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Folie douce


3 Novembre 2009

BORI / FOUS LES CANARDS Productions de l’Onde/Select

Écoutez « Les douteux », avec l'aimable autorisation des Productions de l'onde.

Quinze longues années que l'énigmatique Edgar Bori cache ses traits derrière des masques excentriques pendant qu'il se met à nu, dévoile sans cesse ses inquiétudes et ses fantasmes dans une œuvre singulière, théâtrale, poétique et profondément originale. Le voici enfin à visage découvert avec ce huitième opus, plutôt guitare malgré une sublime pièce en tête-à-tête avec le pianiste Jean-François Groulx, « À l'arraché », probablement inspirée par la mort récente de son père. Cette pièce est immédiatement suivie d'un joli badinage a cappella, la très narcissique « Je ». La beauté de ce disque accessible, bien que les textes soient elliptiques, c'est d'ailleurs cette manière propre à Bori d'alterner la gravité et l'absurde.

Musicalement - bravo pour les orchestrations ! -, on y trouve de tout, sans jamais rien de trop. Inquiet de son époque où les foules anonymes sont infestées de gestionnaires médiocres, de politiciens fantoches ou de financiers à la Madoff, l'auteur évoque le suicide (« On s'aimait doux »), mais termine par une ballade country de chien mouillé (« Toute ta lettre »), en duo avec Michel Rivard, teintée d'humour et de légèreté. Chapeau, l'artiste !

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Commentaires (7)

Merci à Ralph Boncy qui a

Merci à Ralph Boncy qui a vraiment saisi l'angle de la démarche. Un critique à l'écoute.

Salut Edgar, Je voulais

Salut Edgar,
Je voulais simplement te dire que cet album tourne en boucle dans le lecteur CD de l'auto ... J'aimais bien Un monde pout pout, mais avec ton dernier opus, tu m'as eu complètement ! Geste de gestionnaire et À l'arraché me touchent particulièrement. Bravo à toi et à loute l'équipe.

Salut Jocelyn, Merci pour les

Salut Jocelyn,
Merci pour les bons mots
Pensées

Voici le texte d'un

Voici le texte d'un commentaire que j'ai écrit sur le site de "Voir", qui répondait à une critique parue dans cet hebdomadaire. Vous verrez que mon opinion se rapproche beaucoup plus de celle de Ralph Boncy :

Je n'ai pas été autant emballé par un album de Bori depuis "Le sort de l'ombre" en spectacle et le précédent en studio, tout simplement intitulé "Bori" et réalisé avec Michel Rivard. "Fous les canards" ne fera pas un tabac à la radio, encore une fois, et Edgar Bori ne deviendra pas une vedette interplanétaire. Mais il me semble être très heureux d'occuper une niche particulière, celle d'un artiste à multiples facettes qui nous fait vibrer et réfléchir. Cet album est effectivement très varié et c'est tant mieux, c'est maintenant une marque de commerce d'Edgar. J'avoue que je préfère un disque qui visite plusieurs styles qu'un enregistrement homogène et sans surprises.

Je ne suis donc pas d'accord avec les "deux étoiles et demie" de Francis Hébert. Pour moi, "Fous les canards" est l'oeuvre d'un artiste accompli qui a le mérite d'être différent. Il ne faut donc pas se fier à une seule critique! (Pas plus à la mienne qu'à celle des autres, d'ailleurs.)

***

Après une troisième écoute, je ne peux m'empêcher de revisiter cette critique. Elle passe de 4 étoiles à 5.

Cet album est pour moi un petit chef-d'oeuvre, ou peut-être même un grand. Tout y est si différent, mais tout y est si bon! Ne vous arrêtez pas à une première chanson si par malheur elle ne vous plaît pas, c'est tellement varié qu'une seule pièce ne peut représenter l'ensemble.

Comme toujours, les textes sont recherchés, travaillés, peaufinés et parfois pleins de mordant. Les musiques et arrangements atteignent une finesse qui font de cet enregistrement mon préféré d'Edgar Bori.

À classer dans mon coeur aux côtés de "Les insomniaques s'amusent", "Les 6 suites de Bach" par Yo-Yo Ma, "Dark Side of the Moon", "Si on avait besoin d'une cinquième saison", "Up", "Récolte de rêves", "Abbey Road", "Deux cents nuits à l'heure", "Friday Night in San Francisco", l'ensemble de l'oeuvre de Michel Rivard, "Thick as a Brick", "Tu m'aimes-tu", "Selling England by the Pound", "Rose sang", "Close to the Edge", "Mon frère", "The Steve Howe Album", "Lougarou", "Breakfast in America", etc... Je m'emballe un peu mais j'exagère à peine.

JF Sauriol, un admirateur d'Edgar Bori

Merci Jean-François, La

Merci Jean-François,
La nourriture de l'artiste c'est aussi les commentaires de ceux qui apprécient
Pensées
Bori

Encore du bon Bori. Merci

Encore du bon Bori. Merci beaucoup.

Merci à vous...

Merci à vous...

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