Ce jour-là, Arlette Cousture s'est levée en forme.
Ce jour-là, Arlette Cousture s'est levée en forme, même si elle n'avait pas beaucoup dormi: «À 3 h du matin, j'ai mis le point final au tome II de Ces enfants d'ailleurs, dit-elle. Après neuf mois d'écriture, le bébé est sorti. Maintenant, il faut couper le cordon ombilical.» Intitulé Le Pigeon et la tourterelle (Libre Expression), ce roman aux accents manitobains lui a donné du fil à retordre: «Mes personnages m'envoyaient paître. L'un devait mourir mais je n'y arrivais pas. J'ai l'impression qu'il riait de moi.» Arlette Cousture profite de sa nouvelle liberté pour s'aérer à Paris où, pour la première fois, elle ne traîne pas son ordinateur. Ensuite, elle songe à écrire un roman qui mettrait en scène les... petites filles de Caleb.
Tous des sauvages !
En descendant d'avion, après un séjour à l'étranger, la politologue Carolle Simard a eu l'impression de se retrouver au milieu d'une bande de sauvages: «On vous renvoie la porte du métro au visage, on vous bouscule dans la rue, au téléphone on vous laisse en attente... Jamais d'excuses. J'en ai eu marre de ces agressions quotidiennes.» D'où l'idée d'écrire Cette impolitesse qui nous distingue (Boréal). «J'ai le sentiment que c'est pire au Québec, où les parents n'enseignent plus les bonnes manières et les étudiants tutoient leurs professeurs. Or une trop grande familiarité engendre souvent la violence.»
L'autoroute à millions
En 1962, l'essayiste canadien Marshall McLuhan lançait sa formule lapidaire: «Le médium est le message.» Jean-Louis Gagnon, qui fut journaliste pendant 60 ans, se demande aujourd'hui qui, du câble ou du téléphone, contrôlera l'autoroute électronique. «Je suis pessimiste, dit-il. La question est de savoir qui des deux s'enrichira.» Dans Les Enfants de McLuhan (Leméac), l'ex-rédacteur en chef de La Presse et fondateur du Nouveau Journal explique comment l'être humain, bombardé par l'information quotidienne à l'échelle planétaire, est désinformé à des fins politiques: «Les journaux font une meilleure information. La télévision se limite aux faits divers, sans expliquer ce qui se passe.»
Gauche, droite...
Dans les Habits neufs de la droite culturelle, qui taxaient les intellectuels de conservateurs et d'élitistes, Jacques Pelletier visait l'écrivain Jean Larose: «Je suis devenu l'incarnation de ce qu'il y a de plus réactionnaire», dit ce dernier. Pour remettre les pendules à l'heure, il a écrit La Souveraineté rampante (Boréal), essai dans lequel il énumère les obstacles «internes» à la souveraineté, tout en réglant ses comptes avec le polémiste et aussi avec Foglia, dont le parti pris contre tout ce qui est intellectuel est, à ses yeux, le dernier avatar de notre esprit de colonisés.





