Pour améliorer le sort des retraités de demain, il faut dès maintenant changer des lois, convaincre des entreprises, se discipliner soi-même. Quelques pistes.

Ce que Québec peut faire
• Hausser les cotisations à la Régie des rentes du Québec (RRQ) d'au moins 1 % (elles passeraient de 9,9 % à 10,9 %) pour faire face à la retraite massive des baby-boomers et assurer une équité entre les générations de cotisants.
• Envisager l'épargne-retraite forcée. Actuellement, la RRQ assure aux Québécois à la retraite une rente représentant 25 % de leurs revenus moyens de carrière, tout comme son pendant canadien, le Régime de pensions du Canada (RPC). Mais dans le reste du pays, l'idée circule que l'on pourrait faire passer ce pourcentage à 50 %, en soutirant davantage de cotisations à même la paye des travailleurs...
• Créer un REER collectif provincial. Le gouvernement étudie cette possibilité. Selon un document confidentiel qui a été révélé dans les médias, ce nouveau fonds viserait particulièrement les employés des PME gagnant entre 20 000 et 50 000 dollars par an et qui n'ont pas de régime complémentaire de retraite. Les cotisations, versées de façon volontaire, seraient d'abord investies dans un CELI, puis collectées par la RRQ et administrées par une institution financière ou par la Caisse de dépôt et placement, avec un rendement garanti de 5 % ou plus. À la retraite, ce capital s'ajouterait à la rente de retraite normale versée par la RRQ. Toutefois, les banques et plusieurs ministères seraient réfractaires à cette idée, avancée par le ministre Sam Hamad. À suivre en 2010...
• S'interroger sur le fait que l'ensemble des fonctionnaires québécois bénéficient d'un généreux régime de retraite, financé en partie par les contribuables, dans un contexte où la majorité de la population n'a aucun régime complémentaire de retraite.
• Allonger - jusqu'à 10 ou 15 ans - la période allouée aux entreprises pour rembourser les déficits de trésorerie des régimes. La pression exercée sur leurs finances serait ainsi allégée. Présentement, la loi prévoit 5 ans. (La loi 1 prévoit 10 ans, mais il s'agit d'une loi temporaire.)
• Clarifier l'appartenance des surplus dans les caisses de retraite (quand il y en a !). Les employeurs seraient plus enclins à cotiser davantage aux caisses si les surplus leur appartenaient. Actuellement, ce sont les tribunaux qui décident à qui ces surplus sont attribués (retraités, etc.).
• Trouver la recette pour aider les Québécois à mieux comprendre les finances et à gérer plus efficacement leurs fonds de retraite.






