Les maîtres québécois du jeu vidéo veulent faire jouer le monde. Même vos amis Facebook !

Domaine d'activité : jeux vidéo.
Nombre d'employés
en 2009 : 224 (+ 1 à
temps partiel).
Siège social : Québec.
Chiffre d'affaires : 14 millions.
Croissance 2004-2009 : 3 002 %.
Pendant qu'à Montréal et à Québec les concepteurs de jeux vidéo attendent les programmeurs sur le perron des écoles, Frima a ouvert en 2009 un bureau à... Matane ! « Le cégep de l'endroit offre une excellente formation », explique le président, Steve Couture. Et, ajoute-t-il, Frima est la seule entreprise de jeux vidéo à des kilomètres à la ronde !
Steve Couture, 34 ans, a l'instinct du conquérant. Comme Young Thor - le héros du jeu que Frima lancera bientôt sur la console PSP. En 2009, la société a fait paraître Zombie Tycoon (dans lequel le joueur dirige des morts-vivants), sa première collaboration avec la multinationale Sony. Elle a aussi créé Littlest Pet Shop Online (LPSO), un village virtuel pour enfants peuplé de petits animaux aux grands yeux. Un succès commercial et le plus grand jeu multijoueur jamais produit au Québec. Pas étonnant que Frima, dont le siège social se trouve dans le quartier Saint-Roch, à Québec, se classe en tête du palmarès de la croissance pour la deuxième année consécutive !
La société fait un tabac depuis 2007 avec Build-a-Bearville, un monde virtuel conçu pour un fabricant américain d'oursons en peluche (les enfants qui achètent une peluche ont accès à plus de quêtes et de jeux). Le jeu Littlest Pet Shop Online, créé pour Electronic Arts, pourrait avoir les mêmes répercussions et assurer des revenus à long terme à Frima, qui ajoutera des applications au fil des années.
L'entreprise, née en 2003, vient d'atteindre le cap des 250 employés. « Et on continue d'embaucher », dit fièrement Steve Couture. Mais cette croissance ne va pas sans défi. « Personne dans l'équipe n'avait travaillé dans une organisation aussi grande que ce que Frima est devenue. On avait besoin d'expérience », dit-il. D'où la nomination à la vice-présidence de Jacques Topping, quinquagénaire qui a fait fortune dans le domaine de l'informatique au sein du Groupe Informission. Et aussi l'embauche aux finances de Christian Bégin, qui compte 20 ans d'expérience. « Eux savent ce que c'est que de passer de 250 à 1 000 employés », souligne Steve Couture.





