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	<title>L&#039;actualité</title>
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	<description>Informations politique, monde, économie, société, environnement, santé, science et culture.</description>
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		<title>Julian Assange, l’homme inquiet</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan Trudel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[julian assange]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[wikileaks]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Internet est une menace pour l’humanité, soutient le fondateur de WikiLeaks dans un livre-choc. Entrevue avec Julian Assange, un homme traqué.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/societe/julian-assange-lhomme-inquiet/">Julian Assange, l’homme inquiet</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_96891" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class=" wp-image-96891 " alt="Julian Assange (Photo : Rich Hardcastle / Eyevine / Redux)" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Julian-Assange-532x800.jpg" width="300" /><p class="wp-caption-text">Julian Assange (Photo : Rich Hardcastle / Eyevine / Redux)</p></div>
<p>Réfugié depuis près d’un an à l’ambassade de l’Équateur à Londres, Julian Assange est un homme traqué. À terme, il craint d’être déporté aux États-Unis, qui l’accusent d’avoir divulgué des secrets d’État sur le site de WikiLeaks.</p>
<p>Au bout du fil, le hacker de 41 ans parle avec un fort accent australien. La voix est grave, fatiguée. Mais le ton est déterminé. De toute évidence, Assange n’a pas dit son dernier mot. Il a récemment annoncé sa candidature au Sénat de l’Australie, pour les élections de septembre prochain. Il fait le pari que, s’il est élu, son statut de parlementaire lui permettra de regagner son pays natal.</p>
<p>En attendant, il multiplie les apparitions publiques depuis le balcon de l’ambassade, par téléphone ou par Internet. En collaboration avec trois autres activistes, il publie ces jours-ci un livre-choc à propos d’Internet. « Le meilleur de nos instruments d’émancipation est devenu le plus redoutable auxiliaire du totalitarisme », écrit-il dans <em>Menace sur nos libertés</em> (Robert Laffont), en librairie le 9 mai.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p><em><strong>Notre conversation est-elle enregistrée par des services de renseignement ?</strong></em></p>
<p>Bien sûr. Même si je me trouve dans une ambassade, nos paroles transitent par des lignes téléphoniques qui relient le Royaume-Uni au Canada. Elles seront donc très vraisemblablement enregistrées par le gouvernement britannique.</p>
<p><em><strong>Vous écrivez que « nos vies privées sont désormais sous contrôle militaire ». C’est sans doute vrai en Corée du Nord, mais dans le cas de pays démocratiques comme le Canada, n’est-ce pas un constat exagéré ?</strong></em></p>
<p>Non. Où que vous soyez, des câbles et des satellites vous relient aux serveurs Internet. Ce sont les nouveaux pipelines géostratégiques. De vastes flots d’informations transitent entre les pays au moyen de câbles de fibre optique. Or, les agences de renseignement, comme la NSA [National Security Agency], aux États-Unis, utilisent une technologie relativement peu coûteuse pour intercepter tout ce qui transite par ces câbles.</p>
<p>Il faut savoir que le Canada est membre d’une alliance de pays anglo-saxons, blancs et chrétiens qui échangent toutes leurs données d’espionnage électronique. Les membres de cette alliance — l’Australie, la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le Canada — ne sont pas liés par les règles qui leur interdisent de communiquer certaines données à des gouvernements étrangers. Il s’agit, en gros, d’un seul et même gouvernement.</p>
<p><em><strong>En quoi les gens « ordinaires » sont-ils touchés par cette surveillance ?</strong></em></p>
<p>Tout le monde est ciblé. Quand la police veut surveiller certains activistes ou des trafiquants de drogue, par exemple, elle doit déployer des ressources importantes pour installer des logiciels-espions ou suivre des suspects en personne. Mais cette surveillance, dite tactique, est onéreuse.</p>
<p>Comme le coût du stockage d’information ne cesse de diminuer, il est plus efficace d’espionner tout le monde. C’est ce que j’appelle la surveillance stratégique. De cette façon, quand les services de renseignement enquêtent sur un suspect, ils n’ont qu’à aller puiser dans leur vaste base de données, à l’aide d’un algorithme.</p>
<p><em><strong>Beaucoup de gens risquent de se dire : bof, je n’ai rien à cacher&#8230;</strong></em></p>
<p>C’est toujours une bonne chose à dire, surtout si vous avez quelque chose à cacher ! Mais il est dangereux de laisser l’État décider de qui est bon et de qui est mauvais, d’autant plus que ça peut changer à tout moment. Même si vous êtes une personne sans reproche aux yeux des autorités, ce n’est peut-être pas le cas de votre femme ou de votre fils. Chaque fois que vous communiquez avec eux en ligne ou par SMS, vous transmettez des renseignements précieux. Dès que vous donnez de l’information, sur Facebook, au sujet d’une activité à laquelle vous avez participé, vous en révélez sur vous et vos proches.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-96899 alignleft" alt="assange-livre" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/assange-livre-187x300.jpg" width="187" height="300" /></p>
<p><em><strong>Les autorités policières canadiennes ont récemment déjoué un complot terroriste. Les suspects étaient dans la mire des services de renseignement depuis un an. N’est-ce pas la preuve que la surveillance est parfois positive ?</strong></em></p>
<p>Le problème est le suivant : savez-vous comment les renseignements sont utilisés ? Et pouvez-vous faire confiance à ceux qui détiennent cette information ?</p>
<p>Pourquoi les autorités canadiennes n’ont-elles pas arrêté les suspects plus tôt s’ils étaient si dangereux ? Pourquoi ont-elles choisi de bouger quelques jours après l’attentat de Boston ? Parce qu’elles ont décidé qu’il s’agissait du meilleur moment sur le plan des relations publiques.</p>
<p>La surveillance de masse est comme une bombe nucléaire. C’est dangereux, parce que ça menace une population entière au même moment. Si vous analysez l’ensemble des communications téléphoniques pour savoir qui a appelé qui et quand, dans l’ensemble du Canada, vous pouvez instantanément étaler la structure politique et sociale du pays. Vous saurez de quelle façon l’information circule entre diverses communautés et divers groupes d’intérêts. Il s’agit d’un pouvoir qu’il est très dangereux de conférer à n’importe quelle organisation.</p>
<p><em><strong>Le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a dit que la vie privée était une norme sociale du passé. Que lui répondez-vous ?</strong></em></p>
<p>C’est faux. Les gens peuvent bien communiquer des informations sur eux-mêmes au monde entier s’ils le veulent. Le problème, c’est que les aspects de leur vie qu’ils choisissent sciemment de garder privés ne le sont pas, en réalité. Gmail prétend rendre votre courriel privé. Facebook assure garder confidentiels vos messages personnels et les lieux où vous vous branchez au réseau. Ce sont des mensonges. Dans les faits, les agences d’espionnage ont accès à toutes les données stockées par Facebook et Google, et donc à une banque de renseignements sur la vie privée de la majorité des gens.</p>
<p>Des organisations comme WikiLeaks vont dans le sens inverse. Notre but consiste non pas à accumuler de l’information pour accroître notre pouvoir, mais, au contraire, à redonner un pouvoir au peuple en rendant publiques des informations cachées.</p>
<p><em><strong>Êtes-vous malgré tout optimiste quant à l’avenir d’Internet ?</strong></em></p>
<p>Nous en sommes à un moment critique, et c’est ce qui rend notre époque fascinante. Nous dérivons vers un monde marqué par la surveillance de masse, la militarisation et l’augmentation des inégalités sociales. En même temps, Internet permet un transfert de connaissances et une éducation politique sans précédent. Le monde ne sera plus jamais le même.</p>
<p><em><strong>Comment entrevoyez-vous le rôle du Canada dans ce nouveau monde ?</strong></em></p>
<p>Le Canada est plus préoccupé par la vie privée que la plupart des pays occidentaux. Sa commissaire à la protection de la vie privée est beaucoup plus forte que ses homologues australien ou anglais, par exemple. Mais il y a des signes inquiétants.</p>
<p>Le projet de loi fédéral visant à protéger les enfants contre les prédateurs sexuels est un exemple classique de ce que j’appelle les « quatre chevaliers de l’infocalypse ». En apparence, ce projet ne vise qu’à protéger les enfants. En réalité, la lutte contre la pornographie infantile, tout comme celle contre le terrorisme, le blanchiment d’argent et le trafic de drogue, n’est qu’un prétexte pour légitimer la surveillance. Si le Canada continue de suivre les États-Unis dans leur descente rapide vers une société postmoderne militaire, alors tout le monde sera sous surveillance.</p>
<p style="text-align: center;">* * *<b><b><br />
</b></b></p>
<h3>Wiki-chronologie</h3>
<p><strong>2006</strong> - Julian Assange fonde WikiLeaks, site consacré à la publication de documents confidentiels jugés d’intérêt public.</p>
<p><strong>2010</strong> - Publie sur son site des centaines de milliers de documents secrets sur les dessous des guerres en Irak et en Afghanistan. Des messages diplomatiques confidentiels de nombreux pays (dont le Canada) sont aussi divulgués.</p>
<p><strong>Novembre 2010</strong> &#8211; Mandat d’arrêt international lancé par la Suède, qui veut l’interroger dans une affaire d’agression sexuelle. Assange crie au complot et craint, s’il se rend en Suède, d’être ensuite extradé aux États-Unis, où il pourrait devoir faire face à la peine de mort en raison des fuites orchestrées par WikiLeaks.</p>
<p><strong>Avril 2012</strong> &#8211; Assigné à résidence à Londres, il anime, par vidéoconférence, un talk-show sur la chaîne de télé russe anglophone RT (Russia Today), lancée par Vladimir Poutine pour redorer l’image de la Russie dans le monde.</p>
<p><strong>Juin 2012</strong> &#8211; Le président de l’Équateur, Rafael Correa, lui accorde l’asile politique. Assange est depuis réfugié à l’ambassade de l’Équateur à Londres.</p>
<p><strong>Avril 2013</strong> &#8211; Lance le parti australien WikiLeaks et annonce sa candidature au Sénat aux prochaines élections, prévues en septembre. Selon la loi australienne, il a le droit de se présenter en tant qu’électeur vivant à l’étranger. D’après le système électoral de son pays natal, il n’aurait besoin que de 14 % des voix pour être élu, pour un mandat de six ans.</p>
<p><strong>Avril 2013</strong> &#8211; Début du procès de Bradley Manning, un soldat américain accusé de trahison pour avoir divulgué des renseignements militaires sur le site de WikiLeaks.</p>
<p><strong>Novembre 2013</strong> &#8211; Sortie prévue en salle de Fifth Estate, un film sur l’histoire de WikiLeaks produit par le studio américain DreamWorks. Mis au parfum du scénario, Julian Assange a déjà qualifié le film d’« attaque massive de propagande ».</p>
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		<title>Le resto du jeudi midi : Sefa</title>
		<link>http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-plaisirs-gourmands/le-resto-du-jeudi-midi-sefa/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yanick Villedieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le blogue Plaisirs gourmands]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Montréal – L’une est architecte. L’autre sculpteure. Elles sont nées et elles ont grandi à Istanbul. Et c’est à Montréal que les sœurs Mayil, Fatma et Diyar, ont réalisé leur rêve de petites filles : avoir leur restaurant. Un restaurant&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-plaisirs-gourmands/le-resto-du-jeudi-midi-sefa/">Le resto du jeudi midi : Sefa</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_99233" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Sefa-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-99233" alt="Photo Yanick Villedieu" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Sefa-1-300x198.jpg" width="300" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Yanick Villedieu</p></div>
<p><b><i>Montréal –</i></b> L’une est architecte. L’autre sculpteure. Elles sont nées et elles ont grandi à Istanbul. Et c’est à Montréal que les sœurs Mayil, Fatma et Diyar, ont réalisé leur rêve de petites filles : avoir leur restaurant. Un restaurant turc, bien sûr, plus précisément de cuisine ottomane, tout juste ouvert sur l’avenue du Parc et joliment dénommé <a href="http://www.restaurantsefa.com"><b>Sefa</b></a>  &#8211; « joie de vivre » dans la langue de leur pays d’origine.</p>
<p>Décor sobrement élégant, amusant clin d’œil d’un écran où défilent les images en noir et blanc d’un vieux film turc, nappes et serviettes blanches, accueil souriant, jolie carte qu’on peut explorer en partie dans la formule du midi : il faut vite découvrir ce restaurant sans autres prétentions que de faire aimer des plats « perfectionnés dans les cuisines du Sultan de l’Ère ottomane ». Mon complice de table, qui en avait fait lui-même la découverte il y a peu, m’avait vanté cette nouvelle table de la frontière entre le Mile End et Outremont. Et il avait raison. Les entrées du jour, une soupe de tomate parfumée au citron et une généreuse salade verte, nous mettent en appétit. Les plats, eux, nous ravissent. Pour mon complice, l’<i>ekşili köfte</i>,<b> </b>des boulettes de bœuf et de légumes marinés, servies dans une sauce au yogourt, savoureuses. Pour moi, le <i>kuru dolma,</i> trois légumes (aubergine, poivron, courgette) séchés au soleil de Turquie, bien remplis d’une farce riz et viande, farce délicatement parfumée avec une marinade de raisins et une touche de pomme grenade.</p>
<p>Les desserts maison seront à l’avenant. Pour mon complice de table, le légendaire <i>aşure,</i> un mélange de sept céréales, fruits et noix qui aurait été cuisiné à l’origine sur… l’Arche de Noé. Pour moi, et plus modestement, un pouding de riz caramélisé au four, le <i>firin sütlaç.</i> Et comme si cela ne suffisait pas, nos hôtesses tenaient à nous faire découvrir d’autres délices de leur carte : baklava turc (« goûtez-y, il est très différent et bien moins sucré que le grec »), <i>şerbet</i> (une boisson maison faite de jus de pomme grenade avec, entre autres, fleur d’oranger et miel), et bien sûr thé turc parfumé à la bergamote et café turc comme-à-Istanbul.</p>
<p>Une fort belle découverte, donc, que ce Sefa et sa cuisine traditionnelle ottomane mise au goût du jour. Et, philosophe mon complice de table, « une sage et simple façon de voyager sans même quitter Montréal ».</p>
<p>17 $ pour l’entrée, le plat, le dessert du jour et le café ou le thé turcs.</p>
<p><b><i>Sefa</i></b><i> 5136, avenue du Parc, Montréal, 514 903-7332</i></p>
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		<title>Concours : Gagnez&#160;vos&#160;vacances&#160;en nature !</title>
		<link>http://www.lactualite.com/concours/concours-gagnezvosvacancesen-nature/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:24:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne-Joseph Charles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Participez et vous pourriez mériter <br />1 des 2 séjours d'une semaine au Village-Vacances Petit-Saguenay !</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/concours/concours-gagnezvosvacancesen-nature/">Concours : Gagnez&nbsp;vos&nbsp;vacances&nbsp;en nature !</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/concours-concours/gagnez-vos-vacances-en-nature/"></a></p>
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		<title>Trois disques atypiques : Galant tu perds ton temps, Quatuor Molinari et une comédie musicale de Socalled</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:11:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Charlebois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Oui, la pop, c&#8217;est agréable. Bien sûr, un trio guitare-basse-batterie qui fait du rock, c&#8217;est rassurant. Mais sortir des sentiers battus peut être absolument jouissif. La preuve en trois albums atypiques.
Galant, tu perds ton temps &#8211; Soyez heureux

Galant,&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-culture/musique-le-blogue-culture/trois-disques-atypiques-gallant-tu-perds-ton-temps-quatuor-molinari-et-une-comedie-musicale-de-socalled/">Trois disques atypiques : Galant tu perds ton temps, Quatuor Molinari et une comédie musicale de Socalled</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, la pop, c&rsquo;est agréable. Bien sûr, un trio guitare-basse-batterie qui fait du rock, c&rsquo;est rassurant. Mais sortir des sentiers battus peut être absolument jouissif. La preuve en trois albums atypiques.</p>
<h3>Galant, tu perds ton temps &#8211; <em>Soyez heureux</em></h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-99175" alt="1764471" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/1764471-300x300.jpg" width="300" height="300" /></p>
<p><a href="http://www.galanttuperdstontemps.ca/" target="_blank"><strong>Galant, tu perds ton temps</strong></a>, ce sont cinq femmes qui chantent des chansons traditionnelles, accompagnées d&rsquo;un percussionniste discret et efficace. Et<strong><em> Soyez heureux</em></strong>, c&rsquo;est l&rsquo;un des meilleurs disques que j&rsquo;ai entendu depuis le début de l&rsquo;année.</p>
<p>Josianne Hébert est la grande responsable des harmonies vocales du groupe. Son travail d&rsquo;arrangement est remarquable, créatif, audacieux et efficace. Les chansons ont été choisies et agencées pour créer des triptyques racontant les vies de cinq femmes, une bonne idée superbement appliquée.</p>
<p>Les cinq voix ne sont pas parfaites, mais elles ont de la personnalité à revendre, et les dames sont des interprètes formidables. Je vous mets au défi de ne pas avoir le frisson, voir même le motton, en écoutant «Le pardon du marié» ou «La complainte de Sainte-Marie». (*)</p>
<p>C&rsquo;est un album trad, certes, mais il n&rsquo;y a aucune raison que ce disque ne soit pas écouté et apprécié comme un bon album de pop intelligente.</p>
<p>Écoutez-en trois pièces sur <a href="http://www.postedecoute.ca/catalogue/player?now=1764471&amp;start_at=1" target="_blank"><strong>Poste d&rsquo;écoute</strong></a><strong>, puis courez vous l&rsquo;acheter!</strong></p>
<p><em>(*) Mesdames, j&rsquo;aurais aimé mettre en écoute dans ce billet l&rsquo;une de ces chansons. Je vous en prie : ouvrez un Bandcamp, postez sur YouTube, faites quelque chose. Les trois pièces en lien ci-dessus, c&rsquo;est insuffisant. Je veux vous faire entendre !</em></p>
<h3>Quatuor Molinari &#8211; <em>R. Murray Schafer &#8211; Quatuors à cordes 8-12</em></h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-99181" alt="molinari" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/molinari-300x298.jpg" width="300" height="298" /></p>
<p>Depuis quelques années,<a href="http://quatuormolinari.qc.ca/" target="_blank"> le quatuor à cordes Molinari </a>multiplie les mains tendues vers le grand public, et ils le font avec plus de finesse que ces orchestres qui invitent Marie-Mai à venir chanter pendant qu&rsquo;ils jouent au synthétiseur de luxe derrière eux. Le moment de magie qu&rsquo;était la version orchestrale de Philippe B et Avec pas de casque, c&rsquo;était le quatuor Molinari. Entre autres.</p>
<p>Pas étonnant, donc, que j&rsquo;ai tendu l&rsquo;oreille à ce disque, où ils interprètent les quatre derniers quatuors à cordes (à ce jour) du compositeur canadien R. Murray Schafer.</p>
<p>La musique «sérieuse» écrite ces dernières années peut être aride, et celle de Schafer possède toutes les caractéristiques attendues : dissonances, tensions, rythmes irréguliers, un certain degré d&rsquo;abstraction&#8230; Mais Schafer (ou est-ce plutôt l&rsquo;interprétation habile du quatuor Molinari?) en fait quelque chose d&rsquo;extrêmement digeste.</p>
<p>Si vous aimez la musique électronique abstraite, ou le rock déconstruit et bruitiste, ou le post-rock et ses pièces interminables, il n&rsquo;y a aucune raison pour que des pièces comme les quatuors de Schafer soient hors de votre portée. Oubliez vos préjugés quant à la musique classique contemporaine, ceci est un disque exigeant, mais abordable.</p>
<p>Passez<a href="http://www.atmaclassique.com/Fr/Albums/AlbumInfo.aspx?AlbumID=1483" target="_blank"> sur le site d&rsquo;Atma</a>, et essayez l&rsquo;extrait du quatuor numéro 9. Puis les autres. Vous m&rsquo;en direz des nouvelles.</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/GprqR3j0PBw?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Socalled &#8211; <em>The Season</em></h3>
<p>Le montréalais <a href="http://www.socalledmusic.com/" target="_blank"><strong>Socalled</strong> </a>exploitait déjà un filon bizarre, avec sa musique métissant ses racines juives et le rap. Avec <em>The Season</em>, il se lance dans la comédie musicale&#8230; avec des marionnettes&#8230; et Yves Lambert qui chante en anglais.</p>
<p>Le format comédie musicale est tout à fait respecté, on en reconnait les codes, mais le tout est passé à la moulinette Socalled, où il télescope les genres et les influences dans un assemblage surprenant.</p>
<p><iframe style="position: relative; display: block; width: 300px; height: 410px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/album=2109115801/size=grande3/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/" height="410" width="300" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Et comme dans les meilleures comédies musicales, on se surprend à en fredonner les mélodies des jours durant. Avec plaisir.</p>
<p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-culture/musique-le-blogue-culture/trois-disques-atypiques-gallant-tu-perds-ton-temps-quatuor-molinari-et-une-comedie-musicale-de-socalled/">Trois disques atypiques : Galant tu perds ton temps, Quatuor Molinari et une comédie musicale de Socalled</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’anglo dans une boîte</title>
		<link>http://www.lactualite.com/opinions/chronique-de-josh-freed/langlo-dans-une-boite/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 13:49:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Josh Freed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Josh Freed]]></category>
		<category><![CDATA[anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Josh Freed]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il y a en ce moment une exposition controversée dans un musée de Berlin. Elle présente une personne assise dans une boîte de verre.
L’exposition, qui s’appelle Le Juif dans une boîte, est organisée par le Musée juif de Berlin&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/chronique-de-josh-freed/langlo-dans-une-boite/">L’anglo dans une boîte</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_99083" class="wp-caption aligncenter" style="width: 455px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Josh-Freed-anglo.jpg"><img class="size-full wp-image-99083" alt="Josh-Freed-anglo" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Josh-Freed-anglo.jpg" width="445" height="356" /></a><p class="wp-caption-text">Josh Freed</p></div>
<p>Il y a en ce moment une exposition controversée dans un musée de Berlin. Elle présente une personne assise dans une boîte de verre.</p>
<p>L’exposition, qui s’appelle <i>Le Juif dans une boîte,</i> est organisée par le Musée juif de Berlin pour examiner les stéréotypes.</p>
<p>Les visiteurs peuvent y étudier « le Juif » comme un animal de zoo et lui poser des questions personnelles, ou même provocatrices.</p>
<p>C’est délicat, mais je pense que cette idée est exactement ce dont nous avons besoin au Québec — sauf que notre exposition devrait porter le nom de <i>L’anglo dans une boîte.</i></p>
<p>Les discours du PQ et les débats sur le projet de loi 14 ont créé toutes sortes de tensions et de malentendus entre les communautés francophone et anglophone, mais tout cela pourrait être amélioré par une simple exposition de ce genre.</p>
<p>Malheureusement, nous n’avons plus de musée anglo depuis la fermeture du magasin Eaton. Alors, pourquoi ne pas présenter cette exposition aux spectateurs francophones directement dans leur nouvelle Mecque du magasinage : l’énorme centre commercial du quartier DIX30, à Brossard ?</p>
<p>Après tout, c’est un endroit où on n’aperçoit presque jamais d’anglos… et encore moins d’anglos dans une boîte !</p>
<p>Imaginez une de ces vastes salles de montre où l’on présente habituellement des voitures Hyundai, mais où, au lieu d’une automobile, on trouverait un anglophone assis dans une cabine en verre en train de s’adonner à des activités typiquement « anglos » pendant que des visiteurs curieux l’étudieraient.</p>
<p>L’anglo porterait des vêtements typiques, comme les Dockers et polo du « <i>West Island Man</i> ». Ou encore, les vêtements noirs et tatouages habituels de la « <i>Plateau Anglo Woman </i>», soit le même accoutrement que la femme francophone du Plateau — à la différence près que l’anglophone ne porterait aucun carré rouge.</p>
<p>Vous pourriez regarder l’anglo en train de lire <i>The Gazette,</i> écouter CJAD, se plaindre du PQ et utiliser son iPad en anglais.<i> </i>« Oh, chérie, tu as vu ? L’anglo regarde une émission appelée <i>Homeland</i> — c’est probablement un <i>show</i> sur l’Angleterre ! »</p>
<p>Si vous dites « Bonjour ! », l’anglo répondrait aussi « Bonjour ! ». Mais si vous dites « <i>Hi!</i> », il ferait la même chose. Et si vous faites silencieusement un signe de la main, l’anglo gazouillera le salut traditionnel de son espèce : « Bonjour, <i>Hi!</i> »</p>
<p>Vous pourriez voir comment il effectue un appel téléphonique, soit en composant le numéro — puis en criant « Anglais !&#8230; ANGLAIS ! »  au répondeur téléphonique français.</p>
<p>Vous pourriez goûter à ses aliments favoris, comme la viande fumée ou les bagels — un peu comme les francophones. Mais si vous l’observez pendant plusieurs repas, vous apercevrez quelques petites différences : « Tu vois, chéri, il ne mange pas autant de pain baguette que nous, mais il boit plus de vin ! »</p>
<p>Les visiteurs francophones seront surpris de constater que l’anglo dans la boîte ne lit pas beaucoup en français et qu’il ne regarde pas beaucoup de télé en français — sauf les matchs des Canadiens à RDS, où les annonceurs sont des adeptes des Canadiens… et non des Leafs.</p>
<p>Les visiteurs découvriront aussi que l’anglo ne regarde pas souvent de films canadiens ni la télévision canadienne, mais plutôt des émissions américaines (comme <i>Homeland)</i> ou britanniques (comme <i>Downton Abbey</i>).</p>
<p>Les visiteurs curieux pourront aussi poser des questions à l’anglo, comme : « Préférez-vous une peinture originale d’Alfred Pellan dans votre maison ou un portrait de la reine, tel que le privilégie Stephen Harper dans les édifices gouvernementaux ? » Ou alors : « Pourquoi êtes-vous encore aussi nerveux au sujet de la souveraineté, puisque seulement un tiers des Québécois l’appuient ? »</p>
<p>Les francophones auraient l’occasion de se divertir un peu en demandant à l’anglo : « Quel est le plus-que-parfait du subjonctif du verbe “avoir” à la deuxième personne du singulier ? »</p>
<p>Laissez-le alors deviner que la réponse est : « <i>Que tu eusses eu </i>». (Je me demande combien de francophones connaissent eux-mêmes la réponse…)</p>
<p>Dans l’exposition du musée de Berlin, des affiches posent des questions provocatrices, comme : « Est-ce que tous les Juifs sont circoncis ? » Mais on trouve aussi quelques questions ironiques : « Est-il vrai que les Juifs sont responsables des nids-de-poule ? »</p>
<p>Ainsi, nous pourrions nous-mêmes afficher quelques questions controversées pour explorer nos propres stéréotypes québécois. Par exemple : « Est-il vrai que les anglos n’écoutent pas souvent des chanteurs du Québec, comme Marie-Mai et Gilles Vigneault ? » (Réponse : oui. C’est déjà assez difficile de comprendre les paroles des chanteurs américains, et ce, même s’ils chantent en anglais.)</p>
<p>« Pourquoi n’y avait-il aucun anglophone sur la liste des 37 suspects arrêtés par les inspecteurs de l’UPAC ? Est-ce que l’influence politique des anglos a chuté au point qu’ils ne se font plus offrir de pots-de-vin ? »</p>
<p>Si tout se passe bien, on pourrait organiser l’exposition <i>Le franco dans une boîte</i> au centre commercial Fairview, où les anglos curieux pourraient poser leurs propres questions aux francophones.</p>
<p>Par exemple : « Pourquoi les francophones continuent-ils de quitter la ville en se plaignant ensuite que Montréal est trop anglaise ? »</p>
<p>« Comment se fait-il que les francophones sachent se rallier à la dernière minute au même candidat dans certaines élections, que ce soit Gilles Duceppe une année ou Jack Layton la suivante ? Est-ce qu’ils communiquent tous ensemble par téléphone ou par courriel — ou alors par télépathie ? »</p>
<p>« Pourquoi les francophones ne sont-ils pas plus nerveux au sujet de la souveraineté, quand plus de 100 % de notre gouvernement l’appuie ? »</p>
<p>« Les francophones sont-ils à blâmer pour les nids-de-poule ? »</p>
<p>Ensuite, si l’exposition <i>Le franco dans une boîte</i> réussissait, pourquoi ne pas mettre à l’horaire <i>La minorité visible dans une boîte</i> et poser à cette personne des questions comme : « Comment se fait-il qu’on ne vous voie jamais travailler en compagnie des cols bleus ? »</p>
<p>Et puis, tant qu’à faire, terminons donc cette série d’expositions avec <i>Le xylophone dans une boîte.</i> Ainsi réunis dans un même lieu, les anglo-allo-francophones pourraient alors faire de la bien belle musique tous ensemble. Vous ne pensez pas ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand Stephen Harper dit-il vrai?</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 00:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manon Cornellier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le blogue de Manon Cornellier]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Mike Duffy]]></category>
		<category><![CDATA[Nigel Wright]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[stephen harper]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En voyage au Pérou, le premier ministre Stephen Harper a répondu pour la première fois aujourd&#8217;hui à quelques questions de journalistes concernant l&#8217;affaire Duffy et le rôle joué par son chef de cabinet démissionnaire, Nigel Wright. Mais que penser de&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-de-manon-cornellier/quand-stephen-harper-dit-il-vrai/">Quand Stephen Harper dit-il vrai?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En voyage au Pérou, le premier ministre Stephen Harper a répondu pour la première fois aujourd&rsquo;hui à quelques questions de journalistes concernant l&rsquo;affaire Duffy et le rôle joué par son chef de cabinet démissionnaire, Nigel Wright. Mais que penser de ce qu&rsquo;il a dit? Plusieurs de ses affirmations ne concordent pas avec ses déclarations antérieures ou celles de son bureau.</p>
<p>Ainsi, en ce 22 mai, il soutient qu&rsquo;il ignorait tout du don de 90 000 $ de M. Wright au sénateur Mike Duffy, qu&rsquo;il l&rsquo;a appris après que des reportages aient commencé à s&rsquo;interroger sur la source des fonds. Il croyait que le sénateur avait payé de sa poche. Son bureau l&rsquo;a alors informé du contraire et il dit avoir alors exigé de rendre l&rsquo;information publique. Il a ajouté qu&rsquo;il aurait désapprouvé le don de M. Wright s&rsquo;il lui avait demandé son avis et que c&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il a accepté la démission de son chef de cabinet, ce dernier portant l&rsquo;entière responsabilité de la décision d&rsquo;aider le sénateur.</p>
<p>Il y a une semaine, lorsque le bureau du premier ministre a révélé que M. Wright avait donné l&rsquo;argent à M. Duffy, le porte-parole de M. Harper, <a href="http://www.ctvnews.ca/politics/nigel-wright-wrote-personal-cheque-for-90k-to-repay-mike-duffy-s-expenses-1.1282538" target="_blank">Andrew McDougall</a>, parlait en quelque sorte d&rsquo;un bon geste.«<em>M. Duffy a accepté de rembourser les dépenses en question parce que c&rsquo;était la chose à faire. Mais M. Duffy était incapable de faire un paiement en temps opportun, alors M. Wright lui a fait un chèque personnel pour la totalité de la somme afin que M. Duffy puisse rembourser le montant en souffrance</em>», a-t-il déclaré.</p>
<p>Les <a href="http://www.canada.com/Stephen+Harper+chief+staff+Nigel+Wright+under+growing+scrutiny+over+Senate+expense+scandal/8403184/story.html" target="_blank">lendemain et surlendemain</a>, M. McDougall répétait que M. Wright avait encore toute la confiance du premier ministre et qu&rsquo;il restait à son poste. M. Harper connaissait pourtant les mêmes faits qu&rsquo;il connaît aujourd&rsquo;hui. Ce qui a changé depuis est le tollé que cette affaire suscite, y compris dans les rangs conservateurs.</p>
<p>M. Harper se dit désolé et que son gouvernement est déterminé à régler cette situation. Mais il a habilement esquivé une partie de la troisième question de son point de presse. Le journaliste voulait savoir s&rsquo;il avait immédiatement vérifié auprès de son personnel si quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre était au courant du geste de M. Wright.</p>
<p>M. Wright a <a href="http://www.thestar.com/news/canada/2013/05/19/nigel_wright_stephen_harpers_chief_of_staff_resigns.html" target="_blank">démissionné</a> depuis, malgré les efforts qu&rsquo;aurait faits M. Harper pour le garder, selon le <a href="http://www.theglobeandmail.com/news/politics/ibbitson-harper-fought-to-keep-nigel-wright-says-insider/article12016029/#dashboard/follows/" target="_blank">Globe and Mail.</a> Il faut se rappeler aussi qu&rsquo;après avoir annoncé qu&rsquo;il rembourserait les allocations auxquelles il n&rsquo;avait pas droit, le sénateur Duffy a cessé de collaborer avec les vérificateurs externes appelés en renfort par le Sénat, ce qui a nui à leurs travaux. De plus, le rapport final sur son cas était plus clément que ceux sur les sénateurs Mac Harb et Patrick Brazeau. CTV a découvert que la version initiale du rapport concernant Mike Duffy était plus catégorique. On ignore toujours s&rsquo;il y a eu intervention du bureau du premier ministre auprès du comité sénatorial pour atténuer ses conclusions.</p>
<p>Voici un lien vers une <a href="http://www.cbc.ca/news/politics/story/2013/05/15/pol-senate-expenses-timeline-duffy-wallin-harb-brazeau.html" target="_blank">chronologie</a> détaillée de cette controverse. Vous pourrez juger par vous-même de la séquence des événements et des déclarations, surtout à la lumière du point de presse du premier ministre.</p>
<p>Voici la transcription des trois questions de ce point de presse de M. Harper portant sur cette affaire. Le premier ministre, qui était visiblement préparé, a répondu comme d&rsquo;habitude dans les deux langues. La portion anglaise a été fournie par la Canadian Press et reproduite par nos collègues du <a href="http://www2.macleans.ca/tag/stephen-harper/" target="_blank">Macleans</a>. J&rsquo;ai transcrit la portion française et laissé le texte intacte, sans le corriger.</p>
<blockquote><p>Journaliste:</p>
<p>My question is about the resignation statement of your former chief of staff, which indicated that he merely did not tell you the means by which Sen. Mike Duffy got his money and, to date, neither he nor you have denied that you did know there was a deal. My question first is, what exactly did you know about the deal? Second, what were the terms of that deal? And third, what does it say about your leadership that your senior staff could even imagine this was ethical?</p>
<p>Stephen Harper:</p>
<p>Just to correct that, I think we’ve been very clear that I did not know, but let me be very specific about this. I learned of this after stories appeared in the media last week speculating on the source of Mr. Duffy’s repayments. Immediately upon learning that the source was indeed my chief of staff, Nigel Wright, I immediately asked that that information be released publicly. That is what I knew. I think what’s more important about this is that, not simply that I did not know, but that I was not consulted. I was not asked to sign off on any such thing and had I obviously been consulted or known, I would not have agreed with it. And it is obviously for those reasons that I accepted Mr. Wright’s resignation. My belief, I should mention, my belief, of course, prior to all this was that Mr. Duffy had repaid. When I heard that Mr. Duffy had repaid, my assumption was that Mr. Duffy had repaid from his own resources and that’s how it should have been, in my judgment.</p>
<p>Je pense que mon bureau a été très clair, mais encore une fois, j&rsquo;ai entendu les faits après des reportages dans les médias la semaine dernière concernant les sources du remboursement de M. Duffy. C&rsquo;est juste après ça que j&rsquo;ai entendu les détails, la vérité. J&rsquo;ai immédiatement demandé à mon bueau de rendre publiques ces informations. Jusqu&rsquo;à ce moment, je présumais que M. Duffy a remboursé les contribuables avec ses ressources personnelles. Évidemment, ce n&rsquo;est pas le cas. La réalité n&rsquo;est pas seulement que je n&rsquo;ai pas connu ces informations. Plus important, on ne m&rsquo;a pas demandé mon opinion, on ne m&rsquo;a pas demandé mon appui. Si on avait fait ça, évidemment, ma position aurait été contre ça. Ça serait ma position claire. Je m&rsquo;attends à ce que M. Duffy rembourse les contribuables avec son propre argent. Évidemment, ça n&rsquo;a pas été fait dans ce cas et c&rsquo;est pour cette raison que j&rsquo;ai accepté la démission de mon chef de cabinet.</p>
<p>Journaliste:</p>
<p>You’re known for running a very tight ship in government. How do you expect Canadians to believe that you knew nothing about the cheque that was written to Sen. Duffy? And what in particular do you plan to do? What actions in particular do you plan to take to address this scandal? Could there be further resignations?</p>
<p>Stephen Harper:</p>
<p>Look, I think my belief here was reasonable, what, I think, anybody would have expected, that when it was said that Mr. Duffy had repaid his expenses, that indeed he, and not someone else, had repaid his expenses. I know Mr. Wright assisted him or did this for him, because he wanted to see the taxpayers reimbursed. That’s the right motive, but nevertheless it was obviously not correct for that decision to be made and executed without my knowledge or without public transparency. That is why, as I say, I have accepted the resignation of my chief of staff. As you know we’ve had a couple of senators also leave our caucus. My point is on this that there is accountability when things like this happen. We’ve also put in place the various authorities and mechanisms that will further look into these matters to see if any additional action has to be taken on any particular individuals.</p>
<p>I can assure you that we will certainly look at our systems, see what we have to do to better manage or, better yet, prevent any of these kinds of things in the future. Obviously, I am very sorry that this has occurred. I am not only sorry, I’ve been through the range of emotions. I’m sorry, I’m frustrated, I’m extremely angry about it. But that is the reality and I think we’ve dealt with it promptly.</p>
<p>I’m frustrated and sorry and angry about all of this. I don’t think there’s any better way to put it. In terms of my own office, it was Mr. Wright’s money, it was his personal money that he was repaying to the taxpayers on behalf of Mr. Duffy, it was his personal decision and he did this is his capacity as chief of staff, so he is solely responsible and that is why he has resigned.</p>
<p>Encore une fois pour répondre… Je comprends très bien ici la motivation de M. Wright. C&rsquo;est d&rsquo;assurer le remboursement des contribuables, mais ça, c&rsquo;est la responsabilité de M. Duffy, et surtout la responsabilité d&rsquo;avoir un appui pour une telle action et de communiquer ces actions. Et pour cette raison, j&rsquo;ai accepté sa démission. Il y a un processus de responsabilité ici. Évidemment, il y a cette démission et les démissions de notre caucus. Et nous nous avons assuré que des mécanismes existent pour mieux étudier cette affaire. Je peux vous assurer aussi que le gouvernement va examiner comment nous pouvons mieux gérer ou mieux prévenir une telle situation à l&rsquo;avenir. Évidemment, pour ma part, je suis bien désolé. Je suis bien frustré. Je suis bien fâché. J&rsquo;ai toute la gamme d&rsquo;émotions, mais nous sommes déterminés, étions déterminés d&rsquo;adresser cette situation et nous l&rsquo;avons fait.</p>
<p>Journaliste:</p>
<p>Vous avez dit que vous n&rsquo;étiez pas au courant jusqu&rsquo;à ce que vous entendiez l&rsquo;histoire dans les médias. Est-ce que vous avez vérifié auprès de vos collaborateurs si d&rsquo;autres personnes de votre bureau étaient au courant de cette histoire-là? Et si oui, qui? Vous avez dit, et vous venez de le redire encore, que vous étiez déçu, choqué. Vous êtes déçu, choqué de quoi spécifiquement ou de qui, surtout?</p>
<p>Stephen Harper:</p>
<p>Pour la dernière partie de toute la situation, pour mon bureau. Ce sont les fonds de M. Wright, c&rsquo;était la décision de M. Wright. Il était chef de cabinet et il a toute la responsabilité dans mon cabinet pour cette décision.</p></blockquote>
<p>(La portion anglaise de cette réponse n&rsquo;apparaissait pas sur le site de Macleans.)</p>
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		<title>Plus de 450 entreprises québécoises oeuvrent dans les technologies propres et 70 % d&#8217;entre elles exportent déjà leurs innovations.</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 21:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Duhamel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quand on l’a approché pour mettre sur pied une grappe industrielle en technologies propres, Denis Leclerc, président d’Ecotech Québec, a d’abord refusé. «Les grappes que je connaissais, ce sont celles qui portent des raisins qui servent à faire le vin!»,&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/technologie-lactualite-affaires/w/">Plus de 450 entreprises québécoises oeuvrent dans les technologies propres et 70 % d&rsquo;entre elles exportent déjà leurs innovations.</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on l’a approché pour mettre sur pied une grappe industrielle en technologies propres, Denis Leclerc, président d’Ecotech Québec, a d’abord refusé. «Les grappes que je connaissais, ce sont celles qui portent des raisins qui servent à faire le vin!», lance à la blague ce bon vivant, dans son bureau du Centre de commerce mondial, dans le Vieux Montréal.<br />
<a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/image.jpg"><img src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/image-150x150.jpg" alt="image" width="150" height="150" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-99061" /></a><br />
Denis Leclerc, président d’Écotech Québec</p>
<p>Et ne prononcez pas le mot «vert» devant lui. «Les technologies propres sont des innovations qui ont un impact positif sur l’environnement, mais aussi sur notre économie. C’est un investissement et non une dépense car elles permettent d’importantes réductions dans les coûts d’opération».</p>
<p>Ses quatre employés et lui se partagent un local à peine plus grand qu’un quatre et demi dans ce lieu qui abrite plusieurs organismes internationaux et de financement dont Investissement Québec, avec qui Ecotech partage d’ailleurs certaines ressources. Denis Leclerc, qui était auparavant vice-président au développement durable et environnement chez AbitibiBowater (maintenant Resolu), précise d’entrée de jeu que son organisme recycle ses bouts de papier, au propre comme au figuré.</p>
<p>«En tant qu’organisme public, il faut apprendre à s’organiser avec peu», dit-il en faisant une place sur sa minuscule table de conférence. Cela ne l’a pas empêché cependant de participer à des missions, forums, et autres foires depuis quatre ans pour faire connaître sa mission : élever le Québec au rang des leaders mondiaux en technologies propres. Et à l’écouter, ce n’est pas qu’un voeu pieux. «Je n’y croyais pas moi-même au début, mais j’ai été surpris de voir qu’on avait ici des innovations méconnues. J’ai voulu contribuer à l’émergence de ce secteur», dit-il.</p>
<p>Un secteur, qui pourrait devenir aussi stratégique pour le Québec que le sont déjà l’aéronautique, le multimédia ou les biotechnologies. Ecotech veut encourager la conception et le développement de technologies, favoriser leur adoption chez nous et ensuite soutenir leur commercialisation et leur exportation à l’international. «L’idée est aussi d’attirer des entreprises ici qui seraient complémentaires à celles qui sont déjà là pour solidifier notre chaîne de valeur dans ce secteur» ajoute le président.</p>
<p>Le Québec serait déjà bien meilleur que l’on croit, constate Denis Leclerc. «Nous avons ici des entreprises véritablement innovatrices, qui détiennent de la propriété intellectuelle. Dans certains pays, on se contente de prendre le bottin et d’en sortir toutes les entreprises en énergie et en environnement pour dire : voilà, voici mon secteur des technologies vertes».</p>
<p>Ecotech travaille en ce moment à dresser un véritable portrait de ce secteur encore en émergence. Pour le moment, on compterait environ 450 entreprises dans ce domaine, dont 94 % sont des PME. Fait intéressant : 70 % d’entre elles sont des entreprises internationales.</p>
<p>«Ce sont des technologies de niche alors le marché est mondial. Ces entreprises naissent en vendant à l’étranger. Même qu’elles sont souvent plus connues ailleurs que chez nous!», dit le président d’Ecotech.</p>
<p>Denis Leclerc tente d’ailleurs de convaincre les municipalités et les organismes publics d’adopter les innovations des entreprises québécoises pour aider celles-ci à commercialiser leurs produits, ici comme à l’étranger. «Nos entrepreneurs se font souvent demander par leurs clients où ils peuvent voir leur technologie et pourquoi elles n’offrent pas ça chez elle, au Québec! Nous avons le potentiel de devenir une vitrine mondiale des technologies propres».</p>
<p>S’ils veulent garder leur place auprès des grands donneurs d’ordre et des multinationales, les fournisseur québécois n’auront pas le choix d’adopter des technologies qui leur permettront de réduire leur impact sur l’environnement. «Si vous voulez vendre à Walmart, on va vous demander quelle est votre empreinte carbone. De plus en plus, les détaillants vont faire la promotion de leur produit avec ça. Et ce sera le cas pour tous les produits de consommation courante. Et quand Bombardier va vouloir avoir les avions les plus verts au monde, vers qui va-t-il se retourner? Ce sera la même chose dans le secteur industriel», dit Denis Leclerc.</p>
<p>Depuis quelques années, la cadence s’accélère, constate le président d’Ecotech. «Le contexte est favorable. Depuis la crise financière de 2008, on se remet en question et on se demande si on peut continuer de croître mais en le faisant de manière plus durable. Peut-on faire plus avec moins? Il y a une panoplie d’innovations au Québec qui le permettent, tout en réduisant l’impact sur l’environnement».</p>
<p>Concrètement, Ecotech vise mettre en commun les expertises et le travail des PME innovatrices, des centres de recherche, des utilisateurs de technologies propres et des organismes de financement. L’organisme a déjà des partenariats avec le Danemark, la Suède, la France, l’Autriche, l’Allemagne et l’Espagne.</p>
<p>Ecotech est également à l’origine d’une entente bilatérale avec le Brésil pour accélérer la collaboration entre les entreprises québécoises et celles de l’État de Sao Paulo. Le Québec est aussi le seul membre hors de l’Europe à avoir été invité à faire partie de l’International Cleantech Network (ICN) qui regroupe 10 pays triés sur le volet, dont la Norvège, le Danemark et l’Allemagne.</p>
<p>Cet article a été publié une première fois sur le site Affaires sans Frontières</p>
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		<title>C2-MTL: l&#8217;avenir du capitalisme, c&#8217;est l&#8217;altruisme</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 21:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Duhamel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[C2-MTL]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Hage]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Starck]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une tendance qui devient presque impossible à ignorer pendant une conférence comme C2-MTL, c&#8217;est ce discours que les dirigeants les plus innovateurs font tous ressortir: la meilleure façon de réussir en affaires, c&#8217;est de se montrer généreux, faire preuve d&#8217;éthique,&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/marketing-lactualite-affaires/c2-mtl/">C2-MTL: l&rsquo;avenir du capitalisme, c&rsquo;est l&rsquo;altruisme</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une tendance qui devient presque impossible à ignorer pendant une conférence comme C2-MTL, c&rsquo;est ce discours que les dirigeants les plus innovateurs font tous ressortir: la meilleure façon de réussir en affaires, c&rsquo;est de se montrer généreux, faire preuve d&rsquo;éthique, et redonner à son entourage.</p>
<p>C&rsquo;était déjà ce que disait, le premier jour, Blake Myscosie, le fondateur de TOMS, qui a lancé sa compagnie en donnant, pour chaque paire de souliers vendue, une paire à un enfant dans un pays pauvre.</p>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/image1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-99091" alt="image" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/image1-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Et c&rsquo;est un peu ce qu&rsquo;a dit, en fin de journée, le réputé designer français Philip Starck, qui s&rsquo;est fait connaître autant en concevant des projets extravagants qu&rsquo;en s&rsquo;attaquant à la conception d&rsquo;objets humbles et usuels comme des ustensiles de cuisine, ou une brosse à récurer les toilettes. «Il faut toujours être honnête, a-t-il dit entre autres. Vous devez vous construire votre propre éthique. Et ensuite la respecter.» (À noter que Philippe Starck, tout Français qu&rsquo;il soit, a prononcé l&rsquo;entier de sa conférence en anglais, et ce avec un accent à couper au couteau. Ce qui a soulevé plusieurs commentaires. Mais cette question du langage est un sujet sur lequel on reviendra.)</p>
<p>En parlant de l&rsquo;avenir des entreprises, Philippe Starck a ajouté: «Dans le futur, il y aura deux sortes de compagnies. D&rsquo;un côté, les cyniques qui parlent des consommateurs comme d&rsquo;une &laquo;&nbsp;cible&nbsp;&raquo;, pour essayer de leur vendre des choses à tout prix. Et, de l&rsquo;autre, ceux qui sont en affaires pour aider leurs amis, et pour aider à construire un monde meilleur.»</p>
<p>Un peu comme le fondateur de TOMS, Starck se dit soucieux avant tout d&rsquo;améliorer le monde&#8230; mais ne voit aucun problème à s&rsquo;enrichir au passage en le faisant. Et cela, même s&rsquo;il refuse de se décrire comme un homme d&rsquo;affaires. «Je n&rsquo;ai pas de clients, dit-il. J&rsquo;ai des amis. Je travaille pour, et avec mes amis. Je suis un rêveur professionnel.» Et, en remplissant parfois des commandes pour des super-riches, il se voit comme une sorte de Robin des Bois.</p>
<p>«Quand je conçois quelque chose pour quelqu&rsquo;un comme Steve Jobs, qui pouvait y consacrer tellement d&rsquo;argent, je considère que ça me permet ensuite d&rsquo;investir dans des choses qui vont profiter à tout le monde, aux moins nantis.» Le design, souligne-t-il, est l&rsquo;essence de la démocratie: «L&rsquo;élitisme, c&rsquo;est l&rsquo;essence de la vulgarité, dit-il. Je conçois les choses en me disant qu&rsquo;il faut que le plus de gens possibles y aient accès. Mon but premier, c&rsquo;est de partager le plus possible.»</p>
<p>C&rsquo;est le même genre de point de vue qui est ressorti pendant la deuxième journée de C2-MTL, le mercredi 22 mai, et d&rsquo;abord à travers des conférenciers québécois.</p>
<p>​Il y a d&rsquo;abord eu Mohammed Hage, dont l&rsquo;entreprise Les Fermes Lufa est vraiment en train de révolutionner le concept d&rsquo;agriculture urbaine. L&rsquo;entreprise installe des serres sur le toit de bâtiments commerciaux et industriels, et transforme ainsi des espaces jusqu&rsquo;alors inutilisés en fermes maraîchères pleinement fonctionnelles.</p>
<p>Tellement que Lufa distribue ensuite ses produits dans 100 points de vente à Montréal: c&rsquo;est un modèle d&rsquo;agriculture urbaine, durable, moins polluante, et qui en plus fait économiser de l&rsquo;énergie aux propriétaires des bâtiments qui participent au projet.</p>
<p>Le conférencier suivant, Stéphane Ouaknine, président et fondateur de Inerjys,voit même dans le capitalisme la meilleure avenue pour aider à stopper le réchauffement climatique. Comment changer suffisamment les comportements pour renverser le cours des choses ? En se demandant d&rsquo;abord ce que les entreprises et les industries peuvent faire.</p>
<p>«97% des émissions provient des entreprises», souligne-t-il. Pour que les choses changent, il faut que les entreprises puissent espérer des gains financiers. «Et pour cela, on ne peut pas compter seulement sur la philantropie. Quand on a des gens créatifs qui ont la possibilité de faire beaucoup d&rsquo;argent, on voit de vraies ruptures, de vrais changements.»</p>
<p>Pour expliquer la façon dont l&rsquo;innovation est possible, Stéphane Ouaknine fait ressortir les changements incroyables amenés par le déploiement d&rsquo;internet: «Il n&rsquo;y encore pas si longtemps, le seul moyen de parler à sa mère, c&rsquo;était le téléphone. On ne pouvait même pas imaginer les technologies qui feraient exploser les moyens de communications. Il faut transposer cette façon de penser au domaine de l&rsquo;énergie.»</p>
<p>C&rsquo;est ce dont a parlé John Mackey, le fondateur de Whole Foods, cette chaîne d&rsquo;épiceries «bio» qui remportent un immense succès aux États-Unis. Le livre qu&rsquo;il a co-écrit s&rsquo;appelle <em>Conscious Capitalism</em>. Et lui aussi part de la conviction que le but premier des entreprises n&rsquo;est pas de faire de l&rsquo;argent. «C&rsquo;est ce que tout le monde pense. Mais tous les entrepreneurs que je connais ont un autre but. Et ce n&rsquo;est inspirant pour personne, de travailler pour une entreprise dont le seul but est de faire de l&rsquo;argent.»</p>
<p><em>Photo de Philippe Starck, par Jimmy Hamelin, C2-MTL</em></p>
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		<title>Allergies: la fleur du mal en sursis ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 12:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Borde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Allergie]]></category>
		<category><![CDATA[montérégie]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le rhume des foins frappe de plus en plus de gens, de plus en plus fort. Mais la lutte s’organise et la Montérégie est à l’avant-garde !</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/societe/sante/allergies-la-fleur-du-mal-en-sursis%e2%80%89/">Allergies: la fleur du mal en sursis ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gertrude Morency a toujours redouté la rentrée scolaire. Pas facile de faire la classe avec les larmes aux yeux, le nez qui coule et d’incessants éternuements ! Pour soulager son allergie au pollen de l’herbe à poux, cette enseignante retraitée de Québec, aujourd’hui âgée de 84 ans, a tout essayé : médicaments, injections de désensibilisation, participation à des protocoles de recherche clinique… avec un succès bien moyen.</p>
<p>« Même s’il y a eu beaucoup de progrès depuis mon enfance, l’herbe à poux m’a fait tellement enrager que j’ai passé ma retraite à essayer de débarrasser le Québec de cette saleté ! » raconte en souriant celle qui, en 1989, fondait l’Association de lutte contre l’Ambrosia (nom latin de l’ambroisie ou herbe à poux) pour organiser des campagnes d’arrachage et sensibiliser la population et les décideurs au calvaire des personnes allergiques.</p>
<p>Selon l’Institut national de santé publique, environ un Québécois sur cinq souffre du rhume des foins. Dès le mois d’avril, des arbres tels que les bouleaux, peupliers, érables, frênes ou ormes lancent le bal des mouchoirs. Les graminées, dont le gazon, prennent le relais de la fin mai à la mi-juillet environ, suivies par l’herbe à poux, d’août aux premières gelées. Toutes ces plantes ont en commun de se reproduire par la voie des airs en libérant des grains microscopiques, équivalents végétaux des spermatozoïdes, qui se faufilent partout et font réagir les muqueuses. Un seul plant d’ambroisie peut en émettre 2,5 milliards en une saison ! Véritable plaie de la nature, cette mauvaise herbe indigène provoque une réaction allergique chez une personne sur dix en Amérique du Nord. Elle a aussi commencé à envahir plusieurs régions d’Europe.</p>
<p>En 2005, les autorités de santé publique estimaient que le rhume des foins coûtait chaque année au Québec 200 millions de dollars en consultations, médicaments et perte de productivité. Mais la facture pourrait augmenter rapidement. Comme toutes les maladies inflammatoires chroniques, les allergies respiratoires sont de plus en plus répandues dans le monde. Et les changements climatiques font craindre le pire.</p>
<p>Des études en laboratoire ont montré que plusieurs plantes allergènes tirent profit du gaz carbonique présent dans l’atmosphère pour produire plus de pollen. En 2040, il y en aura deux fois plus dans l’air qu’aujourd’hui, selon des chercheurs américains. La floraison de l’herbe à poux dure déjà beaucoup plus longtemps qu’avant, surtout dans les régions nordiques. À Montréal, elle est passée de 42 jours en 1994 à 63 jours en 2002. Trois semaines de galère de plus ! Et cette plante coriace, qui ne craint pas les sels de déglaçage et pourrait presque pousser sur du bitume, gagne aussi du terrain vers le nord en suivant les routes, puisque pollens et graines collent aux pneus des véhicules. L’ambroisie, qui sert aux scientifiques d’indicateur des changements climatiques, se pointe maintenant jusqu’en Abitibi-Témiscamingue.</p>
<p>Comment faire face à cette progression ? S’il est impossible d’éradiquer l’ambroisie, on peut en minimiser la croissance dans les zones habitées. Au Québec, les premières campagnes d’arrachage remontent aux années 1930. En Gaspésie, limite nord de la présence de l’herbe à poux, un pionnier, le botaniste Elzéar Campagna, faisait alors appel aux écoliers pour arracher un à un les plants. En 1945, Montréal et plusieurs autres villes votent leurs premiers règlements contre l’herbe à poux. Elles organisent de grandes corvées d’arrachage, avec l’Association pulmonaire du Québec notamment, et promettent des amendes salées à ceux qui la laisseront s’épanouir chez eux.</p>
<p>Mais au fil des ans, les efforts se relâchent. « Il y avait beaucoup de mythes qui circulaient sur l’herbe à poux. On disait que ça ne servait à rien de l’arracher, puisqu’elle repousse et que le pollen voyage, que c’était la faute des agriculteurs », explique Élisabeth Masson, chercheuse en santé environnementale à la Direction de santé publique de la Montérégie. En 1992, des personnes allergiques, fatiguées de ce laisser-aller, intentent un recours collectif contre la Communauté urbaine de Montréal (CUM), qu’elles accusent de ne pas appliquer son règlement. Même si la procédure judiciaire échoue, les villes prennent peur. En 1996, la CUM supprime son règlement sur l’herbe à poux, et en 2008, le gouvernement du Québec abroge le sien sur les mauvaises herbes !</p>
<p>Résultat : la prévalence de l’allergie à l’herbe à poux chez les adultes sur l’île de Montréal passe de 11,3 % en 1998 à 18,6 % en 2008. Une épidémie ! Le Programme national de santé publique 2003-2012 fait du contrôle de cette mauvaise herbe une priorité. Terminé l’arrachage au petit bonheur la chance, place à la méthode scientifique.</p>
<p>En 2006, une étude de la Direction de santé publique de Montréal effectuée dans l’est de l’île démontre que le pollen voyage fort peu (90 % de celui-ci parcourt moins d’un kilomètre) et que les coins les plus infestés sont aussi ceux qui comptent le plus de personnes allergiques. Le problème est avant tout urbain, car dans les champs, les herbicides tiennent l’ambroisie à distance.</p>
<p>L’année suivante, la Direction de santé publique de la Montérégie lance une expérience ambitieuse. Objectif : déterminer très précisément où, comment et quand intervenir pour minimiser la concentration de pollen dans l’air, vérifier si cela a un effet réel sur les symptômes et calculer les coûts et bénéfices de l’opération. C’est une première mondiale !</p>
<p>La ville de Salaberry-de-Valleyfield accepte de servir de laboratoire après qu’une enquête du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Suroît a montré que sur ses 40 000 habitants, 7 500 sont allergiques à l’herbe à poux. « On voulait savoir comment dépenser au mieux notre argent pour soulager ces gens », raconte le maire, Denis Lapointe, qui copréside le Réseau québécois de Villes et Villages en santé et dont les deux filles sont allergiques. Saint-Jean-sur-Richelieu sert de ville témoin.</p>
<p>Pendant quatre ans, tout est passé à la loupe par une trentaine de chercheurs spécialisés en médecine, géomatique, économie, horticulture, action communautaire… Dans les deux villes, ils installent 28 capteurs de pollen, cartographient l’herbe à poux, surveillent la météo et demandent à 440 personnes allergiques de tenir un journal de leurs symptômes. L’équipe du maire Lapointe mobilise la collectivité. Tous sont priés de se préparer à tondre, faucher ou arracher l’ambroisie dès qu’on le leur dira.</p>
<p>En parallèle, l’équipe de Diane-Lyse Benoît, chercheuse spécialisée en malherbologie au laboratoire du ministère de l’Agriculture du Canada à Saint-Jean-sur-Richelieu, mesure en serre la quantité de pollen et de graines produits par un plant en fonction de la période où on le coupe. Elle découvre qu’avec deux tontes par an, à la mi-juillet et à la mi-août, on peut diviser par neuf la quantité de pollen émise et par cinq le nombre de graines. « Les villes avaient l’habitude de tondre avant la Saint-Jean-Baptiste afin de se faire belles pour cette occasion, mais c’était totalement inefficace ! » explique Élisabeth Masson.</p>
<p>L’expérience est un succès. Les résidants de Salaberry souffrant d’allergies ont vu leurs symptômes diminuer nettement en intensité. La ville a simplement modifié une balayeuse destinée au nettoyage des rues pour la modique somme de 800 dollars et a estimé à 35 000 dollars par an les coûts supplémentaires de fauchage et de sensibilisation. Le pharmacoéconomiste Jean Lachaîne, de l’Université de Montréal, évalue que l’opération est vraiment rentable comparativement au rapport coût-efficacité d’autres interventions en santé publique.</p>
<p>Depuis, d’autres villes, dont Granby, ont emboîté le pas. À Montréal, le CSSS de la Pointe-de-l’Île teste depuis 2010 une formule similaire à celle de Salaberry ; il en fera le bilan ce printemps.</p>
<p>De son côté, le ministère des Transports expérimente depuis 2008 une autre technique pour détruire l’herbe à poux le long des routes en pulvérisant, au moyen d’un camion, une solution saline sur les plants sortis de terre. Environ 3 000 km de routes traversant 12 villes du Québec ont été traités chaque année, pour un coût de 420 000 dollars par an. Les fonctionnaires évaluent ce printemps s’il s’agit de la meilleure solution.</p>
<p>D’ici peu, on espère même traquer l’herbe à poux… depuis l’espace ! À l’Institut national de la recherche scientifique, à Québec, le géomaticien Roland Ngom est l’un des premiers au monde à tenter de la repérer par satellite dans le but d’orienter les efforts sur le terrain.</p>
<p>Pour venir à bout de l’herbe à poux partout où c’est nécessaire au Québec, il faudrait cinq ou six millions de dollars par an, estime le Dr Pierre Gosselin, de l’Institut national de santé publique. Le médecin, qui coordonne le volet santé du Plan d’action du gouvernement sur les changements climatiques, a bon espoir que Québec débloque l’argent nécessaire, même si toute nouvelle dépense est vue d’un mauvais œil. « Il y a 15 ans, on faisait rire de nous quand on parlait de l’herbe à poux aux autorités. Je suis plus optimiste maintenant qu’on a des données précises sur ce qui devient un sérieux problème de santé publique », dit-il.</p>
<p>Les personnes allergiques aux pollens d’arbres ou de graminées devront prendre leur mal en patience, car les études scientifiques sur la gestion de ces autres allergènes sont beaucoup moins avancées. Pourtant, si l’on en croit Thomas Ogren, un pionnier américain de l’horticulture hypoallergénique, on pourrait facilement rendre l’environnement des villes beaucoup moins allergisant en choisissant mieux les plantes qu’on y cultive. Pas question de raser les arbres, dont on a prouvé qu’ils jouent un rôle plus important que jamais dans la lutte contre la pollution et les maladies respiratoires. « Mais il faut accroître la biodiversité, éviter les variétés les plus allergisantes et, dans le cas des espèces dioïques [dont les individus ne portent qu’un type de gamète, mâle ou femelle], rétablir l’équilibre entre plants mâles et femelles », conseille le spécialiste.</p>
<p>L’an dernier, le chercheur californien, commandité par Johnson &amp; Johnson, fabricant de l’antihistaminique Reactine, s’est rendu dans la plupart des grandes villes du Canada pour évaluer la situation, observant la végétation sur les terrains publics et privés, et visitant les centres de jardinage. À Montréal, comme presque partout ailleurs, il a estimé que plus de 9 arbres sur 10 sont des individus mâles, choisis parce qu’ils sont souvent plus beaux que les arbres femelles. Il faudrait cependant tout un changement de culture chez les pépiniéristes et les jardiniers pour qu’ils choisissent les arbres en fonction de leur potentiel allergisant plutôt que pour leurs caractéristiques esthétiques ou leur facilité de culture.</p>
<p>Quant aux graminées comme les Calamagrostis, les Miscanthus ou la fétuque bleue, elles ont malheureusement de plus en plus la cote auprès des administrations municipales. « Elles sont plus faciles d’entretien et moins coûteuses que les plantes annuelles, et leur période de floraison ne dure que deux semaines », plaide Martin Gaudet, contremaître à la pépinière de la ville de Montréal. À Québec, l’été dernier, les employés municipaux en ont planté tout autour d’une cour d’école. De beaux atchoums en vue pour la fête de fin d’année !</p>
<h3 dir="ltr">Une vraie épidémie</h3>
<p dir="ltr">L’asthme est plus souvent causé par les allergènes de l’air intérieur, tels que la poussière, les moisissures ou les animaux domestiques. « Mais 80 % des asthmatiques ont une rhinite associée, et beaucoup réagissent aussi au pollen. Sans une bonne prise en main de leur maladie, ils risquent à tout moment la crise », explique Louis-Philippe Boulet, pneumologue à Québec. Malgré les traitements, chaque année, 150 Québécois meurent d’une crise d’asthme.</p>
<p dir="ltr">« À long terme, les réactions allergiques laissent des traces dans l’organisme et peuvent évoluer vers des maladies respiratoires plus graves », prévient le Dr Guy Delespesse, allergologue au CHUM. Gare aussi aux réactions croisées avec des aliments ! Allergique depuis l’enfance à une liste de pollens « longue comme le bras », Sandra Poulin a cru sa dernière heure arrivée quand, un beau jour, après avoir mangé des noisettes, sa langue et ses lèvres se sont mises à enfler. En cause ? Son allergie au pollen de bouleau ! Le syndrome pollen-aliments, qui dégénère cependant très rarement en choc anaphylactique, empêche ainsi nombre de personnes allergiques de consommer certains fruits, légumes ou noix que leur organisme combat au même titre que les pollens.</p>
<p dir="ltr">« Des dizaines de gènes prédisposent à la rhinite allergique et à l’asthme, mais ce sont les modifications de l’environnement et du mode de vie qui en font augmenter la prévalence », explique le Dr Delespesse. Depuis 1980, le nombre d’asthmatiques a triplé au Canada. La rhinite gagne aussi du terrain et serait de plus en plus grave. « Dans ma jeunesse, on n’entendait jamais parler des allergies, on me prenait parfois pour une folle », raconte Gertrude Morency, qui a fondé l’Association de lutte contre l’Ambrosia. Aujourd’hui, difficile de rater le rayon des médicaments antihistaminiques dans une pharmacie en plein été !</p>
<p dir="ltr">Les chercheurs ont relevé de multiples facteurs susceptibles d’expliquer cette explosion d’allergies. Manque de soleil, d’exercice physique, pollution, alimentation trop riche en gras et pas assez en fibres… tout cela perturbe le système immunitaire et transforme l’organisme en une sorte de tireur fou prompt à sortir ses armes chimiques sitôt qu’un ennemi potentiel se présente. Libérés en trop grandes quantités, l’histamine et les leucotriènes, entre autres, provoquent alors une cascade de réactions indésirables, enflammant les muqueuses, qui se défendent à grand renfort de sécrétions. « La rhinite allergique touche tout le monde et à tout âge, mais la victime idéale est un ado trop gros qui passe son temps devant un écran », dit en caricaturant le Dr Delespesse.</p>
<p dir="ltr">Les citadins sont, de loin, les plus touchés, notamment parce que la pollution urbaine rend les pollens plus allergènes en les dépouillant de leur enveloppe. Le smog fragilise en outre les muqueuses. À Montréal, 16 % des enfants sont allergiques à l’herbe à poux. Les taux d’allergies battent des records en Montérégie, en raison du climat plus doux, mais aussi des nombreux lotissements résidentiels où la terre, remuée pendant les chantiers de construction, a fait germer des quantités astronomiques de graines d’ambroisie.</p>
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		<title>L&#8217;argent sale de Laval</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 00:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brian Myles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commission Charbonneau]]></category>
		<category><![CDATA[La corruption sous la loupe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;ingénieur à la retraite Roger Desbois livre un témoignage accablant pour l&#8217;ex maire de Laval, Gilles Vaillancourt, à la commission Charbonneau. Le monarque de l&#8217;île Jésus était parfaitement au courant des stratagèmes de collusion qui ont rapporté 2,7 millions de&#8230;</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/opinions/la-corruption-sous-la-loupe/commission-charbonneau/largent-sale-de-laval/">L&rsquo;argent sale de Laval</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;ingénieur à la retraite Roger Desbois livre un <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/05/21/002-roger-desbois-tecsult.shtml" target="_blank">témoignage accablant</a> pour l&rsquo;ex maire de Laval, Gilles Vaillancourt, à la commission Charbonneau. Le monarque de l&rsquo;île Jésus était parfaitement au courant des stratagèmes de collusion qui ont rapporté 2,7 millions de dollars à son (défunt) parti, le PRO des Lavallois.</p>
<p>De 2003 à 2009, M. Desbois a collecté des ristournes de 2 % sur la valeur des contrats d&rsquo;infrastructures accordés à 20 entreprises membres du cartel de la construction. M. Vaillancourt lui demandait qui était les «bons» et les «mauvais» payeurs pour sa formation.</p>
<p><i>«Il </i>[Gilles Vaillancourt] <i>était au courant du rôle que je jouais. Il m&rsquo;a dit simplement en ces termes: “donne les pas tous au même”»</i>, a dit M. Desbois.</p>
<p>L&rsquo;ex maire aujourd&rsquo;hui accusé de fraude, complot, gangstérisme, recyclage des produits de la criminalité et corruption s&rsquo;est lui-même chargé des négociations pour établir la commission du collecteur de fonds occultes. <i>«Prends 10 %»</i>, lui a finalement dit M. Vaillancourt, qui a négocié à la hausse pour le bénéfice de M. Desbois. L&rsquo;ingénieur de Tecsult (aujourd&rsquo;hui AECOM) s&rsquo;attendait à une commission de 5 %.</p>
<p>M. Desbois a bénéficié de pots-de-vin de 106 200 $. À ces liasses empilées dans la voute de Tecsult, il faut ajouter des ristournes de 400 000 $ versés par les entrepreneurs, ce qui correspondait à une commission de 8 à 10 % sur les extras que M. Desbois avait la sagesse d&rsquo;accorder sur les chantiers supervisés Tecsult. Total: 506 200 $.</p>
<p>C&rsquo;est un miracle que M. Desbois ne soit pas accusé lui-même de fraude, complot et corruption. En fait, non. C&rsquo;est la conséquence logique de sa collaboration avec l&rsquo;escouade Marteau. Comme Jean Roberge, le directeur général adjoint suspendu avec solde, M. Desbois est un coconspirateur non accusé dans le projet Honorer. Il sera l&rsquo;un des principaux témoins à charge de la Couronne dans les lointains procès à venir. Et quel témoin!</p>
<p>En moins d&rsquo;une journée, le septuagénaire a impliqué dans les malversations 18 des 37 accusés du projet Honorer: l&rsquo;ex maire Vaillancourt, les ex fonctionnaires Claude Asselin et Claude Deguise, les avocats Jean Bertrand (l&rsquo;agent officiel du PRO des Lavallois) et Pierre L. Lambert (un associé de Dunton Rainville) et 13 entrepreneurs.</p>
<p>Dans le cadre de ses échanges avec les enquêteurs, M. Desbois a remis 381 000 $ des pots-de-vin qui lui étaient personnellement destinés. Et là, ça devient franchement inquiétant.</p>
<p>Lors de la conférence de presse qui a suivi l&rsquo;arrestation de M. Vaillancourt et ses présumés complices, les enquêteurs de l&rsquo;UPAC se sont vantés d&rsquo;avoir saisi durant leur enquête 495 000 $ en liquide. On comprend maintenant que trois quarts des saisies d&rsquo;argent sale sont imputables à un seul homme, Roger Desbois.</p>
<p>On loin, encore très loin des 15 millions, sinon davantage, que M. Vaillancourt aurait détourné vers les paradis fiscaux du Panama et de la Suisse.</p>
<p>Le Bureau de la lutte aux produits de la criminalité (BLPC), formé de procureurs spécialisés dans le blocage des biens et profits criminels des gangs, n&rsquo;est pas impliqué dans le projet Honorer. Son absence étonne, comme je le rapportais récemment dans <i><a href="http://www.ledevoir.com/societe/justice/377986/une-rafle-sans-l-aide-du-bureau-de-lutte-aux-produits-de-la-criminalite" target="_blank">Le Devoir</a>. </i>En règle générale, les procureurs du BLPC accompagnent les policiers durant l&rsquo;enquête pour maximiser les chances de récupérer les avoirs des gangs.</p>
<p>Si un intermédiaire comme Roger Desbois a pu faire un demi-million pour transporter des valises aux intermédiaires du PRO, combien ont empoché les têtes dirigeantes du stratagème?</p>
<p>L&rsquo;enquête de l&rsquo;UPAC est toujours en cours, et il faut se garder de tirer des conclusions hâtives. Tout porte à croire que les policiers québécois ne sont pas prêts d&rsquo;atterrir au Panama ou en Suisse.</p>
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