Georges St-Pierre, gentleman gladiateur

Surnommé « l’homme le plus dangereux de la planète », le champion du monde de combats extrêmes Georges St-Pierre a conquis des légions d’adeptes, de Las Vegas aux Émirats arabes unis, mais reste méconnu au Québec. Son prochain combat ? Convaincre les sceptiques que son sport est noble.

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Georges St-Pierre, gentleman gladiateur

Photo : Ryan Millard/CC 2.0

Leonardo DiCaprio n’en croyait pas ses yeux. Dans la section VIP d’une boîte de nuit de l’île d’Ibiza, en Espagne, il venait d’apercevoir la silhouette musclée de son idole. Le célèbre acteur s’en est fébrilement approché. « Wow ! c’est bien Georges ? »

Le champion du monde de combats extrêmes Georges St-Pierre était attablé avec un autre Québécois. Ils ont passé la soirée et les deux jours suivants avec DiCaprio, qui les a même invités sur son yacht, en mer Méditerranée.

« J’ai dit à Georges que le monde avait bien changé : il n’y a pas si longtemps, il conduisait encore une vieille Ford Tempo avec des portes qui ne fermaient pas ! » raconte son ami Rodolphe Beaulieu, 32 ans, qui l’accompagnait dans ce voyage, l’année passée.

Champion des poids mi-moyens de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Georges St-Pierre s’étonne encore souvent, lui aussi, de ce qui lui arrive. Ce célibataire de 29 ans est devenu la principale tête d’affiche d’un des sports qui connaissent la plus forte expansion dans le monde, le combat libre, mélange de boxe, de lutte au sol et d’arts martiaux.

Lors d’une récente activité organisée par l’UFC à Las Vegas, des gens ont patienté sept heures pour obtenir son autographe. Cet automne, au cours d’une tournée de promotion aux Philippines, il a été assailli par des admirateurs à la sortie de l’aéroport.  « Je me sentais comme Michael Jackson ; c’était fou, je ne pouvais même plus avancer », dit l’athlète, originaire de Saint-Isidore, petit village agricole à l’ouest de Montréal.

À son retour dans la métropole, personne ne l’attendait lorsqu’il est descendu de l’avion. Le nouveau dieu des arts martiaux mixtes a beau avoir conquis des légions d’admirateurs, du Brésil aux Émirats arabes unis en passant par la Russie, le Danemark et des dizaines d’autres pays, il reste moins connu dans sa propre ville que certains joueurs du quatrième trio du Canadien.

« GSP », comme le surnomment ses admirateurs, ne s’en offusque pas. Au contraire. « J’aime ça ici, j’ai une vie plus normale », dit St-Pierre, que j’ai rencontré au Tristar, gymnase de l’ouest de Montréal où il s’entraîne régulièrement. « Le jet-set, c’est le fun au début, mais après un certain temps, j’ai besoin d’un peu de calme pour me retrouver. Je subis beaucoup de pression, parfois je suis fatigué », ajoute-t-il pendant que son entraîneur, Firas Zahabi, lui bande les mains.

Il est 20h et, en ce frisquet mercredi soir d’automne, St-Pierre commence son deuxième entraînement de la journée, comme il le fait six jours par semaine, en vue de son combat du 11 décembre, au Centre Bell. Les adeptes (dont bon nombre viendront du Canada anglais) débourseront jusqu’à 700 dollars pour un billet, sur le marché de la revente au noir, afin de le voir défendre son titre de champion du monde contre l’Américain Josh Koscheck.

Georges St-Pierre préfère ne pas y penser. Parce qu’avant d’entrer dans l’arène octogonale grillagée comme une cage où ont lieu les combats extrêmes, il a toujours peur. Très peur. Pas tant de mourir (ce qui pourrait arriver) que de décevoir les gens qui l’ont aidé, de se faire humilier devant tout le monde. « Ça a l’air con d’avouer ça, mais je suis très honnête, dit-il. C’est normal d’avoir peur. Ceux qui prétendent le contraire sont soit menteurs, soit complètement cinglés. »

Un aveu étonnant de la part de l’athlète couronné « l’homme le plus dangereux de la planète » par les téléspectateurs du réseau câblé américain Spike TV, qui diffuse des combats. Vif comme un félin, souple comme un gymnaste, GSP a les oreilles en chou-fleur d’un lutteur, le dos en « V » d’un haltérophile, les épaules et les bras d’un nageur, et les cuisses d’un sprinteur. Il est aussi à l’aise à la lutte au sol qu’au kickboxing, au karaté qu’à la boxe anglaise, au muay thaï qu’au jujitsu brésilien. En mai dernier, dans un combat amical organisé par le réseau TSN, il n’a fait qu’une bouchée de l’ancien dur à cuire du Canadien de Montréal Georges Laraque, pourtant beaucoup plus grand et plus costaud que lui.

Au Tristar, personne ne serait assez téméraire pour le défier. Quand il se hisse dans le ring, au milieu du gymnase, des dizaines d’abonnés cessent soudainement de frapper dans leur sac de sable. Un silence admiratif s’installe lorsque GSP commence à donner des coups de pied, de poing, de genou et de coude sur le bouclier de frappe tenu par son entraîneur, un Québécois d’origine libanaise dans la jeune trentaine.

La sueur tombe à grosses gouttes sur les biceps saillants de Georges St-Pierre quand son entraineur met fin au supplice, 1 300 coups (bien comptés) plus tard – chacun d’eux aurait envoyé au tapis le commun des mortels. « La bête peut se reposer, on peut lui donner du steak cru », lance, pince-sans-rire, son « dompteur », Firas Zahabi. « Je mange seulement ce que je peux tuer à mains nues », répond la bête, exténuée mais souriante.

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EXTRÊME, MAIS RÉGLEMENTÉ


Qui l’emporterait si un lutteur affrontait un karatéka ? Ou si un boxeur se battait contre un spécialiste du jujitsu ? C’est pour répondre à cette question qu’ont été organisés les premiers combats libres, au début des années 1990. À l’époque, tous les coups, ou presque, étaient permis. Aujourd’hui, une trentaine de coups et techniques sont interdits, dont les morsures, les attaques à la gorge, à l’arrière de la tête, à la colonne, à l’aine et aux parties génitales. Un combattant ne peut pas non plus porter de coups de pied ou de genou à la tête de son rival quand celui-ci est au sol.

(Photo : Jon Kopaloff/Getty Images)

 

 

Un peu plus tôt, au début de l’entraînement, il s’était approché des cordes et m’avait lancé une question qui avait résonné dans tout le gymnase. « Comment tu te sens dans un monde de barbares ? » Il avait ensuite éclaté d’un immense rire… jaune.

Georges St-Pierre n’en peut plus d’entendre des commentateurs dépeindre le combat libre comme un sport de brutes.

Il admet volontiers pratiquer un sport violent. Prétendre le contraire serait difficile. Après tout, il se bat dans des « cages », devant des foules bruyantes et hargneuses qui redoublent d’excitation quand le sang coule. Il échange des coups de genou et de coude avec ses adversaires, qui ont généralement le visage tuméfié, le corps couvert d’ecchymoses et parfois de fractures quand ils lâchent enfin prise (GSP a une fiche de 20 victoires et 2 défaites).

« Pour l’œil non habitué, ça paraît mal, dit Georges St-Pierre. Mais ce n’est pas de la violence gratuite. On est bien entraînés pour se battre. Quand un joueur de hockey frappe un adversaire avec son bâton, ça c’est de la violence gratuite, parce qu’il ne respecte pas les règles. »

Le combat extrême a beaucoup évolué depuis les premières démonstrations organisées dans les années 1990, qui avaient soulevé une grande controverse aux États-Unis et au Canada. Au Québec, ces combats, alors illégaux, avaient lieu dans la réserve mohawk de Kahnawake. Tous les coups, ou presque, étaient permis. Il n’y avait pas de catégories de poids ni d’examens médicaux. Aujourd’hui, les combats organisés par l’UFC – la plus grande ligue de combat libre au monde, avec ses 229 membres – sont soumis à des règles strictes. Une trentaine de coups sont interdits. Une commission médicale est chargée d’examiner tous les athlètes avant de leur donner le feu vert. Le combat libre a été légalisé dans toutes les provinces canadiennes (sauf la Saskatchewan, Terre-Neuve et l’Île-du-Prince-Édouard) et dans 44 États américains.

Ça n’a pas empêché l’Association médicale canadienne d’adopter, en août dernier, une résolution recommandant aux gouvernements d’interdire ce sport, en raison notamment des risques de commotion cérébrale. L’UFC rétorque en brandissant une étude effectuée par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, au Maryland, selon laquelle les arts martiaux mixtes ne sont pas plus dangereux que les sports de contact, comme le football, le hockey et le rugby. Ils causeraient en outre moins de lésions cérébrales que la boxe. « Aux dernières nouvelles, on envoyait encore nos boxeurs se battre au nom du Canada partout dans le monde », dit Tom Wright, président de la section canadienne de l’UFC.

Cet ancien commissaire de la Ligue canadienne de football nourrit d’immenses ambitions pour son sport, qui génère déjà des revenus mirobolants. « On veut que les combattants soient perçus comme des athlètes et les matchs comme des compétitions athlétiques », dit Wright.

Les dirigeants de l’UFC ont trouvé en Georges St-Pierre (photo : J. Kopaloff/Getty) le parfait ambassadeur pour mener leur opération de charme et faire accepter les arts martiaux mixtes par un plus large public.

« J’aimerais devenir le Wayne Gretzky des arts martiaux mixtes, dit le combattant. Donner une belle image de mon sport et le faire connaître, comme Gretzky l’a fait pour le hockey dans l’Ouest américain. »

Poli et respectueux de ses adversaires, GSP a été le premier athlète à se présenter en veston-cravate aux conférences de presse d’après-combat. Avec son corps d’Adonis, ses yeux bleu vif et son large sourire, il est « incroyablement populaire auprès des filles », dit son agente, Shari Spencer, une Américaine dans la quarantaine, ex-consultante en investissement bancaire. Son fort accent québécois, quand il s’exprime en anglais, ne fait qu’ajouter à son charme, ajoute-t-elle. Contrairement à d’autres combattants d’arts martiaux mixtes, il n’a que deux tatouages : une fleur de lys derrière la cuisse droite et, sur la poitrine, à la hauteur du cœur, le mot « jujitsu » écrit en caractères japonais. « Ça veut dire « l’art d’être doux » et ça me représente bien, explique St-Pierre. Je peux être dur et très violent, mais dans la vie de tous les jours, je suis très gentil et doux. »

Dès sa première rencontre avec Georges St-Pierre, Shari Spencer a vu en lui un athlète capable de « transcender son sport ». Elle a rapidement fait des démarches auprès de l’agence sportive CAA, l’une des plus importantes du monde, pour que celle-ci l’aide à attirer des commanditaires. « Au début, les grandes marques hésitaient à s’associer aux arts martiaux mixtes, en raison de l’image violente de ce sport de combat, dit Shari Spencer. Elles ne voulaient pas s’aliéner les soccer moms, la branche plus conservatrice de leur clientèle. » Les fabricants des boissons désaltérantes Gatorade et des sous-vêtements Under Amour ont été les premiers à briser le tabou en s’associant à St-Pierre.

Une machine bien huilée gère désormais les destinées de l’athlète québécois. Pour obtenir une entrevue avec lui, il a fallu négocier avec des relationnistes de Beverly Hills et de Las Vegas. En août, l’équipe de St-Pierre a organisé une grande tournée médiatique à New York. Au programme : des entrevues avec le New York Times, le réseau ESPN, les magazines GQ, Details et bien d’autres. Quelques mois plus tôt, St-Pierre s’était rendu au parlement d’Ottawa pour serrer la main à des députés fédéraux, dont le libéral Justin Trudeau, le ministre du Patrimoine, James Moore, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le ministre Stockwell Day, grand partisan des combats extrêmes.

Pour St-Pierre, ces obligations sont parfois plus éreintantes que le dur entraînement auquel il s’astreint quotidiennement. C’est la rançon de la gloire : après tout, ses combats et le pourcentage qu’il touche sur les recettes des télévisions à la carte qui diffusent ses matchs lui rapportent plus de cinq millions de dollars par année.

Pas mal pour le fils d’un poseur de revêtements de sol et d’une préposée aux bénéficiaires.

Élevé dans un modeste bungalow de Saint-Isidore, St-Pierre n’a pas connu une enfance facile. Victime d’intimidation et de taxage à l’école, il a souvent eu à se battre contre de jeunes délinquants plus âgés que lui qui fréquentaient le même établissement. « J’étais leur souffre-douleur. Ils étaient souvent deux ou trois sur moi : j’en ai mangé, des volées », dit St-Pierre, qui, de son propre aveu, n’était pas très populaire à l’époque. « Je n’étais pas le gars le plus cool et mes amis non plus. Je ne fumais pas, je n’avais pas de copine et, en plus, j’avais de bonnes notes, surtout en mathématiques. Recevoir des prix au gala Méritas, à la fin de l’année, ce n’est pas bien vu quand t’es un gars. »

St-Pierre avait sept ans lorsque son père, ceinture noire de karaté, l’a initié à cet art martial. Au retour de l’école, il frappait dans un vieux sac de sable suspendu par des chaînes à la poutre centrale de la maison, dans le sous-sol.

« C’était un hyperactif », se souvient sa mère, Pauline, qui me reçoit avec son mari dans la cuisine familiale, dont l’un des murs est tapissé d’articles de journaux sur leur fils. « Quand je voulais le chicaner, ça ne donnait rien de le mettre dans un coin. Je l’envoyais se calmer en le laissant frapper dans son punching bag. »

C’est en voyant des matchs de l’UFC à la télé que l’adolescent s’est pris de passion pour les combats extrêmes. Quand il a su, à la fin des années 1990, que des compétitions de combats extrêmes étaient organisées dans la réserve autochtone de Kahnawake, à quelques minutes en voiture de chez lui, il a fui en cachette par la fenêtre de sa chambre, au sous-sol, pour y assister.

Refusé à l’école de pompiers en raison d’un légère déviation de la colonne vertébrale, il a étudié successivement en aéronautique et en kinésiologie, puis a occupé plusieurs emplois (dont celui d’éboueur) avant de décider de se consacrer entièrement à sa passion pour le combat libre.

« Quand il m’a annoncé qu’il s’en allait combattre chez les pros, j’ai fait tout un saut, se rappelle son père, Roland. Aujourd’hui, je suis content. Mais combien de parents vont dire à leur fils : « Vas-y, fais des combats extrêmes » ? Pas beaucoup, et c’est normal, parce qu’il me faut pas se le cacher, ça reste un sport violent. »

Sa mère, Pauline, a fini par accepter sa « vocation »… et a même pris goût à regarder ses combats. « Je ne vous dis pas que je n’ai pas de palpitations quand je le vois se battre, mais j’ai appris à reconnaître les techniques. J’aime surtout les combats au sol. Je les vois comme un art. »

Le fils, lui, perçoit plutôt ses combats comme un jeu d’échecs. « Dans l’arène, j’étudie mon adversaire, je prépare mes coups », dit-il. Pour se concentrer avant les matchs, il joue souvent aux échecs dans sa loge avec son ami et partenaire d’entraînement Rodolphe Beaulieu.

Dans sa préparation, le champion du monde accorde aussi une large place à la… philosophie. Le soir où j’assiste à son entraînement au Tristar, il consacre autant de temps à débattre de concepts philosophiques avec son entraîneur, Firas Zahabi, bachelier en philosophie, qu’à échanger des coups. Quand je le questionne sur les grandes attentes du public à son égard, il répond en évoquant Aristote, puis il bifurque sur la notion de liberté dans l’univers de Newton et le concept de libre arbitre chez Leibniz, avant de parler des principes de L’art de la guerre, du penseur chinois Sun Tzu…

« Les plus grands philosophes  le disent : le sport est une façon moderne de faire la guerre, souligne St-Pierre. Au lieu de se battre sur les champs de bataille, les gens pratiquent des sports de contact, comme le hockey et le football américain, ou des sports de combat, comme le mien. »

Le centre d’entraînement est maintenant quasi désert et l’athlète a hâte de grimper dans son VUS noir pour gagner son condo, à L’Île-des-Sœurs (il possède aussi une maison à Candiac). Mais le philosophe du ring préfère asséner un dernier argument au journaliste. « Je ne demande pas à tout le monde d’aimer les arts martiaux mixtes, mais je veux que les gens nous respectent », dit-il d’un air grave.

Que ce soit pour des territoires ou de la nourriture, l’être humain se bat depuis toujours, insiste-t-il. Lui se bat pour gagner sa vie. Mais sa véritable mission semble ailleurs. Le gladiateur veut redorer l’image de son sport. Et gare à celui qui se mettra sur son chemin.

 

LES FOLLES AMBITIONS DE L’UFC

 

C’est un des plus grands coups financiers de l’histoire du sport. En 2001, les frères Frank et Lorenzo Fertitta, riches propriétaires de casinos à Las Vegas, ont parié deux millions de dollars sur une obscure ligue de combat libre au bord de la faillite, l’Ultimate Fighting Championship (UFC).

Moins de 10 ans plus tard, l’UFC vaut plus d’un milliard de dollars, selon le magazine Forbes, qui l’a qualifiée d’ « Ultimate Money Machine » (suprême machine à imprimer de l’argent). Les combats sont désormais diffusés sur des chaînes de télévision à la carte dans 130 pays et dans une trentaine de langues. L’an dernier seulement, les amateurs d’arts martiaux mixtes ont regardé huit millions d’enregistrements de combats de l’UFC (à une cinquantaine de dollars chacun). C’est plus que tout autre sport, y compris la boxe et la lutte professionnelle.

En additionnant les revenus de la vente des billets pour les combats et des nombreux produits dérivés, le chiffre d’affaires de l’UFC devrait bientôt franchir le cap du milliard de dollars, selon son président au langage coloré, Dana White. Sans compter les profits tirés de la populaire émission de téléréalité The Ultimate Fighter, diffusée sur des réseaux câblés et dans laquelle des vedettes du combat libre, comme Georges St-Pierre, sont invitées à agir à titre d’entraîneurs.

« Le combat libre est le sport qui connaît la croissance la plus rapide de toute l’histoire », affirme péremptoirement Tom Wright, président de l’aile canadienne de l’UFC. Déjà présente sur tous les continents, la ligue s’apprête à attaquer le marché de la Chine et de l’Inde, et a l’ambition de devenir rapidement plus riche et plus prestigieuse que la LNH (hockey), la NBA (basketball) ou la MLB (baseball). « Nous avons la chance de bâtir un sport réellement mondial », dit Wright, ancien commissaire de la Ligue canadienne de football. Dans l’immédiat, il travaille surtout à consolider le marché canadien.

Wright a joué un rôle clé pour convaincre le gouvernement de l’Ontario de légaliser les arts martiaux mixtes, une décision annoncée en août dernier. La première soirée de combats en sol ontarien devrait avoir lieu en avril, au Rogers Centre, le stade des Blue Jays de Toronto. Celui-ci peut accueillir jusqu’à 65 000 personnes, soit le triple des plus grandes foules réunies jusqu’ici pour une soirée de combats. Au Canada, un seul nom pourrait attirer une telle assistance : Georges St-Pierre.

Photos : UFCstore.com

 

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