Route 132, de Louis Bélanger, ouvre le 34e Festival des films du monde de Montréal. Et on est content parce qu’on aime beaucoup le travail du réalisateur.
Cinq auteurs, cinq comédiens, cinq faits divers québécois; la deuxième production des Biches pensives prend place au café-bar de la Cinémathèque québécoise. On est tentés.
À Frelighsburg, joli village dans les vergers, il y des paysages à croquer, du cidre de glace à déguster et des artistes à découvrir, qui exposent leurs œuvres à ciel ouvert durant le Festiv’Art.
Avec Tout se pète la gueule, chérie, Frédérick Gravel pense signer un spectacle de «vrais gars». D’après ce que l’on a vu, les «vrais gars» n’ont pas grand-chose à dire.
Une famille dysfonctionnelle perturbe le quotidien d’un jeune couple venant d’emménager dans l’appartement voisin. Une pièce drôle et étreignante de Catherine-Anne Toupin, où le réalisme ne tarde pas à se faire la malle.
Le Théâtre du Polisson – formé de 12 frais diplômés en interprétation de l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx – présente Roomtone, une pièce de Nico Gagnon campée dans un restaurant, côté cuisine, côté salle et côté cœur
Aux Escales improbables de Montréal: un «accumulateur de mémoire collective» et du cinéma pour les oreilles, mais également les Chicks on Speed, groupe électro-punk-rock postmoderniste féminin, fort en gueule et en couleurs.
À Trois-Rivières, plusieurs expositions traitent de la mort: crimes, pratiques funéraires, souvenirs de défunts. Du côté des vivants, un centre d’histoire ouvre ses portes; Boréalis célèbre l’industrie papetière.
Sylvie Drapeau, l’un des instruments les plus sensibles du théâtre, interprète le rôle-titre de la pièce de Maxime Gorki, Vassa, une femme prête à tout pour éviter que sombre le commerce familial.
Théâtralité, humour et pertinence des thèmes marquent les spectacles de la chorégraphe Estelle Clareton. Pour S’envoler, elle dit avoir beaucoup regardé les oiseaux. Douze interprètes s’élancent.
Féministe engagée, elle a déjà exposé l’un de ses tampons hygiéniques, mais Judy Chicago est à Montréal pour montrer 16 œuvres en verre dans le cadre de l’événement Montréal, ville de verre 2010.
Un jour, Martin Beauregard a exposé un teddy bear géant qui arborait un museau et un sexe d’ours véritable. Cette fois, il nous montre, en photos, le déclin d’un cinéparc en Abitibi.
Leonard Cohen ne voulait pas exposer ses pastels, fusains, aquarelles. Son fils l’a convaincu de les montrer. Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke propose une cinquantaine d’œuvres.
Pour célébrer le 25e anniversaire de L’Œil de poisson – centre de production et de diffusion en art actuel et multidisciplinaire –, plusieurs artistes investissent des espaces publics de Deschambault-Grondines, localité de Portneuf.
Edward Steichen et Yousuf Karsh: l’un Américain d’origine luxembourgeoise, l’autre Canadien d’origine arménienne, tous deux morts à 93 ans, et tous deux célèbres portraitistes du 20e siècle.
Quand l’orgue de Gerry Boulet dialogue avec un cor camerounais, cela donne une exposition au Musée de la Civilisation, à Québec, où vibre l’influence de la culture musicale africaine sur les musiques populaires.
L’artiste américaine, fascinée par l’écriture, nourrit son œuvre de mots. Tous les supports sont bons pour ses textes: les bâtiments, les T-shirts, les vagues de l’océan, des ossements humains…
Lucien Ratio écrit, joue, met en scène et chante dans un groupe rock. Il apporte tous ses talents à La fanfare, un spectacle qui parle de stress post-traumatique.
Pour lancer sa nouvelle saison, l’Orchestre symphonique de Montréal se produit en plein air devant la salle qui l’abritera l’an prochain. Un concert qui rend hommage «au courage du peuple haïtien».
On n’attendait pas Martha Wainwright sur le terrain d’Édith Piaf. Elle aborde le répertoire de la chanteuse française avec sa voix hantée, sa gouaille et ses orages.
Contre Jonathan Painchaud, on entretenait pas mal de préjugés, avant de l’écouter sérieusement: on n’a peut-être pas découvert Léo Ferré, mais un gars sincère, un raconteur d’histoires doublé d’un guitariste qui connaît la musique.
Dans un spectacle confectionné sur mesure pour lui, Edgar Fruitier rencontre les fantômes de ses compositeurs préférés: Bach, Mozart, Beethoven et Satie. Un texte de Normand Chaurette.
Le bateau, que l’on disait insubmersible, a coulé depuis longtemps, mais l’intérêt du public pour l’histoire du naufrage le plus médiatisé ne s’est pas noyé.