Se faufiler parmi le trafic des ondes, quand on veut lancer un appareil sans fil, c’est de la haute voltige ! Suivez le guide.

Domaine d'activité : systèmes de test.
Nombre d'employés en 2009 : 255.
Siège social : Montréal.
Chiffre d'affaires : 48,6 millions.
Croissance 2004-2009 : 1 054 %.
Lancer un nouvel appareil sans fil, en 2010, est une opération périlleuse. Il faut s'insérer dans le trafic monstrueux des signaux provenant des cellulaires, des ordinateurs portables, des antennes radio et des satellites. Et tenir la route ! Car rien de pire qu'un téléphone intelligent qui grésille ou un système GPS qui perd le nord pour endommager la réputation d'une grande marque.
Les fabricants doivent donc tester, deux fois plutôt qu'une, leurs composants électroniques. « Cette activité représente de 5 % à 10 % des coûts de conception d'un nouveau produit. C'est énorme », dit Pascal Pilon, ingénieur en informatique de 39 ans, qui a pris conscience en 1999 qu'un marché était en train de naître : celui des systèmes de test efficaces.
Bonne
intuition
: Averna, qu'il a alors fondée
avec deux collègues, est aujourd'hui un des chefs de file mondiaux dans ce domaine.
Ses logiciels et ses machines, conçus au cœur de la Cité Multimédia de Montréal,
simulent des centaines de phénomènes d'interférences - l'utilisation d'un téléphone
dans le métro, par exemple - et repèrent les composants défectueux.
Les clients se multiplient. Huit fabricants d'autoradios sur dix utilisent les produits d'Averna. Cette société privée fournit également des systèmes de test à Motorola, à Cisco, à Research in Motion (fabricant du BlackBerry) et à des sous-traitants de l'armée américaine.
Le grand défi à venir pour Averna : rester maîtresse de sa technologie. « Je visitais récemment une usine à Taïwan et on m'a montré une copie conforme d'une de mes machines, dit le PDG. Et nous n'avons aucun recours judiciaire dans cette région. » L'entreprise doit donc sans cesse innover, pour garder les pirates à distance.





