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Voyage au pays du gaz de schiste


3 Septembre 2010

Le Québec n'est pas le seul à posséder un sous-sol gorgé de gaz qui pourrait le rendre riche. Depuis trois ans, en Pennsylvanie, c'est la ruée.

Voyage au pays du gaz de schiste

Sur le pas de la porte de son bungalow, Stephanie Hallowich me lance un regard intrigué : « Vous venez de Montréal ? Pourquoi vous intéressez-vous au gaz naturel de la Pennsylvanie ? » Hickory, village champêtre où habite cette comptable de 38 ans, est depuis trois ans le cœur vibrant d'un Klondike gazier qui englobe la grande région de Pittsburgh et transforme son économie. Apprenant que le Québec s'apprête peut-être à connaître une ruée similaire vers le gaz, elle m'invite à la suivre dans sa cour.

« J'interdis à mon fils de neuf ans et à ma fille de cinq ans de dépasser les limites de notre terrain », dit cette petite femme blonde en grimpant sur une butte gazonnée. En contrebas, on aperçoit une grande terre agricole sur laquelle a été aménagée une zone d'exploitation gazière, comme on en voit une centaine dans les environs. Trois hommes coiffés d'un casque de sécurité s'activent autour d'un des quatre puits de gaz qu'on y a creusés. Un peu plus loin, un camion-citerne se dirige vers un bassin grand comme une piscine olympique rempli d'une eau brunâtre, résidu des opérations de forage. Un léger bourdonnement parvient jusqu'à nous, indiquant la présence, de l'autre côté d'un petit bois, d'une station de compression qui propulse le gaz nouvellement sorti de terre dans le réseau de pipelines.

Ce site industriel n'est pas plus bruyant qu'une exploitation agricole. Et les têtes de puits - des cylindres de métal munis de valves à peine plus hauts qu'un homme - sont plus discrètes que des silos à grains. « Ne vous méprenez pas, me dit Stephanie Hallowich. La nuit, nous sommes régulièrement réveillés par des bruits soudains, stridents, provenant de la station de compression. Sans parler des camions qui circulent 24 heures sur 24. »

La jeune industrie gazière du Québec et ses opposants suivent comme un feuil­leton palpitant la ruée vers le gaz de la Pennsylvanie. Les prospecteurs s'embal­lent devant la pluie de millions qui fouette l'État, tandis que les écologistes ont l'impression d'assister à un drame. Les deux camps puisent dans l'expérience pennsylvanienne des arguments pour alimenter le débat sur le gaz au Qué­bec. Car l'automne sera chaud : le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement consultera la population au sujet d'une éventuelle production gazière. Et au printemps, les libéraux de Jean Charest comptent déposer un projet de loi sur les hydro­car­bures qui fixera les règles à suivre pour l'indus­trie. L'été n'était pas encore fini que les protestations citoyennes se multipliaient dans les campagnes de la vallée du Saint-Laurent.

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Cet article démontre hors de

Cet article démontre hors de tout doute que l'exploitation des gaz de schiste est une affaire de gros sous. Dans un contexte de déréglementation, de développement à outrance et de boulimie énergétique que connaissent présentement les États-Unis, ça créée forcément une mixture potentiellement explosive. Dans un contexte espérons-le plus contrôlé du Québec, les gaz de schiste peuvent être une solution de rechange intéressante pour une faible partie de nos besoins en énergie. Une exploitation contrôlée et restreinte, coûteuse pour l'industrie et payante pour les citoyens pourrait être une solution viable. On développe selon nos besoins et notre culture. Le gaz sera là encore pour longtemps.

Je vous suggère d'aller voir le site gazdeschiste.com pour une source non-biaisée d'info sur le sujet.

REGARDEZ LE DOCUMENTAIRE

REGARDEZ LE DOCUMENTAIRE ''GASLAND''(gratuit sur internet) et vous me direz encore que les cas d'eau potable contaminée gravement par les différent 596 produits chimiques et toxiques de l'industrie du gaz naturel et les cas d' eau du robinet qui s'enflamment sont des ''cas isolés''? Non, il est évident que ce ne sont PAS des cas isolés. Et aucun des représentants des Cies gazières qui affirmaient aux résidents près de leurs puits de forage que l'eau était tout à fait correcte pour la consommation n'acceptetaient le verre d'eau qu'on leur offrait de boire. Avec la complicité de Dick Cheney et du gouvernement Bush qui a exempté l'industrie gazière du ''Clean Water Act'' et du ''Clean Air Act'' l'industrie gazière a le champs libre pour empoisonner les résidents de leur propre pays et s'en sauver indemnes. Pourquoi ne mentionnez-vous pas ces faits tout à fait réels dans votre article? Après avoir visionné le film GASLAND je n'arrive pas à croire que la même chose est présentement en train de prendre place chez moi, au Québec. 1 demi million de puits ont poussé comme des champignons aux USA ces dernières années. Et NOUS, on vient d'ouvrir la porte à cette industrie. Je ne sais pas comment ces gens (Présidents et actionnaires des Cies gazières, politiciens qui leur donne les droits de forer) peuvent dormir la nuit en sachant que les profits qui s'accumulent dans leurs poches proviennent d'un génocide latent.

Quand on regarde le film

Quand on regarde le film Gasland, on voit le vrai visage des corporatistes et leurs facilitateurs qui en font l'apologie de ce genre d'exploitation, et ce peu importe ce que les citoyens pensent et comment que cela pourrait affecter leur santé. Le principe de précaution n'est pas dans le langage corporatiste et technocrate. Pourquoi? C'est que les principes ça ne fait pas de l'argent "viande à chien". Quand on parle de faire du pognon , tout sens moral et émotionnel doit passer par la porte tout comme dans les tar sands en Alberta. Curieusement on fait le constat que plus qu'il y a pénurie dans les énergies fossiles comme l'huile et le gaz, plus qu'on voit certains s'acheter des plus gros autos types SUV avec moteurs performant qui gaspillent du carburant afin que nos pseudo écologistes puissent dépasser tout le monde sur les autoroutes pour aller gaspiller d'autre carburant dans leurs Skidoos, Seadoos et bâteaux de plaisance, et ce jusqu'à la dernière goutte. De penser écologie ça dérange une certaine partie de la population qui n'a jamais assez de consommer jusqu'au bout des resources pour ensuite se plaindre qu'il n'y plus de carburant pour leurs bébélles. Regardons l'amassis des cellulaires et équipements électroniques de tout genre qui sont encore fonctionnels mais jeter au vidange pour pouvoir avoir la conscience tranquille pour acheter le dernier modèle amélioré bientôt au nanoseconde. De penser que le gas de schiste ce sera pour une faible partie de nos besoins de consommation et que cette exploitation sera controlée et restreinte, c'est d'être complètement naïf sachant le comportement des consommateurs qui gaspillent tout ce qui leurs passe dans la main ou dans leurs gros chars. Nous avons qu'à voir le gaspille qui se fait avec des grosses maisons pour deux personnes et leurs chars et dans les restos buffets tout ce qu'on peut manger et à voir ce qui reste sur les plats ou qui a été jeté au vidange pour comprendre comment certains humains se contrôlent et se restreignent surtout quand on a les yeux plus gros que la panse et pire plus gros qu'une planète. On éduque ces gens comment, en leurs fournissant encore plus de tout ce qu'ils et elles veulent consommer? Non merci, on peut s'en passer de ce genre de contrôle et de restreinte humaine surtout lorsqu'il y a du pognon à faire par certain pour fournir une dépendence. Pour que la corruption marche dans une société selon le reportage de Macleans, il faut que ça passe par une population corrompue et avide.

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