Quand un spécialiste du jet-set américain comme Ian Halperin signe une biographie non autorisée du fondateur du Cirque du Soleil, on peut s'attendre à du scandale. Et pourtant...

La première biographie, non autorisée, de Guy Laliberté, La vie fabuleuse du créateur du Cirque du Soleil, paraît simultanément en français et en anglais, au Canada et aux États-Unis, le 2 juin, sous la plume d'un journaliste peu orthodoxe, spécialiste du jet-set américain, Ian Halperin. « Je ne crains pas les poursuites », dit le quadragénaire, dont le dernier livre portait sur les coulisses de Hollywood. « J'ai déjà eu affaire aux avocats de Michael Jackson et de l'Église de scientologie. Mon travail est irréprochable.»
Rédigée en anglais et traduite pour le marché québécois, la biographie paraît à Transit Medias, une nouvelle maison d'édition montréalaise dirigée par l'écrivain québécois bien connu Pierre Turgeon, qui renoue avec le travail d'éditeur 14 ans après la faillite de Trait d'union.
Auteur d'un livre controversé qui met en doute le suicide du rockeur Kurt Cobain, Ian Halperin aime se mettre lui-même en scène. Dans Hollywood Undercover : Revealing the Sordid Secrets of Tinseltown ( Mainstream Publishing, 2007) , il raconte comment il a fait l'amour avec l'actrice Anna Nicole Smith près de la tombe de Marylin Monroe ! Pour écrire sur les stars et connaître leurs secrets, il vaut sans doute mieux partager leurs tourbillonnantes vies ! Et celle de Laliberté a visiblement fasciné Halperin, qui, pendant six ans, a vécu une relation d'amitié avec la Brésilienne Rizia Moreira, ex-conjointe du directeur du Cirque du Soleil.
Des débuts à Baie-Saint-Paul en passant par le défi que posait l'installation du Cirque à Las Vegas ou par les difficiles conditions de travail des artistes, l'ouvrage trace le portrait d'un homme d'affaires audacieux, tenace et généreux, guidé par ses passions - que ce soit celles de la vie, des femmes ou du jeu - autant que par sa vision.
Dans cet extrait, l'auteur relate la rencontre de Guy Laliberté et de l'ex-Beatle George Harrison. De cette rencontre allait naître une complicité qui, au lendemain du décès de l'artiste, donnerait à Laliberté le courage d'entreprendre la tâche la plus folle de sa carrière : convaincre les deux derniers Beatles, les veuves de Lennon et de Harrison et leurs proches de permettre au Cirque de monter le spectacle Love, basé sur l'œuvre du célèbre groupe britannique.
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[Extrait ]
[George Harrison et Guy Laliberté avaient une même passion : les courses de formule 1. En 2000, l'ex-Beatle assista au Grand Prix du Canada.] Le soir, il se rendit à la fête de Laliberté, à Saint-Bruno. C'était un fan du Cirque du Soleil et il était impatient de retrouver son propriétaire, qu'il avait souvent croisé sur les circuits du monde entier. Harrison aimait les manières amicales et décontractées de Laliberté.
Harrison est l'un des deux musiciens les plus célèbres à s'être rendu chez Laliberté, l'autre étant Bono, qui, quelques années plus tard, pousserait la chansonnette pour Laliberté et quelques- uns de ses amis lors d'une prestation privée spéciale.


