Des spécialistes craignent la « bulle immobilière », d’autres assurent que c’est le moment d’investir. Une chose est sûre : le marché est en ébullition ! Comment en profiter ?

Martin Fournel, de Rouyn-Noranda, a le don de flairer les bonnes affaires. Ou peut-être est-il très chanceux ? Il y a trois ans, même s'il ne connaissait rien à l'immobilier, ce commerçant de 38 ans a investi ses économies dans l'achat de deux immeubles locatifs à Rouyn-Noranda. L'immeuble de six logements qu'il a payé 200 000 dollars et le triplex qu'il a acquis pour 98 000 dollars valent aujourd'hui 200 000 dollars de plus.
« Je voulais investir en Bourse, mais quand l'agent immobilier - une bonne connaissance - m'a dit que le prix des immeubles allait augmenter, j'ai changé d'idée », raconte ce père de trois enfants, déjà propriétaire d'une maison à l'époque.
Martin Fournel n'est pas devenu un pro de l'immobilier du jour au lendemain. Mais il comprend assez bien le marché pour savoir qu'il a probablement acheté juste à temps. Déjà, en 2008, puis encore l'an dernier, il a payé plus cher deux immeubles comparables. La reprise dans le secteur minier, en Abitibi-Témiscamingue, galvanise en effet l'économie de toute la région, poussant le prix des maisons à la hausse. Martin Fournel a donc décidé de s'accorder une pause. Pas question pour le moment de faire d'autres acquisitions. « Ce n'est plus rentable, dit-il. C'est trop cher. »
Trop cher, vraiment ? Bien des gens se posent cette question, tellement le prix de l'immobilier a monté en flèche en quelques années. Au Québec, il a plus que doublé en 10 ans, si bien que le prix de vente moyen d'une propriété atteignait 235 000 dollars en décembre 2009, selon l'Association canadienne de l'immeuble. Et celle-ci prévoit une hausse de 6,7 % en 2010 !
LE MARCHÉ QUÉBÉCOIS, UNE ÉNIGME >>
Des prix qui montent et montent... Depuis 2000, les prix des maisons ont plus que doublé au Québec. |
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