Acheter un triplex avec sa sœur peut être une bonne affaire. Pour les plus téméraires, voici d’autres formules gagnantes.

Ci-contre : Nicole Dargis, François Brais, Daniel Melançon, France Godard et Robert Dargis se sont associés pour acquérir un immeuble de 69 logements.
VOIR GRAND, EN GROUPE
Pas besoin d'être un as de la construction pour être propriétaire d'immeubles locatifs. Prenez François Brais, de Laval. « Je suis fort en chiffres, mais nul dans le travail manuel », dit cet ancien informaticien de 43 ans, qui se consacre à temps plein à l'immobilier depuis deux ans. C'est pour cela, dit-il, qu'il achète des immeubles avec des parents ou des amis. Lui s'occupe de la gestion, eux se chargent de l'entretien.
François Brais s'est bâti en quelques années un joli portefeuille immobilier. En 2001, il a acheté un premier triplex dans la région de Montréal avec un ami, habile en construction. Chacun a investi au départ 15 000 dollars. Ils ont ensuite récidivé avec un quadruplex, plus cher. « Acheter en groupe permet d'acquérir de plus gros immeubles », dit-il. En neuf ans, il a ainsi effectué huit transactions, toujours de plus en plus importantes.
L'an dernier, lui et sa conjointe se sont associés avec deux amis et la sœur de l'un d'eux pour l'achat d'un immeuble de 69 logements, au prix de 3,4 millions de dollars. La mise de fonds de chacun : 125 000 dollars. Un s'occupe des réparations majeures, un autre perçoit les loyers et se charge des dépôts, un autre encore tient la comptabilité. François Brais, lui, supervise le tout. La formule est payante, dit-il : leur immeuble est aujourd'hui évalué à plus de 4 millions de dollars sur le marché.
ACHETER POUR TRANSFORMER
Après avoir vendu son entreprise, Guy Martel, 58 ans, de Boucherville, a opté pour l'immobilier comme seconde carrière il y a 10 ans. Il n'est pas devenu agent immobilier. Il s'est plutôt concentré dans un créneau bien particulier : la conversion en condos.
Ce type d'activité immobilière consiste à acheter des immeubles locatifs, à convertir les logements en condos, puis à revendre chacun d'eux à des investisseurs. Depuis 2000, Guy Martel a converti puis vendu plus de 400 condos !
Deux conditions sont requises pour convertir un immeuble locatif en condos. Il faut que le règlement de zonage le permette - à Montréal, par exemple, un moratoire empêche de telles opérations. Et il faut l'accord de la Régie du logement.
Parfois, ce sont les locataires qui achètent leur appartement. Mais le plus souvent, ce sont des investisseurs, locaux ou étrangers, qui touchent ensuite des revenus de location.
Cette formule est une belle option pour ceux qui veulent investir dans l'immobilier, mais qui n'ont pas l'envie ni le temps de s'occuper des locataires et de l'entretien. « C'est ce que j'appelle de l'immobilier sans tracas », dit Guy Martel. La formule est aussi rentable : entre l'achat de l'immeuble et la revente des condos, Guy Martel assure doubler sa mise.






