L’ex-maire de Montréal fait briller l’expertise et le génie québécois dans la province du Yunnan. Des dizaines de PME se partagent pour un demi-milliard de dollars de contrats !

C'est une scène comme on en voit partout en Chine : des grues, des bulldozers et des travailleurs armés de pioches construisent de larges avenues et jettent les fondations d'une trentaine de bâtiments. Nous sommes dans les collines poussiéreuses du Yunnan, province rurale isolée de 44 millions d'habitants située à 2 700 km au sud-ouest de Pékin, mais l'accent québécois perce le vacarme des pelles mécaniques.
Voir le photoreportage « Chine : le grand chantier du Yunnan » >>
« Bienvenue sur le plus gros chantier
de Pierre Bourque », me hurle à l'oreille Jean-Pierre Landry, architecte pour le Groupe
S.M. international, de Montréal, et gérant de cet immense aménagement de 377 hectares.
C'est cinq fois la superficie du Jardin botanique de Montréal, qu'a dirigé Pierre
Bourque (photo : A. Tremblay/PC), justement, de 1980 à 1994, année où il est devenu maire de Montréal.
M. « Landely », comme on l'appelle ici, me fait visiter ce qui deviendra le Parc des sept couleurs, nom inspiré du logo de la province. Un vaste complexe de 500 millions de dollars destiné à moderniser l'agriculture chinoise.
Les travaux, entrepris le 7 juin 2009, s'étendent à perte de vue dans les collines de Qujing (prononcez « Tsujing »), la plus grande municipalité rurale du Yunnan, avec 6,1 millions d'habitants. Les fondations d'une dizaine de pavillons et 15 km de rues ont commencé à prendre forme autour d'un lac artificiel. Une fois achevé - objectif : 1er octobre 2011, jour de la fête nationale chinoise -, le parc industriel regroupera notamment trois fermes, cinq usines de transformation des aliments, deux serres, un centre d'insémination du bétail, des laboratoires de recherche et de contrôle de la qualité, une station météorologique, une usine de traitement des eaux, un centre d'exposition, un hôtel cinq étoiles, deux restaurants et un spa.





