16 questions en rafale au jeune cinéaste qui nous a donné J'ai tué ma mère et Les amours imaginaires. Également, une entrevue avec l'acteur François Arnaud, qui jouait son amant dans son premier film.

Décrivez votre appartement.
Le chaos: vêtements épars, vaisselle sale, factures qui traînent et piles de DVD.
Que devrions-nous faire pour sauver la planète?
Songer qu'une crise économique temporaire devrait peut-être être provoquée pour que le vent tourne de façon significative, parce que trier les déchets, manger bio, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Les gens se commettent tant que ça ne compromet pas leur confort. Je ne pense pas que la société moderne soit familière avec la notion de sacrifice, essentiel pour un changement profond. Alors? On crèvera tous!
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Que mangez-vous au petit-déjeuner?
Je prends mon premier repas autour de 14 heures.
Qui sont les créateurs de votre panthéon?
Au cinéma, j'aime beaucoup Bergman, Haneke, Truffaut, Godard, Paul Thomas Anderson, Gus Van Sant.
La peinture m'inspire énormément: Matisse, Chagall, Klimt, Magritte; en figuration libre, Basquiat, Keith Haring.
En musique: Érik Satie, Bach, Sébastien Schuller, New Order, la musique de l'Europe de l'Est...
Vous avez 10 mille dollars à dépenser dans la prochaine heure?
Je m'achète des vêtements.
Si vous deviez casser la gueule à quelqu'un?
Les jeunes hommes lâches et opportunistes qui font de la peine à mes amies.
Un fantasme inavouable?
Lécher les aisselles de James Franco [acteur et réalisateur américain] ou gagner une partie de Tetris, niveau 15 !
Si votre prochain film était une merde?
Je m'arrangerais pour que le suivant soit un chef-d'œuvre !
Qu'avez-vous reçu pour votre anniversaire, le 20 mars dernier?
Quelques écus et beaucoup d'amour.
Qu'avez-vous fait de plus fou par amour?
J'ai fait un fou de moi.
Si vous étiez quelqu'un d'autre?
Jean Cocteau.
Un plat de votre enfance ?
Des fraises sauvages.
Un juron?
Ostie de gros porc sale !
Une devise?
À l'impossible, je suis tenu. (Cocteau)
Pensez-vous qu'on est nus au ciel?
Nus, je ne sais pas, mais j'espère plus légers.
Une révolte?
La société refuse la possibilité que les artistes puissent être subventionnés par l'État, qu'ils vivent à ses crochets. Il est temps de mettre en lumière le fait que l'État - c'est-à-dire l'ensemble des contribuables - paie autant pour la culture que pour le plan de défense de Stephen Harper. À chacun de choisir son camp. Quand les Français parlent de nous, ils peuvent dire qu'on chante bien, qu'on danse bien, qu'on réalise de bons films, que Robert Lepage est intelligent, etc. Ou ils peuvent dire que c'est formidable à quel point nous sommes prêts à envahir le Vermont !





