Son numériseur capte le fin détail de n’importe quel objet, même en mouvement. En 3D, en plus !

Domaine d'activité : numérisation 3D.
Nombre d'employés : 220.
Siège social : Lévis.
Chiffre d'affaires : 21,7 millions.
Croissance 2004-2009 : 718 %.
Renault s'en sert pour conserver les différentes versions de ses prototypes de voiture, Bombardier pour numériser ses pièces d'avion, les musées pour reproduire des artéfacts sans y toucher... Le numériseur laser Handyscan, mis au point par Creaform, a cependant plus de chances d'être connu du grand public parce qu'il sert à numériser des pièces à conviction dans l'émission d'enquête CSI, au réseau américain CBS !
Léger (environ un kilo), facile à manipuler, précis, cet appareil permet de saisir en un temps record le fin détail de n'importe quel objet en trois dimensions. Que celui-ci soit immobile ou pas. En médecine, le potentiel du Handyscan est énorme, croit Martin Lamontagne, 37 ans, ingénieur en mécanique formé à l'Université Laval et grand patron de Creaform. « Dans la fabrication de prothèses, on pourrait offrir une solution de rechange aux plâtres utilisés pour mouler le visage, les mains ou les pieds, et qui sont très inconfortables. »
En plus
de vendre des appareils (entre 30 000 et 100 000 dollars), l'entreprise offre des
services d'ingénierie, des logiciels et un service d'entretien. « Dans le fond, on vend des solutions », résume Martin Lamontagne, qui a
cofondé sa société avec le Québécois d'origine française Charles Mony, en 2002.
Les deux hommes s'étaient rendu compte à quel point les numériseurs étaient difficiles
à utiliser. « Ils étaient
lourds, coûteux et, de plus, le résultat était un nuage de points auquel les gens
ne comprenaient rien. »
Chaque année, la direction organise un concours auprès de ses employés : les gagnants de l'an dernier avaient réussi à saisir un corps humain de l'expo Bodies sans y toucher. En 2008, les lauréats avaient immortalisé le trône de l'empereur de la Cité interdite !
Présente en Chine depuis 2006, Creaform y a connu une croissance de 367 % en 2009, et ses filiales en France, aux États-Unis et au Japon vont bien. Environ la moitié des quelque 220 employés de cette société travaillent à l'étranger. Quant à ceux qui sont établis au Québec, ils se promènent beaucoup !






