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Granit-en-Québec


29 Juin 2011

Qu’ont en commun le pont Pierre-Laporte, le Musée Van Gogh, à Amsterdam, et la statue de la Liberté ? Ils reposent en partie sur du granit de Rivière-à-Pierre, petite municipalité qui réinvente une industrie il n’y a pas si longtemps destinée à finir en poussière.

Granit-en-Québec
Denis Lavoie - Photos: Mathieu Rivard

« Bienvenue à Rivière-à-Pierre, capitale du granite. » Avec ces mots, gravés sur un des quatre blocs de granit qui forment l'imposant monument placé aux portes du village, Rivière-à-Pierre annonce ses couleurs.

Dans cette petite municipalité située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Québec, le granit, on en vit. Et ça paraît : il y en a partout ! Des abreuvoirs à oiseaux aux horloges en passant par les tables de pique-nique et les perrons, chaque chaumière arbore la pierre locale sous une forme ou une autre, dehors comme dedans.

Mis à part l'omniprésence des 4 x 4, on se croirait dans Les Pierrafeu, ce dessin animé des années 1960 porté au grand écran en 1994.

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L'engouement récent des Québécois pour le granit est tel que le succès de l'industrie est en voie de faire ressortir de l'ombre Rivière-à-Pierre. La population, qui n'était plus que de 627 personnes il y a une quinzaine d'années, dépasse main­tenant 700 habitants ; la coopérative ali­mentaire qui a remplacé le dépanneur remporte un succès bœuf ; et un pimpant hôtel-restaurant a succédé au bar, qui datait des années 1900. « Nous sommes en pleine revitalisation », dit la mairesse de 68 ans, Ghislaine Noreau, élue en 2005.

Le granit calédonien, qui abonde dans les collines entourant le village, est mondialement connu pour sa qualité. Durable, indémodable, résistant aux intempéries et aux séismes, il est très demandé aux États-Unis, au Japon, en Chine, en Australie, en Europe. Depuis la fin du 19e siècle, architectes et entrepreneurs en construction ont recours au calédonien pour soutenir des ponts, border des routes ou garnir des bâtiments prestigieux, tels la citadelle de Québec ou le monument des Braves, à Ottawa. Les trois carrières en exploitation de Rivière-à-Pierre exportent d'ailleurs près de la moitié de leur production.

Pourtant, elles ont bien failli disparaître. Depuis 10 ans, les turbulences de l'industrie manufacturière, la force du dollar canadien et la concurrence des pays émergents leur ont mené la vie dure. Les exportations vers les États-Unis ont fléchi, et on ne donnait pas cher de la peau des tailleurs de pierre. L'une des deux sociétés possédant une usine de transformation à Rivière-à-Pierre, Granite DRC, qui concentrait ses activités sur le sciage du granit depuis ses débuts, en 1989, était menacée de faillite. Jusqu'à ce que, il y a quatre ans, elle s'intéresse aux comptoirs de granit. Depuis, cette entreprise d'une vingtaine d'employés a doublé son chiffre d'affaires.

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Daniel Cauchon, de Granite DRC, a doublé son
chiffre d'affaires depuis qu'il en fait des comptoirs.

Dans le modeste bâtiment qui abrite son siège social, l'un des associés (et le fondateur), Daniel Cauchon, la cinquantaine énergique et la poigne de fer, nous reçoit au sous-sol, devant la plaque de granit qui porte son nom. « On a commencé lentement à produire des comptoirs de granit, mais on s'est vite aperçus qu'il y avait un créneau à exploiter, dit-il. On n'a pas les ressources suffisantes pour s'attaquer à de gros chantiers, comme des condos, mais même en faisant unique­ment dans le résidentiel à petite échelle, c'est devenu pour nous une belle occasion de croissance. »

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Commentaires (5)

C'est avec énormément de

C'est avec énormément de regret que j'aimerais informer les gens de Rivière-à-Pierre que, malheureusement pour eux, le granit a déjà une capitale. Elle est située à Stanstead, dans les Cantons-de-l'Est. L'industrie du granit est le pain et le beurre des gens de chez nous depuis plus d'un siècle. Des marches du Parlement à Ottawa, aux rebords des coins de trottoir de Barcelone, aux parements d'édifices à Islamabad, en passant par l'édifice Sun Life de Montréal, il est très peu d'endroits du monde que j'ai visités -- et je crois en avoir visité plusieurs -- ou je n'ai pas retrouvé un petit bout de chez nous, un monument, ou un morceau d'architecture fait de gris de Stanstead. Sans compter que le granit du monde entier vient à nous pour se faire tailler, polir et scultper: de la Scandinavie à l'Égypte, rose, noir, bleu... si c'est du granit, c'est à Stanstead que ça se passe vraiment, sauf tout le respect que je dois à Rivière-à-Pierre.

Dernier P.S. aux gentils Rivière-à-Pierrois: quand on grave quelque chose dans la pierre, il vaut mieux se munir d'un dictionnaire, sinon on risque d'avoir l'air fou longtemps: "granite" avec un "e" à la fin, c'est en anglais. En français c'est "granit" tout court...

Rivalement vôtre,

OB

Cher Olivier...Merci de

Cher Olivier...

Merci de m'offrir l'occasion d'une mise au point qui s'impose.

Je présume qu'il ne vous est surtout pas venu à l'idée d'être grossier; ce qui n'aurait été point nécessaire vu votre méconnaissance apparente du sujet en rubrique.

Il n'y a aucune faute à écrire en parfait français granit ou granite, puisque ce qu'ils définissent l'un et l'autre n'ont qu'une confuse parentée, comme le constate par les définitions qu'en donne Le grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française.

Le granite est une roche magmatique plutonique très répandue, grenue, de teinte claire, formée principalement de quartz, de feldspath alcalin et de plagioclase accompagnés de minéraux accessoires très variés.

Quant au mot granit - sans e - il désigne les roches dures et grenues, sans composition minéralogique définie, utilisées en construction et en ornementation.

Peut-être Stanstead est-elle la capitale canadienne du granit, mais non du granite. Comme il ne peut être question de rivalité qu'en ce qui se compare, il semble que Stanstead ne soit en rien la rivale de Rivière-à-Pierre, laquelle est située dans la région de notre capitale nationale, à quelque 300 km routiers, et franc nord, de la sud-estrienne.

Comme la fierté semble vous avoir motivé, il faut signaler que la célèbre croix de Gaspé a été taillée par mon grand-père Arthur Cauchon dans le granite de Rivière-à-Pierre, et qu'elle y a été installée par lui et une équipe de ripierrois.

C'est aussi le granite de Rivière-à-Pierre qui a servi à la même époque à la restauration de la portion du Canal Rideau dont sont si fiers les habitants de la capitale du Canada, où mon grand-père a travaillé jusqu'à son décès. Beaucoup de Québécois, réputés pour leur excellence et leur productivité, ont d'ailleurs signé cette restauration.

Il est bon de savoir que Rivière-à-Pierre, un paradis de la chasse et de la pêche, a également toujours eu un atout de taille en matière de transport, puisque cette municipalité est sur la route ferroviaire reliant la vallée du Saint-Laurent au Saguenay/Lac-Saint-Jean; il y a quelques années, c'est également par là que passaient les trains de Québec, à destination de l'Abitibi. La circulation ferroviaire y était alors continue.

N'hésitez pas à visiter ce secteur qui constitue la partie septentrionale de Portneuf, où se trouve entre autres la chute du 5 dollars paraissant à l'endos des anciennes coupures, de même que l'étonnant phénomène des chaudières auxquelles on a accès à Rivière-à-Pierre même.

Les Ripierrois vous accueilleront avec un entregent qui les caractérise.

GUY

P.S. Au sujet de l'anglais, il ne faut jamais oublier que si on éliminait les mots français de ladite langue, elle cesserait d'exister sur-le-champ, puisque le français est sa première langue-mère. S'il faut se méfier des anglicisme, il faut davantage faire preuve d'encore plus de prudence face aux faux amis... linguistique, s'entend.

" il y a quelques années,

" il y a quelques années, c'est également par là que passaient les trains de Québec, à destination de l'Abitibi. La circulation ferroviaire y était alors continue. "

Le train de Québec qui passait à Rivière-à-Pierre se rendait à Chicoutimi . Il s'y rendait le samedi et en revenait le lundi pour le plus grand bonheur des chasseurs et pêcheurs . Le train de Québec en direction de l'Abitibi passait par Hervey Junction .

Entre la Rive-Sud et

Entre la Rive-Sud et Montréal, le pont Champlain doit être reconstruit.
Afin de financer le nouveau pont, je me disais s'il était nécessaire d'imposer une taxe légère sur les véhicules lourds de produits qui circulent à travers le St-Laurent sur une voie peut-être. Montréal au cours de son histoire était une ville portuaire commerciale.

Je lis cet article sur le

Je lis cet article sur le comte de Portneuf et Rivierre a Pierre,et je repars de 70 ans et plus..Je vous lis donc ,en ce moment,de l'etat de la Georgie,aux Etats Unis ou j'habite depuis quelques annees.Mon pere etait Chef de Gare a Herve Jonction (ou Harvey Jonction) dans les annees 30's a 60...Que de souvenirs....Bon succes alors,a votre entreprise,et Felicitations a Madame la Mairesse..

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