’industrie automobile à l’ontario, l’indutrie de la transformation de l’agriculture à l’Ontario et de la viande à l’ouest
    4) Au nom du Canada non rentable pour le Québec nous avons livrés nos ports et aéroports aux Maritimes et à l’Ontrio
    5) Au Nom du canada non rentable refusons de livrer le Québec aux pétolières US du système bituminable des Albertains , car le Québec par le fédéral à payé ce développement albertain abominable en privant de ces argents notre industrie forestière Québecoise
    6) Au nom du Canada qui n’a jamais été rentable pour la nation Québecois refusons une nouvelle génération de colonisation de mensonges et de dépossessions
    7) Au nom du Canada non rentable refusons le TGV et vive les monorails Québecois très rentables
    8) Au nom du Canada non rentable fermant le Québec au monde votons pour un Québec rentable et ouvert sur le monde

  23. Pratte est devenu un porte parole ,comme un type qui travaille pour une firme de communication. Son travail est de passer le message,de tenter de nous faire sentir coupable,de nous soumetre à cette majorité d’anglos. Comme les curés à l’époque de Duplessis voulant nous soumettre à leur autorité.Si Gesca pouvait confesser les Québécois, cela serait encore mieux pour pouvoir encore mieux nous manipuler… Som amour pour le Canada semble immense et son mépris pour le Québec l’est tout autant.

  24. La machine à propagande de l’équipe éditorialiste de Desmarais est partie. Même Michel Roy s’en mêle ce matin pour tenter de mettre en doute le réchauffement de la Planète et appuyer Harper ce rep. des pétrolières bitumineuses qui a renié Kyoto et qui renie même les engagement pris à Copenhague pour se coller sur les Américains.

    On aimerait qu’ils nous disent que les technologies pour rendre les émissions de cette exploitation sont connues et que le refus des entreprises pétrolières de s’y astreindre est essentiellement une affaire de profits.
    Pourquoi se forçeraient-ils quand ils n’ont qu’à acheter le gouvernement qu’y pourrait les contraindre à prendre des actions environnementalement responsables ?

    En plus du « mal hollandais » que vous soulignez comment peut-on passer sous silence les dommages environnementaux que subit le Québec via les vents dominants qui apportent la cochonnerie albertaine qui contribue aux pluies acides sur nos forêts et à la pollution de notre air.

    Il serait peut-être propice de compter ces dommages à notre environnement dans le fameux calcul de la peréquation qui tend à nous décrire comme de pauvres quéteux, alors que nous avons en main tous les outils pour assurer notre prospérité économique et faire nos choix sans attendre la supposé générosité des pollueurs Albertains.
    .

  25. La solution à ce « mal Hollandais » serait une devise Nord-Américaine commune. Autant une devise commune ne fait pas de sens pour certains pays d’Europe (Grèce et Allemagne par exemple), elle serait bénéfique au Canada, un pays au niveau de vie comparable très intégré à l’économie américaine. Cette devise (ou un arrimage au $USD) nous éviterait ces incessantes et très dommageables fluctuations.

  26. Sauf chez nos amis conservateurs et les propagandistes de Gesca, les sables bitumineux n’ont pas une très bonne réputation. Disons que le huard Canadien a de plus en plus de goudron sur les ailes.

    Lorsque les populations riches vont se résoudre à payer le prix d’une énergie propre, ce qu’ils sont déjà en train de faire, l’une des mesures qu’ils vont prendre est de se débarasser de leurs dépendances aux pays extrémistes et aux pollueurs de la planète. Lorsque l’Union Européenne, le Japon et les États-Unis décideront de passer résolument au vert en matière énergétique, les pays exportateurs gros producteurs de GES vont devoir en payer le prix. L’échec de Copenhague ouvre la voie à une vaste entente mondiale entre pays volontaires afin d’établir une taxe sur les produits générés avec de l’énergie sale.

    Une économie mondiale plus réglementée et plus protectrice des valeurs environnementales des pays participants va voir le jour bien avant que le Québec profite des retombées potentielles de la prospérité de l’ouest Canadien. Est-ce que le Québec veut participer à l’économie du XXI siècle ou demeurer dans une économie sale de developpement industriel du siècle dernier.

  27. Que l’on soit fédéraliste ou souverainiste, on voit le problème sous l’angle contraire de l’autre, le sien.

  28. @David pour sa question du 29 janvier à savoir ce qui est des externalités négatives dans le cas d’aucune expoitation des sables en l’Alberta.

    Dans ce cas
    1 Telle que j’écrivis en mon commentaire, la devise cdn$ sera plus stable, évoluante de façon plus lente et prévisible. Sans exploitation des sables, les économies exportatrices des manufacturiers, surtout du Québec et de l’Ontario n’accuseront pas la perte taxes, salaires, recherche, et d.emplois à hauteur de 55, 000- comme le démontre l’étude aujourd’hui rapportée par M. Lisée.
    2. Sans exploitation des sables bitumineux il n’y a pas l’externalité négative des GES et de la destruction forestière et des nappes d’eau, un coût à moyen terme refilé à l’Amérique de nord dont les producteurs ne s’acquittent pas.
    3. Sans exploitation des sables, l’Alberta aura possiblement sa taxe à valeur ajoutée, n’aura pas de ‘heratige fund’.

    Si l’Alberta veut exploiter les sables, le Canada devrait avoir un mécanisme par lequel l’on rend obligatoire que les producteurs suppriment la pollution et à l’égard de la devise volatile, le Canada exercera des mesures compensatoires monétaires/discrétionnaires à l’encontre des effets négatifs de notre union monétaire canadienne. Après tout si l’onn fait valoir les externalités positives des sables, faisons valoir aussi l’inverse et comparons le delta.

  29. @pbrasseur

    Une monnaie commune.

    C’est l’approche prônée par Jacques Parizeau et le PQ depuis plus de 35 ans !!!

    Approche que les Institutions anglaises ont vilipendées parce qu’elles enlevaient leur pouvoir sur le Québec !

  30. Correction :

    …parce qu’elle enlevait…

  31. @brasseur #25

    « Autant une devise commune ne fait pas de sens pour certains pays d’Europe (Grèce et Allemagne par exemple), elle serait bénéfique au Canada, un pays au niveau de vie comparable très intégré à l’économie américaine. Cette devise (ou un arrimage au $USD) nous éviterait ces incessantes et très dommageables fluctuations. »

    = = =

    Simple? Non. Simpliste…

    Mossieur Brasseur oublie-t-il (par pur hasard?) que le ministre des finances (Wilson?) avait « réglé » le problème causé par une forte surchauffe de l’économie torontoise (inflationniste) en appliquant un remède bien mal adapté à l’économie de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba ou du Québec.

    Une monnaie commune aux 50 états US nuit déjà à certaines régions des USA.

    Une monnaie commune, dessinée à Washington, risque d’avoir un effet encore plus marqué sur les économies excentriques.

    Certes, on règlerait le problème des fluctuations. Mais ne créerait-on pas un autre problème, pire que le premier?…

  32. @ DonFlameco

    Ce que vous dites est faux.

    Quand vous parlez d’intrants Monsieur, sachez que les fournisseur des USA ne sont pas des imbéciles naïfs.

    À mesure que le dollar canadien prend de la valeur ces fournisseurs ajustent leurs prix en conséquence.

    Donc aucune économie à faire.

    D’autres nous dirons que la machinerie nous reviendra moins cher en pensant qu’elle provient des USA. C’est faux.

    La machinerie nous provient en général de l’Asie et de l’Europe.

    Donc quand le dollar canadien monte par rapport au dollar us le Québec est perdant sur tout les plans.

    Pour le reste de la planète le dollar canadien ne se renforce pas.

  33. Je me reprends.

    “On devrait applaudir parce que l’on est en train de faire le ménage et de provoquer un phénomène de destruction créatrice qui a trop longtemps été retardée.” (David)

    Création libertarienne idéologique datant d’avant l’aire industrielle. (la vitre cassée du cher Adams Smith, 5 juin 1723 – 17 juillet 1790)

  34. @Pierre Brasseur

    L’adoption du dollar américain serait une bonne idée. Par contre, les canadiens anglais ne l’accepteront jamais.

  35. Félicitations pour ce billet. C’est toute une réplique aux André Pratte, Alain Dubuc et Lysianne Gagnon de ce monde qui tentent de nous font miroiter des pétrodollars qui « permettent aux québécois de vivre au-dessus de leur moyens » (sic). Ah! bien sur le boss Desmarais est actionnaire de Total…

  36. Depuis 2002, on peut effectivement observer un déclin relativement important de l’emploi dans le secteur manufacturier. Par contre, le niveau de production (mesuré par le PIB) est resté relativement stable. Conclusion: on produit autant qu’en 2002, mais avec moins d’employés, autrement dit, la productivité a augmenté. En 2002, chaque travailleur dans le secteur manufacturier produisait 73 151$ et en 2007 on est passé à 83 294$.

    L’augmentation de la devise n’a fait qu’éliminer les industries qui n’avaient plus leur raison d’être pour ne garder que celles qui performent.

    Et pour ceux qui pensent que la Chine profitent de la dévaluation de sa monnaie, c’est le contraire, c’est nous qui profitons de la dévaluation du yen:

    http://cafehayek.com/2010/01/on-low-priced-currencies.html

  37. Pour ceux qui ignore le concept de « destruction créatrice » de l’économiste Joseph Schumpeter, voici l’explication:

    « Le capitalisme, répétons-le, constitue, de par sa nature, un type ou une méthode de transformation économique et, non seulement il n’est jamais stationnaire, mais il ne pourrait jamais le devenir. [...]

    L’histoire de l’équipement productif d’une ferme typique, à partir du moment où furent rationalisés l’assolement, les façons culturales et l’élevage jusqu’à aboutir à l’agriculture mécanisée contemporaine – débouchant sur les silos et les voies ferrées, – ne diffère pas de l’histoire de l’équipement productif de l’industrie métallurgique, depuis le four à charbon de bois jusqu’à nos hauts fourneaux contemporains, ou de l’histoire de l’équipement productif d’énergie, depuis la roue hydraulique jusqu’à la turbine moderne, ou de l’histoire des transports, depuis la diligence jusqu’à l’avion. L’ouverture de nouveaux marchés nationaux ou extérieurs et le développement des organisations productives, depuis l’atelier artisanal et la manufacture jusqu’aux entreprises amalgamées telles que l’U.S. Steel, constituent d’autres exemples du même processus de mutation industrielle – si l’on me passe cette expression biologique – qui révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Ce processus de Destruction Créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme : c’est en elle que consiste, en dernière analyse, le capitalisme et toute entreprise capitaliste doit, bon gré mal gré, s’y adapter. »

    http://www.amazon.fr/Capitalisme-socialisme-d%C3%A9mocratie-Joseph-Schumpeter/dp/2228883174

  38. C’est quand même amusant.

    Malgré ce fameux « mal hollandais », les exportations du Qc ont augmenté de 2002 à 2007.

    Une maladie imaginaire ?

  39. @ Yvon Fleurent

    Je me dois de te corriger.

    Le principe de destruction créatrice n’est pas d’Adam Smith mais de Joseph Schumpeter.

    Et la vitre cassé n’est pas non plus d’Adam Smith mais de Frédéric Bastiat (qui est séparé de Smith pas plus d’un demi siècle).

    Le courant libertarien (Mises, Hayek) est apparut au début du 20 siècle, près de 100 ans après la révolution industrielle (au même moyen de Keynes).

    Avant de vouloir dénigrer mes idées, il faudrait que tu les maîtrises un temps soit peu…

  40. « Donc quand le dollar canadien monte par rapport au dollar us le Québec est perdant sur tout les plans. »
    Y.Fleurant

    Voilà une idée reçue que personne de la go-gauche ne conteste. Seuls les économies faibles ont une devise faible. Et ce Monsieur maintient que les Américains ajustent leurs prix avec la hausse de notre devise, franchement plus naïf que ça…. Votre notion du commerce international est un peu dépassée.

  41. @david #36

    « Et pour ceux qui pensent que la Chine profitent de la dévaluation de sa monnaie, c’est le contraire, c’est nous qui profitons de la dévaluation du yen: »

    T’as bien dit le YEN?

    Le Yen, c’est japonais. Le Yuan, c’est chinois.

  42.  » Le capitalisme n’est jamais stationnaire et ne pourra JAMAIS le devenir » WOW !

    Me voilà pantois. Quel pénétrant regard! Cela défie toute relativité, frise la lucidité…nous sommes dans du solide!!! Je n’irai pas jusqu’à écrire « rassurant »!…

    Faut admettre que loin d’être inerte, le capitalisme éternel, néanmoins incapable d’échapper à la loi gravitationnelle, peut dégringoler de plusieurs étages à la fois, entraînant gourous et adeptes. Heureusement que les travailleurs/euses avec leurs deux pieds sur terre, sont alors mis à contribution pour le maintenir artificiellent en vie! Privatiser les profits, socialiser les pertes, nous le savons maintenant, c’est le prix à payer pour assurer le mouvement perpétuel capitaliste.

    Question: Existe-t-il, mis-à-part la constitution canadian, une seule chose qui soit stationnaire dans l’univers?… »et pourtant…elle tourne ».

  43. @ David

    Je vois que tu connais très bien les hypothétiques qui guident les libertariens.

    Mais Joseph Aloïs Schumpeter n’est que théories du début du dernier siècle encore une fois.
    —–

    @ Pasdedentier

    « Voilà une idée reçue que personne de la go-gauche ne conteste. Seuls les économies faibles ont une devise faible. Et ce Monsieur maintient que les Américains ajustent leurs prix avec la hausse de notre devise, franchement plus naïf que ça…. Votre notion du commerce international est un peu dépassée. »

    Des preuves de ce que vous affirmez Monsieur.

    Parce que ici dans l’entreprise les fournisseur américains ont maintenu le prix de vente en équivalent dollar canadien pour avoir des prix compétitifs avec leurs semblables au Québec.

    En avez-vous une entreprise vous avec 60 employés?

  44. Et sur un même ordre d’idée je suppose que tu conteste la théorie de l’évolution. Après tout, elle date du 19e siècle.

  45. vive l’alberta , je vais travailler la depuis 3 ans , je peut vous dire que dans 25 ans sa va etre un vrai désert ,donc lesser4 les vivres .

  46. Incroyable! 45 commentaires et personne ne s’est donné la peine de lire l’étude!

    À la lecture de l’étude en question, on constate que l’interprétation de M. Lisée est grossièrement erronée.

    Premièrement, les chercheurs ne parlent pas des sables bitumineux spécifiquement, ni même du pétrole. Ils parlent des matières premières en général. Le Canada exporte effectivement du pétrole des sables bitumineux, mais aussi du pétrole conventionnel, du gaz naturel, de l’or, du cuivre, du bois, etc. Donc, attribuer les résultats de l’étude au « pétrole sale de l’Alberta » est plutôt malhonnête. L’appréciation du dollar canadien n’est pas attribuable qu’aux sables bitumineux spécifiquement, mais à plusieurs ressources exportées.

    Deuxièmement, les chercheurs ont découvert que 54% de la variation du taux de change affectant l’emploi canadien est reliée à l’augmentation des prix des matières premières. Cette conclusion est fort différente de l’interprétation de M. Lisée! Les auteurs de l’étude ne parle pas du pourcentage des emplois manufacturiers canadiens perdus à cause du pétrole (ce que prétend M. Lisée), mais bien du pourcentage de la variation du taux de change affectant les pertes d’emplois reliées à l’augmentations des prix des matières premières. C’est deux mondes! Voici ce que ça donne dans leurs mots :

    “ we find in the end that only 54% of the CAD/USD appreciation that affects Canadian employment might be ascribed to the rise in commodity prices.”

    Le dossier complet s’écroule comme un chateau de cartes…

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/02/22/les-sables-mouvants-de-jean-francois-lisee/

    @Darwin
    Le solde commercial n’a pas d’importance. Comme David le souligne, les exporations québécoise ont augmenté, c’est juste que les importations ont augmenté davantage en raison de notre pouvoir d’achat accru.

  47. Vous mentez. L’étude a été effectuée avec TOUS LES BIENS de CONSOMMATION, non seulement avec les sables d’Alberta. Personnes comme vous êtes les coupables de déformer l’information entre des anglophones et des francophones pour créer des conflits éthniques fictifs.
    Vous mordez la main qu’il le donne de manger. Le jour que Québec est indépendant, sera le jour où Québec découvrira la vérité et ils le haïr par tous les mensonges et manipulations que vous et sa cause politique ont fait pour obtenir son actuellement inutile « indépendance » .

  48. Pas économiste mais selon moi le bon sens existe. Si la valeur de ma propriété augmente , c’est parce que les gens désirent venir vivre ici puisque les conditions sont bonnes, etc…

    Si la valeur du dollar augmente, j’ose avancer que les raisons sont similaires…

    Mais pour M. Lisée l’agenda souverainiste semble avoir préséance, d’ou ce texte plutôt étrange….