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Brisons les monopoles publics !


3 Juillet 2010

En 1960, l'État était porteur des espoirs de toute une nation. Aujourd'hui, il est devenu la nourrice des entreprises et le père Noël des régions. Le temps est venu de donner un coup de barre.

Brisons les monopoles publics !
Illustration : Luc Melanson

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(1er d'une série de 5)


Lorsque « l'équipe du tonnerre » de Jean Lesage accéda au pouvoir, en 1960, le tiers seulement des jeunes adultes du Québec avaient un diplôme en poche. Pendant les années 1950, le Québec avait été porté par l'expansion économique de l'après-guerre, mais il n'était pas parvenu à réduire l'écart de 21 % qui séparait son niveau de vie de celui de la province voisine, l'Ontario. Le salaire moyen des Québécois francophones unilingues équivalait à seulement 52 % de celui des anglophones. Les entreprises francophones offraient moins de la moitié des emplois sur le territoire québécois. Lorsque l'écrivain Pierre Vallières nous a appelés « nègres blancs d'Amérique », on l'a accusé d'exagérer. Mais en fait, il clamait l'exacte vérité : la situation économique des francophones par rapport à celle des anglophones du Québec était en tous points comparable à la situation économique des Noirs par rapport à celle des Blancs des États-Unis.

Face à l'urgence de mettre fin au « retard économique du Canada français », le gouvernement Lesage annonça clairement son intention : se servir de l'État afin de combattre le décrochage scolaire, de créer la richesse, de la répartir équitablement et de promouvoir une plus grande maîtrise de l'économie par les francophones.

Depuis 1960, l'activité de l'État québécois s'est énormément accrue. Dès le départ, le gouvernement Lesage modernisa la fonction publique. Coup sur coup apparurent l'assurance hospitalisation, les allocations scolaires, les écoles polyvalentes, le Régime de rentes du Québec et plusieurs sociétés d'État, comme la Société générale de financement et la Caisse de dépôt. L'électricité fut nationa­lisée. De 1960 à 1966, les dépenses provinciales triplèrent et le fardeau des taxes et impôts provinciaux doubla. Cela valut à Jean Lesage le sobriquet de « Ti-Jean la taxe » et contribua assuré­ment à sa défaite électorale en 1966.

Qu'à cela ne tienne, l'État con­tinua à grandir, et les dépenses publiques provinciales et municipales, à occuper une part croissante de l'activité économique du Québec. Elles sont finalement passées de 13 % de notre revenu intérieur en 1961 à 34 % en 2007. C'est, chaque année, 30 milliards de dollars de plus que si le Québec et ses municipalités dépensaient au même rythme que l'Ontario.

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Commentaires (8)

"Il faudra défaire les

"Il faudra défaire les monopoles publics et privilégier partout l'émulation, car le seul moyen d'être forcé à l'excellence, c'est d'être mis au défi par des gens qui font aussi bien ou mieux que nous."

Ah oui, l'émulation! C'est la raison pour laquelle les Fido, Rogers et Bell de ce monde s'émulent autant pour nous vampiriser. Heureusement que dans d'autres secteurs, les systèmes d'exploitation de nos PC par exemple, l'émulation a fait en sorte qu'un entrerpise s'est détachée du lot et s'est imposée aux consommateurs comme étant le choix incontournable!

Plus près de nous, nous pourrions parler de cet empire qu'était Quebecor World. Tout un émulateur ce Karl!! La vérité monsieur Fortin c'est que votre point de vue correspond à un choix idéologique.

Le seul moyen d'atteindre l'excellence, c'est une culture organisationelle en santé. Cet objectif peut être atteint aussi bien dans le public que dans le privé.

Brisons les monopoles

Brisons les monopoles publics. Pour les remplacer pas des monopoles privés?
Pourquoi ne pas s'attaquer aux vrais problèmes.
En santé nous engloutissons près d'un milliard de $ à cause de la structurite aigue qui ankylose le système.
Les ponts tombent et la construction nous coûte trois fois plus cher qu'ailleurs parce qu'il y a grenouillage. A quand une véritable commission d'enquête en ce domaine?
Notre premier ministre a, pour la durée de son terme, des pouvoirs dictatoriaux. A quand une constitution qui nous permettra d'élire nos représentants sur une base proportionnelle tout en les laissant libres de voter selon les besoins de leurs constituants et non selon la ligne de parti?
Et n'oublions surtout pas d'abolir le BS ce système coûteux et hautement dégradant . Il nous faut le remplacer par le Revenu de Citoyenneté.
Voilà des mesures qui sont à notre portée. Tout ce qui manque c'est la volonté politique de les mettre en place.Et ce ne sont sûrement pas les PPP qui vont sauver la situation.
Et des jeunes qui, plutôt que de répéter les balivernes de nos vieux politiciens, nous propseraient de véritables projets de société.

Le monopole public en matière

Le monopole public en matière de distribution et de vente d'alcool est un des moyens les plus efficaces que la science a trouvé pour contrer les méfaits de l'alcool .

Favoriser la compétition, OK.

Favoriser la compétition, OK. Mais pas au détriment des services pour les pauvres particulièrement en santé et en éducation. Et s'il faut, pour dépasser les USA en termes de productivité, ne plus avoir de vie et travailler toujours plus dans des conditions de travail médiocres comme c'est souvent le cas là-bas, non merci!

Les grandes entreprises de ce

Les grandes entreprises de ce monde ont voulu avoir accès à tous les marchés, on a donc créé la mondialisation. Ce qui produit un appauvrissement dans les pays qui c'étaient une certaine qualité de vie et un enrichissement dans certains pauvres. On ferme des usines en occident pour les ouvrir en orient. Une manne de travailleurs deviendra de plus en grosse aux USA et au Canada et ils accepteront des conditions beaucoup moins intéressantes. C'est d'ailleurs déjà commencé aux USA

Passer de monopoles publics à

Passer de monopoles publics à un libre-marché, avec de la concurrence, de meilleurs services, plus efficaces, plus rapides, et à moindre coût, oui.

Ça veut donc dire réduire à près de 0 ou à 0 l'influence des gouvernements dans tous les secteurs de la vie.

Pourquoi pas?

Qu'est-ce qu'il y a de sain à se faire moraliser et dicter nos vies par une poignée de gens qui se croient investis de tous les pouvoirs, de tous les droits?

"Donnez-moi un levier et je

"Donnez-moi un levier et je soulèverai le monde". Pour moi, ce levier, c'est l'État. Dans la constitution du Québec souverain, davantage de pouvoirs devraient être dévolus aux régions afin qu'elles soient en mesure d'asumer leur développement en fonction de leurs spécificités ainsi que de leur potentiel.

Quel que soit le système, tant que les dirrigeants et leurs cassiques l'utiliseront en accaparant pouvoir et richesse, la société civile s'en trouvera gravement dépourvue à touts égards.

Attendre après les riches pour la redistribution de la richesse, fait de nous un troupeau servile croupissant dans l'attentisme et la résignation. C'est comme attendre la semaine des trois jeudis...Alors moi je dis: Vive la sociale-démocratie!

Si comme moi vous espérer la

Si comme moi vous espérer la quasi parité entre le privé et le public, tant que le parti québécois sera dans le décor comme dirait quelqu'un, n'y penser même pas.

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