Des économies de bouts de chandelle

par

Quand on coupe, on coupe...

Refuser d’apprendre de ses erreurs passées est un grand classique en politique. Tous régimes et partis confondus.

L’économie globale du premier budget du gouvernement Marois, dont certaines compressions prévues commencent à peine à être dénoncées publiquement, en est l’illustration fidèle.

En 1996, le nouveau premier ministre péquiste Lucien Bouchard, obsédé par l’atteinte rapide du déficit-zéro sans égard aux conséquences à moyen et long termes pour les services publics, leur passait la tronçonneuse comme si sa vie en dépendait. En santé et en éducation, même dix-sept ans plus tard, les effets délétères de ces coupes à l’aveugle se font d’ailleurs encore sentir.

Au point où en octobre 2004, François Legault – le chef caquiste était alors ministre du PQ -, en faisait lui-même le constat.

Dans son pamphlet intitulé «Le courage de changer. Un projet de pays pour le Québec», M. Legault reconnaissait que les compressions en santé avaient été des «erreurs que nous devons pleinement assumer».

L’obsession du déficit-zéro était telle que les grandes coupes à l’horizontal n’avaient pas suffi au gouvernement Bouchard. Il procéda  également à des compressions plus petites – de véritables économies de bouts de chandelle -, dont les objectifs semblaient inexplicables, mais dont les effets négatifs à plus long terme seraient réels.

Ces bouts de chandelle incluaient même la fermeture de plusieurs délégations générales du Québec. Pour sauver quelques millions de dollars à peine, cette décision affaiblirait inutilement le réseau international du Québec construit pourtant avec détermination depuis la Révolution tranquille.

***

De retour au pouvoir depuis septembre, avec son premier budget déposé en novembre dernier, le gouvernement Marois choisissait d’épouser la décision du gouvernement Charest d’atteindre à tout prix l’équilibre budgétaire dès 2013-2014 alors qu’il aurait également pu choisir d’attendre un an ou deux.

Minoritaire, le gouvernement semble aussi viser d’arriver à la prochaine élection générale avec son déficit-zéro sous le bras, comme si c’était le Saint-Graal prouvant que le PQ peut gérer les finances publiques de manière à satisfaire les agences de notation. Or, les agences de notation n’ont pourtant aucune légitimité démocratique…

Et donc, quête du déficit-zéro à la main, la même tentation revient aussi d’y arriver, entre autres, avec des économies de bouts de  chandelles aux impacts négatifs possibles inversement proportionnels pour les personnes et les groupes touchés.

***

Un de ces bouts de chandelle fait la manchette. On parle ici de compressions de dix millions de dollars imposés au Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS). Soit une perte de 13% de son budget annuel.

Même si le ministre de la Santé, Réjean Hébert, est obligé de reconnaître que cette perte aura des impacts «à long terme sur la santé des gens», il ajoute en même temps qu’il trouve que les chercheurs dramatisent un peu…

Résultat : les centres de recherche du Québec sont déjà mobilisés et lancent une campagne coup-de-poing dénonçant cette compression en termes clairs et concrets.

Entre autres impacts,  le Dr Jacques Turgeon, directeur de la recherche au CHUM, déclarait à La Presse, qu’«avec des coupes pareilles, on sera incapable de maintenir les plateformes de travail dans nos laboratoires. (…) Les travaux de nos chercheurs permettent des percées en pharmacogénétique, de dépister de façon précoce le diabète ou l’hypertension, et ce ne sont que des exemples.»

Même chose, entre autres, en oncologie où pourrait écoper le recherche sur certains traitements expérimentaux.

Cette campagne de sensibilisation baptisée «Je suis Michèle» braque entre autre  les projecteurs sur le cas d’une femme de 52 ans est atteinte d’un cancer de l’ovaire – un des plus meurtiers pour les femmes -, laquelle compte sur la recherche fondamentale comme «dernier espoir».

Un bien drôle de message

Dans le cas de la recherche fondamentale, cette compression envoie  un bien drôle de message dans la mesure où la première ministre Marois a choisi de donner la responsabilité de la recherche,de la science et de la technologie au nouveau ministère de l’Enseignement supérieur pour mieux l’inscrire dans une perspective plus axée sur le savoir que sur la stricte économie.

En octobre, le ministre responsable, Pierre Duchesne, l’expliquait fort bien:

Il y a là un message que notre gouvernement porte avec fierté. Un message qui concerne la valorisation du savoir au sein de la société, parce qu’aujourd’hui, ce sont les pays qui valorisent le savoir qui se développent le mieux.

Notons toutefois que ce discours, le ministre le prononçait sans savoir que le premier budget Marois et son cahier des crédits indiqueraient quant à eux, une autre direction…

***

En 2013, les compressions prévues par le budget placeront le gouvernement Marois sur la défensive. Et ce n’est qu’un début. Et donc, jeudi, en fin de journée, le ministre Duchesne réagissait à la campagne des chercheurs.

Disant «comprendre l’inquiétude des chercheurs», il ajoutait néanmoins trouver «un peu particulier» ce qu’il considère comme étant l’utilisation «des gens qui sont dans des positons vulnérables, des gens malades».

«Il y a des gens qui font un débat politique pour avoir plus d’argent, je peux le comprendre», affirmait-il. «Mais soyons prudents pour ne pas instrumentaliser la détresse de certaines personnes, des gens qui sont souvent dans une situation de vulnérabilité».

Est-ce vraiment là, le genre de propos aptes à calmer le jeu?

Quant au ministre Hébert, il demande aux chercheurs d’être patients, disant que le gouvernement présenterait plus tard cette année une «nouvelle politique nationale sur la recherche».

***

Or, il reste qu’avec de telles économies de bouts de chandelle, mais dont les impacts négatifs à long terme risquent d’être importants, le gouvernement Marois retombe dans les mêmes travers que ceux de 1996 en visant, encore une fois, un équilibre budgétaire trop rapide.

Bref, il répète la même erreur au lieu d’en tirer la leçon.

Et ce ne sont pas les économies de bouts de chandelle qui manquent à l’appel de ce premier budget, incluant pour des populations particulièrement vulnérables. Ex: le logement social, pourtant déjà faiblard, écope néanmoins de compressions.

Même le transport adapté – un service essentiel pour les personnes handicapées intellectuelles et/ou physiques -, sera coupé de 12 millions de dollars, soit pour 14% de son budget…

 

 

38 commentaires à propos de “Des économies de bouts de chandelle

  1. J’aimerais bien entendre ce qu’a dire Martin Aussant sur tout cela.

    Je me rends compte que les journalistes et les analystes perdent une belle occasion d’amener sur la place publique l’opinion d’une personne brillante, compétente et dont la pensée ne correspond pas nécessairement avec les moules qui correspondent au goût du jour.

    Je pense sincèrement que M. Aussant appartient à ce groupe de personnes visionnaires susceptibles de devenir un jalon important dans l’évolution d’une société.

    «Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent.» [Winston Churchill ]

    • J’ai aussi pensé à JM Aussant. Si il y a un seul politicien qui ne dit jamais de conneries c’est lui. Contrairement au PLQ, il a eu le courage de proposer la fermeture de Gentilly, on voit aujourd’hui qu’il avait raison.

  2. Mme Legault,

    il n’y a pas de grosses ni de petites coupures, il faut de toute urgence prendre le taureau par les cornes et réaliser que le gouvernement ne peut tout financer. Nous avons vécu les 10 dernières années sous l’effet du crédit. Nous en payons le prix. Péquistes, caquistes, libéraux et autres, tous auront à s’entendre pour rendre viable l’État québécois.

    Et si nous regardons nos amis des USA et de l’Europe, nous pouvons nous consoler, ce sont eux qui connaîtront la vraie douleur.

    La solution passe par un réveil des industriels qui cumulent des fortunes dormantes (455 milliards) au grand dam du Président de la Banque du Canada. Non nos gouvernements ne peuvent plus faire de miracles, ils ont consenti le maximum en réduction de taxes et d’impôts.

  3. Bonjour,

    Nos amis les nationalistes québécois devront bien se rendre compte le jour où ceux ci retrouveront soudainement « la VUE » dans un moment de lucidité que le Parti Québécois est un parti provincial tout à fait Conservateur depuis toujours. Bien sûr, avec une clientèle naïve avec une poignée dans le dos comme un péquiste, le « flasher des péquistes » est toujours à gauche mais rien d’autre que ce maudit « flasher pour les étourdir BEN RAIDE ».

    Finalement, ce qui permit au Québec de « surfer par dessus la crise mondiale », ce fut l’interventionnisme tout azimut du Parti Libéral qui fonça « à fond la caisse »… Bien à vous, John Bull.

  4. On accuse les nationalistes québécois d’avoir une poignée dans le dos. N’oublions pas que les fédéralistes québécois ont leur poutre dans l’oeil : ils sont des parasites qui tiennent à vivre au dépend du « Rest of Canada ».

    « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

  5. On a le pas choix de couper au Québec. On est endetté par dessus la tête et en plus, on veut pas exploiter les ressources comme le pétrole et le gaz de schiste. Quand les agences de notations vont baisser notre cote de crédit, ça va faire encore plus mal. Lorsque les taux d`intérêts se mettront à grimper, ça va coûter combien en intérêt, déjà qu`on paye pas loin de 10 milliards par année ? Pensez-vous qu`on peut dépenser comme ça encore longtemps ? Réveillez vous, les pays Européens en faillites n`ont pas eu le choix de couper.

  6. Faire des coupures budgétaires c’est la solution de facilité. Le ministre arrive à son bureau et décrète : on coupe de 10 %. Et voilà le travail est fait. Puis, on gère les crises au fur et à mesure qu’elles se présentent.

    Quant à moi, le vrai défi est d’accroître les revenus sans accroître les dépenses. Mais est-ce que mettre fin aux gaspillages équivaut nécessairement à faire des coupures ? Existe-t-il un programme gouvernemental par lequel les fonctionnaires pourraient être invités à identifier les gaspillages, les dénoncer et inviter à proposer des mesures pour les éliminer? Des récompenses pourraient même prévues.

    N’oublions pas également que si avec les effets de la commission Charbonneau les contrats publics diminuent de 30 % ça fera des coupures de moins à faire !

    «Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu’on entend; voilà toute la politique.»
    [Beaumarchais]

  7. On a encore droit à l’opinion éclairée de John Troll!
    Quelle chance!
    Comme celle d’avoir eu un parti conservateur au Québec comme au Canada ces dernières années et on peut aussi compter les années Bouchard parmi celles-là. Avec les désastres qui viennent avec!
    Bien à vous,
    Séparatiste mais non péquiste.

  8. Tant qu’ils n’y aura pas 200, 000 personnes ds la rue pour le scandale du système de santé qui
    gruge 48% du budget québécois, rien ne changera. Manifester pour appuyer les futurs privilégiés de la société ça va mais bouger le petit doigt pour les malades ça c’est trop dur…tout vient de là. Sans oublier notre dette de 253 milliards $$$…En Europe de l’ouest , on attend un maximum de 4 heures à l’urgence!!!et c’est l’exception!
    La république des petits amis qui offre son spectacle à la commission Charbonneau quotidiennement est mûre pour grandir un peu mais ça a l’air qu’on est pas encore tanné d’être tondu en moutons que nous sommes…

  9. Ce que je n’aime pas de ce gouvernement, c’est son glissement vers la droite idéologique. Glissement trop facile à mon goût.

    Cette servilité face au milieu des affaires. Le brayage continuel de l’institut économique du QC financer par on-sait-qui, la chambre de commerce de Montréal, do-droite en général atteint d’une sacro-sainte odeur de sainteté bigote toujours prompte à nous donner des leçons de vie du haut de leur piedestal. Ces milieux économiques toujours prompts à faire des menaces de toutes sortes.

    Incapable de se tenir debout. Je suis déçu.

  10. Quand les federalistes comprendront qu’on a pas l’argent de payer pour deux hypotheques, peut-etre verront-ils enfin la raison et vendront-ils le chalet. 50% de nos impots sont dilapidees pour subventionner un pays qui nous fais plus de tort que de bien. En plus, ils s’obstinent a le garder par nostalgie. Beurk. Arrivez en ville. Tanne de payer pour deux proprietes dont une qui est squattee par des etrangers. Rationalisation vient du mot raison !

  11. Comment se fait il que ce sont toujours les mêmes qui doivent assumer le déficit zéro, comme si les responsables de cette mondialisation étaient que sur les épaules de la classe moyenne et les plus pauvres de la société. Comment se défaire de l’arnaque dans laquelle on nous a enfermé. Est-ce par des querres civiles, par la révolte du 99%, une crise de nerf collective ou je ne sais quoi, mais une chose est certaine on est dû pour une nouvelle révolution. Le gouvernement Marois vise quoi? Quel manque de courage et d’aplaventrisme. Pourtant, avec toute l’information qui circule sur la juste part de tout monde, la vrai juste part, pourquoi ne pas demander au 1% d’y contribuer avec ou sans leur permission. Tout est tout croche dans cette maudite société de lavettes. La colère gronde.

  12. M. Laurin se dit : « Tanné de payer pour deux proprietés »

    Bien oui, une résidence et un chalet. Une qui paie une rente et l’autre paie une pension. Une pour l’armée et l’autre pour la santé, une pour la monnaie et l’autre pour l’éducation etc.

  13. Bonjour,

    Et pourquoi n’a t’on pas le droit de dire que le Parti Québécois a toujours été un parti de conservateurs avec « uniquement un flasher à gauche pour illusionner le péquiste avec sa poignée dans le dos » ? Tout comme faire des économies de bouts de chandelles est du profond conservatisme comme fut cette mesure de 1981 d’abaisser de 20 % TOUS les salaires de la Fonction Publique. Et ça se pense de gauche un péquiste ?????. Voyons donc, mes petits amis !

    Et que pouvons nous entendre encore, soit que le Canada est de trop, que tout est cher en payant en double, que le Canada ne nous aime pas et est un vulgaire profiteur de notre pauvre province, que les Canadiens se moquent de NOUS et nous siphonnent 50 % de nos revenus….. Alors quoi faire avec de tels ( sans coeur et profiteurs )…

    Alors pourquoi depuis 45 ans avoir constamment (fait du zigonnage en parlant de cette association avec trait d UNION avec de tels malfrats et requins qui vous exploitent, vous Autres les nationalistes…… Cessez de faire comme un chihuahua sur un vulgaire mollet en ( zigonnant ) sur une association qui ne veut rien dire avec de tels malfrats et faites donc comme les Courageux Highlanders en parlant ( INDEPENDANCE ) tout court. Vous cesserez ainsi de perdre votre temps et de faire perdre le temps des Autres en cessant tout zigonnage dans le tapis…… Au plaisir, John Bull.

  14. Bien oui M. Beauchemin, M. Aussant ne dit qu’ue seule connerie : Je vais séparer le Québec du Canada, plus rapidement que ne l’aurait fait le PQ.

  15. Mais par contre on va garder le Plan Nord sous un autre nom et subventionner les minières pétrolières (Sagard est dans Charlevoix, à propos).

    Mme Marois est une femme d’affaires, point. Le Québec n’est pas assez rentable pour ses amis. Charest étant hors-jeu c’est elle qui a rondelle maintenant. Avec le niveau de corruption qu’il y a au Québec, je ne fais plus confiance à personne. Et on a la preuve depuis la semaine dernière que le PQ est touché aussi.

    Tous les anciens premiers ministres du Québec encore vivants sauf Landry et Parizeau travaillent pour le 1%, le capitalisme et le pétrole. Marois comprise. Quelle différence, me faire voler en anglais ou en français?

    Et Aussant est un ancien banquier londonien.

  16. Il n’y a pas qu’à Ottawa que l’on pratique le déficit zéro à tout prix.

    Dogmatisme, quand tu nous tiens.

    Un petit peu de John Maynard Keynes serait tout indiqué. Mais il est vrai qu’il a perdu la cote cet empêcheur de danser en rond. Oser avoir raison contre tous. Quel audace!

  17. à l’évidence, Mme Marois (le PQ) a de profondes convictions conservatrices (de droite), surtout en matière fiscale. Le PQ n’en est pas à une contradiction près…

    Au fait, au delà des Lesage et Lévesque, les racines du PQ ne résiraient-elles pas dans la défunte Union Nationale (union du Parti conservateur du Québec et de l’Action lbérale nationale, deux partis autonomistes francophones)?

  18. Pauline est ou t-a casserole.Pourquoi tous nos gouverneux on peur d’aller chercher l’argent ou il est réellement. A tous les trimestres nos grands banqiers nous sortent des chiffres exorbitants malgré la crise financiére qui ébranle la planéte et s’empressent de transférer cela dans des paradis fiscaux a l’abri,trouver l’erreur.

  19. A la dernière élection j’ai voté pour les parti le moins « pire « des trois grands partis question de ne pas trop diviser le vote et faire passer le parti de la corruption de John James Charest , le parti qu’affectionne les « John Bull « de ce blogue justement !

    Par contre je savais qu’en votant pour le PQ de Pauline Marois je risquais de voter pour une femme qui a beaucoup d affections pour le Grand Narcissique Conservateur qu’est Lucien Bouchard et dont beaucoup de péquistes plus autonomistes que souverainistes partagent la même admiration. Celui qui a tassé le PQ a droite et qui s’est poussé comme un voleur après avoir pratiquement « scrapé « le parti et les systèmes de santé et d’éducation du Québec continue de d’influencer nos « autonomistes « du PQ , ces personnes qui ont aidés les démissionnaires Curzi , Lapointe , Beaudoin et Aussant a poser un geste radical pour se distancer de ces « adéquistes « péquistes .

    J’ai voté PQ pour deux raisons. La première étant qu’en votant pour un petit parti la division du vote allait favoriser le parti de la corruption libéral et aussi en croyant que l’ équipe derrière la chef des « autonomistes péquistes « pourrait influencer un peu plus les gestes parfois irréfléchis et irresponsables de Pauline Marois pour qui le rôle de PM est ce qu’elle convoitait de façon obsessive depuis le départ de Bernard Landry ! Le dernier voyage en Écosse, une nation beaucoup plus francophobe que francophile, nous donne une preuve évidente du manque de jugement de notre PM.

    Je voterais (malheureusement) encore une fois pour le PQ si la « conjoncture « serait semblable a la dernière élection mais je le ferais hélas avec un pince-nez sur le nez comme beaucoup de québécois qui votent libéral le font depuis les dix dernières années. En espérant que l’ON grandisse et devienne un parti majeur.

  20. M. Landry travaille pour le un %.

    Il a refusé que l’on nationalise les éoliennes et il est en faveur de l’exploitation du pétrole de schiste en Gapésie. Au diable l’eau potable. Le pétrole, ça rapporte…

    Voilà M. Landry, ce fier héritier spirituel de M. Lévesque, dit-il lui-même. Mon oeil!

    M. Landry n’est pas dans notre camp.

  21. Il tombe sous le sens qu’en ayant un seul premier ministre, un seul conseil des ministres, une seule députation, plus de sénat, plus de gouverneur général, un seul rapport d’impôt des dizaines de millions de dollars seraient épargnés avec l’indépendance du Québec.

    Mais plus encore en ayant une seule fonction publique, des sommes colossales pourraient être sauvées. Pourquoi financer deux ministères de la Santé, de l’Environnement, des Ressources naturelles, des Transports etc? Certes les fonctionnaires des deux gouvernements ne traitent pas tous des mêmes dossiers. Il y a quand même plusieurs chevauchements et doublons qui pourraient être évités.

    À cet égard, le livre Un gouvernement de trop de Stéphane Gobeil est très explicite. Là on peut trouver des économies avec l’indépendance du Québec qui ne sont pas des économies de bouts de chandelle.

  22. D’accord avec toi Josée, des économies de bouts de chandelles,
    j’espère qu’ils vont réajuster le tir, et surtout entendre les gens.
    Peut -être qu’ils pourraient aller chercher chez la mafia et les fonctionnaires voleurs, incluants la Beauchamp (qui fait pitié ces temps -ci) la normandeau, bibeau, trépaniers, ,,,, suite des sous pour la recherche.

  23. Aussi Mme Legault pourquoi on n’a pas la chance de vous avoir au gouvernement , vous seriez tellement appréciée, vous êtes une des journalistes qui a toujours une bonne logique, en passant j’ai toujours penser que vous étiez une journaliste intègre. Contrairement a tous ceux qui recherche le sensasionnalisme.
    J’aimerais tellement pouvoir m’exprimer mieux avec des bons mots , mais avec une 6 ième année que voulez vous. Au moins on peut vous lire Merci

  24. Nous sommes en situation de stagflation avec un lourd penchant vers la récession.
    Et si la bulle immobilière canadienne éclate, la récession sera assurée.
    Selon les experts, un trop grand resserrement de la ceinture peut avoir des effets contraires à ceux poursuivis.
    La réduction des déficits budgétaires imposent une pression baissière sur les salaires comme sur les bénéfices. Les économies se contractent et les rentrées fiscales diminuent. Si bien que le poids de la dette, qui est un ratio entre la dette accumulée et le PIB, va continuer d’augmenter, ce qui exigera de nouvelles coupes budgétaires et met en place un cercle vicieux.
    Et comme toujours c’est le contribuable moyen qui écope. Toujours le même.

  25. Quelques-uns des commentateurs expriment le désir de connaître les vues de JM Aussant sur l’économie.
    Tant et aussi longtemps que Mme Marois sera à la tête du PQ, Jean-Martin Aussant n’aura aucune tribune vraiment valable pour étaler ses vues.
    Mme Marois n’a pas voulu de JM Aussant aux débats des chefs.
    Mme Marois n’a pas voulu de JM Aussant au sommet sur l’enseignement supérieur.
    Mme Marois, comme Charest, Bouchard,Sarkozy, visite Sagard. L’hôte de Sagard n’invite personne pour rien.
    Et Mme Marois sait que JM Aussant, comme Jacques Parizeau, ne craindra pas d’interpeler le maître de Sagard.
    À date, seul Parizeau a osé le faire et on lui a enfoncé les votes ethniques dans la gorge.

  26. Il faudra laisser la commission Charbonneau faire le ménage, selon moi toute l’année 2013 j’espère. Une chose est sûre, JM Aussant sait compter, et a des convictions, dommage qu’il n’ait pas d’équipe pour occuper le pouvoir car moi je voterais pour lui.

  27. Serge Gingras, le Keynésianisme prône aussi un retour à l’équilibre lorsque les choses vont mieux… genre le déficit zéro sur la durée d’un cycle économique…

  28. @ Denis Drouin (# 6):

    « Faire des coupures budgétaires c’est la solution de facilité. Le ministre arrive à son bureau et décrète : on coupe de 10 %. Et voilà le travail est fait. Puis, on gère les crises au fur et à mesure qu’elles se présentent. » (sic)

    Est bonne celle-là… Si elle est si facile cette solution, pourquoi n’est-elle pas largement pratiquée par tous les gouvernements comme le suggèrent les Libertariens? Hein?

    La VRAIE facilité est plutôt « d’augmenter les revenus et les rpogrammes » (et les fonfons qui vont avec!) des gouvernements et c’est cette « solution » qu’ils ont utilisé à profusion depuis des dizaines d’années (i.e.: AUGMENTER les taxes des consommateurs, les impôts de ceux qui travaillent, les redevances de ceux qui créent de la richesse et les frais d’utilisation des services…).

    Le preuve que votre « solution facile » n’est jamais utilisée? Allez voir le nombre de fonfons qui a constamment AUGMENTÉ depuis des lustres.

    Pour ce qui est des avantages de 30% de la réduction de la valeur des contrats publics que vous croyez que nous recevrons, n’y comptez pas. Vous rêvez. On n’est pas dans le privé ici où la logique doit être respectée.

    On est dans le domaine public!!!

    Nos politiciens et nos fonfons trouveront bien d’autres programmes sociaux où gaspiller cet argent; d’ailleurs, depuis que le gouvernement Charest a créé les différents organismes d’enquête, personne n’a vu, au Québec, SA FACTURE DE TAXES ET D’IMPÔTS dimunuer!

    Plutôt le contraire.

    Les gouvernements qui se sont VRAIMENT attaqués aux dépenses sont une denrée très…très rare parce que ça prend du courage politique et la capacité de dire NON.

  29. C’est quand même pas nos chercheurs, si brillants soient-ils, qui vont trouver des remèdes pour le cancer avec 10 millions de dollars!
    Faudrait arrêter de charrier.
    Chaque fois que le gouvernement veut couper quelque part, les lobbies se mettent en marche. Plus ils sont scolarisés, plus ils sont près des médias, plus ils font du bruit.

  30. Je retiens de votre analyse que le PQ répète l’erreur de 1996 et que la santé n’est pas sa tasse de thé. Cette compression fera en sorte que les équipes de chercheurs seront revues à la baisse, donc un exode possible vers d’autres cieux. À la défense du PLQ, eux envisageait le déficit zéro mais en indexant les frais de scolarité, de garderies, la taxe santé etc. Ce sont des $$$ précieux dont le PQ se prive, alors on coupe. Cette coupe dans le budget des chercheurs n’aurait certes pas eu lieu sous le règne du PLQ. De plus, le PQ sous la gouverne de madame Marois risque de connaître un sort semblable au BLOC. J’ai peu d’espoir car le sommet sur l’éducation avec les nouvelles révélations de la FEUQ risque de se solder par un échec sans parler du secteur de l’énergie surtout depuis la sortie du PLQ et celle de Bernard Landry aujourd’hui le 3 février après la douche froide écossaise. Pas mal de pain sur la planche.

  31. Quel délire ? Les coupes de 1996 sous Bouchard résultaient des coupures draconiennes du fédéral dans son budget et ainsi répercutées sur ceux de la province. Ce fut une période difficile pour nos portefeuilles mis à contribution. Il y a des pingres qui croient qu’il faut faire payer la recherche et l’innovation aux jeunes familles avec enfant et les étudiants. L’avenir pour le Québec repose sur les étudiants actuels et les enfants d’aujourd’hui. La recherche profite aux entreprises qui utilisent à leur profit les résultats de la recherche. Ils se les approprient afin d’innover dans leurs secteurs d’activité. Ne serais-ce pas à eux d’investir une partie de leurs profits en recherche? Les gens responsables dépensent à la mesure de leurs revenus. Vous feriez bien de mettre de côté cette idée surréaliste en 2013 que la croissance future nous permettrait de s’endetter maintenant et de payer plus tard. Nos gouvernants ont des choix à faire et doivent avoir le courage de la faire pour le bien des citoyens. Créer de la dette c’est de l’irresponsabilité car ça nous assujettit à un avenir en faillite.

  32. La gouvernance souverainiste de Pauline Marois !

    S’ écraser devant Harper face au scandale de la réforme de l’assurance -chomage .

    S’écraser devant le lobby des riches et de leurs porteux de valises lors du volte face du gouvernement Marois concernant l’indexation de l’impôt des mieux nantis et la contribution citoyenne au système de santé !

    S’écraser devant les communautés anglophones et allophones concernant la loi 101 dans les CEGEP !

    S’ écraser devant les Lulu Bouchard et autres prédateurs de nos richesses naturelles et congédier le ministre Breton tout en marchant continuellement sur des oeufs concernant les redevances minières et l’industrie du gaz de schiste ! Et Bernard Landry , un autre ami de Lulu Bouchard , qui s’en mêle !

    Le voyage r-i-d-i-c-u-l-e de Pauline en Écosse alors que la majorité des écossais du Québec sont francophobes et fédéralistes a l’échelle 10 .

    Depuis le début de ce gouvernement l’ombre de Lucien Bouchard plane au dessus de la tête de Pauline Marois . Et un Lucien Bouchard , grand ami de Paul Desmarais , qui influence les décideurs du Québec ce n’est pas une très bonne nouvelle pour le Québec mais une excellente pour le Canada !

  33. Il y a deux choix: 1- Se serrer la ceinture 2- Payer avec la carte de crédit et rembourser plus tard avec les intérêts accumulés. Mon choix serait la première option bien que je ne sois pas péquistes.

  34. À toutes les fois qu’un gouvernement(municipal, provincial, fédéral) essaie de balancer les livres, il y a de la douleur. On ne peut pas vivre à crédit pour toujours et dans certain cas, si les livres ne sont pas balancés, les créanciers peuvent changer les taux d’intérest et on se retrouve avec encore plus de dettes.

  35. Comme si le gouvernement de Mme Marois pense réellement créer des conditions gagnantes.. Réussir là où M. Bouchard n’a pas été capable de justement de démontrer l’efficacité de ces mesures de coupures draconiennes.

    J’ajouterais à votre texte que les milieux financiers imposent une prime dite de  »stabilité »au gouvernement du PQ. Je ne crois que l’ancien gouvernement libéral a payé pour toutes ces années de dépense folles et sans contrôle.

    Suite à l’application de ces mesures, le Québec retrouve une marge de manoeuvre qui fait bien l’affaire du PLQ. Lorsqu’il reprend le pouvoir,il peut dépenser allègrement sans que personne vienne lui taper sur les doigts.

    Comme quoi le PQ paye cher tout en espérant que le peuple appréciera ce règne de restriction à tous azimuths, ce que je doute..Le PQ devrait regarder un peu notre histoire récente et certainement qu’il aurait avantage à comprendre la dynamique autour de cette question.

    Aussi il peut regarder qui a la meilleur stratégie pour garder bien vivante la question constitutionnelle. Au silence ou aux courbettes à M.Harper, j’aimerais mieux revivre un beau risque.

  36. Tout au long de la dernière campagne électorale, j’ai trouvé que le PQ mentait effrontément à la population avec leur programme improvisé et leurs promesses irréalistes – on en voit le résultat avec leurs pirouettes à répétition.

  37. Une fois de plus , un article ne faisant que répéter des banalités démagogiques. Si Madame Josée Legault peut être félicitée pour son style, elle ne peut pas l’être pour le fond. Dommage.