J'ai peu d'exploits héroïques à
relater. J'obtiens néanmoins un certain succès en société quand je raconte que
j'ai été kidnappé par trois malfrats alors que j'étais en reportage près du zoo
de San Diego, que des fidèles d'un télévangéliste connu ont organisé des
séances de prières à mon intention parce que j'étais un «dangereux hérétique»
et que le défunt maire Jean Drapeau m'a un jour appelé «mademoiselle»...
Diplômé en journalisme et en littérature de l'Université Laval, j'ai entrepris ma carrière au Devoir en 1985 après avoir été lauréat d'un concours de journalisme scientifique. J'y suis resté près de 15 ans. D'abord à titre de reporter. Ensuite en tant que directeur-adjoint de l'information.
Ma spécialité? La polyvalence. Je suis un journaliste «omnipraticien», un touche-à-tout de profession. J'ai pris autant de plaisir à interviewer Anne Hébert que John McEnroe, Fernand Seguin, Adrienne Clarkson, Pierre Falardeau, Louis Lortie ou Linus Pauling. J'ai couvert avec la même ferveur la Foire du livre de Brive, un jamboree de robots à Tokyo ou une soirée électorale à Baie-Comeau.
Je n'ai pas d'opinions arrêtées et je cultive le doute. Ce dont je suis très fier. Je ne suis pas un militant. Je reste loin de tous les régiments. Mais contrairement à la plupart des journalistes, je suis de moins en moins cynique en vieillissant.
Courriel : pierre.cayouette@lactualite.rogers.com





