Le club sélect des milliardaires québécois a plutôt bien traversé la crise des deux dernières années, à l’exception notable de Paul Desmarais père, de Jean Coutu et de la famille Bombardier. Le patriarche du clan Desmarais perdra-t-il bientôt son titre d’homme le plus riche du Québec ?

1- Paul Desmarais père
Valeur nette : 4,28 milliards $
Variation depuis deux ans : - 24,1 %
Son conglomérat Power Corp., très présent dans la finance et l'assurance, a été frappé de front par la crise. En mars 2009, la valeur des actions de Power chutait à son plus bas niveau en huit ans.
2- David Azrieli
Valeur nette : 3,73 milliards $
Variation depuis deux ans : + 41,3 %
Ce magnat de l'immobilier commercial a su tirer profit de la crise : il s'est enrichi de plus d'un milliard en deux ans ! À 87 ans, il poursuit sa mission de promouvoir la mémoire de l'Holocauste. En mai, sa fondation a publié huit livres consacrés aux souvenirs des survivants de la Shoah, dont ceux de David Azrieli lui-même.
3- Famille Saputo
Valeur nette : 2,76 milliards $
Variation depuis deux ans : - 0,4 %
Le chef de file de l'industrie fromagère canadienne a réussi à limiter les dégâts, ayant même à son actif le rachat de deux concurrents américains. Le groupe prévoit injecter 45 millions de dollars pour agrandir son stade flambant neuf et permettre à son club de soccer, l'Impact, d'intégrer la Major League Soccer nord-américaine.
4- Famille Bombardier
Valeur nette : 1,9 milliard $
Variation depuis deux ans : - 17 %
Les ventes de jets d'affaires ont souffert de la crise, mais la Chine sourit à Bombardier. Pas moins de 80 trains à grande vitesse signés Bombardier fileront bientôt à 380 km/h dans l'Empire du Milieu.
5- Stephen Jarislowsky
Valeur nette : 1,85 milliard $
Variation depuis deux ans : + 25 %
Le Warren Buffett montréalais garde la main. Il croit toutefois que le gouvernement Harper a très mal géré la crise. « Il a donné de l'argent aux gens pour qu'ils continuent à dépenser, alors que c'est ce genre d'attitude qui a causé les problèmes », disait-il à l'automne au Toronto Star.






