Comme tous les réacteurs Candu, celui de Gentilly-2 rejette du tritium — une forme radioactive de l’hydrogène — dans l’environnement. Trop ? Non, selon le Dr Gilles Grenier, direc¬teur de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

« Une personne vivant près de Gentilly-2, par ses contacts avec l'eau, l'air ou le sol, est exposée à une dose de radioactivité d'environ 0,001 millisievert par année en provenance de la centrale. C'est négligeable en comparaison de la radioactivité naturelle à laquelle sont exposés tous les Québécois, qui est, elle, de l'ordre de 2 millisieverts par année. »
Le taux de cancers et de malformations congénitales dans les environs de la centrale ne sont pas différents de ceux du reste du Québec. Compte tenu du peu de gens concernés - environ 11 000 personnes vivent dans un rayon de 8 km autour de la centrale -, il serait cependant bien difficile de déceler des anomalies statistiques significatives.
Depuis 30 ans, la très grande majorité des études scientifiques menées dans le monde ont conclu qu'habiter à proximité d'une centrale nucléaire n'augmentait pas le risque de leucémie. La question reste toujours débattue, car quelques études ont rapporté un risque accru significatif sur le plan statistique.





