Pourquoi les USA jouent à la Roulette russe

par

Il n’est pas certain que vous allez mourir si vous jouez à la Roulette russe. Vous n’avez qu’une chance sur six. Si vous êtes le premier joueur. C’est étonnant, mais la plupart des gens préfèrent tout de même ne pas y jouer.

Le système politique américain, lui, s’apprête, d’ici le 2 août, à jouer à la Roulette grecque. En effet, en toute probabilité, le Congrès américain refusera de voter pour augmenter la marge de crédit de l’État. Ce faisant, l’État ne pourra assumer la totalité de ses engagements envers ses créditeurs.

Selon les scénarios, il est possible que cela cause un tort immense à la crédibilité américaine sur les marchés… ou non, le gouvernement ayant plusieurs moyens de calibrer le remboursement de ses obligations en choisissant ce qui est urgent et ce qui peut attendre. On ne le saura, comme à la Roulette russe, que lorsqu’on appuiera sur la détente.

L’administration Obama préférerait qu’on n’appuie pas sur la détente, et a donc proposé aux Républicains, qui dominent la Chambre des représentants, un compromis qui ferait en sorte de réduire les dépenses gouvernementales d’une somme significative et d’éliminer, en contrepartie, des niches fiscales.

Pour chaque trois dollars de dépenses coupées, offre Obama, un dollar de revenu nouveau.

Un mot honni: compromis

Compromis honorable dans ce pays parmi les moins taxés en Occident ? Pas pour les Républicains, et je vais vous expliquer pourquoi. Mais pas sans avoir d’abord cité ce que pense du rejet du compromis un des chroniqueurs de droite les plus respectés au pays, David Brooks, dans le New York Times de ce mardi, traduit ici par mon collègue blogueur Richard Hétu:

«Si le Parti républicain était un parti normal, il prendrait avantage de ce moment étonnant. On lui offre le marché du siècle. Des milliers de milliards de dollars en coupes budgétaires contre quelques centaines de milliards de dollars en hausses de revenus.» (…)

«Mais nous ne pouvons pas avoir confiance que ces Républicains saisiront cette occasion. (…) Les membres de ce mouvement n’acceptent pas la logique du compromis, aussi avantageuses que soient les conditions. Si vous leur demandez d’augmenter les impôts d’un pouce pour couper le gouvernement d’un pied, ils diront non. Si vous leur demandez d’augmenter les impôts d’un pouce pour couper le gouvernement d’une verge, ils diront encore non.

«Les membres de ce mouvement n’acceptent pas la légitimité des intellectuels et des universitaires. Un millier d’experts impartiaux peuvent dire qu’un défaut de paiement (de la dette) pourrait avait des conséquences calamiteuses, bien pires que l’augmentation modeste des impôts. Mais les membres de ce mouvement n’y croient pas.

«Les membres de ce mouvement n’ont aucun sens de décence morale. Une nation fait une promesse sacrée de rendre l’argent qu’elle emprunte. Mais les membres de ce mouvement parlent de défaut de paiement comme si de rien n’était et sont prêts à entacher l’honneur de leur nation.»

L’architecture de l’impasse, à droite

Résumé des épisodes précédents: aux élections législatives de novembre dernier, 87 nouveaux représentants républicains ont donné une majorité au parti de droite.

Mais ces élus sont d’une variété nouvelle de conservateurs: des partisans du Tea Party qui jurent de réduire la taille du gouvernement coûte que coûte et qui s’opposent à toute augmentation de revenu. Ils en ont fait, écrit encore Brooks, « une idée fixe et sacrée ».

Depuis plus d’un an, leur poids à l’intérieur du Parti Républicain est suffisant pour traumatiser les élus Républicains modérés. Si ces derniers étaient enclin au compromis, ils risquaient d’être évincés lors du choix du candidat républicain — les fameuses primaires. Ce fut le cas de plusieurs d’entre eux l’an dernier.

Mais voici où la chose devient encore plus intéressante, voici où le piège se referme encore plus fermement: au moins une douzaine des 87 élus de l’an dernier sont menacés d’être évincés l’an prochain (oui, l’élection a lieu tous les deux ans) par d’autres candidats de droite qui leur reprochent d’être… trop mous !

Le New York Times rapportait en effet ce lundi que la soupe se réchauffe, même pour ceux qui se croyaient en tête du mouvement.

« Ce sera plus compétitif » lors des primaires, explique Jenny Beth Martin, co-fondatrice du Tea Party. « Les nouveaux élus qui affirment être du Tea Party ou qui disent appuyer nos idées mais qui n’ont pas tenu parole, ce sera dur pour eux. » Certains d’entre eux, de New York, de Georgie et du Mississipi, qui ont eu le tort de voter pour un projet de loi démocrate sont particulièrement visés. « Les gens sont insatisfaits » dit Martin.

D’autres, qui n’ont rien fait de mal, sont victimes de leurs succès. Élus dans des circonscriptions traditionnellement démocrates et parfois de façon tout à fait surprenante, ils ont fait la preuve que les Républicains pouvaient y triompher. Ces victoires suscitent la convoitise d’autres figures républicaines, qui se verraient bien, tout compte fait, Représentant au Congrès.

Et puisqu’il faut se distinguer pour gagner la primaire, ce sera à qui sera le plus intransigeant.

Un climat pousse-au-crime

Et le climat est à l’intransigeance. Vous ne le savez peut-être pas, mais l’État du Minnesota est fermé depuis le premier juillet. Pas ses frontières, mais ses services publics.

Le gouverneur démocrate refuse d’endosser le budget voté par l’Assemblée à majorité Républicaine qui réduirait les services pour équilibrer le budget. Le gouverneur propose d’augmenter les impôts sur les plus fortunés au cours des deux prochaines années pour préserver des services. (Il y a eu cinq cas d’État fermant leurs portes depuis 2002, pour quelques heures ou quelques jours.)

Le candidat présidentiel Tim Pawlenty, ancien gouverneur de ce même État, mais Républicain, fait jouer depuis quelques jours une publicité où il se vante d’avoir lui-même suspendu les activités de l’État lorsqu’il était aux affaires:

Dans le contexte, cela fait un peu pousse-au-crime, non ?

Le coût politique

L’ex-speechwriter de George W. Bush, David Frum, estime lui aussi que le Parti Républicain est en train de sortir du cercle de la raison. Il écrit ce mardi:

Ils doivent comprendre qu’ils auront un prix politique à payer s’ils forcent les États-Unis à renier ses obligations contractuelles envers ses débiteurs. (…) Le défaut de paiement n’est pas un outil acceptable en politique. La chronique de David Brooks est un manifeste pour le temps présent. Il devrait être cloué sur l’équivalent républicain de la porte d’église où Martin Luther avait cloué le sien.

Sans doute. Sans doute. Mais par un remarquable effet de contagion, lorsque même les élus plus radicaux sont menacés sur leur flanc radical, imaginez comment se sentent les modérés, qui doivent lire ces mots en hochant secrètement de la tête…

Avec la Roulette russe, on a une chance sur six de mourir. Mais si les modérés n’y jouent pas, leur décès politique est plus probable encore.

*   *   *

En prime, pour vous remonter le moral, la scène de Roulette russe du film The Deer Hunter:

http://www.youtube.com/watch?v=lqakCa-MysE

 

96 commentaires à propos de “Pourquoi les USA jouent à la Roulette russe

  1. Le drame ici est bien celui de la voie de dépassement: il y a toujours plus fou que soi.

    Les mouvements populistes en sont particulièrement atteints: dans l’énonciation de principes simples et émotifs, aucune mesure ni aucune rationalité ne peut faire face aux objectifs moraux.

    Il faut dire que la population ne vit pas dans la même réalité que la classe politique: ils veulent ce qu’ils veulent dans l’immédiat, et toute entorse à ces mantras simplistes sont des trahisons simples. Pour ce qui est des réalités, économiques, diplomatiques ou autres, il ne reste toujours rien d’autre que la croyance que les gouvernements ont peu d’effets sur nos vies.

    En d’autres termes, le cynisme envers la politique est à ce point exacerbé que le bon sens collectif est parasité par des formules messianiques ou magiques.

    Il n’y a pas de formule magique. La politique est un exercice ardu. Les compromis sont indispensables. La seule chose qu’on peut raisonnablement reprocher aux élus est leur triste incompétence. Et ce n’est pas en élisant le plus « croyants » ou le plus « déterminé » dans des visions simplistes que le sort collectif s’améliore.

    Parfois, il faut se rendre à l’évidence: gouverner est une activité complexe et le commun des mortels ne peut pas la résoudre facilement.
    Le premier venu, sans réelle expertise, s’en rend compte facilement. Qu’un autre, plus têtu et plus tête de cochon, s’imagine réussir là où le bon sens dicte la raison, relève non pas de la pureté démocratique mais de la faiblesse patente de la démocratie telle que nous la connaissons.

  2. Quand Obama était sénateur, il a voté contre la hausse du plafond de la dette:

    « The fact that we are here today to debate raising America’s debt limit is a sign of leadership failure. Leadership means that ‘the buck stops here.’ Instead, Washington is shifting the burden of bad choices today onto the backs of our children and grandchildren. America has a debt problem and a failure of leadership. Americans deserve better. I therefore intend to oppose the effort to increase America’s debt limit. » ~Barack Obama, 16 mars 2006

    Et voilà l’argument de Lisée qui vole en éclat.

    S’il y a un prix politique a payer pour s’assurer du futurs des prochaine génération, j’espère qu’il y aura des politiciens assez honnête et courageux pour payer ce prix.

  3. Les Républicains purs et durs sont des illuminés. Ils sont prêts à amener leur pays en faillite au nom de l’idéologie.

    Ce que propose Obama est une mesure qu’aucun gouvernement de gauche accepterait. C’est une mesure typiquement de droite, mais les Républicains sont complètement aveugles.

    C’est à ce demander s’ils ne pas que de vulgaires pantins et s’il n’y a pas quelques puissants derrière le rideau qui cherche a tiré avantage de la crise.

  4. @David

    Il me semble qu’il y a une différence de contexte entre maintenant et avant la dernière crise, non? Les États-Unis sont hyper-endettés dans une récession qui est fragile.
    Aussi, en 2006, il y avait une opposition démocrate aux baisses d’impôts aux plus riche de George W. Bush. J’imagine qu’ils auraient privilégié une annulation des baisses d’impôts avant d’endetter l’état.
    Tout ça pour dire que je vois mal en quoi une citation pitchée au hasard est suffisante pour faire voler une argumentation en éclat. Surtout en ne se préoccupant d’aucun contexte.
    Comme effet de toge, par contre, c’était parfait.

  5. « Les membres de ce mouvement n’acceptent pas la légitimité des intellectuels et des universitaires. »

    Refuser d’entendre les fraudeurs intellectuels que sont les keynésiens – des socialistes habillés en capitalistes – n’est que du gros bon sens.

    C’est platte à dire, mais côté économique, seuls les Républicains ont raison. Augmenter les impôts de 1$ coutera de 1,4$ à 3$ et engendrera des nouvelles dépenses de 1,58$, selon des économistes du Congrès.

  6. @David

    « Et voilà l’argument de Lisée qui vole en éclat. »

    Seulement dans votre esprit doctrinaire David. Les gens normalement constitués font la différence entre la situation économique des USA en 2011 et celle de 2006.

  7. Monsieur ‘Lisée,

    Les Grecs (et Portuguais, Irlandais, Islandais, Espagnols…) n’ont également « pas voulu payer le prix politique » du gros bons sens.

    Voyez où ça les a menés… Tout droit dans un mur!

  8. La faiblesse de l’économie américaine continue de nourrir la colère de la classe moyenne, mais étrangement, c’est contre les tentatives de réglementer ces mêmes institutions financières (ou la polluante industrie pétrolière) et contre des programmes sociaux susceptibles de les aider en cas de coup dur que les membres du Tea Party vocifèrent aujourd’hui.

    En fait, ils reprennent à leur compte les revendications qui ont été celles d’Americans for Prosperity et d’autres groupes de pression similaires depuis des années ou des lustres: moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins de réglementation.

    l y a quelques années, le Congressional Budget BureauKoch (le centre de recherche fiscale à la disposition des élus) a établi que ce sont les Américains les plus riches qui s’enrichissent depuis trente ans, les pauvres et la classe moyenne faisant du surplace.

  9. Encore un KO de David envers Lisée LOL

    M. Lisée, la mythomanie ça se soigne…

  10. @Martin

    La mythomanie? Savez-vous au moin ce que ça signifie? M. Lisée ne ment pas dans ce billet, il exprime son opinion. Comme d’ailleur David exprime la sienne dans son commentaire. Ils ont tous les deux le droits de le faire.

    Votre commentaire par contre, est tout à fait inutile et sans intérêt.

  11.  » c’est contre les tentatives de réglementer ces mêmes institutions financières (ou la polluante industrie pétrolière) et contre des programmes sociaux susceptibles de les aider en cas de coup dur que les membres du Tea Party vocifèrent aujourd’hui. »

    1) c’est la réglementation qui a causé le bordel actuel
    2) lesdits programmes sociaux sont des arnaques pyramidales intenables à long terme. Ce sont les plus gros postes de dépense du budget… et ils sont inconstitutionnels en plus!

    « Surtout en ne se préoccupant d’aucun contexte »

    le contexte n’a aucune importance. PEU IMPORTE LA SITUATION, un gouvernement doit chercher l’équilibre budgétaire. C’est ce qui a transformé une récession en DÉpression en 1929, et c’est ce qui pourrait arriver maintenat

  12. @ Étienne, je sais très bien c’est quoi la mythomanie! Lisez l’ensemble des billets de Lisée pour en avoir la preuve…

  13. @David

    Vous avez toujours un problème avec la notion du temps et le contexte.
    Dogmatisme, quand tu nous tiens….

  14. Les USA sont un Empire sur son déclin. Les politiciens de l’ultra-droite recherchent 2 objectifs : réduire l’administration fédérale au maximum sans se soucier des impacts négatifs et mettre en place TOUTES les conditions pour que les plus riches puissent continuer à s’enrichir.

    Ceux qui se veulent les gardiens planétaires de la démocratie sont bêtement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

    «Lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non à celui de la connaissance.»[Voltaire]

  15. Aux Libertariens et aux autres…

    On peut se demander aussi si le système choisi a un si grand impact sur la prospérité. Démographie, ressources naturelles, stabilité politique, niveau de scolarité, niveau de corruption, ça passe avant. Notre babyboom est en phase « vieillesse » et nos économies déclinent. je ne connais pas le système qui va empêcher ça.
    Je vois un parallèle avec l’empire byzantin qui préférait se battre sur les icônes plutôt que de s’attaquer aux problèmes qui affligeaient leur empire. Mêmes symptômes: des citoyens d’un empire puissant, habitués à la richesse de leur pays, débattent entre eux sans regarder ce qui se passe autour (CHINE et pays émergents pour les USA, Europe médiévale et pays arabes pour l’empire Byzantin).
    En 1960, les USA représentaient 50% de l’économie mondiale. Maintenant, je crois que c’est autour de 15%. On a maintenant des créationnistes qui vont avoir du mal à me convaincre qu’ils sont autre chose qu’une nouvelle génération d’iconoclastes qui se battent pour des vétilles. D’ailleurs, c’est quoi, cette idée de suspendre ses paiements si ce n’est pas un formidable déni de ce qui se passe autour? Vous pensez que la Chine, possesseur de la majorité des créances américaines, va se laisser faire et que ça n’aura aucun impact sur la vie Américaine?
    Et si les USA envisageaient sérieusement de réduire leurs dépenses militaires? Sans être un pacifiste, on peut se demander s’ils ont besoin d’autant de bases dans autant de pays. 737 bases partout dans le monde en 2007. 2 guerres couteuses. Ça n’a pas un impact infiniment plus grand sur leur économie que les nuances gauche-droite-libertarien?
    Et si ces débats de système n’étaient qu’une diversion face aux vrais problèmes auxquels ils ont à faire face?

  16. D’aucuns s’étonnent de l’acharnement des agences de notation anglo-saxonnes sur l’Europe (hier, la Grèce, aujourd’hui le Portugal.)

    Pourtant, c’est l’évidence même. La manoeuvre n’a d’autre but que de détourner le regard du monde entier de la situation catastrophique de la dette aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

    En fait, ces agences soi-disant indépendantes, sont inféodées au capital américain et britannique. De véritables salopards !

    D’où l’urgence pour l’Europe de créer, à l’instar de la Chine, sa propre agence de notation qui pourra contrer la propagande anglo-saxonne et clamer à son tour à tous vents que ce sont les USA et la Grande-Bretagne qui se rapprochent du défaut de paiement.

    Ça leur fera les pieds !

  17. Les USA ont un endettement monstrueux. Mais vivent comme si ils étaient riches. L’autruche Américaine dédaigne regarder ailleurs que dans son trou et en levant le nez… sur les autres nations. Bientôt le Bric de les dépasser !

    Aussi, les intelligences humaines se voient-elles soumises à leurs idéologies par systèmes politiques interposés. Et voila le noeud gordien à trancher; quand les nations s’uniront-elles afin de stabiliser la planète ? Serait-il temps de penser à une vision systémique du monde ?

    Un jardinier qui cultive ses fleurs de cactus…

  18. « 2 objectifs : réduire l’administration fédérale au maximum sans se soucier des impacts négatifs et mettre en place TOUTES les conditions pour que les plus riches puissent continuer à s’enrichir. »

    les impacts négatifs des coupures dans les programmes sociaux sont minimales. Tout ce que ça fait, c’est redonner l’argent aux travailleurs. Aussi, laisser les riches s’enrichir est la pierre d’assise de l’enrichissement du peuple. À moins, bien sûr, qu’on me motnre que l’argent créé n’est pas dépensé…

     » on peut se demander s’ils ont besoin d’autant de bases dans autant de pays. »

    très jsute. L’armée est à la droite ce que les programmes sociaux sont à la gauche : un moyen d’avoir plus de gouvernements et d’enrober le tout dans le linceul du bien public. fermer toutes les bases hors Afghanistan et Irak sauverait 150 G$ (selon les chiffres que j,avais).

    « Ça n’a pas un impact infiniment plus grand sur leur économie que les nuances gauche-droite-libertarien? »

    non, malheureusement. La quasi-totalité des agence fédérales (santé, social security, medicare/medicaid, transports, agriculture…) sont en violation du 10e amendement de la cosnitution. Les abolir – et laisser les États les prendre au besoin – serait nettement plus efficace

    « La manoeuvre n’a d’autre but que de détourner le regard du monde entier de la situation catastrophique de la dette aux États-Unis et en Grande-Bretagne. »

    leur tour s’en vient.

    « Bientôt le Bric de les dépasser ! »

    ne compte pas là-dessus, du moins pour la RUssie et la Chine. Ces deux pays sont encore trop corrompus pour aspirer à devenir de véritables puissances.

  19. Bon là, j’ai besoin d’une crise en Amérique du Nord! J’ai investi énormément en Asie et autres pays émergeants; il commence a y avoir un peu d’inflation…J’aimerais vendre un peu de mes « émergeants » pour acheter par ici…Il me faudrait une crise: genre 2009, pour que les actions tombent, car elles sont devenues un peu chères…Une crise pour que les petits investisseurs quittent le marché…Juste avant que Bernanke nous refile son QE3…Et là je fais un max d’argent…HI HI HI…

    (Pour m’aider un peu, pouvez continuez à dire que ça va mal en Amérique du Nord, que l’on est au bord du gouffre, que tout le monde a le gun sur la tempe, etc… Faire un peu de cinéma, quoi! Merci!)

  20. Bonjour à tous

    Il y a déja quelques mois que je pense à cette situation où nos voisins du sud ne pouront pas payer les intérets sur leur dette. Personne ne peut arreter les capitalistes qui gerent les agences de notation puisse que nous sommes tous des capitalistes qui n’avons jamais assez d’argent.

    N oublions pas que la structure du capitalisme aue nous connaissesons est issue du protestentisme qui a deux pilliers; lire la bible et la prédestination. Ce dernier signifie que des individus sont sauvés par Dieu à leur naissance. La posession des pouvoirs de la richesse signifie qu’ils sont sauvés. Eux qui sont élus n’ont de compte à personne puis que selon Luther nous sommes foncièrement méchants et que Dieu sauve que quelaues individus. La réussite sociale est le signe que l’individu est sauvé. La réussite sociale du BUNGALOW au Québec sera vite ezclue par la seule réussite sociale des magnats de la finance.

  21. Je ne suis pas convaincu que les USA pense jouer à la Roulette russe.

    Ce pays s’est construit, et avec énormément de succès, sur la totale liberté de l’entreprise. Beaucoup de républicains ont encore de la difficulté à s’éloigner de cette vision de l’État.

    Or, la preuve est faite que dans ce système, certains riches deviennent « filthy rich », expression que j’ai entendue dans un film américain, alors qu’il y a une trentaine de millions de personnes pauvres dans le pays le plus riche du monde.

    C’est le défi que veut imposer les démocrates: tenter de rééquilibrer la richesse en donnant à l’État un plus grand pouvoir de distribution.

    Il y a encore très loin de la coupe aux lèvres.

    Salutations cordiales.

  22. Quoi? L’État le plus puissant, le plus riche et possédant le plus haut niveau de vie de la planète en défaut de paiement!

    Au Minnesota, depuis le premier juillet, il n’y a plus de service public au numéro que vous composez?

    Les États-Unis d’Amérique risquent la décote!

    L’on croirait rêver. Ils sont vraiment capable du meilleur et du pire.

    Ils peuvent bien voter pour des populistes, des créationnistes et des démagogues.

    Ils peuvent bien ne pas accepter la légitimité des intellectuels et des universitaires.

    C’est quoi déjà le pourcentage des américains qui détiennent un diplôme d’études post-secondaire?

    Toutefois, j’ai bien peur que leur intransigeance et leur déni de la réalité finissent par affecter ceux qui résident au nord de leur frontière. Et ce, bien malgré nous. N’y avait-t-il pas naguère un adage qui disait que lorsque les américains avaient la toux, les canadiens attrapaient le rhume?

    Ils ne sont pas parfait et l’on peut bien les critiquer, mais je les préfèrent comme voisin à la République populaire de Chine. Car le parti communiste chinois ne demande l’avis de personne avant d’imposer ses choix.

    @ Mediamaniaque #1

    J’abonde dans votre sens et j’aime bien lire vos interventions, elles sont toujours pertinentes.

    @ M. Jean-François Trottier #16

    Commentaire des plus sensés qui gagnerait à être développé.

    @ M. Denis Drouin #15

    Je retiens la citation de Voltaire. Tout à fait indiqué pour certains des 14 premiers commentaires.

  23. Ce sont les républicains qui étaient au pouvoir au début de la plus grande crise financière du monde moderne.
    Ce sont les républicains qui ont laissé une poignée de spéculateurs regarder des plans de pensions se volatiliser dans les poches d’une minorité.
    C’est peut être pour ces raisons qu’ils ne craignent pas le défaut de paiement puisqu’ils soutiennent les agences de notations de crédit comme Standard and Poors et les autres.Des spéculateurs de premier ordre.
    Tout n’est plus que spéculation maintenant.
    Les bourses se portent bien malgré le taux de chomage effarant des US et les reprises de propriétés qui elles n’ont à peine diminué dpuis le début de la crise.
    La solution ne réside qu’à diminuer le poids et l’influence qu’ont modialement ces nouveaux gourous de l’ordre qui ont indécemment droit vie ou de mort sur des états souverains pour leur propre profit.
    Les Européens commencent à en parler à voix haute.
    Faudrait peut être s’y mettre nous aussi

  24. C’est une querelle absurde qui profite évidemment aux plus fortunés tout en pénalisant les plus pauvres.Couper 3$ qui sont des services de base pour obtenir 1$ de nouveau revenu, c’est comme enlever un verre de vin au riche pour permettre l’achat de six pains pour les pauvres.Incroyable.

    Je pense qu’Obama utilise la seule arme qu’il a à sa disposition soit celle de démontrer le ridicule de l’approche républicaine.Il espère que les américains comprendront et qu’il le choisiront au prochaine présidentielle.Espérons le aussi pour nous.

  25. À Jacques Faille

    Vous êtes optimiste en parlant de pauvres.

    Au mois de mars il y avait plus de 44 millions de la population des États Unis d’Amérique sur les Foods Stamps parce qu’ils n’avaient pas d’argent pour se nourrir. C’est 14,3% de la population.

    Mais la droite folle et les libertariens sont très heureux de cette situation et en veulent encore plus en coupant les Foods Stamps à ceux qui crèvent de faim.

    Si un jour, qui n’est peut être pas si loin, quelqu’un allume la mèche de la protestation ce sera au moins 60 millions de gens du peuple américain qui descendront dans la rue pour faire la révolution tout fracasser.

    Ce jour là, la peau en lambeaux de la droite excessive et des libertariens ne vaudra pas cher.

  26. J’ai comme l’impression que la plus grande puissance est devenue un simple instrument pour les plus riches de la planète et ils se foutent bien de la population comme une de leur vieille chemise toute tachée.

  27. CRÉATION D’UN CONTE DE BANQUE UNIVERSEL

    C’est un -compte- de fée.

    Un jour le grand vizir décide de créer un compte de banque universel.

    Du jour au lendemain il ordonne que toutes les liquidités des banques, des entreprises, des pays et de tous les citoyens de la planète soient versées dans un seul compte universel.

    Un seul compte de banque pour desservir la totalité de la planète. Tous peuvent y retirer tout l’argent qu’ils veulent en tout temps, sans restriction.

    En contrepartie, lorsque vient le temps vient de déposer; l’argent retourne dans le même compte. Rien ne se perd, rien ne se crée. Simple non ?

    Le méchant Iznogood alarmé tente de raisonner le Grand Vizir. « Mais voyons les gens ne voudront plus travailler s’ils peuvent obtenir de l’argent frais à tout moment. Et puis nous, les cupides, comment allons-nous justifier notre existence ? ».

    Le Grand Vizir lui répond « les gens ne travaillent pas simplement pour l’argent. Vous verrez, le monde va changer et les cupides deviendront limpides… »

  28. À Youlle,

    Je parlais d’une trentaine de millions de pauvres comme une situation normale, habituelle et acceptée par la population en général.

    Les chiffres que vous cités sont vraisemblablement le résultat de la crise de 2008. Le problème, c’est que cette crise ne semble pas vouloir se résorber. Quand un pays loge autant de bandits cravatés, il n’a même pas besoin d’ennemis pour se détruire.

  29. M. Lisé quelques éléments de l’équation semble vous échappé.
    1) Les Américains sont les plus gros emprunteurs de la planète.
    2) Toutes les pays du monde conservent de grandes quantité de dollars Américains car ce dernier est utilisé dans les transactions internationales.
    3) Le plus gros créditeur des Américains c’est la Chine.
    4) Il y a une guerre économique entre les U.S.A et la Chine.

    Quelles peuvent-être les conséquences d’un défaut de payement de leur part?
    1) Ils ne se feront pas d’amis. Rien de nouveau sous le soleil…So what?
    2) Les Chinois vont être les plus embêtés.
    3) Plus leur dollars perd de la valeur moins ils sont endettés. Le prix de l’or va grimpé encore plus et leur énormes réserves d’or vont appréciées en conséquence.

    La vérité c’est qu’ils tiennent tout le monde par les couilles.

  30. @lemoutongris #12,

    Faux le gros poste de dépense c’est le budget militaire.

  31. @ Jean-François Trottier & Benton

    Mes excuse, vous avez tout à fait raison. Le contexte à profondément changé depuis 2006 et j’aurais du le mentionner.

    Depuis 2006, la dette des USA s’est accru i.e. la situation est encore plus urgente qu’elle ne l’était à cette époque.

    Donc si on tient compte du contexte, le commentaire d’Obama contre un relèvement du plafond de la dette est encore plus criant et l’argument de Lisée vole encore plus en éclat!

  32. @ Jean-François Trottier

    Voici pourquoi la pensée libertarienne est indubitablement supérieur: elle a produit les résultats que voici…

    http://www.youtube.com/watch?v=v1U1Jzdghjk

  33. « Faux le gros poste de dépense c’est le budget militaire. »

    non : http://en.wikipedia.org/wiki/File:U.S._Federal_Spending_-_FY_2007.png

    « Ce sont les républicains qui étaient au pouvoir au début de la plus grande crise financière du monde moderne. »

    Ce sont les Démocrates qui ont fomenté la crise et empêché qu’elle soit évitée

    « Ce sont les républicains qui ont laissé une poignée de spéculateurs regarder des plans de pensions se volatiliser dans les poches d’une minorité. »

    Pour Social Security, ce sont TOUS les partis qui continuent de perpétrer cette arnaque pyramidale. Pour ce qui est de Madoff et cie : s’ils avaient été fonctionnaires, ils auraient probablement eu une promotion

    « tenter de rééquilibrer la richesse en donnant à l’État un plus grand pouvoir de distribution. »

    c’est ce que Hoover et FDR ont tenté de faire, avec les résultats qu’on connait

    « Je pense qu’Obama utilise la seule arme qu’il a à sa disposition soit celle de démontrer le ridicule de l’approche républicaine »

    ne gage pas ta chemise là-dessus. Les gens aux ÉU votent avant tout avec leur portefeuille, et si les impôts/taxes/règlements augmentent, Obama va débarquer

  34. @lemoutongris 14:27

    Je ne suis pas un spécialiste en économie. Mais l’êtes-vous vous-même ? Par contre, j’ai fait la lecture de quelques ouvrages de Joseph Eugene Stiglitz, économiste américain ayant reçu le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001, l’équivalent d’un prix Nobel,quoi.

    Selon lui, c’est un mythe de penser que « [...] laisser les riches s’enrichir est la pierre d’assise de l’enrichissement du peuple» comme vous l’affirmez avec autorité.

    Je ne veux pas vous offusquez mais en l’occurrence j’accorde plus de crédit à l’opinion de Stiglitz qu’à la votre.

    « Une des raisons pour lesquelles la main invisible est invisible, c’est peut être qu’elle n’existe pas. »
    [Joseph Stiglitz, Quand le capitalisme perd la tête, 2003]

  35. Justement la politique est basée sur la ‘défense nationale’ privée qui a pour objectif de contrôler la planète. Le big one s’en vient en californie, la centrale du Nébraska est sous l’eau, les tornades et les pluies diluviennes se multiplient pendant que le climat du fiat money tourbillonnera jusqu’au tsunami. Je me demande bien à l’automne combien de gens vont fuir ce pays. Le 4 juillet 2012 pourrait se fêter ailleurs…

  36. @francois 1

    « Les Grecs (et Portuguais, Irlandais, Islandais, Espagnols…) n’ont également “pas voulu payer le prix politique” du gros bons sens.

    Voyez où ça les a menés… Tout droit dans un mur! »

    Trois des cinq pays mentionnés ont des gouvernements de droite au pouvoir avec un État encore moins interventionniste que les USA, tandis que les deux autres ont des gouvernmements de centre-gauche avec un héritage historique d’endettement laissés par les nombreux gouvernements précédents de droite et les dictatures de droite.

    S’ils sont dans le trou, ce n’est pas de la faute de la gauche, ni des intellectuels. Alors, arrêtez de faire dans la malhonnêteté proverbiale méprisante. On a tous vu ce que la philosophie économique du libre-marché et la spéculation sans régulation a provoqué en 2008: un krach mondial qui est encore en voie de se reproduire à nouveau.

    Encore un nouveau chapitre à rajouter dans votre encyclopédie de la connerie que vous tenez lieu de Bible. Faut-il vous rappeler que si la Bible est un conte de fées, le fait de vendre votre idéologie comme Alice au Pays des Merveilles afin de vous trouver des adorateurs n’aidera jamais votre cause rétrograde.

  37. @ Mathieu Lemée (# 38):

    Le surendettement de l’État serait la faute de la droite qui veut, elle, contrairement à la gauche, RÉDUIRE le rôle de l’État…

    Hé ben!!! Est bonne celle-là…

    S’endetter pour s’enrichir quoi…

    N’importe quoi!

    Petite question comme ça, en passant: Relancer l’économie en privilégiant un endettement de l’État, en incitant à la consommation et au crédit, et en décourageant l’épargne? Une question s’impose alors: que devrait faire une famille fortement endettée qui voit sa situation financière se détériorer parce qu’un membre a perdu son emploi? Devrait-elle (a) couper ses dépenses, épargner et rembourser sa dette sans la mesure du possible? ou (b) augmenter ses dépenses, contracter un emprunt bancaire et maximiser le solde de sa carte de crédit?

    Et puis, si le fait de s’endetter permet de stimuler l’économie, pourquoi l’Afrique sub-saharienne est-elle plus pauvre que jamais malgré un endettement colossal? Et pourquoi a-t-on longtemps revendiqué l’annulation de sa dette pour lui permettre de sortir de la misère? Faut-il comprendre qu’une dette est bénéfique dans le cas canadien, mais néfaste s’il s’agit de l’Afrique?

  38. @mathieu

    Quel pays porte la zone euro à bout de bras? L’Allemagne, et c’est pas géré pas des socialistes, comme par hasard. Réfléchis à ça un peu.

  39. « le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001, l’équivalent d’un prix Nobel,quoi. »

    les prix nobels hors des sciences appliquées (médecine, chimie, etc.) ont perdu leur lustre. Donner un Nobel de la Paix à Gore et et GIEC est une farce puisqu’ils font tout sauf promouvoir la paix. Le Nobel d’économie est aussi une farce depuis que Krugman, un keynésien bordeline socialiste, l’a gagné

     » j’accorde plus de crédit à l’opinion de Stiglitz qu’à la votre. »

    libre à toi de gober ses insanités si tu veux.

    « Une des raisons pour lesquelles la main invisible est invisible, c’est peut être qu’elle n’existe pas. »

    normale, la main visible du gouvernement intervient à sa place.

    La main invisible existe, comme l’a prouvé la chute de GM et Chrysler et la hausse de Toyota

    « On a tous vu ce que la philosophie économique du libre-marché et la spéculation sans régulation a provoqué en 2008: un krach mondial qui est encore en voie de se reproduire à nouveau. »

    je vois que les mythes propagés par les médias sont tenaces

  40. @François 1 – « Relancer l’économie en privilégiant un endettement de l’État, en incitant à la consommation et au crédit, et en décourageant l’épargne? »

    N’est-ce pas votre choix politique? N’est-ce pas précisémment ce que Stephen Harper fait depuis qu’il est au pouvoir? N’a-t-il pas augmenté à chaque année depuis 2006 les dépenses publiques de 8% (même avant la récession)? N’avait-il pas permis que les banques consentent des emprunts hypothécaires sans mises de fonds, amortis sur 40 ans? N’a-t-il pas encouragé les gens à dépenser sur la rénovation immobilière en leur promettant une ristourne gouvernementale – combien l’ont fait à crédit?

    Et pendant ce temps, Harper baissait les revenus pour acheter l’électorat.

    Dépenser plus tout en coupant dans les revenus c’est la méthode que vous appuyez haut et fort. Et le résultat est que nous avons maintenant un déficit structurel et une dette qui grossit. Devrait-on vous remercier?

  41. À François 1

    Si les états s’endettent c’est parce que les dogmatique de la droite folle et les libertariens irresponsables ne veulent pas payer leur dû à leur propre société qu’ils exècrent.

    Le problème des États Unis d’Amérique passe par l’impôt et les taxes pour renflouer le déficit et non pas par les coupures qui ne peuvent pas payer la dette.

    Les rêveurs de la droite folle et insensée ainsi que les libertariens veulent le beurre et l’argent du beurre et ils ne l’auront jamais ces irresponsables.

    Ils devront apprendre qu’il faut payer sa carte de crédit ou se ramasser dans la rue.

  42. @lemoutongris

    Nommez-moi des économistes crédibles ?
    En passant, des économistes commandités par l’entreprise privée ne peuvent être crédibles par la force des choses et encore moins faire preuve d’éthique…

    Pour ce qui est des mythes, effectivement, vous y connaissez en mythes!

    @Eric

    Réfléchir ?!?!?
    Quand même, faut pas trop leur en demander…

    @David

    Citez l’Heritage Foundation, c’est comme citez la Bible, faut plus y croire que de comprendre!

  43. Benton Benton Benton…

    Encore une fois je vais devoir te ramener dans le droit chemin…

    Le graphique produit par le Heritage Foundation a été fait en prenant intégralement les stats de l’OMB. Je précise: i-n-t-é-g-r-a-l-e-m-e-n-t.

    La source est donnée dans le document et on peut facilement vérifier les chiffres du graphiques.

    Mais tu ne l’as pas fait. Tu n’a probablement même pas pris le temps d’ouvrir le lien.

    Et tu oses parler de bible? S’il y a une personne ici dont le comportement se rapproche du fanatisme religieux c’est toi. Tu ne veux pas savoir, tu veux croire. Tu veux croire que le Heritage Foundation c’est le mal alors tu portes un jugement sans même prendre le temps de faire des vérifications élémentaires. C’est un cas typique de dogmatisme.

    Si tu ne veux pas te couvrir de ridicule dans un débat, il faudrait que tu t’en tiennes aux faits, pas à tes croyances.

    P.S.: les économiste du secteurs publics sont-ils plus crédibles et éthiques?

  44. « Si les états s’endettent c’est parce que les dogmatique de la droite folle et les libertariens irresponsables ne veulent pas payer leur dû à leur propre société qu’ils exècrent. »

    si les États s’endettent, c’est parce qu’ils dépensent plus d’argent qui ne rentre. Seul l’IPÉ semble avoir compris ce principe.

    Un État en déficit a SEULEMENT un problème de dépenses. Ses « revenus » sont volés légalement aux plus travaillants

    « passe par l’impôt et les taxes pour renflouer le déficit et non pas par les coupures qui ne peuvent pas payer la dette. »

    parce que chacun sait qu’ils accepteront gaiement (pas de jeu de mot volontaire) de se faire voler le fruit de leur labeur sans lever le petit doigt

    « Les rêveurs de la droite folle et insensée ainsi que les libertariens veulent le beurre et l’argent du beurre et ils ne l’auront jamais ces irresponsables. »

    ça, c’est les socialistes. Ils veulent le beurre, l,argent du beurre, la tabouret pour traire la vache, le sceau pour récupérer le liquide, l’herbe qui la nourrit ainsi que la ferme.

    Ce que les libertariens veulent,c ‘est que le gouvernement leur foutre la paix

    « Ils devront apprendre qu’il faut payer sa carte de crédit ou se ramasser dans la rue. »

    Qui est forcé de prendre une carte de crédit?

    « Nommez-moi des économistes crédibles »

    ceux qui voient que l’État est le problème et non la solution. Mises, Hayek, Smith, Bastiat…

     » vous y connaissez en mythes! »

    lesquels? tout ce que je dis est factuel et vérifiable

    « Citez l’Heritage Foundation, c’est comme citez la Bible, faut plus y croire que de comprendre! »

    attaquer le messager = rien à dire contre le message

  45. @ Youlle

    Si les état s’endettent c’est précisément parce qu’ils n’écoutent pas les libertariens (et non pas parce que des politiques libertariennes seraient mise en place).

    Les libertariens ne veulent pas payer pour des programme inutiles qui empire la situation eu lieu de l’améliorer. Ils ne veulent pas payer pour des gens qui profitent du « gravy train ».

    Tu sais quel devrait être le taux d’imposition des gens gagnant plus de 250 000 dollars aux USA pour équilibrer le budget?

    139%.

    Met moi au défi de te donner la source si tu es incapable de la trouver.

    Il va falloir couper.

  46. @Lorraine

    Ce serait tellement mieux avec le PLC, dirigé par Bob Rae, un homme qui a fait ses preuves! Heureusement que le PLC est presque mort. Enfin bon, ce sera peut-être le NPD un jour, c’est sûr que ça va gérer serré ce monde-là.

    En passant, si tu lis souvent M. Lisée, tu devrais savoir que plus un gouvernement dépense, taxe et endette, mieux c’est! Obama est son héros!

  47. @lorraine

    Chrétien avait promis d’abolir la TPS mais il mentait. Harper a promis de baisser la TPS et il l’a fait. Un exemple parmi d’autres. Réfléchis à ça un peu, et tu commenceras à comprendre pourquoi le PLC est presque mort.

  48. @lemoutongris

    « je vois que les mythes propagés par les médias sont tenaces »

    Parlez pour vous, votre commentaire fait figure d’effet boomerang puisqu’il propage des mythes tout autant. Pourtant quand je fais le tour des médias, je constate à quel point votre idéologie n’a aucun mal à trouver des croisés pour stigmatiser à tous vents tout ce qui est ou va contre elle en propageant des mythes dignes des meilleurs contes de fées et faire croire au public qu’il est véridique et réaliste qu’un éléphant peut se suspendre dans le vide la queue accroché à une marguerite.

    Et encore un autre blâme lancé de travers contre leurs opposants par des libertariens qui ne sont même pas fichus ou capables d’appliquer leurs propres conseils.

    Proverbes libertariens:

    « Au royaume des aveugles, les borgnes sont sourds. »

    « Quand les gens cherchent à nous prendre pour des imbéciles, ils ne cherchent pas longtemps, ils nous trouvent tout de suite. »

  49. @francois 1

    « Le surendettement de l’État serait la faute de la droite qui veut, elle, contrairement à la gauche, RÉDUIRE le rôle de l’État…

    Hé ben!!! Est bonne celle-là…

    S’endetter pour s’enrichir quoi… »

    Oui, pour l’enrichissement des élites et des classes économiques dominantes que vous défendez bec et ongles alors qu’elles ont justement bénéficié des faveurs de l’État par son non-interventionnisme en leur faveur et ne leur garantissant une main d’oeuvre abordable ou la pauvreté de la majorité enrichissait ces élites. Et ce sont pour des raisons de libre-marché justement que ces élites bourgeoises déménagent leurs pénates d’un pays à l’autre pour profiter de taux de change avantageux, de travailleurs à plus faibles salaires autant que possible.

    Et puisque vous parlez de l’Afrique, la Somalie est un bel exemple de pays sans intervention de l’État dans la sphère économique des entreprises propice au libre-marché qui constitue le supposé mètre-étalon de votre argumentaire, donc un exemple de modèle libertarien. Pourquoi alors vous et vos semblables n’allez pas immigrer dans ce pays formidable exemplaire de la réussite de votre idéologie?

    N’importe quoi…

  50. @Eric

    Tout comme ce n’est pas un régime socialiste qui a mis l’Argentine, la Grèce et l’Irlande dans le trou, et tout comme ce ne sont pas des libertariens qui représentent la droite actuellement au pouvoir en Allemagne, sans doute pour éviter de raviver le souvenir du nazisme.

    Réfléchissez à ceci également.

  51. encore une fois on voit que les gauchistes passent leur temps a insulter et faire des jugements personnels au lieux d argumenter avec de la logique.

    bravo la gauche!

  52. @zenobias

    Argumenter quoi ???

    Les données tronqués de d’Instituts et de fondations subventionnés par les riches et corporations de ce monde !

  53. Résumons donc la vision de l’économie selon les gauchistes.

    Une personne est sur-endettée, au bord de la faillite.

    Pour se sortir du pétrin elle va voir un conseiller financier de la firme Gauchiste&Associé.

    Le conseiller analyse sa situation et rend son verdict: « mon cher monsieur, pour éviter la faillite il n’y a qu’une seule solution, appeler votre compagnie de carte de crédit et demander leur d’augmenter votre marge de crédit »…

    Quand des gens avec des raisonnements aussi risibles disent que les libertariens n’ont pas raison, on ne peu qu’en rire.

    @ Mathieu Lemée

    La pensée libertarienne a fonctionné partout où elle a été appliquée.

    Voici des faits (pas des opinions…)

    http://youtu.be/v1U1Jzdghjk

  54. @Eric qui a tout à fait raison – Chrétien n’a pas tenu sa promesse sur la TPS. Il a cependant réduit la taille de l’état en coupant 55,000 emplois, il a équilibré le budget, généré des excédents pour réduire la dette, et offert la plus importante baisse d’impôts de l’histoire du Canada. Lorsque Harper a prit le pouvoir, le Canada avait un excédent budgétaire de plusieurs milliards alors qu’on a maintenant un déficit de 50 milliards et qu’on s’enlise dans l’endettement.

    Et que dire des promesses de Harper:

    1. ne jamais nommer un non-élu au Sénat, ce qu’il fit le jour où il forma un gouvernement (Fortier)
    2. permettre des votes libres sur tout sauf les budgets
    3.Ne jamais avoir de déficits
    4. Ne pas augmenter les dépenses
    5. Créer une commission publique pour les nominations
    6. Créer le poste de directeur du budget qui se rapporte directement au parlement
    7. Aucun membre du personnel du BPM ne deviendra un lobbyiste
    8. Réduire les dépenses sur les sondages (il les a plus que doublés)

    Enfin, je pourrais continuer, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler ma promesse brisée préférée :

    http://www.youtube.com/watch?v=U9mibZYpVPY

    Si le fait de briser une promesse a fait que le PLC se retrouve avec 30 sièges, réfléchissez où s’en và le PCC.

    ADMIN : Et maintenant, de retour au sujet principal du billet, SVP. Merci.

  55. « parce que chacun sait qu’ils accepteront gaiement (pas de jeu de mot volontaire) de se faire voler le fruit de leur labeur sans lever le petit doigt »

    « Ce que les libertariens veulent,c ‘est que le gouvernement leur foutre la paix » (lemoutongris)

    Voilà qui confirme ce que j’ai écris au # 43.

    Les libertariens et la droite extrême veulent qu’on leur foute la paix avec les responsabilités de citoyens du pays.

    Ce sont ces genres de types qui entraînent la plus grande puissance, les États Unis d’Amérique vers la dégénérescence et le déclin.

    Ce billet de J.F. Lisée met en évidence l’échec de leur dogme. Voilà pourquoi il réagissent avec virulence accusant n’importe qui et n’importe quoi d’être la cause de l’échec de leur croyances.

  56. @benton
    Encore des affirmations gratuites!
    Apporter des chiffres, des sources
    Pas juste votre jugement personnell

  57. « en propageant des mythes dignes des meilleurs contes de fées et faire croire au public qu’il est véridique et réaliste qu’un éléphant peut se suspendre dans le vide la queue accroché à une marguerite. »

    je répète la question : quel mythe propage-je? et quel est le rapport avec l’éléphant?

    « Les données tronqués de d’Instituts et de fondations subventionnés par les riches et corporations de ce monde ! »

    parce que les économistes subventionnés par Soros sont plus crédibles?

    « Deux vidéos pour bien montrer que le libertarianisme ne peut pas fonctionner »

    ces deux vidéos montrent au contraire que le libertarianisme (?) fonctionne. La Grèce a vécu sur des emprunts (publics) pendant des décennies. Un gouvernement libertarien n’aurait pas agi de la sorte.
    Pour ce qui est du second, les socialistes de TYT surglorifient le gouvernement. Sans approuver l’anarcho-capitalisme, les forces de sécurité privées peuvent très bien suffire pour les individus. L’ennui, c’est que la force légal (percepteurs d’impôts, notamment) a toujours le dessus

  58. @zenobias

    Regardez la liste des donateurs/commanditaires de des institutions et fondations, ça dit tout!

    Mon père disait que si tu veux savoir pour qui tu travailles, regarde qui signe ton chèque de paie.
    (Par contre, je n’ai pas de « chiffre » sur le montant du chèque de paie mais l’on peut supposer que plus le chiffre est gros, plus tu dois être profitable pour ton signataire!)

    @lemoutongris

    « parce que les économistes subventionnés par Soros sont plus crédibles? »

    Ni plus, ni moins crédible.
    Par contre, il a le mérite de privilégier le développement humain par rapport au développement économique.
    De plus, il reconnait qu’il a fait fortune sur le dos des autres, plus particulièrement sur le dos des états.

  59. @David (33)
    Votre vidéo fait une sélection volontaire pour appuyer un raisonnement primaire. Je ne vois nulle part sur votre graphique des pays comme la Chine, la Finlande, la Suède qui ont plus de dirigisme économique. Non, ils préfèrent inclure… les îles Maurice et le Burundi pour comparer avec les USA! Ils auraient pu inclure l’Arabie Saoudite, une monarchie, pour voir le revenu par habitant? C’est vrai, ça ne cadre pas dans le graphique. Omettre la Chine, 2e et bientôt première économie de la planète, LA superpuissance du 21e siècle pour inclure les îles Maurice, faut le faire!
    Franchement, c’est de la propagande dans sa forme la plus bête. En tout cas, une cas flagrant de cécité partielle ou de daltonisme, comme la couleur sépia du vidéo le suggère.

  60. « Les libertariens et la droite extrême veulent qu’on leur foute la paix avec les responsabilités de citoyens du pays. »

    Non, nous voulons que le gouvernement cesse de nous nuire. La crise actuelle le rpouve, encore une fois. Sans l’internvention du gouvernement, pas de crise, et surtout pas de crise de dette.

    Et ne t’en déplaise, la charité privée est nettement meilleure que le gouvernement. Ce dernier ne fait qu’entrenenir la pauvreté

     » Voilà pourquoi il réagissent avec virulence accusant n’importe qui et n’importe quoi d’être la cause de l’échec de leur croyances. »

    C’est parce que, à ce jour, ABSOLUMENT RIEN de prouve notre échec. TOUTES les crises du 20e siècle ont été causée/empirée par les gouvernements. JAMAIS un gouvernement libertarien n’aurait eu besoin de remonter le plafond des dettes.

     » il a le mérite de privilégier le développement humain par rapport au développement économique. »

    foutaise. Soros est un autre de ces gauchistes qui veut que le gouvernement intervienne aprce que le marché ne l’a pas favorisé.

    « Votre vidéo fait une sélection volontaire pour appuyer un raisonnement primaire »

    prouve le contraire de ce qui est dit. Prouve que moins de liberté économiques égale plus de richesse, un meilleur environnement, une plus haute espérance de vie…

  61. @ Jean-François Trottier

    Le Suède ?

    On parle du pays avec des vouchers en éducation, du transport en commun privatiser, du marché de l’électricité libéraliser, de la privatisation partielle des régime de retraite et de l’assurance chômage ?

    En passant la Chine est incluse dans les datas ;-)

  62. @lemoutongris

    je répète la question : quel mythe propage-je? et quel est le rapport avec l’éléphant?

    Le mythe que le libre-marché peut s’auto-réguler tout seul alors que l’histoire montre exactement le contraire depuis longtemps. Mais au lieu de reconnaître vos erreurs, vous mettez tout sur dos de la gauche en généralisant tout, en manipulant les chiffres au gré de votre idéologie, tout comme les communistes ont fait. L’être humain n’apprend jamais de ses erreurs il faut croire.

    En fait, l’idéologie libertarienne vend du mythe, mais dans le sens contraire des communistes. Pour être situé dans l’autre spectre extrêmiste carrément à droite, le libertarianisme ne peut pas pas fonctionner tout comme le communisme n’a pas fonctionné.

    Quant à la Grèce, tu négliges comme toujours, l’héritage laissé par la dictature militaire où l’état n’intervenait pas dans la sphère économique, sauf pour favoriser les élites et le libre-marché des compagnies étrangères tout en exploitant son peuple. Il a bien fallu que l’État fasse quelque chose pour réparer ces inégalités, mais non, selon vous, il aurait fallu laisser faire et continuer cet état d’oppression. Rajoutons à cela le problème de l’évasion fiscale dans ce pays dépendant trop de l’étranger, ce qu’un état libertarien aurait laissé faire en pire.

    Et s’il y a eu intervention de l’État en Grèce, c’est quand même très loin du communisme

    « Sans approuver l’anarcho-capitalisme, les forces de sécurité privées peuvent très bien suffire pour les individus. L’ennui, c’est que la force légal (percepteurs d’impôts, notamment) a toujours le dessus »

    Si bien que si grâce au libertarianisme, les forces de sécurité doivent devenir une force légale ça ne peut mener que tout droit à la dictature des élites économiques sur le reste de la masse.

    Déménagez en Somalie si vous désirez tant que ça vivre dans le modèle libertarien. Mais ne venez pas nous vendre une idéologie dont la majorité des gens ne voudra jamais, surtout après l’héritage l’obscurantiste que Duplessis a laissé. Nonobstant ce que vous croyez, revenir totalement en arrière n’est pas la solution, même s’il y a des leçon à en tirer.

    Les extrêmes en politique idéologique ne fonctionneront jamais, Trouvons plutôt un équilibre entre les deux, gauche et droite, plutôt que de tout demoniser en désavouant ce qui fonctionne pour changer ce qui ne va pas.

    Quant à l’éléphant, si vous êtes incapable de comprendre la métaphore derrière la réflexion, c’est une preuve évidente des limites de vos cellules grises. Mais il faudrait qu’on avale vos arguments, qu’on prenne vos vessies pour des lanternes?

    Au royaume des aveugles pour un libertarien, les borgnes sont sourds.

    @zenobias

    Vous lisez et interpréter comme vous voulez, mais on voit bien que votre commentaire reflète bien plus cet état de fait du côté de la droite libertarienne ici dans les commentaires sur ce blogue. Ils sont d’ailleurs les seuls à effacer les commentaires contre leur idéologie dans les blogs et sites webs menés par eux. Si ça ce n’est pas de l’intransigeance et un manque d’empathie flagrante…

    Et qu’est-ce qui vous permet de croire que ceux qui critiquent ici la droite libertarienne sont forcément des gauchistes? Vous avez comme eux le jugement prompt, l’étiquette facile et la manie de peinturer dans un coin tout ce qui n’adhère pas à votre pensée.

    Ça ne va pas fort du côté de la dure-mère chez les extrémistes de droite.

    Vous souffrez autant de jugements personnels que ceux que vous accusez.

    @David

    « La pensée libertarienne a fonctionné partout où elle a été appliquée. »

    Alors, va vivre en Somalie et te bercer avec tes illusions.

    Et puisque tu parles de la Suède, voilà un exemple d’État-providence efficace où son intervention égale égale plus de richesse, un meilleur environnement, une plus haute espérance de vie en faisant la paix sociale entre ses entreprises privées et sa population en les considérant comme des partenaires et vice-versa POUR QUE TOUT LE MONDE Y GAGNE. Ne venez pas nous jeter de la poudre aux yeux sur le fait que la Suède est un état libertarien et que c’est la raison qui explique que cet État fonctionne. Le système est seulement un peu plus décentralisé, mais l’État et le privé font ensemble leur part pour l’intérêt public et non pas pour l’accumulation de profits monstres dans les mains d’une élite profiteuse. Il y a donc une certaine régulation, ce n’est pas le libre-marché qui s’auto-régule tout seul comme vous le souhaiteriez.

    Preuve à nouveau que les extrêmes ne mènent vers rien d’autre que l’échec. Et que le simplisme et le mépris n’ira jamais plus loin que la réflexion profonde et l’empathie.

  63. @David

    List A: HK, Singapour, NZ, Suisse, Chili, USA, Canada, Australie, Ile Maurice, UK

    Listb B: Algérie, Congo, Burundi, Guinée, République centrafricaine, Vénézuéla, Angola, Myanmar, Zimbabwe.

    Je ne vois pas de Chine là-dedans. :)

    Pour ce qui est de la Suède, vous la réduisez à ce qui fait votre affaire. J’ai ici un article qui va plus en détail. On n’a pas vraiment un état de droite, mais avec QUELQUES éléments de droite. Extrait ici:
    « Au primaire et au secondaire, toutes les écoles, privées et publiques, sont gratuites et financées à partir d’un système de bons. (…) POUR ASSURER, LA PRISE NE COMPTE DES BESOINS DE TOUS LES ÉLÈVES, LE GOUVERNEMENT A MIS EN PLACE UN SYSTÈME D’INSPECTION QUI ASSURE LA QUALITÉ DES SERVICES ET QUI S’APPUIE SUR L’INTERNET.  »
    Gratuites. Financées. Inspection. Eh oui, Le gouvernement a encore sa place.
    Autre extrait joli:
    « Au chapitre de la santé, mis à part le système de ticket modérateur adopté depuis longtemps, le système de santé suédois est gratuit et financé par l’État. »
    Gratuit. Financé. État. Même phrase.
    Autre extrait:
    « Malgré ces réformes, la Suède demeure une social-démocratie. Elle en respecte les principes fondamentaux que sont le plein emploi, la poursuite de l’égalité des chances pour tous, des services de santé et d’éducation universels et accessibles à tous.  »
    J’ajouterais qu’elle n’était pas dans le vidéo. Mais le Burundi y était.

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/201102/21/01-4372532-la-suede-une-social-democratie-efficace.php

  64. « la charité privée est nettement meilleure que le gouvernement.»

    Ha oui? Alors pourquoi dans les pays sans services sociaux il y a autant de pauvres et d’indigents, et cela malgré une communauté de millionnaires qui habite de somptueuses villas bien protégées par des clotures barbelées et des gardiens aux entrées des grilles?

    Si les riches étaient si généreux, ils soulageraient leurs concitoyens de leur misère. Ils bâtiraient des écoles et des hôpitaux plutôt que des palais trop grands pour eux… Mais ils ne le font pas. Étrange, non?

    Ha, le paradis libertarien : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et les riches partagent volontiers avec les pauvres. C’est ça, oui.

  65. .Le mythe que le libre-marché peut s’auto-réguler tout seul alors que l’histoire montre exactement le contraire depuis longtemps. »

    Non, justement. 1929 : manipulation de l’intérêt par la Fed. Le gouvernement répond en intervenant massivement dans l’économie. Résultat : une récession devient une Dépression.
    2008 : manipulation des taux d’intérêts par la Fed, intervention massive du gouvernement pour favoriser la propriété. Résultat : éclatement de la bulle immobilière, et intervention massive du gouvernement (encore) dans l’économie.

    AUCUNE crise économique ne peut se produire dans un marché sans intervention du gouvernement.

    « dictature militaire où l’état n’intervenait pas dans la sphère économique, sauf pour favoriser les élites et le libre-marché des compagnies étrangères tout en exploitant son peuple. »

    tu te contredis dans la même phrase. Si le gouvernement favorise telle ou telle entreprise aux dépends des autres, c’est de l’interventionnisme.

    « Rajoutons à cela le problème de l’évasion fiscale dans ce pays dépendant trop de l’étranger, ce qu’un état libertarien aurait laissé faire en pire. »

    Évasion fiscale = impôts trop élevés. Solution : les diminuer. Un pays libertarien n’aurait jamais ce problème

    « Déménagez en Somalie si vous désirez tant que ça vivre dans le modèle libertarien »

    tu confonds libertarien et anarchique.

    Précision : je ne veux pas qu’on en soit à se défendre soi-même, sinon c’est la loi du plus fort qui prévaut. C’est pourquoi je crois en une sécurité PULIQUE, de même que la justice.

    « Trouvons plutôt un équilibre entre les deux, gauche et droite, plutôt que de tout demoniser en désavouant ce qui fonctionne pour changer ce qui ne va pas. »

    ABSOLUMENT RIEN ne fonctionne quand le gouvernement intervient. AUCUN équilibre n’est possible

    « Ils sont d’ailleurs les seuls à effacer les commentaires contre leur idéologie dans les blogs et sites webs menés par eux »

    Richard Hétu est libertarien?

    « Alors pourquoi dans les pays sans services sociaux il y a autant de pauvres et d’indigents, et cela malgré une communauté de millionnaires qui habite de somptueuses villas bien protégées par des clotures barbelées et des gardiens aux entrées des grilles? »

    Parce que la pauvreté existera toujours. Ces pays ont plus de pauvres parce que le gouvernement les empêche de devenir riches (bureaucratie, impôts, réglementation de toute sorte). C’est pas pour rien que les ÉU sont devenus si riches : le gouvernement n’intervenait presque pas dans l’économie avant la Guerre civile. Mais après 1865, le gouvernement s’est mis à intervenir massivement (chemin de fer, compagnies de télécommunications, d’énergie)…

    « Si les riches étaient si généreux, ils soulageraient leurs concitoyens de leur misère. Ils bâtiraient des écoles et des hôpitaux »

    pas si le gouvernement s’arroge ces pouvoirs, comme c’est le cas au Canada.

    « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et les riches partagent volontiers avec les pauvres.  »

    s’ils y voient un intérêt, oui. C’est mieux que la charité forcée sous laquelle nous vivons

  66. @ Jean-François Trottier

    Mon pauvres…

    Il n’y a pas que deux groupes.

    Si tu écoute attentivement le vidéo, tu réalisera qu’il y a 4 groupe qui contiennent l’ensemble des pays.

    Je suppose que c’est une erreur d’inattention de ta part.

    Voici 2 petits vidéos sur la Suède qui risque de t’éclairer:

    http://youtu.be/vG51uCrYxVM

    http://youtu.be/ENDE8ve35f0

    La gauche suédoise est plus à droite que notre ADQ.

    @ Benton

    Les économiste de droite aussi privilégie le développement humain. Ici ce n’est pas une question d’objectif mais de moyen.

    Mais tu semble être trop puérile pour comprendre ça.

  67. «Parce que la pauvreté existera toujours.»

    J’sais pas si tu le sais, mais ces mots sont une réplique exacte d’Elvis Gratton (le premier film)…

    «Ces pays ont plus de pauvres parce que le gouvernement les empêche de devenir riches»

    Mouhahahah! Ben oui, c’est ça. Surtout pas l’exploitation coloniale historique, hein. Ni l’expropriation forcée des paysans de leurs terres, et l’obligation pour eux de travailler dans les mines pour des peanuts. Le pillage des ressources au profit d’un pays étranger, tu connais? Quelle ignorance géopolitique tu étales mon ami.

    «C’est pas pour rien que les ÉU sont devenus si riches : le gouvernement n’intervenait presque pas dans l’économie avant la Guerre civile.»

    Encore une fois je me tords de rire. Si les USA sont devenus si riches (et ça vaut pour l’ensemble des pays du nord), c’est uniquement par l’accès aux ressources naturelles et à la main-d’oeuvre captive et bon marché des pays colonisés. Un pillage à grande échelle sans lequel nous n’aurions jamais obtenu un tel avantage économique sur les autres pays.

    «s’ils y voient un intérêt, oui. C’est mieux que la charité forcée sous laquelle nous vivons»

    Hé bien, le chat sort du sac! La charité par intérêt? Mais c’est pas de la charité ça mon ami. Autrement dit, tu acceptes qu’une société puisse laisser dans la dèche la majorité de sa population, tant que la minotité fortunée n’en est pas dérangée… Beau programme, hein.

    Que les pauvres crèvent de faim, si les intérêts des riches n’en sont pas menacés, pas de problème tout va bien dans le paradis libertarien. Risible et désespérant. Il y aura toujours des humains pour accepter l’exploitation d’autres humains, et tu en fais partie. Requin.

  68. @David

    Le lien que tu as donné est celui-là
    http://www.youtube.com/watch?v=v1U1Jzdghjk

    La vidéo dure 2 minutes et demie et ça se regarde rapidement. Si tu as vu 4 listes, je ne vois pas comment.
    Tu vois la Chine dans ce vidéo? Va falloir dire où (à quelle seconde dans le film) parce que, à date, c’est n’importe quoi. Même quand ils ajoutent des pays dans le graphique (à 50 sec), elle n’apparaît pas. Et Hong Kong, ce n’est pas la Chine. Pourquoi inclure JUSTE Hong Kong de toute façon? Aussi bien inclure l’Alberta seulement pour représenter le Canada!

    DONC: désolé, mais je ne me taperai pas tes deux vidéos sur la Suède. De toute façon, tu ne dis pas en quoi ces liens changent quoi que ce soit ou infirment quoi que ce soit de mon post précédent. Le lien que j’ai mis pointe à un article qui, lui, a été rédigé par un économiste qui a pris le temps d’enquêter. J’ai pris le temps d’en citer les extraits qui sont relatifs au sujet. J’attends donc à ce qu’on fasse de même quand on répond.

    De toute façon, le sujet n’était pas « Suède plus à droite que l’ADQ » mais « Suède, plus prospère avec plus d’état que des pays de la liste A mais pas dans graphique parce que gênante pour la propagande »

    Ça reste le cas.

  69. « J’sais pas si tu le sais, mais ces mots sont une réplique exacte d’Elvis Gratton »

    faut croire que Falardeau était pas si socialiste que ça…

    « Surtout pas l’exploitation coloniale historique, hein. Ni l’expropriation forcée des paysans de leurs terres, et l’obligation pour eux de travailler dans les mines pour des peanuts. Le pillage des ressources au profit d’un pays étranger, tu connais? Quelle ignorance géopolitique tu étales mon ami »

    et tout ça s’est évidemment fait sans intervention du gouvernement. Qui est ignorant de la politique?

    « Un pillage à grande échelle sans lequel nous n’aurions jamais obtenu un tel avantage économique sur les autres pays. »

    faux. Jusqu’au début du 20e siècle, l’intervention du gouvernement dans l’économie était somme toute modeste, ce qui permettait aux gens de s’enrichir. D’ailleurs, toute proportion gardée, le volume commercial d’avant 1914 se comparait à celui des années 90.

    « Autrement dit, tu acceptes qu’une société puisse laisser dans la dèche la majorité de sa population, tant que la minotité fortunée n’en est pas dérangée »

    ton interprétation est complètement tordue.

    Ne t’en déplaise, TOUTES les actions humaines sont motivées par l’intérêt personnel. L’ennui, c’est que les bureaucrates aussi le sont, et avec leur pouvoir, ils peuvent l’imposer sans que les gens ne peuvent s’en échapper.

    Fait intéressant: les très solidaires québécois sont les moins généreux envers les oeuvres caritatives, alors que les méchants égoïstes albertains sont 2e.

  70. Pourquoi la délocalisation fût un échec:

    http://carriere.jobboom.com/marche-travail/dossiers-chauds/2011/05/18/18161011-jm.html

    « Ne t’en déplaise, TOUTES les actions humaines sont motivées par l’intérêt personnel. L’ennui, c’est que les bureaucrates aussi le sont, et avec leur pouvoir, ils peuvent l’imposer sans que les gens ne peuvent s’en échapper. »

    Avec une telle affirmation cynique, voilà une raison de plus qui confirme à quel point le libertarianisme est aussi dangereux pour le genre humain que d’autres formes de régime économique et politique.

    Encore une belle contradiction libertarienne à rajouter à une encyclopédie déjà bien garnie à ce chapitre.

  71. « Pourquoi la délocalisation fût un échec: »

    parce que nous payons nos vêtements moins chers?

    Pitié, arrêtez de me faire pleurer. Les entreprises privées ne sont pas des oeuvres de charité. De plus, les villes qui se resaississent peuvent facilement renaitre, comme ce fut le cas en Caroline du Nord (du sud?)

    aussi, à cause de la non-fiabilité des chinois, des entreprises rentrent au bercail.

    « Avec une telle affirmation cynique »

    prouve-moi que j’ai tord. Prouve-moi que le gouvernement et ses sbires agissent par pure compassion et non par intérêt

    « Encore une belle contradiction libertarienne »

    contradiction de quoi?

  72. @ Jean-François Trottier

    Soupir…

    À partir de 55 secondes…

    Tout à tous les pays séparer en 4 blocs (du plus libre au moins libre).

  73. @David
    La section à la fin ne donne aucune précision pour justifier le « most free » au « less free ». Ils ne disent pas quels sont les pays qui sont placés où. C’est une série d’affirmations gratuites non détaillées, basée sur un critère entièrement subjectif. Tu dis que la Chine en fait partie? Où? Dans le most free, l’à moitié free ou le pas free? Mystère.
    L’Arabie Saoudite est où? Most free? Mesemble oui! Pas vue quand ils ont tracé leur belle ligne. Les autres pays que j’ai nommé sont où? Free? Pas free? À 64.277% free? Mystère.
    C’est pratique, vu qu’ils contredisent leur graphique. Sont kekpart là-dedans, ça a l’air.

    Au fait, si la Chine (2e économie de la planète et bientôt 1ère) était VRAIMENT en accord avec leur théorie, ils l’auraient mis AU DÉBUT du vidéo, pour faire la preuve éclatante de ce qu’ils avancent. Ils ne l’ont pas fait, et il y avait une raison.

  74. @David, précision si je n’ai pas été assez clair.

    Les données qui leur permettent de tracer leur graphique établissant la soi-disant « strong relationship » entre « economic freedom » et « income per person » est séparé du reste. Que le monde soit divisé en 4 barres PAR APRÈS pour D’AUTRES GRAPHIQUES (ajoute tous les soupirs que tu veux) ne change pas qu’ils ont fait des omissions volontaires pour les 2 listes du début, qui se voulaient une démonstration évidente de leur pet-theory.
    Pourquoi ais-je l’impression que tu le savais AVANT de taper tes arguments?

  75. OPTION 1:
    Un défaut de paiement honnête et maintenant.

    OPTION 2:
    Faire un défaut technique par dévaluation de la monnaie (ce que les EU s’enlignent pour faire).

    L’option 1 aura des conséquences énormes sur les marchés. L’option 2 aussi. Les EU sont en faillite technique présentement et feront éventuellement défaut de paiement, c’est indéniable. La question est plus de savoir comment vont-ils orchestrer leur chute.

    Si l’option #2 est choisie, c’est une période d’inflation hors de contrôle qui est à prévoir suite à une perte de valeur de la monnaie, ce qui aura pour effet d’anéantir les économies des citoyens responsables. Par exemple, j’ai $100,000 qui dort dans un compte pour servir de mise de fond pour ma 1ere maison. Le problème est que ce $100,000 n’aura plus le même pouvoir d’achat car j’en aurai besoin pour payer mon litre de lait $15…

    Si l’option #1 est choisie, la monnaie sera dévaluée par manque d’intérêt mais l’effet sera plus limité car le gouvernement n’aura pas rajouté d’huile sur le feu en ajoutant encore des milliards de fausse monnaie.

    Le problème à la base a été de délaisser le modèle où la monnaie était basée sur du concret; l’or. On ne pouvait pas imprimer de l’argent et les finances étaient forcées d’être équilibrées car si tu n’avais pas d’or dans tes coffre, tu n’avais pas les moyens de payer.

    Le retour vers une monnaie basée sur l’or est à prévoir.

    Finalement, oui ça va être difficile mais je crois qu’il vaut mieux faire défaut maintenant et se relever et apprendre de nos erreurs qui d’enfoncer le clou encore plus. C’est triste mais c’est la conséquence de la consommation à outrance à crédit.
    ————————-

    Ou encore, on peut couper dans les programmes sociaux pour se relever et sortir la tête haute du merdier dans lequel nous sommes. Après tout, les boomers l’ont eu facile toute leur vie, pourquoi pas un peu de sacrifices pour éviter que moi, mes enfants et les enfants de mes enfants paient pour leur extravagances?

    C’est selon…

  76. @lemoutongris

    « prouve-moi que j’ai tord. Prouve-moi que le gouvernement et ses sbires agissent par pure compassion et non par intérêt »

    Prouve-moi en quoi les multinationales et les entreprises privées agiraient plus par pure compassion que par intérêt du profit sous un régime libertarien ou la loi de la jungle et du plus fort règnerait en maître.

    Jusque là, tu n’as jamais pu le prouver et ta citation cynique à ce sujet prouve en fait tout le contraire justement.

    « “Encore une belle contradiction libertarienne”

    contradiction de quoi? »

    Pour la seconde fois, si tu ne sais pas lire au point de déceler les propres contradictions dans tes propres affirmations, je ne peux rien faire pour toi. Désolé.

    Le régime libertarien est aussi pire que le communisme parce qu’il en est justement son contraire; c’est ça la vraie extrême-droite par rapport à l’extrême-gauche.

    Si tu vais le sens des nuances et une vraie honnêteté intellectuelle, tu verrais d’ailleurs que je ne suis pas un socialiste, ni un communiste. Le jugement prompt, le mépris des autres pensées et les étiquettes faciles, vous adorez en faire usage.

  77. <>

    Mon pauvre moutongris. Veux tu qu´on parle des mesures protectionnistes de l´Angleterre du 18e au 20e siècle? Ou de celles des 13 colonies américaines dès leur début? Savais tu que l´état du Massachuset obligeait chaque famille à avoir un membre destiné à travailler dans le textile sans quoi ils s´exposaient à des peines sévères? Liberté économique tu dis? MDR

  78. @ Jean-François Trottier

    Re-soupir…

    Va consulter la source pour les indices économique, elle est donné dans le vidéo:

    http://www.freetheworld.com/reports.html

    Et je te met au défi de reproduire les graphiques. Je l’avais déjà fait sur mon blogue et je suis arrivé au même résultat.

    Tu dit que l’info est fausse, alors tu as le fardeau de la preuve.

    P.S.: C’est quoi le PIB par habitant de la Chine, ils sont loins de la 2e place je crois…

  79. @David

    Je n’ai pas dit que l’info était fausse mais qu’ils OMETTAIENT volontairement les pays qui ne cadrent pas avec leur graphique du début.
    En fait, ton lien a été très utile. Au moins, ça permet de voir les pays qu’ils ont omis. Tu sais où ils ont placé l’Arabie Saoudite? 12e. Avec l’Estonie. Maintenant, tu vas devoir m’expliquer comment un pays qui se prive de la moitié de sa main d’œuvre (i.e. la main d’œuvre féminine) peut être 12e. Voici un petit aperçu de ce qu’en dit Wikipédia:
    « Although they make up 70% of those enrolled in universities, for social reasons, women make up 5% of the workforce in Saudi Arabia,[12] the lowest proportion in the world. »
    Quel est l’economic freedom d’une femme pour qui conduire un char est un acte de résistance qui met sa vie en danger? En tout cas, on comprend de ne pas les avoir nommé dans leur petit film. Gênant.
    Aussi: la Chine. Très loin dans leur liste, comme il fallait s’y attendre. Sauf que ça n’empêche pas ce pays d’être le pays qui a l’économie à la croissance LA plus rapide au monde depuis 30 ans, avec un rating qui la place pourtant en… 82e place.
    Strong relationship, qu’ils disent.
    La Suède, ce nouveau paradis capitaliste s’il faut en croire certains, arrive 37e, derrière la Bulgarie, la Lithuanie, le Pérou, Panama, El Salvador. Quand on regarde les niveaux de vie de ces pays, qu’ils soient dans la même colonne tient déjà du prodige.
    DONC, comme toute propagande, ce vidéo omet qu’il y a beaucoup d’autres facteurs en jeu. Peut-être même une saine dose d’état, pourquoi pas. Un équilibre entre intérêt individuel et collectif supérieur à ce qui se trouve dans plusieurs pays est certainement souhaitable mais ça ne prouve pas « l’indubitable supériorité de la pensée Libertarienne », seulement sa propension à faire abstraction des forces extérieures à leur dogme.
    Une mauvaise langue dirait que, là-dessus, ça ressemble au Marxisme.
    Soupir.

  80. « ou la loi de la jungle et du plus fort règnerait en maître. »

    la loi de la jungle, c’est sous le régime socialiste que ça existe. Oser défier le gouvernement est suicidaire.

    « Prouve-moi en quoi les multinationales et les entreprises privées agiraient plus par pure compassion que par intérêt du profi »

    les entreprises privées sont motivées par le profit. Par contre, dans leur propre intérêt, elles ont avantage à bien traiter leurs employés, peu importe le régime politique en place.

    « Veux tu qu´on parle des mesures protectionnistes de l´Angleterre du 18e au 20e siècle?  »

    protectionnisme qui est tombé vers les 1840, progressivement

     » Ou de celles des 13 colonies américaines dès leur début? »

    j’ai dit minimal, pas inexistant. À l’intérieur des frontières, l’intervention était peu fréquente. mais il y avait du protectionnisme vers l’extérieur

  81. «elles ont avantage à bien traiter leurs employés, peu importe le régime politique en place»

    C’est pour ça que quand la loi les y autorisait, elles faisaient fouetter leurs employés récalcitrants… (en Russie sous les Tsars, en Afrique, en Inde, en Amérique latine… bref, partout où le régime politique laissait faire).

    «protectionnisme qui est tombé vers les 1840, progressivement»

    La libre concurrence sur les marchés fut adoptée par l’Angleterre qu’à partir du moment où elle fut assurée d’être la plus forte. Et surtout après avoir développé son industrie bien à l’abri de la législation protectionniste la plus rigide d’Europe.

    Quand l’industrie textile britannique n’était pas encore compétitive, le citoyen anglais que l’on surprenait à exporter de la laine brute était condamné à perdre la main droite, et s’il récidivait, on le pendait. En plus, il était interdit d’enterrer un cadavre avant que le curé local n’eût certifié que le suaire provenait d’une fabrique nationale et non étrangère. (1)

    (1) Claudio Véliz, «La mesa de tres patas» in Développement économique, vol. 3, no 1 et 2, 1963

  82. @lemoutongris

    « la loi de la jungle, c’est sous le régime socialiste que ça existe. Oser défier le gouvernement est suicidaire. »

    Non, la loi de la jungle, c’est tout le contraire justement car c’est synonyme avec la conception libertarienne du libre-marché ou le plus fort survit et domine les faibles, tel le prédateur dévorant ses proies. L’exemple de la Somalie est encore édifiant à cet égard. Autre exemple, dans une société libertarienne, le travailleur n’aurait aucun droit de contester légitimement son employeur sur les conditions de son travail, car ce serait tout aussi suicidaire; il se ferait foutre à la porte et n’aurait aucune garantie d’améliorer sa situation ailleurs. Sans parler que ces entreprises pourront faire de la discrimination raciale comme ils le veulent, puisque c’est leur droit selon les libertariens.

    Et si vraiment le régime socialiste est la loi de la jungle, comment se fait-il que les Suédois qui fonctionne sous ce mode est un des meilleurs modèles politiques et économiques à suivre en ce moment?

    « les entreprises privées sont motivées par le profit. Par contre, dans leur propre intérêt, elles ont avantage à bien traiter leurs employés, peu importe le régime politique en place. »

    Pourtant, selon cette même volonté de profit et de lucre, les entreprises privées vont pour la plus grande part dans la direction contraire de ton affirmation, car ils sont toujours convaincus que le cheap labor à moindre coût est plus profitable que de bien traiter les travailleurs. Et plus ils sont gros, plus ils le font. C’est pour ça qu’ils se délocalisent ou coupent des emplois: pour préserver leurs méga-profits, tout comme c’est pour ça que l’on ne peut pas compter sur eux pour qu’ils se rendent compte par eux-mêmes de l’importance de bien traiter les travailleurs et de les payer convenablement, ce que les libertariens imaginent utopiquement possible, mais qui refusent d’admettre que c’est réalistiquement impensable. Voilà pourquoi l’esclavage a mis tant de temps à être aboli dans certains endroits et que le syndicalisme s’est instauré très tardivement dans certaines usines: parce que c’était rentable économiquement et profitable pour beaucoup de puissants dirigeants, point barre.

    Au même titre que le communisme et ses dictateurs, le libertarisme amène autant d’abus de pouvoir, à la différence que ce n’est pas l’État, mais les corporations qui abusent. D’ailleurs ils ne se gênent pas.

    D’autant plus qu’avec la façon de faire des spéculateurs actuels, certains économistes (surtout Michael Jensen et William Meckling) ont décidé que les seuls dépositaires d’enjeux qui importent sont les détenteurs d’actions, et que la direction serait davantage responsable si on lui donnait d’importantes quantités d’actions.

    Pas étonnant que les dirigeants aient réussi à obtenir des actions sans rendre de comptes à personne, même pas à l’État – ils sont grassement payés peu importe si l’entreprise est rentable ou non et cette obsession du prix des actions a entraîné des milliers de mises à pied, la planification à court terme et la malhonnêteté financière. Conséquence: krach de 2008. Qui en a profité: les méga-riches, donc pas des tenants du socialisme.

    Il y aura toujours besoin de règles pour éviter les débordements et l’effondrement du sens moral chez l’être humain moyen car il ne veut pas se sentir insécure. Que ce soit l’État ou une autre structure, il faut des balises légitimes pour que la liberté, même individuelle, ne soit pas brimé par son prochain, même si à l’image de l’humanité rien ne sera parfait. Assume-le.

    Et si tu contre-attaques en me disant que la liberté individuelle totale garantie l’équilibre du sens moral pour sécuriser les gens, je te répondrais que ce n’est pas parce que j’ai un sens moral à moi tout seul que c’est suffisant pour qu’un système libertarien tienne par lui-même ou s’auto-régule. C’est même totalement irréaliste de le croire, car le respect des droits n’est pas inné à l’être humain, et encore moins aux corporations ou aux grandes entreprises si le profit passe en premier. Il y aura toujours des gens croches, la bonté n’est pas intrinsèque à la naissance.

    Le libre-marché ne peut et ne pourra jamais garantir ça, d’autant plus que les idées libertariennes n’ont pas beaucoup évolué depuis le XIXe siècle en comparaison avec la nature des systèmes économiques. De plus, les mafias corporatistes de toutes sortes se substitueraient à l’État sous un régime libertarien pour dominer et les plus faibles crèveront, qu’ils le méritent ou non.

    Ce n’est donc pas un oxymore que d’affirmer que le libertarisme est une idéologie d’extrême-droite au même titre que le communisme est une idéologie d’extrême-gauche; LES DEUX FONT L’ERREUR DE DÉFENDRE UN IDÉAL ABSOLUTISTE maquillé sous de présupposés raisonnements logiques et axiomatiques et la praxéologie pour créer l’illusion d’être irréfutable ou incontestable. Choisir entre deux types d’esclavages: celui de l’État ou celui des corporations, cela reste de l’esclavage, il n’y a pas plus de liberté dans l’un ou l’autre.

    La même erreur des deux dogmes? Tout est blanc et noir, manichéen ou dichotomique; il n’y aucune zone grise et seule la pensée magique nous sauvera tous. Ça ressemble à du sectarisme religieux. L’individu au même titre que la société est une entité ou un organisme complexe qui fonctionnent à différentes échelles. En voulant simplifier cette complexité par le simple droit naturel et le volontarisme d’une part ou bien l’égalité entre les êtres d’autre part, les deux idéologies font une deuxième erreur en MANQUANT DE NUANCES DANS LEURS PENSÉES car elles nient ou écartent du revers de la main tout un tas de facteurs et un pan de la diversité de l’évolution humaine et de ses comportements imprévisibles. Troisième erreur: des idées basées sur des axiomes de base a priori logique, attirantes et rationnelles sont trop ancrées DANS LA THÉORIE pour qu’elles soient efficaces DANS LA PRATIQUE RÉELLE.

    Ce dénigrement et ce manque de nuance ou de ton de gris sont là aussi fondés sur des croyances très dogmatiques ou le sophisme éloquent pur expose et son intransigeance: soit qu’il est impossible d’argumenter logiquement le contraire puisqu’il s’agit de concepts indéniables, sans voir que cette affirmation manque tout autant de cohérence profonde que le reste.

    Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’au même titre que les communistes, les libertariens défendent eux aussi un idéal utopique dans un monde parfait, et recourent aux mêmes entourloupettes et au manque d’empathie pour autrui sur le plan de l’argumentaire:

    1-Déni total des critiques à leur égard. 2-Évocation ad nauseam qu’il n’y aurait pas d’abus dans un monde idéal tel que conçu sur le plan théorique et axiomatique en usant de la complaisance.
    3-Déplacer la discussion ailleurs pour détourner l’attention et camoufler le bien-fondé du raisonnement de ses opposants quand on est à court d’arguments.
    4-Toujours tout mettre sur le dos des autres et démoniser avec mépris les solution proposées par les plaignants ou les opposants.
    5-Transformer tous les évènements historiques afin de faire dire à ceux-ci tout ce qu’ils désirent entendre pour entretenir leurs dogmes.
    6-Prétendre que seule notre idéologie est la SEULE VÉRITÉ, ce qui équivaut à de l’absolutisme.

    Mais si vous tenez tant à cette logique mathématique qui vous est propre, parlons votre propre langage: Ne pas avoir le choix de consommer et de laisser le marché guider mes actions n’est pas à mon sens synonyme de la liberté totale au même titre que l’abolition de l’État que vous défendez. Si vous me dites que c’est faux, vous contrevenez à l’axiomatique idéologique principale de la pensée libertarienne, ce qui est une contradiction supplémentaire à rajouter à cet égard. Si vous me dites que c’est vrai, vous admettez au moins les limites de votre pensée, en ce sens que la liberté totale n’existe pas et qu’il y a des abus flagrants autant dans le libertarisme que dans le communisme.

    Bref, apprenez à mettre de l’eau dans votre vin, ou bien appliquez jusqu’au bout de votre principe: si vous ne pouvez pas vivre dans un endroit autre que celui vivant sous le libertarisme, déménagez en Somalie, seul paradis au monde actuellement à vivre sous ce mode de vie selon votre définition, plutôt que de gaspiller bêtement de la salive et des quolibets intellectuels à essayer de convaincre des gens d’adhérer à vos thèses vainement.

  83. @ Jean-François Trottier

    AUCUN pays n’a été omis.

    Et t’obstinant sur ce point, que j’ai démontrer comme étant mensonger, tu ne fais qu’admettre que tu n’a plus d’argument à apporter au débat.

    Et la relation est clair, cette vidéo est une preuve irréfutable, réelle et objective, du triomphe des idées libertariennes.

  84. @ Mathieu Lemée

    Si la Suède est actuellement si en vogue c’est à cause que ce pays a fait un virage à droite radical.

    Un exemple, au lieu de faire un bailout à SAAB, ils ont laisser cette compagnie crever, ce qu’Obama aurait du faire.

    Si demain matin on appliquait intégralement le modèle Suédois au Québec, je serais le plus heureux des citoyens car on aurait fait un bon de géant vers une société libertarienne.

    Autre secret du modèle Suédois: si la fiscalité est assez élevé, l’état ne redistribue pas la richesse, ceux qui payent de l’impôt sont ceux qui les services (c’est expliqué dans les liens que je t’ai donné).

  85. @ Mathieu Lemée

    Selon les illettrés politiques, ils sont légions au Québec, la pensée libertarienne se résume simplement: la loi de la jungle.

    Mais qu’est-ce que la loi de la jungle ? On fait sans doute référence à la loi du plus fort. Dans une jungle, la propriété privée n’existe pas; si un animal veut un territoire, il peut se l’approprier par la force. Dans une jungle, il n’y a pas non plus de libertés individuelles; si un animal veut imposer ses choix à une meute, il peut utiliser la coercition. Dans une jungle, le respect de la vie est un concept inconnu; si un animal veut se nourrir, il peut tuer.

    Et le libertarianisme dans tout ça ? N’en déplaise aux analphabètes politiques de la gauche, la philosophie libertarienne est l’antithèse de la « loi de la jungle ». Le principe de non-agression est la pierre angulaire de la pensée libertarienne, ce qui fait du principe de coopération volontaire son corollaire immédiat. Il va de soi que dans une jungle, les principes de non-agressions et de coopérations volontaires ne peuvent exister. En fait, si une personne est libertarienne c’est précisément parce que le barbarisme associé à la « loi de la jungle » la rebute.

    Si l’on veut trouver un régime politique émulant la loi de la jungle, c’est du côté de l’étatisme, si cher à la gauche, qu’il faut se tourner. Dans un régime étatique, comme le socialisme, c’est le gouvernement qui détient le monopole absolu de la force et l’on peut parler de la loi du plus fort seulement lorsque la force fait l’objet d’un tel monopole.

    Dans un régime étatique, la propriété privée n’existe pas; si un gouvernement veut un territoire, il peut se l’approprier par expropriation. Dans un régime étatique, il n’y a pas non plus de libertés individuelles; si un gouvernement veut imposer ses choix à ses citoyens, il peut utiliser la coercition. Dans un régime étatique, le respect de la vie est un concept inconnu; si un gouvernement veut punir, il peut tuer.

    La gauche, c’est la véritable loi de la jungle:

    http://youtu.be/z7sVBHbc_kk

  86. « N’en déplaise aux analphabètes politiques de la gauche, la philosophie libertarienne est l’antithèse de la « loi de la jungle ». Le principe de non-agression est la pierre angulaire de la pensée libertarienne, ce qui fait du principe de coopération volontaire son corollaire immédiat. Il va de soi que dans une jungle, les principes de non-agressions et de coopérations volontaires ne peuvent exister. En fait, si une personne est libertarienne c’est précisément parce que le barbarisme associé à la « loi de la jungle » la rebute. »

    enfin qqn qui comprends :D

    « Ce dénigrement et ce manque de nuance ou de ton de gris sont là aussi fondés sur des croyances très dogmatiques ou le sophisme éloquent pur expose et son intransigeance »

    c’est absolu parce que j’ai absolument raison. Fait intéressant: Ludwig Von Mises a prédit, DÈS SA CRÉATION, l’échec de l’URSS.

  87. «Le principe de non-agression est la pierre angulaire de la pensée libertarienne, ce qui fait du principe de coopération volontaire son corollaire immédiat»

    C’est effectivement le principe de la pensée magique : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Dans un monde libertarien il est inévitable qu’un jour, les plus riches, donc les plus puissants, coopèrent volontairement pour asservir les plus faibles. Bonjour l’État policier.

  88. @lemoutongris et David

    1-Déni total des critiques à leur égard:

    « Selon les illettrés politiques, ils sont légions au Québec, la pensée libertarienne se résume simplement: la loi de la jungle. »

    Faites-vous exprès de sélectionner ce que bon vous semble ou bien lisez-vous réellement en profondeur les commentaires que l’on vous envoie?

    Et ce qui se passe en Somalie et et ce qui s’est passé au Far-West lors de la colonisation du territoire américain, c’est de la faute au socialisme et à un État despotique si la loi de la jungle y état omniprésente?

    2-Évocation ad nauseam qu’il n’y aurait pas d’abus dans un monde idéal tel que conçu sur le plan théorique et axiomatique en usant de la complaisance.

    « N’en déplaise aux analphabètes politiques de la gauche, la philosophie libertarienne est l’antithèse de la « loi de la jungle ». Le principe de non-agression est la pierre angulaire de la pensée libertarienne, ce qui fait du principe de coopération volontaire son corollaire immédiat. Il va de soi que dans une jungle, les principes de non-agressions et de coopérations volontaires ne peuvent exister. En fait, si une personne est libertarienne c’est précisément parce que le barbarisme associé à la « loi de la jungle » la rebute. »

    Et vous croyez naïvement qu’il est de soi que dans un libre-marché les grandes corporations respecteront les principes de non-agressions et de coopérations volontaires? Sans même l’aide de l’État et toujours pour des raisons de profits, ils ne les respectent en aucune manière que ce que vous reprochez à l’État. D’ailleurs, si la présence de l’État était si contraignant comme vous le dites, la tendance à la fusion de grandes entreprises mondiales pour qu’elles grossissent encore, donnant ainsi le pouvoir économique sous le contrôle d’une minorité de supers-riches qui éliminent la concurrence, ne se serait jamais fait. Et ce seraient eux les grands gagnants d’un régime libertarien car ils auraient tous les leviers pour exercer encore plus la coercition qu’ils veulent sur les masses.

    Et comment croyez-vous que les propriétés ont été revendiquées, à l’origine? Les titres sont tombés du ciel? Le droit divin à la propriété privée n’est pas fonctionnel, c’est un principe absurde qui est violé quotidiennement.

    Dans un régime de libre-marché, rien n’assure que les individus seront altruistes les uns envers les autres, et au contraire ils seront constamment plongés dans la plus grande insécurité, et c’est alors que la loi du plus fort prévaudra. Nous ne serons plus des humains libres, mais des marchandises qui n’auront pas le choix de consommer d’autres marchandises, moyen de coercition imposé depuis longtemps par les bourgeois capitalistes pour s’en mettre plein les poches.

    3-Déplacer la discussion ailleurs pour détourner l’attention et camoufler le bien-fondé du raisonnement de ses opposants quand on est à court d’arguments.

    « Si demain matin on appliquait intégralement le modèle Suédois au Québec, je serais le plus heureux des citoyens car on aurait fait un bon de géant vers une société libertarienne. »

    Si tu compares avec l’Irlande, la Suède est encore très loin d’un modèle libertarien, et c’est l’Irlande qui est dans le trou.

    Par ailleurs, l’État suédois joue efficacement son rôle de chien de garde pour éviter les débordements du privé et n’a pas un rôle minimal à jouer. Vous dérapez complètement en déformant le sens de la base sur lequel ce modèle s’applique.

    4-Toujours tout mettre sur le dos des autres et démoniser avec mépris les solution proposées par les plaignants ou les opposants.

    « Si l’on veut trouver un régime politique émulant la loi de la jungle, c’est du côté de l’étatisme, si cher à la gauche, qu’il faut se tourner. Dans un régime étatique, comme le socialisme, c’est le gouvernement qui détient le monopole absolu de la force et l’on peut parler de la loi du plus fort seulement lorsque la force fait l’objet d’un tel monopole. »

    Et comment croyez-vous que les propriétés ont été revendiquées, à l’origine? Les titres sont tombés du ciel? Le droit divin à la propriété privée n’est pas fonctionnel, c’est un principe absurde qui est violé quotidiennement, au nom du monopole des grandes entreprises.

    Ce n’est pas l’État qui a permis aux industries pétrolières de racheter les brevets des inventions ou des découvertes de formes d’énergie autres que le pétrole et préserver ainsi la dépendance des individus à l’essence pour leur utilisation des moyens de transport. Au contraire, ils ont fait « librement » ce qu’ils voulaient dans l’optique de leurs propres intérêts et n’ont laissés aucun choix aux consommateurs. Voilà un bel exemple d’un monopole oligarchique capitaliste assoiffé de profits qui exerce un puissant moyen de coercition économique sur toute la planète.

    Dans un régime de libre-marché, rien n’assure que les individus et les corporations seront altruistes les uns envers les autres, et au contraire ils seront constamment plongés dans la plus grande insécurité, et c’est alors que la loi du plus fort prévaudra. Nous ne serons plus des humains libres, mais des marchandises qui n’auront pas le choix de consommer d’autres marchandises, moyen de coercition imposé depuis longtemps par les bourgeois capitalistes pour s’en mettre plein les poches.

    5-Transformer tous les évènements historiques afin de faire dire à ceux-ci tout ce qu’ils désirent entendre pour entretenir leurs dogmes.

    « Si la Suède est actuellement si en vogue c’est à cause que ce pays a fait un virage à droite radical. »

    80% de la population suédoise est syndiqué. On est même très loin de ça au Québec ou vous y critiquez la puissance des syndicats. Ce taux élevé de syndicalisation fait que l’État n’a pas à se préoccuper d’imposer un salaire minimum, en échange d’éviter la tendance des employeurs à employer la sous-traitance et à s’ouvrir à la négociation avec ses employés.

    En cela, la loi de l’État sur la sécurité de l’emploi protège les salariés contre les licenciements abusifs: l’employeur doit justifier tout licenciement par des motifs objectifs. Un motif objectif est constitué, par exemple, par la diminution de l’activité d’une entreprise, rendant superflus un ou plusieurs membres de son personnel. Encore faut-il qu’il ne soit pas raisonnablement possible de transférer les effectifs excédentaires vers d’autres postes au sein de la même entreprise.

    Les employeurs doivent aussi informer leurs salariés des résultats de l’entreprise, de la situation économique de celle-ci et des grands axes de la politique qu’ils entendent mener en matière de gestion du personnel. Lorsqu’un employeur envisage d’apporter des modifications importantes aux activités de son entreprise ou aux conditions de travail ou d’emploi d’un ou de plusieurs syndiqués, il est tenu de consulter le personnel avant de prendre une décision en la matière.

    Je tiens à rappeler que les libertariens sont contre toute forme de syndicalisme en passant; tout le contraire du virage à droite radicale que vous affirmez.

    « Autre secret du modèle Suédois: si la fiscalité est assez élevé, l’état ne redistribue pas la richesse, ceux qui payent de l’impôt sont ceux qui les services. »

    Sauf que tu occultes le fait que le faible niveau des inégalités en Suède provient également de mesures coercitives de l’État plus positives, réalisée à l’aide de plusieurs types de prestations sous condition de ressources (revenu minimum versé par les autorités locales — prestation conditionnée à l’absence de revenu du travail et aussi du patrimoine —, allocation logement, subventions pour la garde d’enfants, etc.), des prestations liées au revenu d’activité (en cas de chômage, d’arrêt maladie, de retraite, d’arrêt parental), des prestations familiales qui ne sont pas taxées et aussi par l’intermédiaire de la fiscalité directe.

    Et en plus, l’État (alors avec un gouvernement socialiste au pouvoir) a dévalué sa monnaie, a augmenté les impôts dans les années 90 en même temps qu’il réduisait ses dépenses publiques pour sortir le pays de la crise et il ne les a baissé que vers 2001-2002 lorsque l’économie allait bien et que ses finances publiques allaient mieux et que plus de Suédois et les entreprises payaient leur juste part de façon équitable, notion auquel les Suédois sont fortement attachés, au point où s’est instauré une politique d’égalité salariale relative et solidaire. Bref, la dévaluation de sa monnaie, l’augmentation des impôts et cette politique salariale sont des mesures coercitives tout aussi déterminantes que le contrôle des fonds publics dans la relance de la Suède. Encore une fois, on est très loin du libertarisme et du libre-marché auto-régulé, ce dont je doute que le peuple suédois voudrait.

    Il s’agit plutôt d’une belle réussite de politique centriste nuancée, auquel j’adhère, et où des éléments de gauche et de droite « constructives » et positives s’allient et font cause commune pour contribuer autant à la bonne santé économique individuelle des Suédois que du respect de ses besoins collectifs. En effet, la Suède est un des rares endroits au monde où les prix des produits demeurent stables, ce qui ne seraient pas la cas si le libre-marché s’y auto-régulerait tout seul.

    Et je ne parle pas des mesures incitatives de l’État pour l’embauche d’employés, des aides à la création d’entreprises et à la formation des employés en entreprises et des garanties en subventions aux chômeurs pour qu’ils puissent trouver du travail incluant une aide à la mobilité géographique. La Suède demeure encore, malgré une évidente déreglementation, un forme d’état-providence. Il a simplement investi de façon plus judicieuse et avisé.

    Comme quoi il ne faut pas se fier uniquement à ton graphique et aux articles de Nathalie Elgrably-Lévy, qui aime occulter la perspective globale du modèle suédois dans ses articles en ne retenant uniquement que les aspects uniquement de droite pour promouvoir l’idéal libertarien. Tu la cites d’ailleurs mot pour mot: « c’est à cause que ce pays a fait un virage à droite radical. »

    Pas fort comme recherche minutieuse et analyse étoffé d’un modèle de réussite, d’autant plus que je fournis une nouvelle preuve que je ne suis pas socialiste et communiste automatiquement parce que je suis contre le libertarisme dans tout mon argumentaire.

    Ces sources sont également vérifiables à plusieurs endroits sur le web et elles sont nombreuses. Et je n’ai pas peur de vriament consulter plusieurs sources et de lire énormément pour apprendre et analyser librement, en tant que bon « anti-intellectuel » qui se respecte.

    6-Prétendre que seule notre idéologie est la SEULE VÉRITÉ, ce qui équivaut à de l’absolutisme.

    « C’est absolu parce que j’ai absolument raison. Fait intéressant: Ludwig Von Mises a prédit, DÈS SA CRÉATION, l’échec de l’URSS. »

    Le caractère fortement prétentieux et mégalomane de ce commentaire prouve non seulement le caractère extrémiste du modèle libertarien, son mépris des optiques différentes de la sienne, et la garantie de détenir le monopole de la Vérité relève du sectarisme utopique irréalisable: les mêmes erreurs que les communistes ont commis autrefois.

    Murray Rothbart affirmait d’ailleurs lors d’une conférence en Cracovie et je cite: « seuls les extrémistes sont cohérents… ». En somme, il reconnait donc contradictoirement la cohérence du communisme comme extrémisme, mais en plus il reconnait la cohérence de sa propre idéologie libertarienne dont vous avez pourtant nié l’évidence précédemment en affirmant qu’il s’agissait d’un oxymore.

    Je prêche au contraire pour la multiplicité des Vérités et des points de vue qui se veulent plus constructive et positives en plus de favoriser la vraie réflexion et l’empathie entre les peuples. Voilà l’affirmation de ma vraie liberté individuelle qui ne nie pas celle des autres, puisque vous avez droit librement d’exprimer votre opinion et de respirer le même air, ce que ni l’État québécois, ni moi ne voulons vous priver.

    Fin du débat. :)

  89. @David

    En déformant mes propos, tu penses remporter le débat? Tu veux un screenshot du graphique en question pour voir qu’ils n’ont pas mis tous les points qu’ils ont calculé? Quand la démonstration VISUELLE n’est pas complète mais qu’il faut pour le savoir aller chercher des documents quelque part sur un site web, c’est une tromperie. Les gens sur Youtube ne le feront pas et ils le savent. Tout comme tu le sais aussi.
    Si ton seul petit point de vue est de « gagner une discussion », ça explique pas mal ton besoin de déformation. Je n’ai rien lu sur ma critique du rating utilisé ou sur ma démonstration des pays qui démentent les affirmations libertariennes.
    J’imagine que tu ne pouvais pas gagner là-dessus.

  90. Encore une fois, on peut remarquer l’hypocrisie gauchiste. Si les républicains refusent d’augmenter la limite de la dette, ce n’est pas car ils n’ont pas l’intention de payer, ils veulent des coupures gouvernementales dans des programmes coûteux comme « Social Security ». Le problème avec Obama (non attend, UN des nombreux problèmes) est qu’il blame tout sur George W. Bush à la place de prendre ses responsabilités. Oui, les guerres ont été couteuse, mais ce n’est pas en continuant en s’endetter qu’ils vont réussi à rembourser! N’augmenter pas la dette, prenez l’argent disponible pour payer et au diable les programmes socialistes!

  91. « Déni total des critiques à leur égard »

    ce ne sont pas des critiques, ce sont des paroles complètement vides qui ne répètent que les mêmes sottises

    « Évocation ad nauseam qu’il n’y aurait pas d’abus dans un monde idéal tel que conçu sur le plan théorique et axiomatique en usant de la complaisance »

    l’abus serait minimal, pas absent

    « Le droit divin à la propriété privée n’est pas fonctionnel, c’est un principe absurde qui est violé quotidiennement. »

    par les gouvernements et leur pouvoir d’exproprier

    « Toujours tout mettre sur le dos des autres et démoniser avec mépris les solution proposées par les plaignants ou les opposants. »

    si seulement UNE solution intelligente était proposée. À ce sujet, je n’en ai lu aucune

    « pour la multiplicité des Vérités »

    alors tu prêcherais pour l’enseignement du dessein intelligent, de l’alchimie, de l’astrologie…

  92. « ce ne sont pas des critiques, ce sont des paroles complètement vides qui ne répètent que les mêmes sottises »

    Un beau denigrement libertarien tout aussi vide et répétitif en croyant pratiquer le judo linguistique pour retourner l’arme contre son adversaire. Mais quoique vous fassiez, ça vous reviendra toujours dessus.

    « l’abus serait minimal, pas absent »

    Prouvez-le! Ne venez pas me faire croire qu’en Somalie, modèle libertarien par excellence, les abus sont minimaux.

    « par les gouvernements et leur pouvoir d’exproprier »

    Le privé a tout autant le pouvoir d’exproprier et ne se gêne pas pour l’employer à sa guise depuis son existence historiquement parlant, comme aux États-Unis au XIXe siècle. Le libertarianisme ne fera qu’accentuer cet état de fait. Et tu oublies que quand l’État peut exproprier pour le compte d’un lobby privé, par pour lui-même. Le libertarianisme va stigmatiser les injustices à cet égard, mais vous êtes trop imbu et aveugle pour l’admettre.

    « si seulement UNE solution intelligente était proposée. À ce sujet, je n’en ai lu aucune »

    Les libertariens n’en ont pas proposé une seule qui soit intelligente, car plusieurs personnes n’en n’ont lu aucune non plus. Verbiage argumentaire éolien dont vous faites preuve.

    « alors tu prêcherais pour l’enseignement du dessein intelligent, de l’alchimie, de l’astrologie… »

    La mequinerie de cet affirmation et votre volonté d’avoir le dernier mot par un humour qui vole bas montre à quel point vous êtes analphabète, que vous manquez de réflexion profonde et que par son manque d’humanisme, votre philosophie est plus destructive que constructive.