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À la sauvegarde des journaux intimes


6 Août 2010

Quand elle a appris que les documents personnels d’Éva Circé-Côté, journaliste et poète dont elle écrivait la biographie, avaient été brûlés peu après sa mort, l’historienne Andrée Lévesque s’est dit qu’il ne fallait plus que ça se reproduise.

À la sauvegarde des journaux intimes
Photo : iStockphoto

Avec deux collègues, l'ethno­logue Diane Gervais et l'historienne Magda Fahrni, de l'UQAM, elle vient de créer les Archives Passe-Mémoire, qui recueillent et conservent les journaux intimes et la correspondance des gens ordinaires, « ceux dont les papiers n'iront jamais dans les grands centres d'archives », dit Andrée Lévesque. Mais qui, eux aussi, participent à l'histoire avec un grand « H », dont ils sont le ferment.

Ces Archives constitueront un fonds ouvert aux historiens et aux chercheurs, mais aussi au grand public, si le donateur le souhaite. « Les donateurs signeront un con­trat individuel dans lequel ils pour­ront indiquer un délai avant lequel les documents ne pourront être consultés. » Le service de conservation est gratuit, mais ceux qui font don de documents seront invités à devenir membres de l'association en échange d'une modeste contribution.

Passe-Mémoire s'inspire de l'Association pour l'autobiographie et le patrimoine autobiographique, de France, qui possède plus de 2 000 fonds personnels. Comme autant de trésors pour les historiens d'aujourd'hui et de demain.

Pour des renseignements supplémentaires : apm.archives@gmail.com

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Commentaires (2)

Je suis bien heureuse de

Je suis bien heureuse de constater que cela existe. Beaucoup de témoignages durant les temps de guerre dans d'autres pays (Espagne pour nommer celui que je connais mieux) ont puisé dans cette source précieuse pour faire part aux générations actuelles ce qu'ils ont vécu. Ici, on se plaint du manque d'identité de la société québécoise mais on a rien fait pour la garder ou presque les Traditions.... Heureuse initiative et félicitations!

Je trouve l'idée très

Je trouve l'idée très intéressante pour la personne qui ne sait pas comment disposer de ses écrits après sa mort et qui ne veut pas qu'ils tombent entre les mains de n'importe qui. Je me demande seulement où ces documents seront conservés? Seront-ils en sécurité? Puisque ce sont des journaux intimes, une certaine pudeur me retiendrait, moi qui en a plus de mille pages jusqu'à maintenant. Dans quel but, les gens consulteraient-ils ces textes à part d'effectuer des études spécialisées en histoire, en sociologie, en psychologie, notamment? Pour cela, la consultation est justifiée. C'est à elles seules que je donnerais mon assentiment. Pour les simples curieux, non!

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