Les chaussures d’Amir Khadir

par

Amir semble avoir une fixation sur les chaussures.

Amir dans le lancer de la chaussure...

Amir dans le lancer de la chaussure...

Vous le savez sûrement, l’homme qui s’est notamment rendu célèbre en lançant une chaussure sur une photo de George W. Bush s’est présenté il y a deux semaines à une manifestation devant un marchand de chaussures de la rue Saint-Denis, sur le Plateau.

L’objectif de la manif était de convaincre ce marchand de cesser de vendre la petite quantité de chaussures de marque Beautifeel, fabriqués en territoire israélien, que comportait son établissement. Il a refusé.

Cette manif fait partie d’une campagne beaucoup plus large de boycott des produits israéliens, une façon de faire pression sur le gouvernement Netanyahu et de protester contre sa politique envers les territoires palestiniens occupés, politique qualifiée d’ »apartheid » par ses organisateurs.

Prenons un peu de champ et voyons comment l’action du politicien le plus populaire au Québec s’insère dans cette affaire.

1. Le boycott d’Israël, une idée légitime ?

En tout temps, le choix de consommateurs individuels ou organisés de voter avec leur portefeuille est légitime. L’État d’Israël, en particulier par les temps qui courrent, mérite la réprobation générale.

On peut. comme moi, être à 100% partisan de l’existence de l’État d’Israël, souhaiter sa permanence et sa sécurité, admettre qu’il a été l’objet d’agressions de la part de ses voisins au cours de son existence, saluer ses tentatives de conclure une paix durable avec Arafat, reconnaître son statut d’assiégé face aux missiles du Hezbollah et du Hamas et de victime de 140 attentats terroristes pendant la seconde Intifada, et estimer du même souffle que…

* son occupation de la Cisjordanie, qu’on pouvait hier considérer comme transitoire en attente d’un règlement de paix, a été conduite de façon extraordinairement vexatoire pour les Palestiniens, quadrillant notamment le territoire de routes, un temps réservées aux seuls colons (j’ai pu observer la chose de visu l’été dernier, à l’invitation du comité Québec-Israël);

* sa politique de colonisation de la Cisjordanie est, de tout temps, non seulement illégale en vertu du droit international mais un déni de souveraineté envers les Palestiniens et l’autorité palestinienne ainsi qu’un signe tangible de volonté de conquête;

* son entêtement à poursuivre cette colonisation alors même que s’est ouvert un nouveau cycle de négociations de paix est reçue comme une preuve du refus de la majorité gouvernementale israélienne de rechercher vraiment la paix et comme une gifle donnée à tous les amis d’Israël, dont Barack Obama et Hillary Clinton, qui cherchent une solution réaliste et raisonnable;

Note: il s’agit de la majorité gouvernementale, pas de l’opposition. Voir ici une récente et intéressante entrevue conjointe du premier ministre palestinien Salam Fayyad et de la chef de l’opposition israélienne Tzipi Livni.

* sa réaction formidablement disproportionnée à certaines agressions, dont les tirs de missiles de la part du Hamas depuis la bande de Gaza, a prêté flanc à de très crédibles accusations de crimes de guerre.

Bref, qu’une campagne internationale de boycott des produits israéliens et de désinvestissement soit en cours est parfaitement compréhensible. Un très grand nombre d’organisations — Ongs, églises, municipalités, syndicats — notamment en Grande Bretagne et aux États-Unis appuient le mouvement.

2. L’occupation par Israël des territoires palestiniens peut-elle être considérée comme de l’apartheid ?

Depuis 1973, l’ONU a établie une notion juridique internationale de crime pour apartheid qui fut ensuite reconnue et intégrée en 2002 dans le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale.

Le statut indique:

Par « crime d’apartheid », on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1 [soit meurtre, extermination, réduction en esclavage, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation du droit international, viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée, disparitions, etc ], commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ;

Il ne fait aucun doute que l’occupation israélienne de la Cisjordanie constitue un « régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial » sur un autre. Les multiples privations de liberté ciblent spécifiquement les populations palestiniennes, arabes et chrétiennes, vivant en territoires occupés. De la liste des « actes inhumains » évoqués, celui de « déportation ou transfert forcé de population » peut certainement être évoqué, dans un premier temps lors des transferts forcés de populations arabes lors de la création de l’État Israélien, comme le reconnaissent aujourd’hui les « nouveaux historiens » israéliens, dans un deuxième temps dans les déplacements occasionnés par l’installation de routes, de colonies et du mur/barrière de sécurité.

Le blocus de Gaza, même s’il répond à des impératifs de sécurité, ressemble bien à un « régime institutionnalisé d’oppression systématique ». (Ce qui ne veut pas dire que le gouvernement du Hamas n’est pas lui même coupable d’oppression systématique de ses propres gouvernés!) Quant à « l’intention de maintenir ce régime », on a longtemps espéré que ce ne soit pas le cas, mais la politique actuelle de l’État juif de poursuite de la colonisation nous oblige à penser le contraire.

N’étant pas spécialiste, je ne tranche pas sur l’utilisation du terme apartheid. Mais je juge que des personnes raisonnables peuvent utiliser le terme apartheid pour décrire la condition subie par les populations palestiniennes sans qu’on les accuse de délirer.

Notons aussi que plusieurs leaders sud-africains, dont le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu, appuient le mouvement de boycott en le comparant à celui qui avait stigmatisé l’Afrique du Sud pendant sa période d’apartheid.

3. Le boycott d’Israël, une stratégie efficace ?

Les sanctions d’État et le blocus diplomatique imposés au début des années 1990 à l’Afrique du Sud, bien plus que le boycott, ont créé les conditions d’une entente historique entre Nelson Mandela et Frederik de Klerk. Rien de tel n’est envisageable pour Israël. La définition de la politique, intérieure et extérieure, de l’État juif répond à des ressorts beaucoup plus importants que sa balance commerciale. Autrement dit, ils en ont vu d’autres. Ils ne sont pas à une difficulté près.

L’ubiquité insoupçonnée des composants israéliens dans les produits consommés dans le monde rend, de plus, le boycott très problématique, comme le démontre ce vidéo sarcastique produit par des Israéliens:

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x6cor6_how-to-boycott-israel_webcam[/dailymotion]

Le boycott donne certes aux amis des Palestiniens l’illusion de faire quelque chose de concret, sans provoquer de changement réel.

4. S’il faut boycotter quelque chose, quoi ?

L’appel au boycott fut lancé par des ONG palestiniennes. L’Autorité palestinienne proprement dite insiste sur le boycott des produits fabriqués dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. L’autorité organise ce boycott dans les commerces sous sa juridiction et a ainsi perturbé certaines entreprises des colonies — dont le principal marché est cependant Israël.

Bref, c’est mon opinion, mais il me semble qu’une campagne marginalement plus efficace devrait cibler le boycott des produits venant des colonies (y compris certains produits cosmétiques) et être supplémentée d’une campagne d’achat des produits palestiniens.

5. Fallait-il cibler le commerce Le Marcheur ?

Une cible prioritaire ? Vraiment ?

Une cible prioritaire ? Vraiment ?

Cette initiative émane du groupe Palestiniens et Juifs Unis, un groupe montréalais qui a choisi pour la « phase 1″ de son action de « faire de la rue St-Denis une zone libre d’apartheid ».

La lecture de son site internet donne l’impression que le ciblage du commerce Le Marcheur est le premier acte de cette phase 1, ce qui est particulièrement bizarre. Les expériences étrangères de boycott ciblent d’abord les grandes chaînes de distribution ou les grandes compagnies qui ont investi en Israël. Vouloir affamer commercialement tout un pays en commençant sa campagne par un petit commerce de chaussure relève davantage de l’incompétence militante que du fanatisme. Avec des campagnes comme celle-là, Israël peut dormir tranquille.

Comme l’indique mon collègue blogueur Vincent Marissal, il y a des vins israéliens à la SAQ. Pourquoi ne pas commencer par là ? Bonne nouvelle, il y a une SAQ au 4053 Saint-Denis, coin Duluth ! (Donc à brève distance de marche du Marcheur sis, lui, au 4062 St-Denis).

Pour vous donner une idée, l’énergique défenseur d’Israël, David Ouellette, a pris en image et mis sur son blogue la manifestation devant le commerce ce samedi, alors que, par solidarité, environ 150 personnes sont allés s’y acheter des souliers — pas nécessairement israéliens.

Dans la foule, Richard Martineau, avec bébé, et Sophie Durocher. Un peu plus loin, André Noël, de La Presse (lisez ce qu’il en a dit dans les commentaires de ce billet). C’est un peu brouillon mais ça donne le ton.

Ce que Martineau dit ? Que Radio-Canada a acheté un logiciel informatique israélien, donc pourquoi les manifestants ne boycottent-ils pas Radio-Canada?

Évidemment, la question de l’inexistence de boycott contre des pays arabes foulant aux pieds le droit des femmes et les droits de la personne en général est fort pertinente. À sa décharge, Amir Khadir a souvent protesté contre le régime des Ayatollahs en Iran.

6. Qu’y faisait Amir Khadir ?

Lorsqu’on est le politicien le plus populaire au Québec, faut-il regarder où on met les pieds ? La réponse est oui.

Il est désormais condamné. Condamné à voir ses faits, gestes, déclarations et décisions scrutés, comme il se doit pour un homme politique écouté et influent. Il est donc désormais condamné à faire preuve de jugement.

Qu’il dénonce la politique israélienne est dans l’ordre des choses, et de sa mouvance politique.

Qu’il ne voit généralement rien à redire aux actions du Hezbollah atteste cependant d’un biais idéologique dont il devrait se défaire.

Qu’Amir ne se soit présenté qu’une fois devant le commerce, pour aider ses copains manifestants et sans prétendre représenter son parti est certes une circonstance atténuante. Mais dès lors que l’affaire a pris un envol médiatique, il aurait du comprendre dans l’heure qu’il avait manqué de jugement et l’avouer publiquement.

Qu’il ne comprenne pas qu’un député, voire un co-chef de parti, ne devrait pas manifester contre un petit commerçant qui n’a pas le moindre poids dans la géopolitique moyen-orientale est la preuve qu’il a encore deux ou trois choses à apprendre pour garder son titre de politicien le plus populaire…

83 commentaires à propos de “Les chaussures d’Amir Khadir

  1. Amir Khadir s’est expliquer dans ce vidéo

    http://www.youtube.com/watch?v=TmxxgpNZxTk

    Je ne comprend pas monsieur Lisé que vous ne vous inquiètez pas de la démesure de la réaction de la droite dans cette affaire. Québecor c’est clairement servie de sa convergence pour salir l’image de Khadir.

  2. Allez voir la réponse de Joseph Facal, c’est assez pathétique. Et ce gars ose se prétendre intellectuel.

  3. Israël et l’apartheid en Afrique du Sud mardi 7 février 2006

    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-02-07-Israel-et-l-apartheid

    Les relations entre la société israélienne et la société blanche d’Afrique du Sud et la longue coopération entre le régime de l’apartheid et Israël ont perduré depuis les années 1950 jusqu’à la chute du régime blanc.

    L’Israël a été un des derniers pays à reconnaitre le gouvernement noir après le régime de l’apartheid. Après tout, nous avons été des nègres blancs dans les yeux de plusieurs !!!

  4. …Un geste à l’ apparence spontanée n’ a pas place chez un politicien. Du moins, nous n’ y sommes pas habitués. Il n’ est pas interdit de se garder une petite gêne et de s’ attaquer à plus gros… J’ ai lu ‘Martineau’ à ce sujet aujourd’ hui.

  5. Ce que fait l’État d’Israël avec le peuple palestinien est mal. Israël mérite d’être dénoncé. Je suis tout à fait d’accord avec le boycott des produits israéliens.

    Aujourd’hui plus personne condamne le terrorisme que les Israéliens ont commis en vue le création de l’État d’Israël. Même qu’un de ses premiers ministres fut l’un de ces terroristes. Les Palestiniens ont raisons de se battre pour leur pays. Israël a tort d’utiliser des méthodes hautement condamnables, appuyées par le fanatisme religieux.

    «La religion est la maladie honteuse de l’humanité. La politique en est le cancer.»
    [Henry de Montherlant]

  6. M. Khadir a voulu fair part de son opinion. On a bien compris sa pensée mais peut être que le moyen qu’il a choisi n’était pas le meilleur.

    Pas facile non plus de faire fléchir Israël! Même Mme Clinton n’a pas réussi.

    A suivre…

  7. Khadir supporte le PAJU! Qu’est-ce que le PAJU: un groupe « très important » et cherchant des « solutions » au conflit, selon l’ineffable Jean-François Lépine, dans l’émission « Une heure sur Terre » (Radio-Canada) du 16 janvier 2008.

    L’ombudman de Radio-Canada le contredit vertement:
    » Le PAJU compte environ 125 membres selon un de ses fondateurs. (…) Une brève recherche sur le site web du PAJU permet de savoir ce que prône exactement ce groupe. On ne peut pas dire que le vocabulaire employé par les Palestiniens et Juifs unis soit compatible avec la recherche de solutions.

    Dans un de ses communiqués, le groupe dénonce le blocus de Gaza et le « génocide de la population de Gaza ». Il préconise le « boycott total de l’État d’Israël raciste et d’apartheid ». Ni l’animateur, ni les autres membres de l’équipe d’Une heure sur Terre n’avaient consulté ce site web. « Si on avait été conscient de ce discours, on y aurait réfléchi à deux fois. » m’a-t-on dit.
Il était inexact de présenter ce groupe comme étant « très important » et il est pour le moins discutable de le présenter comme étant à la recherche de solutions étant donné la nature anti-israélienne de ses slogans. (…) ”

    Julie Miville-Dechêne Ombudsman, Services français Société Radio-Canada 2008-02-28

    http://www.radio-canada.ca/apropos/lib/v3.1/pdf/revision_sur_une_heure_sur_terre_du_16_jan08.pdf

  8. Le magasin est dans le comté de Sainte-Marie-Saint-Jacques, pas de Mercier.

  9. La démarche tout à fait légitime et conscientisante du Dr. Khadir doit être davantage encouragée que découragée. En fait, on reproche au député sa conscience internationaliste alors qu’il y a un vide quasi total à ce niveau tant chez les députés de l’Assemblée nationale que ceux et celles siégeant à la Chambre des communes.
    Je crois que dans ce dossier – et j’appuie le commentaire précédent sur ce blogue soit celui de M. Keays – qu’il faudrait davantage critiquer les premiers leaders de la droite duplesssiste en la personne d’Éric Duhaime, qui ne cesse de s’acharner sur tout geste fait par le député de Mercier. Ce Éric Duhaime, tel un ancien Béret Blanc ou Pélerin de Saint-Michel à la Gilberte Côté Mercier est un nouveau tenant du Réseau Liberté Québec et ex associé de Mario Dumont à l’ADQ. Ce Éric Duhaime jette tout son venim sur tout ce qui n’est pas à droite dans sa chronique de scab au Journal de Québec et de Montréal. C’est ce même Éric Duhaime qui en août dernier profitait de sa tribune sur les ondes d’une radio poubelle de la Ville de Québec et invitait les auditeurs à se joindre à lui avec des nez de clowns lors du début des travaux de la Commission Bastarache, une manif totalement ridicule ayant rassemblé tout au plus une dizaine d’hurluberlus:http://lesanalystes.wordpress.com/2010/08/20/le-cirque-charest-bastarache/.

    Saluons plutôt le geste du Dr Khadir et de l’ONG PAJU, qui, au demeurant, est l’une des rares alliances pacifiste de palestiniens et de juifs… menée par des bénévoles et sans le sous devant les lobbys financiers pro-israel tel le Comité Québec-Israel, le Congrès Juif canadien ou mondial, le Bnai Brith, etc.

  10. Bravo M. Lisee !
    Il est décevant et incroyable de savoir comment votre position est proche de Eric Duhaime et le movement Necon Quebecois.

  11. Cher Jean-François,
    Je vois mon nom apparaître ici, accolé à une vidéo sur une manifestation devant Le Marcheur, rue Saint-Denis. Je tiens à préciser que je me trouvais à cet endroit ni comme journaliste, ni comme militant pour une cause quelconque, mais comme simple piéton, qui passait là tout à fait par hasard. Je n’approuve pas ce boycott, et je ne le réprouve pas non plus. Je peux avoir des opinions personnelles mais mon statut de journaliste professionnel m’oblige à un strict devoir de réserve. Je tiens à ce qu’il soit clair que je ne milite pour aucune cause, autres celles qui concernent directement les journalistes (j’ai ainsi participé à la manifestation d’appui à mes collègues en lock-out du Journal de Montréal). Connaissant mon appui à ces collègues et à la piètre opinion que j’ai des « journalistes de remplacement », Richard Martineau a décidé d’écrire que j’ai appuyé ce boycott, même si je l’ai prévenu à l’avance que c’était faux.
    Voici une lettre ouverte que j’ai envoyée au Journal de Montréal, qui a jusqu’à maintenant refusé de la publier, mais qui est parue dans ruefrontenac.com:

    Lettre ouverte à Richard Martineau
    L’échangeur Frontenac
    Lundi, 20 décembre 2010 15:38

    Dans l’édition de dimanche du Journal de Montréal, vous avez clairement laissé entendre que, la veille, j’avais appuyé une manifestation demandant le boycottage d’un magasin, rue Saint-Denis, qui vend des chaussures fabriquées en Israël.

    Faisant mes emplettes de Noël, je suis tombé sur cette manifestation par hasard et je me suis arrêté pour parler avec un manifestant qui m’avait reconnu, un homme que je n’avais pas vu depuis des années.

    Vous voyant haranguer les manifestants, j’ai dit: «Hé, Martineau!», un peu comme on apostrophe un importun. Puis j’ai repris ma conversation avec cette vieille connaissance.

    Contrairement à ce que vous avez écrit, je ne vous ai pas engueulé, je n’ai pas témoigné mon appui à cette manifestation et je n’ai jamais dit que «c’est correct ce qu’ils font» en parlant des manifestants.

    Je vous ai envoyé un courriel le jour même. Afin de dissiper tout doute, je vous ai indiqué que je ne participais pas à cette manifestation, que je ne l’approuvais pas et que je ne la réprouvais pas non plus.

    Mais vous avez préféré écrire ce que vous avez écrit, en sachant pertinemment que c’était faux. Vous avez demandé à vos lecteurs si j’étais présent à cette manifestation comme journaliste ou comme militant. Vous saviez que ce n’était ni l’un ni l’autre: j’étais là comme piéton.

    André Noël
    Journaliste à La Presse

  12. En passant, Le Marcheur est situé dans Sainte-Marie-Saint-Jacques et non dans Mercier, la circonscription d’Amir Khadir. Par ailleurs, QS n’a pas de chef, Khadir n’est donc pas le co-chef mais plutôt le porte-parole parlementaire alors que Françoise David est la porte-parole politique.

    « Le parti n’a pas de chef, mais bien deux porte-parole qui participent aux prises de décision du comité de coordination. Le travail se fait de manière collégiale et les porte-parole y participent au même titre que les autres élus du comité de coordination. »

    http://www.quebecsolidaire.net/le-comite-de-coordination-une-direction-collegiale

  13. Votre texte est trés décevant; vos talents de médiateurs brillent ici par leur absence. Je commente certaines de vos phrases les plus choquantes.

    A « L’État d’Israël, en particulier par les temps qui courrent, mérite la réprobation générale. »

    C’est votre opinion; je la trouve odieuse.

    B « quadrillant notamment le territoire de routes, un temps réservées aux seuls colons ».

    Ces routes étaient réservées pour des raisons de sécurité: pour prévenir des mortalités CRIMINELLES. Je trouve odieux qu’une vie israélienne semble avoir pour vous beaucoup moins d’importance qu’une vie québécoise.

    C « sa politique de colonisation de la Cisjordanie est, de tout temps, non seulement illégale en vertu du droit international ».

    Vous devriez savoir qu’il y a un fort flou juridique sur la question. Si Israel FORCAIT des gens à déménager en Judée-Samarie pour s’y installer, ce serait illégal: mais Israel ne le fait PAS. De plus la résolution 242 du Conseil de Sécurité n’oblige NULLEMENT Israel à retourner à la ligne de cesser-le-feu de 1949. Enfin, votre terme (« colonisation ») est fort polémique, biaisé et provocateur. Nous ne faisons pas face à des Boers en Afrique du Sud ou des Français à Hochelaga, mais des Juifs en Judée ou en Samarie (les Samaritains sont des Juifs)!

    D « sa réaction formidablement disproportionnée à certaines agressions, dont les tirs de missiles de la part du Hamas depuis la bande de Gaza, »

    Ici, vous ête ahurissant. En effet, pour être proportionné, il faudrait qu’Israel:

    1) vise femmes, enfants, combattants et non combattants sans aucune distinction, comme fait le côté palestinien;

    2) lance ses bombes sans tenir aucun compte d’une distinction entre objectif civil et militaire;

    3) vise l’hôpital de Gaza où se terre le gouvernement du Hamas;

    4) lance son matériel le plus meurtrier sur Gaza, et l’utilise de manière maximale, puisque c’est ainsi que le Hamas utilise son matériel militaire.

    5) se serve de boucliers humains (ce qui serait bien inutile devant l’adversaire palestinien);

    6) essaie d’éliminer sa population arabe, comme le faisaient les Palestiniens de Gaza envers le peu de Juifs qui vivaient parmi eux;

    Si Israel répondait de manière proportionnée, il y aurait carnage (et paix assurée) à Gaza. Heureusement l’approche militaire israélienne est complètement disproportionnée, en terme de souci humanitaire, par rapport à l’approche palestinienne.

    Je suis renversé que vous ne saisissiez pas ces concepts pourtant simples. Oui, Israel réplique de manière radicalement disproportionnée, mais pas du tout pour les raisons que vous avez à l’esprit.

    E Quant à l’occupation israélienne, vous devriez savoir que de 1967 à 1987 le “régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur un autre » n’existait pas. MAIS il y a eu la première intifada en 1987; etc.; ce qui a obligé Israel à imposer des mesures de SÉCURITÉ (check-points, barrières de sécurité, etc.).

    F Sur le thème de l’ »oppression systématique de la population palestinienne », que vous attribuez à Israel, notez que:

    1) dès janvier 2011, il sera interdit à tout Palestinien de Judée-Samarie de travailler pour un contracteur israélien. Par ordre de qui? De l’Autorité Palestinienne! Qui oppresse qui, M. Lisée?

    2) tous les cinémas de Gaza ont été incendiés ou fermés en 1995. Il n’y a donc pas de cinéma à Gaza depuis 15 ans. Par ordre de qui? Du gouvernement de Gaza. Qui oppresse qui, M. Lisée? Nos « artistes » et nos « cinéastes » ont-ils protesté?

    G Quant à la “déportation ou transfert forcé de population”, il n’y en a pas eu en territoire occupé. En substance, vous qualifiez d’apartheid le déplacement d’un Palestinien de Judée-Samarie à cause de la construction d’une route ou d’une barrière de sécurité! Je suis estomaqué que vous ayez de telles notions en tête.

    H Vous dites ne pas trancher « sur l’utilisation du terme apartheid », mais votre texte ne penche que d’un côté: celui de l’approbation du terme apartheid tel qu’appliqué à Israel.
    Un excellent commentaire sur l’affaire Khadir se trouve ici:
    http://www.antagoniste.net/2010/12/20/arguing-with-idiots-amir-khadir/#comment-214148

  14. Si le boycott de l’Afrique du Sud a été d’une redoutable efficacité pourquoi pas contre Israël? Un pays qui utilise des armes interdites contre des populations civiles est quant à moi un État criminel et il mérite qu’on lui fasse la vie dure au plan économique. Cela s’applique aussi à l’Iran, un autre pays qui brime les droits et liberté de ses citoyens.

  15. Est-ce qu’Amir fait une fixation sur les pieds?

  16. Juste le nom est trompeur donc en partant on peut présumer que ces gens sont sans aucun scrupule.

    Paju = Palestiniens et Juifs Unis,

    Si c’est ça l’Unité…

  17. On écoeure bien l’Iran pour aucune raison valable non ? Israel opère à ce qui revient des camps de concentration à Gaza et en Cisjordanie. Ce ne sont des endroits très vivables en effet. Cet état joue toujours à la victime imcomprise. En réalit cet état lui aussi rempli de fanatiques religieux et de gens d’extrême droite veut expulser à peu près tout ce qui reste de Palestiniens en Israel. Israel a 400 bombes atomiques aussi. Toutes sont des violations de l’ONU. Et personne ne dit rien parce qu’Israel aux USA et en Europe est une vache sacrée. Si c’était la Russie on dirait que c’est de l’épuration ethique et un génocide violent. Un rappel. Israel a enlevé aux Palestiniens 90% de leur territoire. Redresser les torts historiques de 2000 ans en créant un nouveau est condamnable. Amir Khadir a bien raison. Nous sommes en démocratie. Moi personnellement je boycotte le Maclean’s magazine et des trucs comme Wal Mart et McDonald. Et je fais aussi la promotion du boycott de produits US mauvais pour la santé comme Coca Cola et Pepsi Cola. NOUS SOMMES ENCORES EN DÉMOCRAtIES Messieurs les Ultra Nationalistes d’Israel.

  18. À lire et écouter les dires de M. Khadir, il n’a besoin de personne pour salir son image.

  19. Personnellement, j’aime bien Amir Khadir, que je considère courageux et honnête dans ses opinions, et je trouve pleinement mérité le fait qu’il soit considéré par plusieurs comme le politicien le plus populaire -et le plus intéressant- au Québec par les temps qui courent, gauche et droite confondues.

    Toutefois. en toute équité, je dois dire que je suis tout à fait d’accord avec Jean-François Lisée qui voit dans le récent appui de M. Khadir au boycott d’un petit commerce de chaussure un faux pas qui fait les choux gras de la critique de droite.

    Amir Khadir aurait dû voir venir, d’autant plus que cette initiative maladroite de ses amis « communistes » (je met entre guillemets car je me demande s’ils le sont vraiment) donne de toute évidence le résultat contraire à l’effet recherché. En voulant nuire à ce commerce et tenter d’intimider son propriétaire, ils lui ont au contraire donné une visibilité nationale et la sympathie du public en prime. De là à conclure que toute cette histoire pourrait déboucher sur une hausse de l’achalandage et par conséquent des ventes, il n’y a qu’un pas. Il n’y a pas de doute: grâce à nos « communistes » (notez encore les guillemets), la vente de chaussures a un avenir radieux sur la rue Saint-Denis!

    Si j’étais commerçant, je mettrais l’idéologie de côté et n’hésiterais pas une seconde à contacter cette joyeuse bande d’olibrius pour qu’elle vienne faire un esclandre devant mon établissement. Rien de tel qu’une bonne dose de publicité à la grandeur du pays, d’autant plus que, si j’ai bien compris, leurs services sont gratuits. National et son gourou libéral n’ont qu’à aller se rhabiller…

    Comment? Il y a un problème, dites-vous? C’est vrai, je n’y avais pas songé: je n’ai pas de marchandise israélienne à vendre. Qu’à cela ne tienne, je cours de ce pas m’en procurer, puisque ça prend absolument un prétexte…

  20. Monsieur Lisée,
    Avez-vous envoyé un lien vers cette chronique à madame Lysiane Gagnon ( lgagnon@lapresse.ca )?
    Elle aurait grandement besoin d’être éduquée.
    Il est triste de voir qu’un grand quotidien comme la Presse offre une aussi belle place dans ses pages éditoriales à une personne capable d’écrire n’importe quoi sans même avoir la décence de s’informer sur le sujet:
    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201012/20/01-4354210-khadir-le-fanatique.php

  21. Monsieur Lisée,

    M. Kadhir, tout comme monsieur Besancenot du NPA français ou encore monsieur Francisco Louça du Bloque de Gauche portugais, fonctionnent avec un tout autre logiciel d’analyse que la majorité des chroniqueurs (de droite ou de centre) qui se sont exprimés sur le sujet (Martineau-Facal-Duhaime-Dumont-Marissal-Gagnon). Ils viennent de la «rue» et des mouvements sociaux et c’est ce qui explique la fraicheur de leur discours. Faut arrêter d’essayer de sortir le militant de l’homme politique… elle est là la nouveauté!

    Monsieur Kadhir est en train de faire naître, ou plutôt faire apparaître, un discours dont le Québec manquait cruellement. Bravo à lui, et souhaitons qu’il ne cède pas aux chants des sirènes de la novelangues électoralistes! Bien sûr ses gestes devront s’expliquer… et c’est précisément ce qu’il a fait avec Dumont.

    De votre côté monsieur Lisée (tout comme pour vos collègues chroniqueurs centristes), faudra peut-être changer votre logiciel pour comprendre la popularité de ces «personnalités».

    Et merci de la suggestion de la SAQ, on ne manquera pas d’y faire pression!

    PS : À ce que je sache, le Dr Khadir a revendiqué que la boutique en question retire les chaussures fabriquées en Israël et non pas au boycott de l’entreprise. J’espère que ne sortira d’ici toutes sortes de petits réacs comme sur le blogue de Marissal…

  22. A.Khadir aura droit à la critique comme tous.

    Il a attendu à la dernière minute pour prendre position contre la loi 115 sur la légalisation des écoles passerelles, permettant à la descendance de familles d’avoir accès à l’école anglaise publique après qu’un enfant soit envoyé à l’école anglaise privée non subventionnée pendant trois ans.

    Pour un politicien engagé sur la souveraineté et surtout pour un politicien socialiste ou si l’on préfère social démocrate marqué; attendre aussi longtemps de sa part pour une réaction d’opposition contre la légalisation d’un droit d’accès pour les citoyens les plus riches pour l’école anglaise voilà qui créé l’interrogation sur Khadir dont l’enthousiasme est si tiède sur la question linguistique du français et de sa protection comprenant un axe social de légalisation de privilèges!

    C’est le PQ qui a réagi depuis le printemps dans un Québec il est vrai dormant au gaz sur l’avenir du français, l’animateur de cette page lui même en octobre ne consacrant pas d’article sur le sujet.

    Quoi qu’il en soit, mentionnant ce manque de Khadir sur un événement québécois important de 2010, cela ne fait que prouver qu’aucuns partis ou députés d’opposition au Québec ne méritent une note parfaite dans le suivi des dossiers qui illustrent l’incompétence du gouvernement Charest. Si on connaît les difficultés de P.Marois réelles ou imaginées, on sur estime le bilan de Khadir qui semble s’intéresser plus à la souveraineté palestinienne qu’à celle du Québec, c’est surtout cela qui me choque dans cette intervention dans un commerce au Plateau.

    C’est le genre de message nécessaire afin de garder notre sens critique envers un politicien applaudi. Ce qui ne signifie pas accorder crédit à la diabolisation imbécile qu’un É.Duhaime peut faire de Khadir.
    Évidemment, M.Duhaime de Réseau liberté Québec est le genre d’individu qui traite de la politique comme certains d’ovnis. On doit en avoir peur ou plutôt peur de ses sottises?

    La cause palestinienne est légitime toute gelée qu’elle soit quoique la cause souverainiste québécoise dans son ordre de gravité bien inférieur est franchement bloquée ce qui est une autre affaire…La Palestine donc est l’un des cancers de la politique internationale qui risque de ruiner la présidence Obama ce que le principal intéressé devrait savoir menotté par les lobbys bien sûr.

  23. M. Lisée: la 2ème vidéo de votre billet est un copier-coller tiré du blogue de David Ouellette. Il aurait été séant que vous donniez l’hyperlien. Après tout, vous ne vous gênez pas pour donner le site web du PAJU, ainsi que celui des boycotteurs d’Israel.

    Mais voilà: David Ouellette défend Israel, d’où sans doute votre petite gêne face à l’Idée de donner un peu de publicité à son blogue. Je le fais donc à votre place, au nom de la probité journalistique (le devoir de donner sa source quand elle est publique):

    http://davidouellette.wordpress.com/ (voir le billet du 19 décembre)

    • @honorable
      Je connais et apprécie David, malgré nos divergences. Merci d’avoir mis le lien, que j’introduis dans le billet. Un oubli que vous m’aidez à corriger.
      JFL

  24. Si ça vous intéresse, un texte qui circule sur le web suite aux derniers événements. C’est écrit par un juif israélien:

    « »Pourquoi le boycott ? » par Michel Warschawski

    Au cœur du contentieux palestino-israélien, se trouve l’impunité de l’État hébreu, qui depuis des décennies viole le droit international, ignore des centaines de résolutions des Nations unies, agresse militairement ses voisins, refuse d’appliquer les accords qu’il a lui même signés et continue pourtant à être traité comme si de rien n’était, voire à être considéré comme « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Un des effets pervers de cette impunité est le développement, limité mais réel, de propos antisémites sur « les Juifs qui tiennent le monde et se trouvent au-dessus des lois ». Certes, Israël n’est pas le seul État du monde à violer le droit international et les résolutions de l’ONU, mais le fait qu’il s’agisse d’un État dont la création est le fruit d’une décision de ces mêmes Nations unies, au détriment des droits de la population indigène, semble renforcer encore le sentiment d’exceptionnalité qui n’est jamais bon.

    Voir la suite:

    http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=159%3Aqpourquoi-le-boycott-q-par-michel-warschawski&catid=21%3Ails-soutiennent-bds&Itemid=77

  25. « il aurait du comprendre …qu’il avait manqué de jugement ». Et depuis quand, M. Lisée, la gauche fait-elle preuve de jugement?

  26. R.Martineau était présent comme consommateur, alors tout comme M.Noel, il aurait pu s’abstenir de continuer à faire commerce de ses opinions puisque non présent comme journaliste au Plateau.

    Les gens informés font la différence entre le journalisme d’opinions grasses et le journalisme d’analyses fines. S’en tenir à la pertinence et à la qualité d’un boycott c’est la question en rapport avec la manifestation du député de QS.

    Pour le reste, ma difficulté de trouver des qualités aux individus presque tous en cause dans cette histoire témoigne de mon quasi pessimisme envers le genre humain, temps des fêtes ou pas. Je suis désolé!

  27. Un fait politique: tant que les USA vont inconditionnellement soutenir Israël – malgré quelques crispements du Département d’État (pour la forme, on en conviendra) -, les tensions au Moyen-Orient continueront d’exister.

    Un fait social québécois: je ne me rappelle pas qu’une campagne de boycott ait mené à quelque chose (Cadbury, Pétro-Canada et maintenant le Journal de Montréal, etc.).

    D’ailleurs, on n’ose même plus penser à en faire une contre Shell en raison du démantèlement de sa raffinerie. N’oublions pas que les longues années d’exploitation d’une raffinerie ont contribué à lourdement contaminer tout ce territoire.

    Suis-je maintenant loin du sujet? Pas sûr…

  28. Bonsoir,
    Dans les périodes festives à venir, Monsieur Amir Khadir se doit absolument de rester sobre car il risquerait de se retrouver : Gros Jean comme devant Pieds nus dans l’Aube ! Et surtout ne pas mélanger les émotions nationales de son fief électoral avec l’alcool ! Car l’alcool et le nationalisme ne vont pas ensemble et le lendemain être surtout capable de se souvenir sur quelles cibles furent lancées ses godasses, ce qui est permis à la St Jean ! Au plaisir, John Bull.

  29. Que donne d’avoir du capital politique que l’on ne dépense pas…

    Amir ne s’en est pas pris tant « au commerçant » qu’aux « produits » israéliens Monsieur Lisée.

    Oui, cette action était difficile et risquée politiquement, mais je suis persuadé qu’Amir savait très bien ce qu’il faisait.

    Je dirais plutôt qu’Amir a « choisi » de dépenser de son capital politique pour une cause qu’il estime juste et légitime ; et qui de fait, est juste et légitime.

    Qu’est-ce que ça donne d’avoir du capital politique que l’on ne dépense pas ?

    Obama lui-même n’a-il pas accepté de perdre des points dans les sondages pour tenter d’aller de l’avant avec son projet de système de santé public ?

    Christian Montmarquette
    QS/ Montréal

    Laissons Amir s’expliquer lui-même :

    Mario Dumont – Amir Khadir s’explique :

    http://www.youtube.com/watch?v=TmxxgpNZxTk&feature=player_embedded

    .

  30. Je connais les juifs et je les aime. Mais ce qui se passe présentement au Moyen-Orient est intolérable.

    Le fait d’avoir souffert, ne justifie pas de faire souffrir.

    Boycotter est une façon de manifester notre désapprobation face à de très graves injustices.

    J’aime les juifs, mais je suis totalement en désaccord avec leur politique actuelle telle que dictée par les ultra-orthodoxes, (sionistes).

    Ce sont des fanatiques aveugles qui compromettent gravement la paix et la stabilité mondiale.

    Par opportunisme à courte vue, le gouvernement conservateur a abandonné son rôle absolument essentiel de médiateur dans ce conflit qui perdure dangeureusement.

    Un génocide, qu’il soit perpétré envers quelque nation que ce soit, est inacceptable et nous avons le devoir de le dénoncer ouvertement, courageusement, au nom de l’humanité, quitte à froisser certaines susceptibilités.

  31. Vous me permettrez d’ajouter ceci Monsieur Lisée.

    Nous voulons faire du Québec un pays..

    Mais entendons très peu de nos politiciens prendre positions sur les grandes questions internationales.

    En ce qui me concerne, je trouve que cela donne au Québec de la hauteur, de la classe et de l’envergure ; en plus que de faire saprement changement de la petite politique provincialiste.

    Christian Montmarquette
    QS/Montréal

    .

  32. Si on dit qu’Israël est un régime d’apartheid, alors quel terme reste-t-il pour qualifier les pays comme l’Iran, la Syrie, l’Arabie Saoudite, la Birmanie, la Chine ou la Russie ?

    Les Palestiniens vivant en Israël ont la citoyenneté israélienne, le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. Actuellement, il y a 14 députés arabes au parlement israélien et Ahmad Tibi est un des co-présidents de la Knesset. Mentionnons aussi la présence de Raleb Majadele, qui a été ministre de la Science, de la Culture et du Sport de 2007 à 2009. Les Arabes israéliens peuvent aussi être nommés comme juge à la cour suprême, ce qui est le cas pour Salim Jubran.

    Les Arabes israéliens ont le droit de circuler sur le territoire, de fréquenter les écoles et les hôpitaux et l’arabe est l’une des 2 langues officielles du pays (l’autre étant l’hébreu). Ils ont le droit de travailler, d’ouvrir des commerces, d’être des propriétaires terriens et immobiliers. En 2004, Sharon a fait passer une loi exigeant que toutes les compagnies appartenant à l’État embauchent au minimum un Arabe israélien sur leur conseil d’administration. Les Arabes israéliens sont aussi couverts par les programmes sociaux du gouvernement.

    Et si on veut parler des « vrais » palestiniens, notons qu’ils peuvent travailler sur le territoire Israéliens et avoir accès aux hôpitaux.

    Ils sont 73 700 palestiniens à travailler en Israël et plus de 180 000 palestiniens ont été soignés dans des hôpitaux israéliens. Au Liban, ces choses sont impossible pour les palestiniens.

    Pendant ce temps au Liban…

    Les Palestiniens vivant au Liban n’ont aucune liberté politique, sociale et civile. Ils n’ont pas accès aux hôpitaux, écoles et programmes sociaux du gouvernement. Ils sont confinés dans les camps dont ils ne peuvent sortir pour circuler sur le territoire.

    Ils n’ont pas le droit d’exercer une profession libérale ou d’ouvrir un commerce, et ce, même dans les camps. Depuis 1994, la police libanaise a fréquemment fermé, des pharmacies, des cliniques et des boutiques. La liberté d’association leur est aussi interdite tout comme il leur est interdit d’être propriétaires d’une maison.

  33. Est-il plus «honorable» de défendre Israël que la Palestine ?
    Devenons tenir en compte les nombreuses résolutions de l’ONU enjoignant Israël de modifier ses actions à l’encontre de la Palestine?
    Devons-nous tenir en compte qu’Israël a toujours refusé de se conformer à ces mêmes résolutions de l’ONU ?
    On aura beau de faire une nomenclature de A à F, on ne modifiera pas la dure réalité : les palestiniens ont été spoliés de leur terre et de leurs habitations par les bulldozers d’Israël. Si le terrorisme israélien leur a permis de se doter d’une pays, le même droit devrait être reconnu aux Palestiniens.

    Israël est un État criminel. L’est-il plus ou moins que la Palestine ? L’histoire nous le dira. Hors pour l’Histoire, les perdant ont toujours tort.

    P.S. Honorable, qui êtes-vous ?

  34. Je ne censure pas d’emblée monsieur Amir Khadir (ce n’est pas simple d’être populaire au Québec et de s’appeler Khadir), mais s’il veut canaliser sa colère et s’attaquer à des injustices dans le monde, qu’il le fasse pour d’autres pays aussi tel que proposé par madame Lysianne Gagnon dans la Presse d’aujourd’hui. Toutefois, dans sa liste, madame Gagnon avait oublié notre gouvernement canadien qui n’a jamais rapatrié notre concitoyen Omar Khadr…en dépit de toutes les conventions internationales qui ont été ignorées par ce geste…Bref, notre député Amir Khadir devrait se concentrer sur ce qu’il fait de mieux…Talonner le gouvernement actuel! S’il s’ennuie, monsieur Lisée pourra lui donner d’autre sujets dans une galaxie près de chez nous sur lesquels s’attarder.

    Joyeuses Fêtes.

  35. Bonsoir,
    Ce que certains petits nationalistes à nous autres ont de la mémoire sélective ! Bien d’accord avec la position Palestinienne de revendiquer une terre qui fut prise de force en 1947 par tous ceux, qui choisirent l’exil avec toute la Terre Promise en héritage, les États unis compris ! Avec des alliés comme les Yankees, qui se ressemble s’assemble, de quoi Israël aurait elle le DROIT d’avoir Peur ? Il est de bon ton de jouer la victimisation car pour reprendre la Palestine au vu et au su de la Terre Entière, cela nécessitait des arguments chocs pour s’en justifier ! Mais pour critiquer les tristes choix israéliens, il faut d’abord aux nationalistes québécois l’ouverture d’esprit requise pour reconnaître que si tu creuses le sol d’ici dans ce Québec, ce n’est pas une Fleur de Lys que tu apercevras mais bel et bien une TÊTE d’INDIEN. Et si un jour peut-être pas si lointain arrive, d’accepter de partager le Québec avec les Indiens de chez-nous, une Terre qui leur revient en grande partie ! Au plaisir, John Bull.

  36. Bonsoir,
    Qu’il est pathétique de voir que les leaders de nos nationalistes à nous ont le don de se coiffer du bonnet de l’ÂNE ! Comme le Sauveur Suprême, Monsieur Gilles Duceppe en coiffant le Casque de Bain qui lui va comme un gant en ayant enfin trouvé chaussure à ses grands pieds en paradant coiffé du bonnet de l’ÂNE, voici que l’autre arrive ! Celui ci n’ayant pas trouvé chaussure à son pied en les lançant comme si la souveraineté était pour lui un cor au pied, en coiffant le bonnet de l’ÂNE lui aussi pour attirer l’attention, ce qui lui va comme un gant ! Tout en espérant qu’il n’y a pas de pétard, fut-il mouillé, dans le soulier ! Au plaisir, John Bull.

  37. Comparer Israel à l’Afrique du Sud relève de la propagande. Pourquoi ne pas tout simplement blâmer Israel pour ce dont il est coupable, c’est-à-dire une occupation pure et simple. Évidemment, utiliser le terme apartheid est beaucoup plus  »sexy » mais il ne repose sur rien du tout. Même Jimmy Carter qui parle d’apartheid, précise qu’il s’agit d’un apartheid territorial et non racial (bref, ce n’est pas de l’apartheid). Il y a un juge arabe à la cour suprême d’Israel. Le ministre de la culture était jusqu’en 2008, un Arabe et le gouvernement israélien a mis en place une politique de discrimination positive pour favoriser l’embauche d’Arabes dans la fonction publique. Pas mal pour un État d’apartheid, non! S’il est toutefois vrai qu’Israel est responsable d’occuper les territoires palestiniens ilégalement, les Palestiniens aussi ont leur part de responsabilité dans tout ça. Malgré le processus de paix qui a commencé en 1993, le terrorisme n’a jamais cessé. C’est ce qui a d’ailleurs permis l’élection de Netanyahu (qui s’est opposé au processus de paix) en 1996 alors que 60% des Israéliens ont soutenu la signature des accords d’Oslo et la création d’un État palestinien. Encore aujourd’hui, une majorité d’Israéliens soutient la création d’un État palestinien sur à peu près toute la Cisjordanie (avec quelques échanges de territoires pour qu’Israel puisse annexer les plus grosses colonies). Pourtant c’est la droite qui est au pouvoir. Plutôt que de juger les Israéliens, il faudrait peut-être essayer de les comprendre (comme on le fait avec les Palestiniens lorsqu’ils votent pour le Hamas). Depuis les 10 dernières années, Israel s’est retiré unilatéralement du Sud-Liban et de Gaza. Résultat, Le Hezbollah et le Hamas qui en appellent tous deux à la destruction d’Israel, se sont emparés de ces régions. Les Israéliens ont donc tout simplement peur qu’un retrait de la Cisjordanie permette au Hamas ne s’emparer de la Cisjordanie et d’utiliser cette région pour préparer des attentats terroristes ou d’envoyer des roquettes sur Israel. Cette crainte n’est pas infondée. Dès le début du processus de paix, des groupes comme le Hamas et le Jihad ont continué à cibler les civils israéliens et ce malgré le fait qu’Israel s’était engagé à se retirer de la majeure partie des territoires palestiniens. Cela est d’autant marquant lorsqu’on sait que Barak a accepté en décembre 2000 de se retirer de plus de 97% de la Cisjordanie et qu’Olmert a proposé de rendre plus de 99% de la Cisjordanie aux Palestiniens il y a tout juste deux ans. Quelle était la réponse? Des attentas suicides et des tirs de roquettes.
    La solution n’est évidemment pas de permettre à Israel de continuer à occuper les territoires Palestiniens indéfiniement, mais plutôt de mettre en place les mesures nécessaires pour qu’un retrait de la Cisjordanie n’occasionne pas les mêmes ennuis que le retrait de Gaza ou du Sud-Liban. La présence d’une force d’interposition de l’Otan sur la Vallée du Jourdain, qui empêcherait le réarmement de la Cisjordanie mais qui protègerait également le territoire palestinien, ou encore le fait de permettre à l’aviation israélienne de continuer à survoler l’espace aérien palestinien même après le retrait d’Israel de la Cisjordanie sont autant de solutions envisageables qui permettraient aux Palestiniens de vivre dans un pays indépendant, sans pour autant causer de menace pour la sécurité d’Israel.

  38. Le geste est peut-être malhabile mais le fait qu’il dénonce soit la politique d’apartheid d’Israel et la colonisation illégale de terres palestiniennes demeure et mérite d’être dénonçé.

    Ce que je vois dans cette affaire montée en épingle par la droite médiatique , c’est une job de bras à l’endroit du politicien le plus populaire du Québec.

    On aurait aimé qu’ils se scandalisent autant des pertes de 40 milliards à la Caisse de dépôt et de placement et du rôle joué par Henri Paul Rousseau, mais c’est évidemment plus important de se porter à la défense d’un vendeur de soulier…

  39. M. Lisée: si Israel est un régime d’apartheid, comme vous l’insinuez sans être complètement sûr, comment se fait-il que des sociétés de droit comme le Québec et le Canada entretiennent des ententes de coopération scientifique, économique et culturelle avec Israel? L’apartheid est un crime contre l’humanité que la communauté internationale punit par des sanctions économiques. 
L’ »apartheid » imaginé par certains ici n’existe que dans l’esprit de militants peu épris de vérité.

    Le mot « apartheid » est sonore, bien sûr; ceux qui l’utilisent doivent se sentir soulagés d’un complexe de haine, mépris ou méfiance qui les habite pour des raisons qu’ils ne voudraient pas explorer, mais qu’ils devraient explorer (couverture radio-canadienne du dossier, ONG complaisantes, etc.). Mais le mot ne résiste pas au contact du réel, M. Lisée.

    L’accusation ou l’insinuation d’apartheid est un vieux disque usé. Elle doit être dénoncée comme telle.

    Ceux qui profèrent cette accusation, ou penchent vers elle, sont de véritables Don Quichotte.

    Don Quichotte prenait des moulins à vent pour des cavaliers qui l’attaquaient; il se trouvait fort courageux et intrépide de se battre contre ces cavaliers imaginaires. Nos Don Quichotte modernes prennent un état démocratique, dynamique, obtenant autant de prix Nobel que la France en ce siècle, et infiniment plus que le Québec (les populations sont identiques), pour un régime d’apartheid.

    Il est temps de dire que le roi est nu et que nos Don Quichotte sont de grands romantiques en quête d’un ennemi qui n’existe pas : ils divaguent. Ils devraient se pencher vers le véritable ennemi: la désinformation pratiquée par trop de journalistes, spécialement francophones, sur ce sujet depuis 43 ans.

    http://davidouellette.wordpress.com/2010/11/17/une-nouvelle-campagne-syndicale-anti-israelienne-a-trois-rivieres/#more-289

  40. Qui suis-je, demande Benoit Carré: je suis un Thetfordois comme M. Lisée. Contrairement à M. Lisée, , dont le père tenait le Lisée-IGA, je ne me suis pas contenté de vivre àThetford-Mines mon enfance et adolescence: j’y suis même né!

    En somme, par voie de nationalisme « municipal », j’ai une sympathie automatique pour M. Lisée; je ne néglige donc pas les devoirs de la sympathie: la critique salvatrice quand c’est nécessaire.

    Oh, vous ai-je dit que j’ai des diplômes universitaires provenant d’universités prestigieuses de 3 pays différents? Non, ce n’était pas important…

  41. Si les Québecois connaissait Khadir ce dernier ne recevrait pas un seul vote .
    Et le parti QS comme parti sexiste et paradoxalement pro islamiste politique ne devrait même pas être permis au Québec comme un parti sioniste ( à part le parti égalité) et machiste ne serait pas permis .
    Khadir vote fédéraliste NPD et ment en se disant indépendantiste sont seul but est de diviser les indépendantistes et cela pour satisfaire ceux qui le surveillent et le manipulent et qui le tiennent sous influence .( Lire sa biographie sur Google)

  42. Stigmatiser un esprit brillant comme Yves Michaud et stigmatiser un petit commerçant qui vend des produits «made in Israel», cela est, à quelques nuances près, du pareil au même.

    Aussi, cela rappelle la montée du nazisme. J’exagère un tantinet en assumant une telle assertion mais je suis de ceux qui n’aiment pas voir surgir et monter les vieilles haines. Et je n’aime pas cela lorsqu’on attaque de simples citoyens ou de petits commerçants.

    Cela étant dit, les vieilles haines fanatiques de certains Israéliens vis-à-vis des Palestiniens, ne cessent de me hanter et de me dégoûter. Il suffit de voir le film LE MUR pour se sentir dégoûté et révolté.

    Il faut combattre ce qu’il y a de plus «maudit» dans la politique israélienne. Mais il est possible de bien choisir les moyens d’action.

    Si Khadir persiste et signe, moi je vais signer contre lui un arrêt de soutien et une cessation d’approbation.

    JSB, sociologue des médias

  43. Au Québec le « politiquement correcte » je ne suis plus capable.Personne au Québec ne peut critiquer Israël sans être accusé d’antisémitisme. Khadir ose parfois sortir des balises imposés par l’establishment et c’est tant mieux.Il n’est pas d’accord il le démontre, au moins cela a le mérite d’être clair et surtout humain . C’est aussi démocratique,un peu plus que le  » politiquement correct »

  44. Nous allons baptiser Amir , l’homme aux souliers car ils les aiment bien pour les chatier ainsi ! Je condamne les Juifs pour tout ce qu’il font aux Palestiniens mais ce geste d’Amir est une grossière erreur qui va lui coûter cher aux prochains sondages ….
    Amir qui est déja surnommé le poil a gratter officiel peut se permettre de mettre a mal les politiciens d’ici mais s’en prendre a un honnête marchand Québécois est stupide ! Si Amir veut s’occuper d’international , il a de multiples causes dont contester cette médiocratie qu’est l’Iran son pays d’origine et cette frange de musulmants fondamentalistes ….. Il y a des combats plus urgents que boycotter ses propres électeurs …. Très très stupide ces gestes ….

  45. Honorable écrit (#13)

    C “sa politique de colonisation de la Cisjordanie est, de tout temps, non seulement illégale en vertu du droit international”.

    Vous devriez savoir qu’il y a un fort flou juridique sur la question.

    = = =

    Et Benoit Carré demande (#34): Honorable, qui êtes-vous?

    Qui êtes-vous, en effet, vous, docteur en biophysique moléculaire, pour vous prononcer d’autorité sur un domaine qui vous est étranger?

    Il n’y a de flou juridique que dans l’esprit des défenseurs inconditionnels d’Israël, dont vous êtes. Les spécialistes du droit international, dont vous n’êtes pas, dénoncent avec une quasi unanimité la violation du droit international que constitue la prise de possession des territoires occupés par des colons juifs, venus d’Israël avec la bénédiction, l’assentiment et le soutien technique et militaire de la Knesset.

    Il y a violation du droit international quand l’occupant d’un territoire rend toute restitution impossible. Toute restitution… ou toute remise dans l’état d’avant l’occupation.

    Vous êtes sans doute fort connaisseur en matière de VIH-sida, et vous en transmettez sans nul doute à vos étudiants de la faculté de médecine de McGill des connaissances fort utiles.

    Mais quand vous vous osez vous prononcer aussi péremptoirement sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, vous ternissez votre propre réputation d’homme de science.

  46. La différence entre vous vous et M.Kadir, c’est qu’il est député. Vous en tant que blogeur, pouvez dire à peux près n’importe quoi, il n’y a que votre patron qui peut vous arrêter. j’ai l’impression que m.Kadir fait ce qu’il croit être juste, d’ailleurs il y a un principe chez les musulman qui est d’ encourager le bien et interdir le mal, il fait se qu’il a à faire et on va voir si au prochaine élection comment les concitoyens de sa circonscription le jugera. Entre temps, peu-être devriez vous même dénoncé l’occupation militaire d’Israel sur la Palestine, la colonisation et le vol des richesses. Si vous étiez sur place comme vous le dites, dénoncé se que vous avez vue de façon plus détaillés, comme par exemple,l’état d’isreal bloque l’entrée de médicament pour soigné les palestiniens qui ont rien à voir avec ce conflit comme si ils avaient un poids géopolitiques. Bien à vous M.Lisée

  47. Cher Monsieur J.F. Lisée,

    Vous écrivez : « L’État d’Israël, en particulier par les temps qui courent, mérite la réprobation générale. »

    Qui orchestre « la réprobation générale » ? Des énergumènes du style de Khadir qui feraient mieux d’aller prêcher dans sa propre cour plutôt que de venir donner des leçons aux autres. Je vous recommande fortement de lire l’article de Vincent Braun, vous aurez une meilleure idée du genre « d’apartheid » que l’on pratique en Israel. Nommez-moi un seul pays dans tout le Moyen-Orient ou l’on trouve une collaboration semblable à celle pratiquée en Israel entre juifs et arabes. Si avant 1948, il y avait plus de 900 000 juifs dans les pays arabo ou musulmans, aujourd’hui il en reste moins de 5000 et encore je suis très généreux, mis à part le Maroc, dans les autres pays ce sont majoritairement des gens âgés. De nombreux Soudanais (vous savez le pays ou se trouve aussi le Darfour….connaissez ?) risquent leurs vies chaque jour en traversant l’Egypte pour tenter de trouver refuge en Israel que les ennemis d’Israel qualifient « d’apartheid ». Si demain matin l’on faisait un referendum auprès des arabes Israéliens pour savoir sous quel régime ils préféreraient vivre, celui d’Arafat et ses descendants actuels, le Hamas ou celui du pays d’Israel actuel ? La réponse est tellement évidente que je vous laisse le soin de la deviner.

    Repères, La mixité selon Hadassah, par Vincent Braun
    http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=22970&artyd=116

    Passez une excellente journée.

    Regroupement Québécois pour un journalisme informé, honnête et responsable

    ESI

  48. @warren peace: commencez donc par appliquer vos nobles principes à Amir Khadir, qui est physicien, médecin et microbiologiste, mais ni avocat, sociologue, historien, politologue ou anthropologue. Selon vos principes, Amir Khadir ne devrait donc pas se prononcer sur Israel ou la vente de souliers, ni faire de la politique qui touche des domaines autres que les sciences ou la médecine.

    Et que dire des nombreux autres intervenants sur ce blogue? Que dire de M. Lisée lui-même, qui n’est un spécialiste ni en droit international, ni en histoire du Proche-Orient?

    Que dire de vous-même, finalement? Où sont vos diplômes en droit international ou vos thèses de doctorat sur le Proche-Orient?

    Votre seul but est de faire taire les gens articulés qui ne partagent pas votre point de vue. Cette approche totalitaire à géométrie variable a peu d’adeptes, sauf chez les esprits totalitaires ou caractériels.

  49.  »Bref, c’est mon opinion, mais il me semble qu’une campagne marginalement plus efficace devrait cibler le boycott des produits venant des colonies (y compris certains produits cosmétiques) et être supplémentée d’une campagne d’achat des produits palestiniens. »- Jean-François Lisée

    Bonne idée. Le problème est qu’Israël étiquette tous ses produits  »made in Israel », refusant toute exigence de traçabilité. Donc tous les produits israéliens sont réputés fabriqués illégalement dans les colonies ou encore ils utilisent en Israël des ressources appartenant aux Palestiniens, telles les ressources en eau.

    La stratégie du boycott est bonne mais la tactique dans le cas du commerce  »le marcheur » a été mauvaise. Le choix de ce commerce a entraîné une déviation du message. On ne parle pas dela politique d’apartheid en Palestine occupée mais du pauvre Monsieur Archambault, propriétaire de la boutique, qui travaille fort pour vivre. L’attention du public a été amené à se solidariser de M. Archambault. La politique d’apartheid d’Israël passe sous silence.

    Certains activistes de la cause palestinienne ont intérêt à réfléchir aux conséquences de leurs gestes plutôt que de se lancer tête baissée dans l’activisme.

  50. Le dogmatisme, l’intolérance, le simplisme et le «simplettisme» ont encore de très beaux jours devant eux.

    MERDRE!

    JSB

  51. Je me demande ou vous allez chercher ces informations Mr sait tout.
    Les juifs etaient par millions en europe … Je vous pose la question ou sont ils maaintenant ?

    Ce qui les a fait partir (et ce qui les fait partir encore maintenant, ie l’argent et les promesses du gouvernement d’appartheid aka israel de terres et de …et de…) c’est bien sur le gouvernement d’israel. Et c’est exactement ce qui s’est passe pour un tres grand nombre de juifs vivant avant 48 en terre d’islam.
    Ce n’est pas d’ailleurs le gouvernement d’israel qu’ils ont pu quitter ces dits pays musulmans aides par les « autorites » des pays consernés, y compris ceux du maroc.

    Qui penserait que du Yemen, des juifs Yemenites vivant la depuis des siecles auraient ete transferes (a l’adie du gouvernement israelien) par avion pour israel.

    D’ailleurs demandez a ces populations de juifs deplaces, aiment ils la vie la ou ils sont.
    Vous verrez les reponses de ces juifs eux memes qui souffrent de leur origine.

    je ne comprend pas que l’on puisse pas critiquer ou au moins dire les choses comme elles sont surtout lorsqu’elles crevent les yeux. Apres tout, c’est pas la liberte et la democratie ?

  52. Tenez pour certains commentateurs de ce blogue qui aiment parler d’un état démocratique quand ils parlent d’Israel , je citerai cet extrait de l’essai d’un historien israélien Shlomo Sand qu’on ne pourra certes pas accuser d’anti-sémitisme. Qu’il soit anti-sioniste, je n’en doute pas et il a ses raisons.

    « Du fait de la conception spécifique de la nation portée par le sionisme ,l’état d’Israel , soixante ans après sa fondation refuse de se voir comme une république existant pour ses citoyens.
    Comme l’on sait près d’un quart d’entre eux n’y sont pas considéré comme des juifs et, du fait de l’esprit des lois ,l’état n’est pas le leur.
    Dès l’origine l’état s’est abstenu d’intégrer les habitants locaux dans le nouveau cadre culturel en train de se former,et les a délibérément tenus à l’écart.

    De même Israel s’est toujours refusé à se constituer en une démocratie de type pluriculturel qui accepte la diversité tout en demeurant une construction au service de ceux qui y vivent.

    Au lieu de cela Israel persiste à se définir comme l’état appartenant aux juifs du monde entier, alors même que ceux-ci ne sont plus des réfugiés persécutés mais des citoyens de plein droit, vivant en parfaite égalité avec les habitants des pays où ils ont déçidé de continuer à résider.

    Cette dérogation profonde au principe de démocratie moderne, et le maintien d’une technocratie sans frontière pratiquant la discrimination à l’encontre d’une partie de ses citoyens , continue de trouver leur justification dans le mythe de « la nation éternelle reconstituée pour se rassembler sur la terre de ses ancètres promise de plus par Dieu lui-même. »

    Shlomo Sand
    « Comment le peuple juif fut inventé ».

  53. Le Comité Québec-Israël a fait une mauvaise
    affaire en vous offrant ce voyage.

    Malheureusement, trop souvent des journalistes mal renseignés tombent dans le panneau.

  54. @Edmond Silber
    Belle tentative de noyer le poisson en nous parlant du seul pays démocratique de la région, donc il n’y a pas d’apartheid en Israël.

    La situaton d’apartheid dénoncé par Jimmy Carter dans  »Palestine, peace not apartheid » traite des conditions de vie imposées aux Palestiniens dans les territoires occupés depuis 1967. Carter ne parle pas de la situaton en Israël même, même si la situation des Arabes d’Israël fait souvent l’objet de critiques.
    Mgr Desmond Tutu a témoigné de la situation imposée aux Palestiniens dans les territoires occupés, la comparant à la politique d’apartheid de l’Afrique du sud. Human Rights Watch a publié, en décembre, un rapport dévastateur sur les conditions de vie imposées aux Palestiniens.
    Oui, Monsieur Silber, Israël pratique l’apartheid contre la population palestinienne des territoires occupés. Ne faites pas comme d’autres, en un autre temps de l’histoire, en affirmant que vous ne le saviez pas.

  55. JF Lysée montre ici le peu d’estime qu’il a pour la seule démocratie de la région et son ignorance crasse des problèmes internationaux.Les territoires palestiniens sont destinés à être restitués dans le cadre d’accord global avec échanges de territoires (plusieurs villages arabes leur seront rendus et nous entendrons les pleurs de ces pauvres gens discriminés à l’idée de vivre avec leurs « frères » ). La grande majorité des israëliens veulent rendre ces territoires, comme le montrent tous les sondages que JFL n’a pas lu… La circulation des palestiniens est entravée pour empêcher les barbares d’envoyer leurs enfants se faire exploser dans les bus et restaurants. La réaction disproportionnée ? C’est l’expression à la mode dès qu’on parle d’Israël, mais mon cher, citez moi une seule guerre gagné par une démocratie sans réponse « disproportionnée »
    l’aAlemagne nazie ? le Japon impérialiste ?
    L’oppression d’un groupe racial ??? mais les arabes ont exactement les mêmes droits que les juifs en Israël, ils partagent les mêmes bus, les mêmes plages , les mêmes restaurants…Les territoires palestiniens sont soumis à des restrictions uniquement pour empêcher les attentats . Les nouveaux historiens ? relisez donc Benny Morris, leur chef de file où il reconnaît s’être trompé. Par contre , les juifs ont été chassé eux pour de bon, de certains pays arabes comme l’Algérie, l’Égypte, la Syrie, l’Irak
    et d’autres qu’ils ont quittés en masse (pourquoi?)
    Dire que l’état d’Israël est un régime institutionnalisé de répression systématique relève sinon de la mauvaise foi, sinon de sentiments moins avouables. JFL est reproduit dans Vigile.net dont je soutiens le combat souverainiste, mais ces gens devraient se demander quand même si les juifs présents de puis 3000 ans sur cette terre n’auraient pas plus de droits que les Québécois présents depuis quelques siècles. Et que dire du parcage dans des réserves ??? Cher JFL, enlève donc la poutre de ton oeil.

  56. Si Israel est un régime d’apartheid, comme l’insinue M. Lisée sans être complètement sûr (ouf!), comment se fait-il qu’aucun pays d’Amérique, d’Europe, d’Océanie, et d’Afrique n’impose des sanctions économiques à Israel? La réponse est évidente: parce qu’Israel n’est PAS un régime d’apartheid.

    L’apartheid est un crime contre l’humanité que la communauté internationale punit par des sanctions économiques.

    En fait, même en Asie, la plupart des pays musulmans n’imposent aucune sanction économique à Israel. Certains ont des petites sautes d’humeur politiques, mais c’est tout (1).

    De toute manière ce qui compte, c’est l’opinion des démocraties développées et non de quelques dictatures arabo-musulmanes en mal d’épouvantails externes à donner en pâture à leurs populations afin qu’elles ne se révolentent pas contre l’incompétence ou l’iniquité du régime en place

    Par exemple, aux championnats du monde de natation, tenus à Dubai du 15 au 19 décembre 2010, tous les pays pouvaient exhiber leurs drapeaux, autant sur le bonnet de bain que partout ailleurs aux alentours des piscinces… sauf Israel.

    Qui a protesté? Personne. Une autre application des 3 D (Démonisation, délégitimation, Double Standards) à Israel dans le silence général.

    Pas mon silence complice, cependant!

    http://jssnews.com/2010/12/20/championnat-du-monde-de-natation-le-monde-se-tait-devant-lanti-israelisme/

  57. Pathétique « chasse aux sorcières » … ?

    Il est vrai que les mouvements sociaux ne sont pas toujours très cohérents, que leurs interventions sont souvent improvisées, parfois carricaturales ou empreintes d’un désolant dogmatisme.

    Cependant, la meilleure façon de « dénoncer » ce type de situation est de « s’engager » dans ces mouvements, et de proposer les orientations et les actions qui nous paraissent socialement et éthiquement fondées.

    Ce qui me dérange passablement à propos de Monsieur Amir Khadir est l’ambiance de chasse aux sorcières à son endroit, qui émane d’un certain nombre d’individus plutôt bruyants, campés dans des positions stratégiques de certains milieux politiques et médiatiques. Le néomaccarthysme qui se propage a déjà fait assez de victimes (Monsieur Yves Michaud et bien d’autres) pour que l’on puisse assister passivement à la montée d’une autre « Grande Noirceur ».

    Monsieur André Noël, journaliste de La Presse, a aussi reçu récemment quelques flèches de la part d’un apprenti néomaccarthyste qui tentait de l’épingler dans cette affaire du boycott de produits israéliens: voir sa réponse sur Ruefrontenac.com.
    http://ruefrontenac.com/echangeur/31741-lettre-ouverte-andre-noel-richard-martineau

    Je veux témoigner ici de mon soutien inconditionnel à Monsieur Amir Khadir, face aux apprentis néomaccarthystes et à leurs pathétiques entreprises.

    Yves Claudé

  58. Comme M. Lisée cite un prix Nobel de la paix, je me permets d’en citer un également. Voici ce que disait Shimon Peres:

     » I am against territorial compromise without peace, and I don’t see peace » (p. 348) If settlement was permissible, it should be allowed everywhere. « I don’t understand why it’s okay to settle in the Jordan rift and not in the Samaria mountains… I don’t understand why settling in the Golan Heights is considered something left wing and settling in Ofrah next to Jerusalem is a right-wing act. » (p. 346)

    Shimon Peres avait une admiration sans borne pour Moshe Dayan. Et que disait Moshe Dayan: « our visa to Judea and Samaria is that they are Judea and Samaria and we are the people of Israel. » (p.295)

    Quant aux plans machiavéliques que les esprits trop versés dans les Protocoles des Sages de Sion (un faux; donc nécessairement un best seller dans les pays arabes!) imputent à Israel, la réalité les contredit:

    « More than deciding on settlements, the government drifted into permitting it » (p.160).

    « I won’t give you permission, but if you settle, I won’t give instructions to remove you.  » (Moshe Dayan, p.271).

    Les pages réfèrent à « The Accidental Empire; Israel and the birth of the settlements; 1967-1977″, de Gershom Gorenberg (Times Books, 2006)

  59. La première chose que me passe par le tête suite à la lecture des commentaires c’est ce diplomate de l’ancien régime sud-africain qui il y a une vingtaine d’années venait se promener dans les réserves indiennes pour dénoncer les politiques d’apartheid canadiennes sur les peuples autochtones.

    Je ne peux m’imaginer Khadir faire de la politique au Québec en condamnant le Québec et le Canada pour leurs politiques envers les peuples autochtones. Ici comme ailleurs il est très profitable de semer la zizannie et de faire de la basse politique sur le dos des juifs.

  60. @JCVirgil: Shlomo Sand, communiste hard-core (d’où sans doute vos sympathies pour lui), est considéré comme un antisémite par un certain nombre de personnes.

    Je le considère comme extraordinairement marginal et un peu insignifiant.

    http://frontpagemag.com/2010/02/16/the-pathology-of-jewish-anti-semitism/

    Chère Mme King: bien dit!

  61. @Bendavid (et tous les autres amant (pour être polie) de sémantique):

    Desmond Tutu, président de la Commission sud-africaine pour la Vérité et la Réconciliation en Afrique du Sud, a déclaré :
    « J’ai été profondément bouleversé lors de ma visite en Terre Sainte ; cela m’a tant rappelé ce que nous, les Noirs d’Afrique du Sud, avons vécu. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens aux check points et aux barrages routiers, je les ai vus souffrir comme nous quand de jeunes officiers de police blancs nous empêchaient de nous déplacer. »

    Michel Warschawski un juif anticolonialiste israélien, rajoute, suite à un débat avec une organisation juive pour la paix (uavj):

    «(…) Près de vingt ans de négociations… comme s’il n’était pas légitime de s’interroger sur le sens de ces négociations et leur résultat : démantèlement de l’intégrité territoriale de la Cisjordanie, séparation de celle-ci et de la bande de Gaza, colonisation massive, mur de séparation, annexion de Jérusalem-Est, siège de Gaza, puis bombardements, invasion et crimes de guerre, peut-être même crimes contre l’humanité, dit le rapport Goldstone. Tout cela ne s’est-il pas passé à l’ombre de négociations tronquées où les droits des Palestiniens n’ont pas été pris en compte mais progressivement réduits, et où les faits du terrain imposés par Israël ont été progressivement entérinés par la communauté internationale ? Et comment ne pas s’interroger sur la perspective de deux États, alors que la carte qu’Israël dessine sous nos yeux depuis dix ans, sans que personne ne tente sérieusement de l’arrêter, est celle d’un grand État juif de la mer au Jourdain avec quelques enclaves palestiniennes isolées, destinées à lui servir de bassin de main-d’œuvre sans droits ? Mais ce n’est visiblement pas ce qui préoccupe UAVJ, dont le problème majeur transpire à chaque ligne : protéger inconditionnellement la légitimité d’Israël, menacée par des groupes palestiniens extrémistes et certains courants ambigus dans le mouvement de solidarité. L’existence d’une Palestine indépendante aux côtés d’un État israélien n’a de sens pour UAVJ que parce qu’elle garantirait la pérennité d’un État israélien, en tant qu’État (démographiquement) juif. Il faut pour cela interdire l’antisionisme, qui permettrait de remettre en question la nature actuelle d’Israël. Et l’antisionisme est renvoyé aux antisémites qui l’utilisent,« ce qui suffit à le disqualifier ».

    Ce discours-là ressemble à s’y méprendre à celui de certains « penseurs » français du choc des civilisations. Mais UAVJ va plus loin et n’hésite pas à lier les mouvements antisémites qui pourraient s’emparer du boycott avec les populations musulmanes : « Une telle orientation [celle d’un boycott universitaire culturel et sportif] serait un grave danger pour les forces progressistes françaises et israéliennes qu’elle isolerait. Elle pourrait aisément être endossée par des mouvements antisémites, et ainsi contribuerait à creuser, en France, le fossé entre les populations de culture juive et de culture musulmane. » Insupportable raccourci qui disqualifie pour le coup la suite de la tribune présentant le travail d’UAVJ. L’action politique des mouvements anticolonialistes en Israël et d’organisations juives progressistes en Europe, comme l’UJFP en France, où nous avons, dans nos pays respectifs, fait le choix de militer, est en effet l’inverse de celui-là, et répond à une double démarche : d’une part, défaire les liens insupportables qui devraient nous rendre a priori solidaires de notre « communauté », de ses porte-parole et d’un discours politique dont l’alpha et l’omega sont le soutien inconditionnel à Israël et la défense de son impunité ; d’autre part, développer des liens de solidarité et un combat commun avec tous ceux qui luttent contre le colonialisme et le racisme, et pour l’application du droit. Un tel combat ne peut, évidemment, être conduit sous le drapeau du sionisme. En Israël comme en France, nous combattons le discours de propagande (du Crif en particulier) qui identifie sionisme et judaïsme, et son corollaire infâme qui lie antisionisme et antisémitisme. Lien qui emprisonne les Juifs dans un soutien inconditionnel à Israël et qui interdit toute critique d’Israël comme antisémite, en désignant de plus les nouveaux antisémitismes : « les populations de culture musulmane ».

    À propos des citations de cette tribune, la première (« le temps de la négociation est dépassé ») n’est attribuée à personne, ce qui laisse évidemment l’imaginaire travailler en paix. La citation de Stop the Wall, dont la source est, involontairement, nous en sommes convaincus, tronquée, est tirée du « Rapport de synthèse de la 1re conférence palestinienne pour le Boycott d’Israël (BDS), 22 novembre 2007, Al-Bireh, Ramallah, sur le site d’ISM, rapport d’atelier n° 3 pour la campagne mondiale : stratégie et message ». Celle-ci remet effectivement en cause la légitimité d’Israël en tant qu’État colonial et d’apartheid. Petite différence, qu’élude peu élégamment UAVJ, parce qu’elle fait le parallèle avec l’Afrique du Sud : c’est en tant que régime d’apartheid que la légitimité de cet État était remise en question, et, une fois ce régime démantelé, l’Afrique du Sud a trouvé sa place dans la communauté des nations. Or, ce qu’il faudrait précisément pouvoir examiner après Gaza, sans avoir à être traité d’antisémite par UAVJ, c’est la nature sioniste de l’État d’Israël, ses institutions racistes, ses lois discriminatoires, en un mot ce qui en fait un État colonial et un régime d’apartheid. À l’inverse, ce qui n’est plus audible après Gaza, c’est un certain « sionisme de gauche » dont la préoccupation majeure demeure, même après le massacre, la préservation de l’État juif (et démocratique pour ses citoyens juifs) et non celle d’un État moderne et laïque pour tous ses citoyens. (…)»
    http://1libertaire.free.fr/MWarschawski07.html

    Écoutons ceux qui ont vécu l’apartheid en Afrique du Sud. Écoutons ceux qui sont sur le terrain et qui sont critique des politiques de l’État israélien… ceux qui sont capable de faire face au nationalisme-impérialiste ambiant en Israël.

    Pour les écouter, ces juifs israéliens, je vous propose de lire encore ceci:

    BOYCOTTER L’APARTHEID ISRAELIEN
    Michel Warschawski
    Avril 2010

    http://cjpp5.over-blog.com/article-the-alternative-information-center-palestine-israel-boycotter-l-apartheid-istraelien-par-michel-warschawski-48728142.html

  62. @honorable
    Arrètez donc d’insulter ceux qui ne pensent pas comme vous et réfléchissez au fond du problème.Ce que dit Shlomo Sand est qu’Israel sous la domination de gouvernants sionistes est une théocratie qui discrimine ses citoyens selon leur appartenance religieuse.

    Vous savez fort bien que la loi dans cet état est ainsi faite, que l’appartenance à la religion juive détermine les privilèges dont bénéfiçient les citoyens et leurs accès à certaines institutions.

    Si vous croyez qu’il est normal qu’un immigré en provenance d’Europe de l’est ait de facto plus de droits dans un pays qu’un homme qui y vit depuis des générations, sous prétexte qu’un livre religieux affirmerait la prépondérance de ses droits, grand bien vous fasse.

    Je me questionne cependant sur le fait qu’un homme de science de votre calibre accepte sans preuves de telles affirmations,alors que la démarche de M.Sand est elle scientifique et basée sur des études et des recherches crédibles.

    De toute façon il n’est pas le seul israélien à penser que le sionisme isole le pays et le mène lentement à sa perte et à s’y opposer.

  63. honorable aime démasquer les juifs antisémites (ou de hard communiste!), ça c’est très fort!

    C’est assez commun chez certain. En fait, dès qu’on critique la politique de l’État d’Israël on devient un antisémite…

    Savez-vous au moins faire la différence entre antisémitisme et antisionismeS (au pluriel)?
    Ici face à la position d’Israël, on parle d’une des formes du sionisme, et c’est ce sionisme là, qui est critiqué par la majorité des juifs israéliens anticolonialistes. Le problème, soulignent-ils, c’est que cette idéologie est devenue (ne l’a pas toujours été) majoritaire en Israël.

    Si honorable aime tant discréditer ses adversaires… étiquettons l’étiquetteur. Voyons voir où niche sa pensée (il l’a fait lui même):
    http://www.antagoniste.net/2010/12/20/arguing-with-idiots-amir-khadir/

    Chez l’extrême droite économique de tendance libertarienne… il a beau penser ce qu’il veut. Tout le monde en convient. Mais, ça permet de relativiser

  64. Déçu par votre position sur le soi-disant régime d’apartheid en Israël, même si vous hésitez sur le terme.Un régime d’apartheid constitue un crime contre l’humanité. Si Israël est coupable, il ne devrait pas exister. Il ne faut pas jouer avec les mots en face de telles réalités. Une foi de plus nos pundits locaux révêlent leur méconnaissance d’Israël, des Juifs, de l’Islam et des conflits profonds qui déchirent le Proche-Orient.Et puis il y a l’histoire, que vous ignorez; l’occupation de territoires par Israël est consécutive au réjectionnisme arabe, qui, malheureusement, n’est pas près de se résorber. Mais cela constitue une opinion, que vous n’êtes pas obligé de partager.Israël devrait donc faire hari-kiri et remettre les territoires en l’absence d’un traité de paix? Vous n’avez sans doute aucune idée des gestes que pourrait accomplir Israël (voir les sondages d’opinion publique) si ses dirigeants sentaient que la création d’un État palestinien ne servira pas de tremplin à la graduelle érosion (élimination) de l’État juif. Ici, on peut ergoter. Là-bas, c’est une question (pour tous) de vie et de mort.

    Votre texte est fondé sur la supposition tacite que le conflit israélo-palestinien est central dans la région. Il ne l’est pas, même s’il a de l’importance: le vrai conflit oppose les musulmans radicaux (l’islamisme politique) aux États nationalistes. Ce sont les réverbérations de ce conflit qui éclaboussent les perspectives (rien d’autre pour l’instant) de paix, un terme galvaudé dont les sens est variable selon la position que l’on occupe.

    Dans l’intervalle, « Jews are news » et vous tombez dans le piège.Pas fort!

  65. Premier sujet: pertinence d’un boycott.

    Second sujet: Pertinence de l’implication de Khadir dans la critique de l’État sioniste en soi et par rapport aux dossiers propre de la politique québécoise.

    Troisième sujet de façon collatérale, la question palestinienne et l’intégrité démocratique d’Israel.

    La passion belliqueuse l’a emporté ne justifiant pas censure mais révélatrice de la passion d’inquisition de plusieurs. Tout comme les blogues sur fond de débat alimentent l’égo, l’égotisme humain de manière magistrale.

    Sur le faux et vrai sujet par défaut.

    D’Israël comme des États-Unis, il y a lieu de se méfier de ces États qui prétendent être des phares de la démocratie intérieure et internationale. États qui également connaissent des mouvements fondamentalistes en leur sein et qui interprètent avec dangerosité une notion trouble de peuple élu par Dieu, critère précis d’un monothéisme totalisant qu’il soit chrétien protestant ou juif.

    Les monothéismes donc l’islam, le christianisme et le judaïsme parce que religions d’essence politique toutes tentent de s’accaparer l’État sont des religions dangereuses lorsque non contrôlés par des États véritablement laïques.

    Sur le fond de ce fondamentalisme, rappelons qu’Israël imite relativement l’Amérique et s’offre sa propre -colonisation de l’Ouest- au Proche Orient!

    Qu’ajouter de plus. Si ce n’est que la phrase de Churchill sur la démocratie:-La démocratie est le plus mauvais système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire-. Que cette phrase doit être comprise dans son revers également, la démocratie n’est pas garantie d’une démocratie égale pour tous qui soit vraie dans sa prétention.

    La prétention n’est pas synonyme de vérité de fait.

  66. Pauvre Amir Encore les pieds dans la bouche
    Gros manque de jugement

  67. @King
    Si vous connaissiez la situation autochtones dans les réserves au Québec vous n’auriez probablement pas de difficultés à la critiquer comme le fait Québec solidaire et Amir Kadhir:

    Ottawa doit régler toutes les injustices contenues dans la Loi des Indiens
    http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/ottawa-doit-regler-toutes-les-injustices-contenues-dans-la-loi-des-indiens

    Journée nationale des peuples autochtones – L’urgence d’agir !
    http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/journee-nationale-des-peuples-autochtones-lurgence-dagir

    Québec solidaire propose un Plan Sud
    http://www.quebecsolidaire.net/chapleau/quebec-solidaire-propose-un-plan-sud

    etc.

  68. Khadir n’a aucun droit de punir un citoyen en raison de ses origines ethniques. Et de quel droit voudrait-il punir un ouvrier Israélien qui fabrique des chaussures parce que son gouvernement est en guerre contre un pays arabe? S’il fallait que tout le monde réfléchisse comme lui, ce serait le bordel dans notre pays. Dans les années ’60, De Gaule a prononcé un discours que je n’ai pas apprécié. Je n’ai pas boycotté les vins français pour une telle raison.

  69. @Sébastien – est-ce que Monsieur Kadhir et Québec Solidaire encouragent le boycott des produits canadiens et québécois pour appuyer les revendications des peuples autochtones du Canada ?

  70. À lire les nombreuses fois où vous faites référence au titre de « politicien le plus populaire du Québec », je détecte presque une jalousie de votre part Monsieur Lisée!

    Avoir recours à Martineau pour approbation de votre propos démontre également un flagrant manque de sérieux.

    Mais bon, c’est vrai que QS gruge des votes au PQ de Marois et que ça ne doit pas vous plaire!

    Je suis bien d’accord avec vous sur un point Monsieur Lisée, le simple petit geste ne peut plus rien changer et aussi bien ne rien faire!

    Os**e qu’on est winners au Québec!..

    Khadir aura mon vote et vos politiciens insipides qui veulent ménager la chèvre et le chou même lorsqu’il est question d’apartheid, je n’en ai rien à foutre! L’opinion publique, il n’y a pas que les politiciens qui l’interpellent, mais ceux qui, comme vous, rapportent la nouvelle!

    Bravo Khadir! Et le marchand qui affirme vendre des souliers et ne pas faire de politique, si son cash passe avant le sort des Palestiniens, sa cupidité n’est pas politique, bah non, tout comme mon désir de ne pas encourager quelqu’un pour qui le sort des peuples importe moins que son portefeuille!

  71. Paraîtrait que la SAQ vend des vins israéliens…

    Quand Khadir va-t-il la boycotter???

  72. @ François I

    «Quand Khadir va-t-il la boycotter???»

    Ce n’est pas M. Khadir qui a choisi le moyen d’action, mais les Palestiniens et Juifs Unis (PAJU).

    Vous pouvez toujours proposer votre moyen d’action à ce groupe au http://www.pajumontreal.org/paju_fr/ .

  73. @François 1

    Depuis toujours!

    @King
    Franchement… faut vraiment rien connaître de ces groupes et de leurs capacité de résistance et de mobilisation.
    Évidemment, s’il existait ce genre de situation… tout type de boycott lancé par les Premières Nation serait suivi par QS et Amir Kadhir… tout comme par la majorité des mouvements sociaux québécois!

    @

    Maintenant, plus rien ne sert de discuter avec des gens bornés d’idéologie dominante qui bavent et qui jappent à l’appel des maîtres.

  74. Premièrement, Khadir a le droit de manifester pour le boycott de chaussures Israéliennes. Israel a définitivement des choses à se faire reprocher.

    Deuxièmement, c’est vrai qu’on manque de politiciens qui n’ont pas peur de leurs opinions, et c’est ce que les gens admirent le plus de lui.

    Mais franchement, il y a des choses pour lesquelles il devrait manifester, au lieu de s’attaquer à l’État d’Israel.

    Chaque pays a des choses à se reprocher, mais franchement, M. Kadhir pourrait se concentrer sur des pays qui sont VRAIMENT tyranniques et dont les lois vont à l’encontre de toutes nos valeurs québécoises (gauche, droite, centre, en haut, en bas…). Oui, les pays du Moyent Orient, arabophones ou perse (Iran), sont pour la plupart des régimes ou rèegne la corruption, oèu souvent les femmes sont des citoyennes de seconde classe (voilées, violées, lapidées, droits restreints au travail ou à l’éducation, etc). Pourquoi est-ce que ces pays ne font pas l’objet de manifestations? Comment ces pays peuvent-ils être mieux qu’Israel, qui reste tout de même une des seules démocracies viables de la région, entourée d’ennemis qui veulent les TUER juste pour le plaisir de le faire? Israel, qui dans les 3 ou 4 derniers millénaires, n’ont eu que les 60 dernièeres années de souveraineté? le reste du temps, il sont été soumis à l’esclavage, l’ostracisation, la haine, l’extermination? Certes, ils vont un peu trop loin, mais au moins on peut comprendre dans les circonstances leur détermination à garder l’intégrité de leur pays et ne plus le perdre…. Les bavures dont Israel est coupable ne mérite pas qu’on les critique prioritairement devant bien d’autres pays! La Chine, la Russie, la Corée du Nord ne sont que quelques exemples.

    Mais si on s,acharne sur Israel quand même, au devant de tous ces pays bien pires, quelle est la raison? La première qui vient à l’esprit est l,antisémitisme… mais je pense que c’est plutôt que nous sommes constamment « éduqués » par nos médias à ne penser que d’une seule façon et nous en oublions notre esprit critique et la capacité de regarder les 2 côtés de la médaille.

    On aime à démoniser la gauche ou la droite, mais chaque point de vue a son mérite. Des fois, on a besoin d’un coup de barre à droite, des fois à gauche, mais l’important c’est que les idées aillent de l’avant. La pensée courante au Québec est la gauche, mais à force d’être à gauche on fini par tourner en rond… Kadhir a le droit de contester Israel, mais je pesne que ses priorités sont mal placées, et je m’interroge sur ses motivations réelles.

  75. @ Sebastien0903 (# 76):

    Donc, vous prétendez que votre Khadir n’achète ou ne consomme AUCUN produit vendu par la SAQ???

    Eh ben…vous en savez des choses…

  76. J’ai la plume facile… pour ne pas trop charger le web de mes mots superflus (car je doute qu’ils soient lus), je ne commenterai que la dernière partie de l’article.

    «Il est désormais condamné. Condamné à voir ses faits, gestes, déclarations et décisions scrutées, comme il se doit pour un homme politique écouté et influent. Il est donc désormais condamné à faire preuve de jugement.»

    Monsieur Lisée, sachez que faire preuve de jugement n’est pas une condamnation, c’est une liberté à la portée de tous qui s’effectue par un exercice quotidien par toute personne qui a conscience de la dimension éthique et politique de tous les mots et gestes de sa vie. M. Khadir fait son devoir humain: de rechercher le juste en exerçant son jugement pour diriger son action dans le monde malgré les conséquences; c’est ainsi qu’il montre et fait sa liberté, par sa délibération intérieure. Si vous ne vous sentez pas «condamné à faire preuve de jugement», je vous conseille d’arrêter votre travail d’écriture publiée, car il serait irresponsable de votre part de publier des mots que vous n’avez pas soumis et dont vous ne pouvez faire la preuve du jugement.

    «Qu’il dénonce la politique israélienne est dans l’ordre des choses, et de sa mouvance politique.»

    Il me semble incroyablement réducteur de poser un ordre des choses, une position toute faite à un individu qui réfléchit. C’est aussi réducteur de dire cela que de dire que votre article ambigüe et sans position est «dans l’ordre des choses et de votre mouvance politique» car en ce qui vous concerne, vous êtes centre-droit: à droite car vous acceptez des voyages sponsorisés en lieux de conflit (ce qui exige de prendre position, et non vous n’êtes pas neutre), la seule chose qui vous rapporte au centre étant une mince critique que vous appuyez par votre expérience personnelle. Non, Monsieur Lisée, vous n’êtes pas un penseur critique. Vous pensez à peine, en fait vous suivez simplement la mouvance politique centre-droite. Est-ce juste de vous enfermer ainsi dans une boîte qui sert à catégoriser toutes vos idées? Je crois que non. Et je crois aussi que vous êtes injuste à ce titre envers M. Khadir.

    «Qu’il ne voit généralement rien à redire aux actions du Hezbollah atteste cependant d’un biais idéologique dont il devrait se défaire.»

    Renvoie à l’argument précédent. J’aime penser que M. Khadir pense. J’aime penser que vous aussi vous pensez, et qu’à ce titre vous avez fait un choix quant à la conception du conflit israélo-palestinien que vous formulez. Oui, vous aussi, si ce n’est un choix conscient que de prendre une telle position, vous souffrez d’un biais idéologique. Le conflit est un état de non-règle Monsieur Lisée. La position convenable n’est pas une position médiane, car il n’y a pas de milieu. Tout discours sur le conflit est partisan, même celui du tiers qui se pose comme autorité morale (et que s’il impose sa morale, il n’est rien de plus que colonialiste.)Le politique est le lieu par excellence du conflit. Dire quoi penser (ou de se défaire d’un biais idéologique) est tenter d’établir une règle. À moins que vous jugiez avoir les compétences pour établir des règles dans le conflit israélo-palestinien ou, plus généralement au moyen-orient (ce que vous pouvez très bien avoir, il ne faut que les faire reconnaître), êtes-vous certain de vouloir placer ceci ici et cela là-bas comme si tout allait de soi? Comme si le monde était transparent? Je crois que vous vous donnez un peu trop d’importance Monsieur Lisée. Si tout le monde ferait pareil, ce serait sanglant.

    «Qu’Amir ne se soit présenté qu’une fois devant le commerce, pour aider ses copains manifestants et sans prétendre représenter son parti est certes une circonstance atténuante. Mais dès lors que l’affaire a pris un envol médiatique, il aurait du comprendre dans l’heure qu’il avait manqué de jugement et l’avouer publiquement.»

    Désolée, question sémantique: «circonstance atténuante» et «avouer» implique un crime, un remords, quelque chose de caché… Or, M. Khadir le dit et le redit en public. Il n’a pas fait une erreur de jugement, il soutient(à l’égard de certains économistes libéraux) que le pouvoir politique du consommateur c’est son pouvoir d’achat. De deux choses une: le consommateur fait des choix politique par ses achats; le consommateur partage aussi le monde et son politique en partageant l’espace de la terre et à plus forte raison en participant à l’économie globalisée; donc le boycott comme politique d’achat est alors une action économique et politique tout à fait sensée. Ce n’est pas un crime que d’être sensé Monsieur Lisée, et il me semble que ce raisonnement fait la preuve d’un bon jugement. D’autant meilleur qu’il n’est pas remis en question à la première critique.

    «Qu’il ne comprenne pas qu’un député, voire un co-chef de parti, ne devrait pas manifester contre un petit commerçant qui n’a pas le moindre poids dans la géopolitique moyen-orientale est la preuve qu’il a encore deux ou trois choses à apprendre pour garder son titre de politicien le plus populaire…»

    Pour garder le statut de politicien le plus populaire, peut-être avez-vous raison. mais vouloir garder son titre de politicien le plus populaire c’est un peu démagogue. Je ne crois pas que M. Khadir court après la popularité. Si tel était le cas, il n’aurait pas opté pour Québec Solidaire comme parti. Je crois que c’est un homme qui est animé par de forts idéaux de justice sociale.

    Est-ce que M. Khadir a du poids dans la politique au moyen-orient? Oui, car tout le monde en a. Tous les mots en ont. Un peu comme l’économie- spéculation qui repose sur la confiance des consommateurs, le conflit repose aussi sur ce que tous et chacun lui offrent: indifférence ou passion, bon ou mauvais mots; une piasse de plus ou rien. C’est à partir de ces contributions que s’établira un jour une règle qui mettra fin au conflit, même si cela passe par l’extermination d’une des deux parties. Maintenant, quel est votre rôle Monsieur Lisée? Vous même témoin des conditions des Palestiniens… puisque vous êtes conscient, quelle est votre action consciente, votre contribution au conflit? Celle-ci contribuera-t-elle au règlement ou relève-t-elle plus d’un statu quo? Une dégradation lente et continue menant à la soumission et l’exploitation d’une par l’autre? Car il me semble que c’est là que se situent vos mots dénués d’action, qui prônent un non-agir puisque de toute façon on a pas de poids et pas de pouvoir. Aussi bien dire: laissons les primitifs s’entretuer, cela ne concerne en rien le monde civilisé. À cela, je préfère les actions et les choix difficiles mais humains que fait M.Khadir.

  77. M. Lisée prétend que les implantations en Judée-Samarie sont « de tout temps illégales ». Il erre: il y a, en fait, très loin du consensus sur le sujet:

    “While the Europeans consistently say that settlements are illegal under international law, the US – with the exception of the Jimmy Carter administration – has generally refrained from adopting that language, instead characterizing the settlements as “illegitimate.”

    Toner emphasized that “final-status issues can only be resolved” through direct negotiations rather than a UN vote, a long-standing US position.”

    En somme, la moitié du monde très civilisé (1) considère que les implantations ne sont pas illégales.

    http://www.jpost.com/MiddleEast/Article.aspx?id=201488

    (1)_Les Américains ont obtenu la moitié de tous les prix Nobel en sciences, en médecine et en économie.

  78. M. Lisée devrait lire « A lethal obsession; anti-semitism from antiquity to the global Jihad », de Robert S. Wistrich (2010, Random House, 1184 pages). Il y lirait ceci:

    « The apartheid libel concerning Israel has probably been one of the Soviet Union’s most toxic legacies to the West, the United Nations, and the Arab-Muslim world. » (p. 152)

    Par son texte, M. Lisée flirte de manière très risquée avec le libelle de l’apartheid.

  79. En 2010, 11 % des Palestiniens travaillaient en Israel ou dans les localités juives de Judée-Samarie. Comment M. Lisée peut-il oser penser nommer apartheid une telle activité, et y voir « un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur un autre »?

    Drôle de « développement séparé » (c’est ce que signifie « apartheid ») que de permettre à tant de Palestiniens de Judée-Samarie-Gaza de travailler en Israel ou dans des villes juives, n’est-ce pas?

    Par ailleurs le «modéré» Premier ministre palestinien Salam Fayyad, ce petit chéri du monde occidental, a adopté l’an passé une loi interdisant les arabes palestiniens de travailler pour des juifs de Judée ou de Samarie à partir de 2011.

    Quand M. Lisée admettra-t-il que, s’il y a relent d’apartheid en Israel/Palestine, il ne se trouve pas dans le milieu socio-politique où Amir Khadir et lui aimeraient le subodorer?

    http://jssnews.com/2011/01/05/malgre-la-prison-palestinienne-ils-refusent-dabandonner-leur-job-en-israel/

  80. Bonjour,
    J’ai bien apprécié votre article, cependant, j’aimerais répondre à la section débutant par « Le boycott d’Israël, une stratégie efficace ? » Il est évident qu’un boycott en lui-même, seul, ne réussira pas à mettre fin au régime raciste en Israël. Mais dans une bonne stratégie, il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même paniers. Je milite pour la cause palestinienne, comme d’autres causes d’ailleurs. Mais dans ma solidarité avec la Palestine, que fait-je ?

    Je manifeste dans la rue. Mais une manifestation, même beaucoup de manifestations, réussi rarement à changer un régime. J’écris des lettres à mes députés et à d’autres qui sont en position de pouvoir. Mais des lettres généralement, ça ne réussi pas à changer un régime. J’ai soutenu financièrement des délégations en Palestine et des envoies d’aide humanitaire, ça aide les palestiniens, mais ça ne change rien au régime. Je boycott comme consommatrice les produits issue des colonies, comme les produits Ahava, mais seul, un boycott ne change pas un régime. Je manifeste quand je peux devant le marcheur et une journée un politicien ce pointe, on parle de BDS partout dans les médias, mais un piquetage et de la publicité, ça change rarement un régime. J’écris des articles moi aussi, j’organise des conférences. Ça sensibilise les gens, mais seul, ça change rarement un régime.

    Les actions individuelles et isolées ne changent pas un régime. Mais réunis et répétés, ça marche.

    Et si tous les commerçants de la rue St-Denis faisaient leur action citoyenne et ne commandaient plus de produits fabriqués en Israël, quel puissant message! Et oui, il faut en faire des messages, encore et encore, puis manifester, encore et encore avec toujours plus de monde. Ce sont nos seuls moyens d’action démocratiques et non-violents. C’est de la solidarité et de l’espoir.