Les livres se parlent. Dans ma dernière chronique, je m’interrogeais sur la pertinence du lieu commun selon lequel le Québécois est un être coupé de son passé. À lire l’autobiographie de Madeleine Gagnon, féministe, poète, écrivaine et professeure, on comprend que la coupure toucherait davantage le Québécois que la Québécoise, qui, plus que quiconque, a le devoir de mémoire, ne serait-ce que pour se rappeler le temps des interdits, des guimpes et des cintres.