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8 idées pour éviter la catastrophe


8 Janvier 2010

Deux degrés : c’est l’augmentation maximale de température moyenne que la planète peut se permettre d’ici la fin du siècle. Voici des moyens d’y arriver.

Climat : 8 idées pour éviter la catastrophe
Photo : Ian Barrett/PC

La grand-messe annuelle du climat sera dite cette année à Copenhague, au Danemark, du 7 au 18 décembre 2009. Dite, mais pas chantée. Elle risque même de... faire déchanter.

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, ces mégaconférences de l'Organisation des Nations unies ? Peut-être. Protocole de Kyoto ou pas, les humains rejettent de plus en plus de CO2 dans l'atmosphère : au moins 500 milliards de tonnes depuis 1990, année de référence à partir de laquelle on mesure les changements climatiques. Par rapport à 1990, il y a des millions de voitures de plus sur les routes. Plus de déplacements, plus d'échanges commerciaux, plus de bétail dans les pâturages, plus de pollution dans plus d'endroits. Moins de forêts, moins de biodiversité, moins de glace en Arctique et dans les glaciers de montagne, moins de poissons dans les océans.

Et le climat s'est détérioré, pas amélioré. La température moyenne des terres et des océans augmente constamment et de plus en plus vite. Année après année, les prévisions des scientifiques sont démenties... par des prévisions plus inquiétantes.

Pourtant, ici et là, on refuse de céder au pessimisme. Des moyens de limiter les dégâts existent. Ou pointent à l'horizon de 2020 ou de 2030, autrement dit demain. Tout n'est pas définitivement joué.

Ni perdu. On peut encore faire quelque chose pour que la température du globe n'augmente pas de plus de deux degrés d'ici la fin du 21e siècle. Deux degrés, c'est le seuil à ne pas franchir si l'on veut éviter la catastrophe. Si l'on y parvient, on aura eu chaud. Mais on n'aura pas cuit tout rond dans la marmite du réchauffement climatique.

1. MIEUX CONSOMMER

L'humanité aura émis, en 2009, plus de 28 milliards de tonnes de CO2. Elle en rejettera 3 % de plus dans l'atmosphère en 2010. Or, il faudrait diminuer ces émissions de presque la moitié. Comment ? D'abord, en économisant l'énergie.

Qu'on le veuille ou non, la production d'énergie continuera de dépendre majoritairement des combustibles fossiles - pétrole, gaz et surtout charbon - au moins jusqu'au milieu du siècle. Moins on consomme d'énergie, moins on émet de gaz à effet de serre. Directeur de la Chaire en éco-conseil, à l'Université du Québec à Chicoutimi, le biologiste Claude Villeneuve n'y va jamais par quatre chemins. « Des solutions technologiques immédiatement applicables existent. Il faut un signal économique et politique clair. »

Les économies d'énergie les plus faciles (lire : les moins coûteuses) peuvent être faites dans le secteur du bâtiment. Mieux isoler, chauffer avec autre chose que du pétrole, exploiter le solaire passif : on peut facilement atteindre plus d'efficacité énergétique. À Montréal, l'utilisation du solaire (notamment par un grand mur de capteurs) dans le nouveau pavillon de l'École de gestion John-Molson, de l'Université Concordia, est un exemple de ce qu'on sait faire.

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Commentaires (1)

Bonjour, De tous les débats

Bonjour,

De tous les débats présentement en cours, celui des changements climatiques et celui de la nouvelle économie sont certainement les 2 plus importantes conversations sociales et politiques en cours partout dans le monde.

Alors que le débat sur les changement climatiques met l'emphase sur la réduction de 50% des gaz à effets de serre, elle implique, sans véritablement en parler, de réduire d'autant la consommation. De l'autre côté, le discours planétaire invite tous les intervenants à relancer l'économie et à soutenir la croissance de la consommation. Comment pouvons nous soutenir pareille contradiction sans en parler ouvertement sur la place publique ? Comment créer une synergie planétaire, en invitant les consommateurs à relancer l'économie si ce faisant nous engendrons des conséquences sur l'avenir immédiat de la planète ? Le monde, je dirais, la mondialisation, a besoin de cohérence. En taisant cette incohérence, nous gaspillons collectivement d'importantes énergies en faisant du sur place.

La solution n'est pas une impossibilité, mais implique la nécessité urgente d'un changement de notre système de consommation.

Pourquoi retarder inutilement cet important débat ? Cette contradiction a fait l'objet d'un changement de cap en Suède et en Norvège, il y a déjà plusieurs années. Il est nécessaire d'entreprendre immédiatement un débat de fond sur cette énorme contradiction. Les médias sont certainement les mieux placés pour éclairer à fond cette ambiguité.

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