Une conjonction de facteurs fait que les emplois prometteurs sont plus nombreux que jamais.

Les urgences des hôpitaux débordent, les ponts et passages supérieurs nous tombent sur la tête, et les changements climatiques menacent de faire disparaître de 25 % à 50 % des espèces qui peuplent la planète. Pour les étudiants qui chauffent les bancs des cégeps et des universités, ce sont là d'excellentes nouvelles ! Car les secteurs de la santé, de la construction et de l'environnement auront besoin de milliers de paires de bras ainsi que de méninges bien aiguisées pour s'attaquer à ces problèmes dans les années qui viennent.
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Votre ado rêve plutôt de devenir directeur de banque, pompier, concepteur Web ou boucher ? Dormez sur vos deux oreilles. Il ne risque pas de chômer bien longtemps.
« Les jeunes auront l'embarras du choix une fois leur diplôme en poche », déclare Louis-Philippe Tessier-Parent, économiste à la Direction de l'analyse et de l'information sur le marché du travail, à Emploi-Québec. « Les perspectives sont favorables dans à peu près tous les domaines. »
Selon les dernières projections de son équipe, 740 000 emplois seront disponibles au Québec d'ici 2014. Le tiers environ, soit 240 000 emplois, seront créés pour répondre à la croissance économique. Les 500 000 autres postes seront laissés vacants par des travailleurs qui accrocheront leurs patins pour partir à la retraite. Un tsunami gris qui fait souffler un vent d'optimisme chez les jeunes. Sur un horizon de cinq ans, les perspectives d'emploi dans quatre professions sur cinq recensées par Emploi-Québec sont jugées « acceptables », « favorables » ou « très favorables ».
La crise de la dette aux États-Unis et dans quelques pays d'Europe, qui fait planer le spectre d'une nouvelle récession, pourrait-elle noircir le tableau ? Louis-Philippe Tessier-Parent ne le croit pas. « Nos projections sur cinq ans résistent généralement bien aux soubresauts de l'économie », dit-il. Bien sûr, il peut y avoir des périodes de turbulence, surtout dans des domaines comme le tourisme, l'aérospatiale ou les mines, qui sont fortement liés au comportement de l'économie. Sur cinq ans, toutefois, on a généralement le temps de redresser le cap.
Les nouvelles ne sont pas seulement bonnes pour les chercheurs d'emplois. Les employeurs y trouveront aussi leur compte. Car Emploi-Québec estime que le nombre de travailleurs qui deviendront disponibles d'ici 2014 répondra quasi parfaitement à la demande. Plus de la moitié des 740 000 postes offerts seront occupés par des étudiants qui décrocheront leur diplôme, 15 % seront pourvus par des immigrants qui poseront leurs pénates au Québec et 7 % iront à des travailleurs actuellement au chômage. La hausse du taux d'activité - qui se manifeste lorsque des personnes qui ne sont pas sur le marché du travail décident de l'investir - devrait faire le reste.





