Charte des valeurs québécoises : la sortie de secours

Le gouvernement Marois n’a soumis au jugement des Québécois aucune démonstration factuelle et objective de la nécessité d’interdire les signes religieux.

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Catégorie «incroyable, mais vrai»: un des dessins produits par le gouvernement pour illuster les signes religieux «ostentatoires» vs «discrets»

Catégorie «incroyable, mais vrai»: un des dessins produits par le gouvernement pour illustrer les signes «ostentatoires» et non «ostentatoires»

La proposition officielle d’une Charte des valeurs québécoises est une réplique parfaite des fuites médiatiques des dernières semaines. Ce qui confirme, pour ceux qui en doutaient encore, qu’elles étaient savamment orchestrées par le gouvernement lui-même.

Le ministre Bernard Drainville propose donc, comme on s’y attendait, une Charte à deux volets et à deux vitesses.

Un premier volet suggère une série de balises pour gérer les demandes d’accommodements religieux dans les institutions publiques. (Pour le détail complexe, voir le nouveau site gouvernemental dédié au www.nosvaleurs.gouv.qc.ca)

Malgré quelques bémols, cette initiative fait consensus au Québec. Le gouvernement Charest ayant refusé d’agir sur ce terrain après la commission Bouchard-Taylor, même les administrateurs publics le réclament depuis des années. Non pas – contrairement à ce que dit le ministre -, parce qu’il y a «crise» ou que la «paix sociale» serait menacée, mais parce que sans balises uniformisées, plusieurs cas documentés ont démontré la difficulté réelle à gérer ces demandes au cas par cas.

La Tour de Babel

Le ver dans la pomme, on le trouve dans le second volet de la proposition du ministre Drainville. Comme les fuites l’avaient annoncé, il met au jeu une interdiction élargie du port de signes religieux dans la fonction publique et parapublique. Y compris au municipal. Le tout à géométrie extrêmement variable. Ainsi, les conseils d’administration de certains organismes ou institutions pourraient faire une demande de «retrait» renouvelable aux cinq ans.

Nul doute qu’un tel régime accoucherait d’une véritable Tour de Babel. Une fonction publique fractionnée entre employés ayant «droit» de porter un signe religieux et employés à qui on le refuserait. Une ou un fonctionnaire aurait le «droit» de porter un signe religieux à un endroit, mais pas à un autre. Les élus, provinciaux et municipaux, eux, seraient exemptés de toute interdiction. Tant qu’à pratiquer l’arbitraire, aussi bien se réserver la moindre contrainte pour soi-même, n’est-ce pas?…

Les exemples de combinaisons possibles, plus farfelues et discriminatoires les unes que les autres, ne manqueront sûrement pas dans ce supposé «débat». Dans la fonction publique et parapublique – dépendant de la géométrie variable du moment – une infirmière se verrait interdire son hijab ici, mais pas là. Un musulman portant la barbe pour signifier sa foi, lui, la conserverait ici ET là.

Par contre, lance le ministre dans son infinie bonté, de petits bijoux discrets en forme de croix, d’étoile de David ou de croissant musulman – du genre bagues, boucles d’oreilles ou petits pendentifs -, seraient permis. Un vrai Klondike pour les bijoutiers faisant dans le religieux /sic/. Absurde, en effet.

L’archiviste travaillant dans un hôpital qui ne se serait pas prévalu de son «droit de retrait» se verrait quant à elle «invitée» à retirer la croix qu’elle porte au cou si jugée, par on ne sait trop qui, trop «ostentatoire». Pendant ce temps, les crucifix seraient conservés sur les mêmes murs du même hôpital pour des raisons «patrimoniales». Kafka, rencontrez les Monty Python…

Après tout, si c’est bon pour le crucifix de l’Assemblée nationale, ce le serait sûrement pour ceux des murs d’hôpitaux.

Bref, l’incohérence et l’absurde s’ajouteraient à l’arbitraire. Bravo pour votre beau programme.

Tout ça pour ça?

Au-delà des exemples sans fin, ce qui fait le plus problème n’est pas anodin. Pour justifier une interdiction aussi élargie qu’arbitraire du port de signes religieux, le gouvernement Marois se devait de démontrer aux Québecois l’existence documentée d’un problème commandant une telle politique.

Le fardeau de la preuve reposait sur ses épaules.

En annonçant sa proposition, il devait faire la preuve que le port de signes religieux par une minorité d’employés de l’État menacerait la neutralité religieuse de l’État. Et il devait prouver qu’il la menacerait de manière à exiger le «remède» de cheval qu’il propose.

Or, il ne l’a pas fait.

Ce manquement est grave parce que bien au-delà des débats entre laïcité dite «ouverte» et «fermée», entre «multiculturalistes» et «interculturalistes» ou entre juristes «pro-Charte des droits canadienne» et «pro-Charte québécoise des droits de la personne», la première question à mériter réponse est précisément celle-là:

Le port de signes religieux par une minorité d’employés de l’État met-il ou non en danger la neutralité religieuse de l’État, l’égalité homme-femme et le vouloir-vivre ensemble québécois?

À cette question fondamentale, le gouvernement n’offre aucune réponse autre que de parler de «perceptions» et d’«impressions». Or, on ne base pas des politiques publiques sur des «impressions».

Le gouvernement se devait aussi de faire la preuve que le port d’un signe religieux par un employé de l’État viserait en fait, dixit le ministre, à «envoyer un message religieux» tout en risquant de miner sa «crédibilité» dans l’exercice de ses fonctions et de verser dans le «prosélytisme» religieux. Ses mots sont tout de même lourds de sens.

Il ne l’a pas fait. Silence radio.

À l’opposé, en 1977,  le gouvernement Lévesque livrait aux Québécois une démonstration étayée de la nécessité, voire de l’urgence, d’une véritable Charte de la langue française assortie de plusieurs mesures coercitives. Voir ici. Sa politique diviserait nécessairement les Québécois francophones, anglophones et allophones, mais elle était nécessaire.

Et pourtant, pour sa Charte des «valeurs» qu’il présente comme étant la «loi 101» des valeurs, le gouvernement Marois n’a soumis au jugement des Québécois aucune démonstration factuelle et objective de la nécessité d’interdire les signes religieux.

Il ne l’a pas fait pour deux raisons. Primo: parce que cette preuve n’existe pas. Secundo: parce que surfant sur une position déjà populaire dans les sondages, il ne sent aucunement le besoin de prouver la nécessité objective de sa proposition.

Le ministre Drainville reconnaît même n’avoir aucune idée du nombre d’employés qui seraient visés par cette interdiction.

De toute évidence, le gouvernement n’a pas fait ses devoirs et c’est bien volontaire de sa part.

La bouée électorale

Sa motivation première saute aux yeux. Cette proposition populaire d’interdire le port des signes religieux dans les institutions publiques est une bouée électorale souhaitée pour le gouvernement Marois. J’en expliquais ici les raisons.

J’y rappelais aussi le petit côté «déjà vu» de cette stratégie. Reprise en 2012 sous forme d’engagement électoral – quoique la plateforme promettait une Charte de la laïcité et non de «valeurs québécoises -, l’idée date en fait de 2007:

«En 2007, la situation pour le Parti québécois était bien pire encore. Il croupissait à l’Assemblée nationale au rang de 3e parti depuis l’élection du 27 mars sous la direction d’André Boisclair. Le PQ n’avait récolté que 28% des voix alors que l’ADQ de Mario Dumont lui ravissait le statut d’opposition officielle.

Après la démission attendue de M. Boisclair, Mme Marois lui succédait en juin et opérait un double choix stratégique important:

1) La mise de côté de tout échéancier ou engagement référendaire dans l’éventualité d’un retour au pouvoir.

2) En lieu et place, le PQ adoptait un positionnement moins pro-actif sur la souveraineté, mais plus nationaliste.

Sa recette : se présenter à l’électorat francophone comme l’ultime défenseur de l’identité québécoise. Au PQ, c’était l’heure du grand retour du vocable «Nous» comme leitmotiv – un Nous avec un N majuscule…»

Si sa Charte des «valeurs» ne faisait pas à nouveau office de bouée électorale, le gouvernement Marois – minoritaire qu’il est -, se serait contenté d’un encadrement nécessaire des demandes d’accommodements religieux. Ce qui, considérant l’inaction crasse de Jean Charest dans ce domaine, contribuerait nettement plus et mieux au «vouloir-vivre ensemble» québécois.

Or, en allant aussi sur le terrain miné des signes religieux à quelques mois d’une possible élection générale – tout en le faisant à géométrie variable pour bien épaissir la sauce identitaire -, le gouvernement sait que sa proposition, telle que présentée, ne sera jamais adoptée d’ici-là.

En fait, c’est peut-être même ce qu’il souhaite.

Il pourrait ainsi se présenter à la prochaine campagne électorale comme le seul parti capable de «livrer» cette marchandise populaire. A la condition, bien sûr, que les électeurs lui donnent une majorité de sièges.

Entre temps, il n’épargnera aucun effort dans ce sens. Sa campagne publicitaire à elle seule coûtera 1,9 millions de dollars en fonds publics.

Quant au ministre Drainville, son jupon électoraliste dépasse jusqu’aux chevilles lorsqu’il appelle directement les Québécois à se «mettre au téléphone» pour convaincre les députés récalcitrants. Donc, les libéraux, les caquistes et les deux élus de Québec solidaire…

Scinder ou ne pas scinder?

En fait, même s’il venait à scinder son éventuel projet de loi en deux projets distincts – un sur les demandes d’accommodements et un autre sur les signes religieux -, ça ne changerait rien à sa stratégie globale.

Le volet «signes religieux» dans sa mouture actuelle étant promis à un enterrement de premier ordre à l’Assemblée nationale, il lui servirait tout autant de grand thème électoral. Pas le seul, mais bougrement important.

Pour le dessert, le gouvernement servirait aux Québécois une brochette de hauts-cris prévisibles poussés en choeur par les partis fédéraux. Le tout, accompagnée de son coulis d’éditoriaux hystériques et tout aussi prévisibles traitant le Québec dans son entier de xénophobe et de raciste.

Au digestif, il se présenterait enfin aux électeurs comme le grand défenseur de l’identité québécoise. Le seul capable de résister à ces hordes de négationnistes des «valeurs» québécoises.

Bref, pour le gouvernement péquiste, c’est «gagnant-gagnant». Du moins, c’est son plan de match souhaité.

Pour quelques votes de plus

Au-delà de l’habilité tactique indéniable, il y aura toutefois un prix à payer pour cette poignée de votes en plus pour le Parti québécois.

Le débat sera acrimonieux. Parce que le gouvernement n’a livré aucune preuve de la nécessité de l’interdiction du port de signes religieux, l’opinion se scindera en deux blocs monolithiques : un pour et un contre.

L’électorat ne sera pas autant «divisé» qu’il sera polarisé.

Comme je l’avançais ici, avec l’interdiction des signes religieux, le Parti québécois semble avoir trouvé sa propre «politique de division» électoraliste – son «wedge politics issue», comme disent les Anglais :

«Rappelons que le «wedge politics» – ou stratégie de division – est un grand classique bien connu des analystes et des stratèges politiques. (..) La «politique de la division», c’est tenir une position inflexible sur un sujet fort et contentieux qui divise et polarise l’opinion publique; qui oppose le parti la défendant à celle des partis adversaires; et, enfin, qui l’aide à consolider sa propre base. (…) cette stratégie, lorsque utilisée, l’est souvent par un parti quand une élection se pointe à l’horizon et qu’elle se promet d’être une lutte serrée.»

S’il est vrai que Stephen Harper est un virtuose de la politique de division, au Québec, Jean Charest l’aura aussi pratiquée avec brio. Exemple: en s’entêtant à refuser de régler de manière honorable la question des droits de scolarité, Jean Charest avait choisi sciemment d’alimenter la crise.

En 2012 – non sans hasard, une année électorale – sa confrontation ouverte avec un mouvement étudiant que son gouvernement libéral associait volontairement et à répétition à la «violence et l’intimidation» – aura polarisé l’opinion publique à l’extrême.

Ajoutant une solide dose de provocation, il poussait même l’enveloppe jusqu’à adopter une loi «spéciale» limitant les libertés fondamentales d’association et de réunion pacifique.

Le résultat fut à l’avenant. Un bloc de Québécois croyait que ces «enfants gâtés» menaçaient la paix sociale. L’autre était persuadé que l’accessibilité aux études supérieures était menacée comme jamais.

Dans les médias sociaux, la polarisation menait à une véritable guerre de tranchées entre carrés «verts» et «rouges». Quand les médias sociaux s’enflamment autant, que les partis politiques y envoient leurs mercenaires en grand nombre et que les attaques personnelles pleuvent, ça sent le «wedge politics» à plein nez.

C’est ce qui s’est passé lors du Printemps étudiant et non par hasard, c’est ce qui se passe depuis les premières fuites sur la Charte des valeurs.

Alors que le ministre Drainville dit souhaiter un débat serein et respectueux, son pugnace collègue de l’Environnement postait ce message contraire sur son fil twitter quelques heures à peine après sa conférence de presse: «Intéressant de voir des personnalités publiques sacrifier tant de leur capital de confiance à la démagogie pour faire obstacle à la charte.» Pas très édifiant pour un ministre.

Dans ce type d’enjeu aussi polarisé que polarisant, on ne s’en sort pas, pour certains, le monde devient instantanément noir et blanc. Les méchants d’un côté et les bons, de l’autre. Tout dépend, bien entendu, de la perspective…

En 2012, le PLQ n’hésita aucunement à se livrer à ce sport prisé du «wedge politics» en instrumentalisant la grève étudiante à des fins électoralistes. La stratégie fut d’ailleurs d’une efficacité redoutable. Se présentant comme le gardien de« la loi et l’ordre», Jean Charest livrerait à son parti une défaite remarquablement honorable dans les circonstances.

Malgré trois mandats et neuf longues années au pouvoir – sans compter les allégations de corruption – le PLQ récolterait 31,20% des voix contre les 31,95% du PQ. Et ce, avec un taux de participation élevé de 75%.

La «wedge politics» de Jean Charest n’aura certes pas livré un quatrième mandat aux libéraux. À l’impossible, nul n’est tenu. Mais en martelant à satiété son message polarisant à la mythique «majorité silencieuse», l’ex-chef libéral aura contribué à priver le PQ d’une majorité. Le prix à payer pour la société québécoise, quant à lui, fut élevé.

À entendre aujourd’hui le ministre Drainville implorer les Québécois d’appeler les députés opposés à sa proposition pour leur dire leur désaccord, on dirait bien que la même «majorité silencieuse» reprend du service…

Et l’option souverainiste dans tout ça?

Avec son virage identitaire enclenché en 2007, le Parti québécois trouvait en fait une nouvelle sortie de secours. Son option, encore une fois, devenant accessoire.

Après les fameuses «conditions gagnantes» que Lucien Bouchard, une fois premier ministre, ne semblait jamais voir ou vouloir utiliser pour faire avancer l’option souverainiste, le PQ troquait l’avancement de son option pour un positionnement nationaliste/identitaire. Du genre ADQ +.

En 2011, de sérieuses inquiétudes s’exprimèrent au sein du mouvement souverainiste à la faveur d’une crise majeure au PQ. Le premier signe en fut la démission des députés Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant et Louise Beaudoin. Sans compter le divorce politique fracassant entre Jacques Parizeau et Pauline Marois.

À l’été 2011, la création du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) scellait le tout. Dans leur manifeste fondateur, ces souverainistes qualifiaient carrément le PQ de parti «usé» et «confus».

Déjà, il voyaient la tentative du PQ de «réveiller» le sentiment identitaire – au lieu de plancher sur l’avancement positif de son option -, comme une chasse puérile aux conflits. Et surtout, comme «un excellent moyen de détourner la population du projet souverainiste».

En effet, non seulement ce virage divisait déjà les souverainistes entre eux – ce que le projet du ministre Drainville réussit encore à merveille -, il risquait aussi d’éloigner encore plus les communautés culturelles du projet souverainiste.

Pour quelques votes de plus à l’élection, combien cette Charte finira-t-elle par coûter à une option souverainiste déjà vacillante? Le temps saura bien le dire. Le risque, par contre, est réel.

Le PQ semble même préférer sa Charte des valeurs à la nécessité, bien plus réelle que d’interdire des signes religieux, d’augmenter considérablement les ressources humaines et financières pour l’intégration linguistique des nouveaux arrivants. Cette mesure serait pourtant nettement plus efficace pour le «vouloir-vivre» ensemble québécois.

Un voyant jaune oublié

En fait, cette inquiétude au sein même du mouvement souverainiste s’exprimait dès 2007,  au moment du virage identitaire du Parti québécois.

Déjà, le PQ proposait une fonction publique et parapublique «exempte de tout symbole religieux, obligeant les employés de l’État à laisser leur turban, kippa ou hidjab sur le pas de la porte des écoles, hôpitaux, centres de la petite enfance et autres ministères».

L’idée provoquerait cette réaction sentie sous forme d’une lettre ouverte dans les pages du Devoir:

«Nous (…) croyons qu’il est important que le Québec puisse débattre sur les fondements de son identité. (…) Ce débat, nous en sommes convaincus, fera valoir la nécessité pour le Québec de devenir un pays, soit, par conséquent, de réaliser la souveraineté. Cependant, c’est avec inquiétude que nous constatons la dérive du débat sur les accommodements raisonnables. (…)

La question de l’identité québécoise resurgit sous la forme d’un nationalisme identitaire et populiste qui monopolise l’ensemble du débat. Ce type de repli identitaire présente une vision de l’identité nationale qui exige de tous des valeurs et un comportement uniformes. (…)

L’immigrant est présenté comme la principale source de demande d’accommodements, de surcroît pour des motifs religieux. Pourtant, la réalité est tout autre. (…)

Nous tenons à dénoncer l’intolérance, voire l’intégrisme, du discours ambiant. Car la laïcité et les valeurs québécoises sont instrumentalisées, sinon pour éliminer, du moins pour diluer la diversité. (…)

On veut imposer aux employés de l’État une tenue vestimentaire exempte de tout symbole religieux. (…)

Nos libertés de conscience, de religion et de culte sont garanties par les institutions démocratiques et représentatives encadrées par la Charte québécoise des droits et libertés. Elles le sont pour tous, pas seulement pour la seule majorité catholique.

Oui à la laïcité, non à l’ostracisme. (…)

Le mouvement souverainiste devrait être le premier à rejeter le projet rétrograde et irréaliste d’un mode de vie autarcique des Québécois. Ne pas le faire nuirait à tous les efforts des dernières années pour rejoindre les Québécois issus de l’immigration. De plus, cela reviendrait à passer à côté des vrais dangers pour la culture québécoise: le cadre fédéral et la mondialisation marchande et anglicisante.

À trop associer à l’immigration les craintes légitimes de pertes sur le plan culturel, les Québécois risquent encore une fois de manquer le vrai pouvoir: la souveraineté. (…)»

Or, qui signaient cette lettre? De dangereux multiculturalistes? Des interculturalistes confus? Des radicaux de la religiosité? Des serviteurs d’intégristes religieux? Des colonisés invertébrés? Eh non. Les signataires étaient membres du Groupe d’action politique des Québécois issus de l’immigration du Parti québécois…

Le patrimoine de chez-nous

Dans l’incohérence et l’arbitraire inhérents au volet «signes religieux» de la «proposition» Drainville, on ne saurait ignorer non plus le «cas» du crucifix de l’Assemblée nationale.

Invitant au débat et jurant la main sur le cœur que cette interdiction de signes religieux «ostentatoires» vise à protéger la neutralité religieuse de l’État, Bernard Drainville n’hésite pourtant pas à refermer le même débat du moment où il est question de ce crucifix. Pourquoi? Parce qu’il serait un objet «patrimonial» et non religieux. La belle affaire.

En fait, comme je persiste à le rappeler depuis des années déjà, ce crucifix n’a rien de patrimonial.

Il fut installé au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale en 1936 par le régime ultraconservateur de Maurice Duplessis. Son but: symboliser l’alliance politique du haut-clergé catholique et de l’Union nationale. Sa présence au cœur même du siège de la démocratie québécoise, c’est l’antithèse d’une véritable neutralité religieuse de l’État.

Pis encore, ce redoutable duo Duplessis-clergé s’opposait également becs et ongles au droit de vote pour les femmes. Qu’on le laisse trôner ainsi tout en prétendant défendre la neutralité religieuse de l’État et l’égalité hommes-femmes, c’est de l’imposture politique et intellectuelle.

Décevant de voir le gouvernement se réclamer de l’exemple français de laïcité – alors que le contexte est tout autre -, mais sans jamais mentionner qu’aucun crucifix ne trône au centre de l’Assemblée nationale française.

L’impression laissée par le gouvernement est que sous le prétexte d’être dorénavant baptisée «patrimoniale», la religion catholique aurait préséance au Québec dans cette pseudo neutralité religieuse de l’État.

Soit dit en passant, comment une religion organisée, richissime et discriminatoire envers la moitié de l’humanité comme la plupart des autres religions organisées, peut-elle être sacrée tout à coup «patrimoniale» par des pouvoirs politiques?

Serait-ce tourner le dos au passé, comme le prétend le ministre, que de refuser cette «catho-laïcité»?  Ou ne serait-ce pas plutôt adopter une neutralité cohérente sans renier un passé dont la place est dans les cours d’histoire, de science politique et de sociologie?

Le chapelet de l’identité

Noyer les balises essentielles pour mieux gérer les demandes d’accommodements religieux dans une vase incohérente et arbitraire d’une interdiction de signes religieux dont la nécessité objective n’est aucunement prouvée est certes une stratégie électoraliste habile. Du moins, à court terme.

Le prix à payer par le Québec, par contre, n’en vaut pas la chandelle.

Ni pour les Québécois, dont l’opinion polarisée deviendra un pion électoral pour les uns et les autres.

Ni pour les intellectuels dont les sorties pourtant articulées sont de plus en plus ridiculisées dans les médias sociaux du moment où ils s’opposent en tout ou partiellement à cette Charte des valeurs.

Ni pour la grande région de Montréal. Elle n’avait vraiment pas besoin de ça à l’aube d’une campagne électorale cruciale pour elle.

Ni pour des régions que l’on tentera souvent à tort d’opposer à Montréal dans un dossier aussi sensible.

Ni pour une fonction publique à laquelle tous les gouvernements souhaitent depuis des décennies qu’elle devienne encore plus représentative de la mixité socio-démographique croissante du Québec.

Ni pour un mouvement souverainiste déjà fragile et divisé,  lequel risque fort d’en sortir d’autant plus affaibli et écartelé.

À force de voir le PQ se chercher des sorties de secours depuis le dernier référendum pour éviter de travailler à l’avancement positif de son option, d’aucuns commenceront à se demander si la chose l’intéresse encore.

À force de lâcher la proie de son projet politique pour l’ombre d’une victoire électorale rêvée, d’aucuns finiront aussi par conclure qu’en bout de piste, le pouvoir pour le pouvoir est peut-être devenu ce qui l’intéresse le plus.

Si, dans les années suivant le référendum de 1995, les «grands esprits» sûrs d’eux-mêmes derrière la Charte des valeurs avaient mis ne serait-ce qu’une fraction de leur habilité stratégique au service de l’option de leur parti, le Québec serait peut-être un pays depuis longtemps… Mais ça, c’est une autre histoire…

***

Enfin, il importe de noter que la motivation du gouvernement est essentiellement électoraliste et non pas xénophobe. Il n’y a pas de Front national version québécoise dans notre parlement. Qui plus est, selon certains sondages, l’«opinion publique» au Canada anglais serait également divisée sur ces sujets sensibles.

Au Québec, par contre, la question se pose autrement.

La «proposition» d’une interdiction à géométrie variable des signes religieux pour régler un «problème» que le gouvernement refuse de démontrer, aura-t-elle malgré tout l’effet d’alimenter un sentiment d’exclusion au sein de certaines communautés québécoises?

Bref, sans que sa motivation ne soit xénophobe, son annonce risque-t-elle toutefois de produire le même effet?

Y aura-t-il dommages collatéraux sur ce plan majeur du même «vouloir-vivre» ensemble?

La ligue des droits et libertés exprime déjà cette inquiétude. En cela, elle ne sera ni la première, ni la dernière.

 

53 commentaires à propos de “Charte des valeurs québécoises : la sortie de secours

  1. Quand vous parlez des commentaires articulés des intellectuels, vous faites référence à Charles Taylor qui compare la charte à la Russie de Poutine? Comment peut-on avoir un doctorat et lancer une phrase encore plus stupide que ce qu’on entend dans les radios-poubelles? Taylor ne mérite plus aucune tribune.

    • Taylor se cale… il sera très vite dégommé comme l’a été Ignatiev… il n’a plus aucune crédibilité… Bravo à Bernard Drainville ! Un matador expert du chiffon rouge !

    •  »Comment peut-on avoir un doctorat et lancer une phrase »

      De toute évidence vous ne connaissez rien de Charles Taylor, un des grands penseurs non seulement du Québec mais du monde Occidental. Et s’il n’avait pas tort de trouver la situation  »poutinesque »? Une situation où l’état dit aux citoyens quoi penser, comment penser, quand penser et où penser. Comme dans l’ère soviétique révolue en 93 et dans sa façon revisitée à la manière de Poutine (et les gays).

      Drainville, Marois et Poutine, parenté proche.

      • Pourriez-vous être plus claire et nous dire comment, avec ce projet de loi, l’état vous dira « quoi penser, comment penser, quand penser et où penser » ?

        Madame, j’ai la ferme opinion que vous déraisonnez autant que Charles Taylor.

        • Et votre opinion se base sur … Un commentaire plutôt dogmatique sans argumentaire ni démonstration. Pourriez-vous élaborer votre pensée et nous faire partager votre sagesse monsieur.

          • Si vous n’avez pas vu dans le commentaire de cette dame la reductio ad Poutinum et son pendant la reductio ad sovietum, sophisme de la pente glissante. où il n’est pas garantit que la perte d’un clou fasse celle d’un royaume, c’est qu’il y a un immense vide dans vos connaissances et ce n’est pas à moi à vous l’enseigner.

  2. Belle analyse en matière d’incohérence du crucifix, des difficultés pratico-pratiques de mise-en-oeuvre (i.e. la géométrie variable) et des aspects de politique de division (wedge politics). Pas sûr au sujet du problème que ce gouvernement « refuse » de démontrer, tel que apparemment fait pour la loi 101. Cela dit, une multitude d’états ont dû réglementer. Le cas du Qc est-il si différent, outre ne disposant pas de souveraineté? Enfin Mme Legault, auriez-vous de quoi de mieux à proposer, si jamais vous reconnaissiez qu’il y avait « problème »?

  3. « Le comique étant l’intuition de l’absurde, il me semble plus désespérant que le tragique. » — Eugène Ionesco

    Nous voici spectateur du théâtre de l’absurde qui retrace le cheminement de la condition humaine et démontre le caractère absurde de toute vie. Cette absurdité débouche invariablement sur la mort qui est la conséquence de cette vie inconséquente. En sorte que l’absurde transcende la tragédie de la vie sans s’opposer à la comédie, lorsque le comique nous offre l’opportunité de pouvoir rire de son propre sort, être à la fois spectateur et acteur ou participant au drame qui se décompose au fur et à mesure des évènements. N’est-ce pas merveilleux ?

    Ainsi dans l’absurde, la symbolique devient un instrument puissant de la dérision ou l’inverse c’est selon. Dans la finalité inéluctable de l’appartenance humaine, le symbole (le signe ostentatoire) accompagne l’individu dans son cheminement ou bien pas. Lorsque la fin est automatiquement connue d’avance, puisque c’est le trépas. De telle sorte il devient possible de rire du pauvre fonctionnaire pris au piège de son accoutrement. Comme il devient possible de se railler du ministre qui défend son droit au niveau de la neutralité religieuse de l’État de dépouiller le « pauvre fonctionnaire » des instruments de sa symbolique intime dans l’espace publique.

    Le spectateur-citoyen peut tout à la fois être engagé dans ce débat, prendre part au débat, se positionner dans le débat et rire des autres débatteurs tout en étant aussi bien un fonctionnaire en devenir ou en rupture de ban ou peut-être un politicien en devenir qui de par le fait même ne se mouillera pas trop ou tout bonnement un simple « pékin » (péquin) dont la seule ambition avouée est le divertissement.

    Dans cette sorte de happening populaire, n’est-il pas distrayant de voir le débat s’envenimer, toucher l’acrimonieux et même le haineux, bien calé dans le fauteuil à l’instant ou s’observe la fébrilité ambiante alors que se prépare en catimini le dernier acte (non encore écrit) qu’on voudrait riche en rebondissements quand le tout débouchera soit en apothéose sanctificatrice — un gouvernement majoritaire péquiste — ou à l’inverse sous une forme plus vaudevillesque : la descente au royaume d’Hadès de la gouvernance souverainiste suivit d’un triomphe modeste des Libéraux tous droit sortis de l’adversité et du sortilège qui leur avait été réservé suite au désaveu par une partie du peuple du « vieux souverain » usé par son pouvoir discrétionnaire et absolu (je veux parler ici bien sûr de l’ex-premier ministre de la Province-État société distincte du Québec) .

    Ainsi dans le théâtre de l’absurde, il n’est nul besoin de de rire trop fort ou même de verser quelques larmes inutiles. Pas plus qu’il n’est indispensable de mener de débat serein et respectueux, le débat ne sert strictement à rien sauf à faire rire, puisque c’est la fin qui justifie de l’action et non pas les moyens. Quant à la fin, elle est toujours connue d’avance, elle se décline presque toujours invariable lorsque ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont.

    Qu’importent ceux qui passent puisque le patrimoine reste. Et une petite hostie avec ça :-)

    • Ouf. Ce texte me touche profondément au cœur. Merci. Je le retiens.

  4. Sortie de secours !? Mais elle est où d’après vous ? D’accord, le PQ pense pouvoir être réélu sur la base de son engagement identitaire en exacerbant l’hostilité des autocrates multi-inter-culturalistes canadianisateurs pour doper l’appui des indolents ou allergiques au PQ… mais n’est-ce pas un bonne chose que cette montgolfière s’écrase ? Que lui rester-t-il d’autres à faire que de mettre de l’avant la valeur démocratique ? Celle-là pourrait faire l’union des forces démocratiques de ce peuple…

    Quant au crucifix, si c’est juste ça… qu’il faut retirer… on le retirera une fois la Charte adoptée… en se réclamant d’elle puisqu’elle ne dit pas que le crucifix doit rester… ne serait-ce pas ironique… n’est-ce pas prévu ? S’il était question de démontrer qu’il faut être logique s’il est question de mettre de l’avant la laïcité de l’État, ne s’y est-on pas pris de la meilleure manière qui soit… ? Démontrer par l’absurde que ce n’est juste pas logique… personne ne peut accepter une catho-laïcité… ça n’a juste pas de bon sens… ! Devant le choix à faire entre voir l’État valider le port du voile et remettre à l’Église le crucifix de l’ANQ qui lui appartient au propre comme au figuré pour le mettre dans une Musée de l’apport de l’Église catholique du Québec à notre histoire, ne serait-il pas admissible que le peuple choisisse la laïcité ? NON ? Ne serait-ce pas la fin joyeuse que nous recherchons toute et tous… Comment s’y prendre autrement ? Ne rien faire, faire comme Jean Charest ?

    • Le PQ joue son avenir sur cette question identitaire, s’il manque son coup il ne lui reste pas grand chose et risque de disparaître.

      Il invente une mauvaise solution à un problème qui n’existe même pas et pourquoi , pour augmenter ses chances de se faire élire sans penser aux conséquences pour les intérêts supérieurs du Québec. Voilà où en est rendu le PQ, un petit parti qui fait de la petite politique de division, pareil comme Harper fait au fédéral. En plus il défend bec et ongles le crucifix de Maurice Duplessis ! Comme symbole. il n’a pas pu mieux choisir.

      • Un problème qui n’existe même pas … Pfff! Vous vivez sur quelle planète coudonc? On parle pas de ségrégation basée sur la race ou le sexe, in extremis, on parle de religions qui imposent aux femmes – principalement – le port de symboles religieux – probablement pour le bonheur des hommes, au risque de se voir contraintes – le mot est faible – en cas de refus. Stopper c’et suprématie de la religion et des hommes, c’est pas dans la charte encore mais c’est au fond du coeur ce qu’on souhaite parce que sur la planète, au cas où vous l’auriez pas remarqué, c’est la débandade.

  5. Premièrement, ces « fuites » peuvent avoir été causées par un simple employé de l’imprimeur ou du bureau du ministre, payé par le journaliste ou de façon bénévole.

    Les voiles islamiques légers amènent à la burka et au nikab qui amènent à la charia qui amènent aux nombreuses prières dans les rues et à la nourriture hallal et casher pour tous les Québécois.

    Faut stopper ces religieux, avant que le Québec devienne le Maghreb.et le Moyen-Orient au grand complet avec toutes leurs horreurs que ces apôtres fuient pour venir les reproduire ici, sans s’en rendre trop compte, ça l’air.

    • @Gilles Bousquet

      La moitié fuit les horreurs et l’autre moitié les poursuit jusqu’ici pour continuer le travail.

    •  »Les voiles islamiques légers amènent à la burka et au nikab qui amènent à la charia qui amènent aux nombreuses prières dans les rues et à la nourriture hallal et casher pour tous les Québécois. »

      Wow êtes-vous sérieux, c’est comme dire la mari mène à la coke qui mène à l’héroïne qui mène à la débandade générale de la société. Vite faut empêcher la venue de la mari dans la fonction publique !!!

    • Je voudrais souligner que » l’effet d’alimenter un sentiment d’exclusion au sein de certaines communautés québécoises » serait de la foutaise, car la majorité de ces communautés s’excluent par leurs exigences envers l’état québécois en matière de privilèges religieux. Des écoles privés enseignant leur religion et subventionnés à 60 % , vous n’en trouverai pas ailleurs au canada. De plus certaines communautés enseigne dans leurs écoles que la terre n’est pas ronde ça dit tout. C’est bien connu que ces communautés ont une appartenance émotive pour le canada plus grande qu’une appartenance a la société québécoise, et ceci a été démontré lors du dernier référendum, rappelez- vous les paroles de Parizeau. C’est pourquoi le PQ a abandonné l’espoir de conquérir le vote ethnique, comme les républicains le font présentement aux USA pour le vote des noirs et des latinos. je n’irais pas jusqu’a dire que le PQ est en ce moment infiltré par les  »red necks » Québécois, mais en ce moment c’est l’impression qui domine. De toute façon la proposition du ministre de la propagande ne sera jamais adoptée comme telle par l’assemblé nationale à moins que le PQ devienne majoritaire. Le PQ n’aura jamais les comtés ou les minorités ne reconnaissent pas l’identité québécoise et vivent en marge de la société a cause de leur religion.
      Je le répète la religion c’est comme le sexe, elle doit être pratiquée en privé ou dans des endroit dédiés a cet effet (des maisons closes)

      • @ Minnesota,

        « L’imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution. » — Albert Einstein

        La terre n’est pas ronde en effet, vue du ciel elle a la forme d’une orange, légèrement aplatie sur ses pôles.

        Vous établissez une confusion entre les connaissances qui avaient cours avant le 18ième siècle et celles qui sont parvenues après.

        Dans un souci de clarté on doit dans l’histoire des sciences établir une distinction entre La théorie « géocentriste » qui plaçait la terre au centre de l’univers, théorie considérée comme valable par l’église catholique romaine et plusieurs autres religions ; d’avec la théorie « héliocentriste » qui place le soleil au centre de l’univers, cette théorie est d’ailleurs considérée comme toujours valable aujourd’hui.

        Pourtant la science a démontré depuis, que la terre est une petite entité en comparaison de l’ensemble de l’univers. Lorsque le système solaire est aussi relativement petit en comparaison de l’ensemble de l’univers qui est théoriquement en perpétuel mouvement.

        Bien que Copernic ait été le premier à démontrer l’impossibilité scientifique de la théorie géocentrique, lorsque plus tard Galilée, tout comme Léonard de Vinci étaient traduits en justice pour leurs supposées incohérences…. Il faudra attendre Issac Newton pour que la théorie héliocentrique soit admise par la communauté humaine. Donc, c’est assez récent !

        Vous reprochez en d’autres termes aux écoles juives (que vous n’osez pas nommément citer) d’enseigner dans leur cours d’éducation religieuse ce qui se trouve reproduit dans les textes anciens, comme la bible. Lorsque les jeunes juifs ont aussi des cours de science, de physique et de mathématique et savent parfaitement faire la distinction entre ce qui relève de la culture et de la tradition d’avec ce qui relève de la science. Il n’y a pas d’opposition entre ce qui relève de la science et de la religion, pas plus qu’il n’y a de négation du contenu scientifique au profit de la religion.

        Pendant des millénaires en effet la terre a été perçue comme le centre de l’univers et le soleil était notre dieu. Il n’y aurait pas de vie biologique sur terre, s’il n’y avait pas de soleil et pas d’eau. En désaccord avec ça ?

        • Si les hommes juifs ont accès à la science. Est-ce que leurs épouses et leurs filles font partie de leur cercle de connaissances?

          C’est tout à fait louable d’avoir à coeur ses valeurs mais il faudrait prendre en considération du réel avis de la population. J’ai l’impression qu’ont mousse ce débat à un niveau émotif au lieu de prendre une décision rationnelle. Nous avons évolué en ce qui a trait à notre vision de la religion mais sans avoir vraiment tout réglé. Pendant ce temps, nous avons laissé les portes ouvertes à l’immigration sans définir le principe de laïcité. On ne parle pas de quelques milliers de personnes, on parle aussi de générations établies depuis longtemps et qui sont actives dans notre société. On ne peut pas du revers de la main régler une question si délicate sans en prendre le temps.

          Et pour ce qui est des femmes, j’aimerais rappeler que ce n’est pas en leur fermant l’accès au marché du travail que nous règlerons la question. La liberté est difficile à atteindre et dans notre monde, la situation économique (l’argent) est un atout. Et que dire de l’endoctrinement qui se fait en milieu clos. Je fais partie du c.a. d’un refuge pour femmes et enfants qui vivent de la violence. et on n’a pu observer une augmentation de la présence de femmes musulmanes qui dans certains cas veulent justement s’émanciper. Comme les femmes victimes de violence, il faut les déprogrammer et leur donner tout le support possible pour les amener à s’organiser sans leurs proches. Être autonome c’est pas évident! Pas seulement économiquement mais avoir la force de couper le cordon..Et ça je ne crois pas que s’est en les retournant à la maison que l’on améliorera la situation. Pour aider au dialogue, il faut les laisser libre de faire leur choix. La répression n’est pas une manière efficace qui leur permettrais de comprendre leur asservissement. On contraire cela braque présentement les gens dans une vision bien obtus de la situation. Vous croyez vraiment ces femmes qui vous disent qu’elles le font par choix? La violence se vit à tout les niveaux, même et surtout parmis les biens nantis. L’exclusion de sa communauté, de sa famille , de la société c’est une épreuve à ne pas prendre à la légère. C’est un combat qui se gagne avec le temps. Et je ne ferait pas le concours à savoir qu’elle religion est la pire; elles sont toutes coupables d’asservir les femmes. Donc vive la laïcité comme instrument de liberté et non de répression. Interdire sans se poser de question, je ne crois pas que ce soit pour le bien de ces femmes qui au lieu d’évoluer seront encore plus endoctrinées. La liberté passe par l’éducation et le partage et non par l’exclusion.

          Pour ce voile (hijab) qui dérange tant, je dirais seulement ceci. C’est effectivement un symbole de domination mais le vrai problème n’est pas là. Il est dans la tête de ces femmes qui ont la conviction profonde qu’il leur est indispensable. Le fantasme de croire que « si elles ne sont pas contentes qu’elles retournent chez elles….ben dans bien des cas se ne sont pas elles qui tirent les ficelles…..Il faudrait frapper là où se sera efficace et non sur la première proie facile.
          Il faudrait viser ceux qui manipulent ces ficelles…..beaucoup plus difficile…

          Le combat féministe doit évoluer et cesser de se concentrer sur le passé. Oui ce symbole est choquant mais il a l’importance qu’on lui donne. Par contre une femme qui se fait maltraiter ou tuer parce qu’elle veut être libre ÇÀ pour moi c’est inacceptable.

  6. Bonjour,

    Certes, toute une sortie de secours par la porte d’en arrière en sautant dans le vide. Exceptés les vieux croûtons nationalistes qui par nostalgie baignant dans cet effroi d’être conscients que la foutue Cause est « kaput, » , de vieux croûtons du temps du Premier Lit de Ti Poil essaient d’imposer le tempo en allant chercher avec cette « pseudo charte des valeurs » une forme de prix de consolation, une sorte de purgatif en disant au rapport Bouchard-Taylor un retentissant : Quin toué dans le dialecte provincial de nos nationalistes.

    En effet, en parcourant les réseaux sociaux depuis hier, jamais nous pûmes constater une telle levée de boucliers au Québec de la très grande majorité de nos intellectuels, tout comme un signe avant coureur sous le couvert d’un REFUS GLOBAL numéro deux qui se permettrait d’actualiser l’ancien qui date de 1948. La table est mise. Monsieur Jean Larose, ce fier combattant du nationalisme québécois au tout début de sa flambée émotive dans les années 1970 et beau écrire son essai sur : La Petite Noirceur, rien n’y fit…… Dur dur de conscientiser une bande d’analphabètes nationalistes du « trognon » et au trognon qui ne veulent « rien sawouère ».

    De plus, tout comme monsieur Jean Larose qui eut cette intelligence vive de prendre ses distances du nationalisme québécois depuis fort longtemps tout en quittant sa chronique au Devoir, en écrivant : La Souveraineté Rampante et La Petite Noirceur pour définir la situation actuelle qui baigne dans la mouise totale depuis 1980, la Petite Noirceur actuelle est de loin beaucoup plus insidieuse que la Grande Noirceur car plus ratoureuse. Nous pouvons voir maintenant des intellectuels comme mon ami Jean Barbe ainsi que Monsieur Michel Seymour prendre de sérieuses distances de ce néoconservatisme outrancier du Parti Québécois.

    En outre, une réécriture du Refus Global de 1948 semble se dessiner et serait tout à fait la bienvenue pour se libérer de cette petite Noirceur actuelle. Tout comme dans les premières strophes du Refus Global de 1948 qui criait à fendre l’âme : Au diable la Tuque et le Goupillon !, soit dehors le nationalisme québécois et la religion, le Refus Global numéro deux pourrait fort bien exulter par : Au diable la Tuque du nationalisme québécois.

    En terminant, après le Refus Global de 1948, nos nationalistes québécois délaissèrent tranquillement et surtout pas vite le Goupillon de l’Église Catholique pour se réfugier alors sous un « seul point de repère » soit la Tuque Nationale. Et bien oui, après avoir « tant sué pour la Cause », cette pauvre Tuque qui sue, cette pauvre Tuque qui « PUE », cette pauvre Tuque qui « TUE » toute intelligence à petit feu …… Et tout comme chantait le Grand Jacques : A petits pas de bigotes. Tristes bigots de la Cause que sont nos nationalistes devenus. Au plaisir, John Bull.

    • Refus global. Ça ferait une belle pancarte pour la manif de samedi midi.

  7. Il s’agit ici de défendre la liberté d’expression et la liberté de conscience, alors que l’on cible une catégorie « visible » de citoyens. Il est curieux de constater que durant la crise du printemps-érable, notre gent artistique et médiatique ne faisait qu’une pour se porter à la défense des pauvres étudiants, invoquant leur « droit » à l’éducation et à l’égalité, se braquant contre une société soit-disant injuste.
    Aujourd’hui, on pourrait s’attendre à ce qu’ils se commettent dans ce nouveau débat de société, en se portant à la défense du droit de penser, de s’exprimer, d’être fidèle à ses convictions. Silence-radio. Au point où leur silence devient assourdissant.
    Devrais-je interpréter le fait qu’ils demeurent terrés dans leurs loges comme un aveu d’impuissance devant le sort des minorités? Devrais-je conclure que nos artistes, qui arboraient fièrement le carré rouge en se prenant pour l’avant-garde d’une société nouvelle, craignent cette fois de voir se segmenter leurs clientèles d’admirateurs, détruisant ainsi leur « capital de visibilité »?
    Je devrai alors conclure que nos grandes vedettes de l’ADISQ n’en ont que pour l’État-Providence et qu’ils se fichent de l’État de droit. Il ne s’agit pas pour eux de préserver des libertés, mais de préserver son « marché » et ses subventions annuelles. Frais de scolarité gelés, maintien des subventions, même combat.
    Mais j’espère toujours et j’attends avec anxiété les premiers balbutiements de cette élite qui affiche sans cesse, au petit écran, ses sentiments larmoyants de compassion et de bonne conscience.

    • « Il s’agit ici de défendre la liberté d’expression … ». La liberté d’expression, c’est aussi le droit de se taire. Le reste de votre commentaire ne va pas dans la défense de cette liberté.

      • Une opinion que je partage lorsque le commentaire n’ajoute pas de valeur au débat. Les vedettes qui s’égosillaient lors du printemps minable (cela dit à l’égard d’une crise alimentée par Les partis politiques, chacun arborant son blason… non il n’y avait pas de défenseurs de la veuve et l’orphelins… seulement un problème qui aurait pu être réglé autrement et une population qu’on a égaré) ont peut-être un parti pris… après tout. Peut-être leur a-t-on imposé le baillon pour le mieux être d’une cause? Je crois que c’est une question qu’il est légitime de soulever.

    • « … le sort des minorités …  » Et le sort des femmes sous le voile? Là aussi y’a un silence radio qui me tue!

  8. Il faut être d’une mauvaise foi incommensurable pour mettre sur un pied d’égalité le foulard islamique et…une barbe! Franchement, ce raisonnement est d’une immaturité déconcertante. En passant, pouvez-vous m’envoyer le lien vers la démonstration détaillée faite par le fédéral en 1982 pour justifier l’adoption d’une Charte des droits et libertés? J’imagine qu’il y avait de très nombreux cas documentés de situations démontrant l’absolue nécessité d’adopter cette charte. À moins que…

  9. Dans ma désespérance, votre texte, Josée Legault, m’apaise un peu. Merci.

  10. J’ai écouté, lu et relu la déclaration du ministre Drainville. J’ai également parcouru le site Internet où sont diffusées plus d’information et plus d’explication. Et à date le seul changement significatif que je proposerais serait, afin d’éviter toutes les ambiguïtés, de changer le termes « ostentatoires » pour plutôt utiliser le mot « visibles ». Ainsi tout serait beaucoup plus clair.

    Quant au reste je remercie le PQ de n’avoir pas sombré dans le dialectique excessive et abusive du «Groupe d’action politique des Québécois issus de l’immigration du Parti québécois…».

    Évidemment les fédéralistes de tous acabits ruent dans les brancards en constatant que le Québec pourrait se doter d’une charte. De toutes façons ils crient continuellement au loup quoique fasse le PQ. C’est un standard de l’opinion politique fédéraliste canadienne comme l’est l’hiver pour notre climat. Ça vient avec … !

    Alors je repose une question que j’ai déjà soumise ici et là et qui n’a suscité encore aucune réponse. Parmi les fédéralistes canadiens, qui a dénoncé le jugement de la Cour suprême obligeant les citoyens francophones de la Colombie-Britannique à traduire en anglais tous leurs documents présentés à la cour ? (re : http://www.ledevoir.com/politique/canada/383788/colombie-britannique-pas-de-documents-en-francais-devant-les-tribunaux)

    Se pourrait-il qu’il y ait une poutre dans l’oeil de quelqu’un ?

    Et vous Mme Legault qu’en dites-vous de ce jugement ? Étrangement vous êtes restée très silencieuse à son sujet.

    «Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
    [Emmanuel Kant]

    • Ostentation: attitude de quelqu’un qui cherche à se faire remarquer. Sans prêter des intentions à ceux qui affichent des signes religieux, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils manquent de discrétion, ce qui par le fait même les place dans la catégorie de l’ostentation. Le port du voile et autres hijabs imposé par la religion? Mon œil. Nous sommes heureusement sortis de l’époque où, en entrant à l’église, les femmes devaient se couvrir la tête (quitte à utiliser une bobépine et un kleenex), et les hommes devaient obligatoirement se découvrir le chef. Le mot ostentatoire est tout à fait approprié.

    • « ostentatoire » ou « visible », le choix du mot est de moindre importance, c’est la définition donnée par le législateur qui détermine la signification et l’ampleur du mot. Il serait surprenant que le mot « ostentatoire » ne soit pas défini dans le futur projet de loi. Si on se fie aux images données aux médias ou sur le site internet du gouvernement, il faudra bien d’une manière ou l’autre, définir le genre ainsi que la dimension du signe ostentatoire, si ce n’est dans la loi ce sera dans un règlement.

  11. Du n’importe quoi!
    Cette musulmane qui dit avoir quitté son pays pour se soustraire à l’obligation de porter le voile et qui maintenant, au Québec, réclame le droit de le porter quand bon lui semble, y compris comme fonctionnaire du gouvernement.
    Cherchez l’erreur.

    • Le fait que le PQ n’ait pas offert une charte de la laïcité en dit long sur sa duplicité. C’est pourtant ce que tout me monde attendait, une charte de la laïcité.

      C’est petit.

      De plus je me serais attendu à ce que les intellectuels du parti Québécois démissionne devant cette triste farce afin de sauver leur honneur. Je les connaissait mal. :-(

      M. Drouginsky a offert un texte d’une grande qualité. Ça fait du bien à l’âme.

      Pauvre PQ, pour paraphraser Bernadette Scoubidou.

  12. En lisant les commentaires du peuple sur les tribunes, réseaux sociaux, etc,. J’ai honte d’être québécois. Le PQ n’a aucun chiffre, aucune statistique pour étayer da thèse. Dans ‘La Presse’ » de ce matin, il déclare à Paul Journet: « Faisons la pat des choses. Il y a eu BEAUCOUP. de cas d’accomodements religieux déraisonnables. (Beaucoup = combien ? Incapable de préciser. !) … il poursuit: Ceux-là sont confirmés par des témoignages et des REPORTAGES. » … s’il qualifie de « témoignages » les montées de lait de Richard Martineau et de Stéphane Gendron…. pas fort ! S’il qualifie de « reportages » les articles sensationnalistes du « Journal de Montréal » ou les bulletins de nouvelles de Radio X, ou de Sun Media … ben il fait honte à son ancienne profession.

  13. On est juste en train de passer à côté de l’objectif principal de cet exercice. Ce qui aurait pu faire concensus (je penses) ce sont les valeurs de la « laïcité ». La laïcité n’implique pas que tout le monde se promème en maillot de bain « Speedo » pour démontré sa non appartenance à une religion. La religion, si elle est pratiqué dans la sphère privée, ne dérange personne même si l’individu porte une croix de 10 cm. Là où ça accroche, c’est si la personne tente de nous convaincre que tout le monde devrait porter une croix de 10 cm. Le prosélytisme, ça non.
    Prenons un exemple. Si je chrerche une garderie pour mon enfant, que j’entre dans la garderie, et qu’il y a une personne qui porte un voile, il est où le problème. Par contre, si j’entre dans une garderie où les 15 préposées aux enfants portent le voile, est-ce que je peux vous dire que je sortirais de là en vitesse.
    Revenons à la laïcité. On manque actuellement le bateau sur plusieurs points qui font consensus dans la société québécoise (à ce qui me semble). Abolir l’exention de taxe sur les communautés religieuses (quelles quelle soient) serait un bon départ. Cela fait assez longtemps quelle en profitent et dans une société laïque qu’est-ce que cela vient faire? Un autre cas : les subventions aux collèges privées subventionnées confessionnelles (qui ont une étiquette religieuse). Je ne veux pas indiquer ici les collèges privés qui offrent un contenu didactique non religieux, ceux-ci font en majorité un bon travail et méritent d’être subventionnées. Je vous laisses la porte ouverte pour en trouver d’autres.
    Malheureusement ce n’est pas une charte de la Laïcité mais sur les «  »" »valeurs »" ». L’art de manquer le bateau.
    Bien à vous.

    • Je partage votre opinion.
      La question se situe à deux niveaux temporels: le premier, l’ici et maintenant pour lesquels vous citez à juste titre les exemptions et subventions de toutes sortes pour des communautés religieuses, quelles qu’elles soient. Cela doit inclure tant les sectes religieuses de tout acabit, que les religions issues du christianisme, de l’islam, du boudhisme, incluant le judaisme, l’hindouisme etc.
      Il faut ajouter le  »trip » des accomodements fort médiatisés, ainsi que leurs contextes, un peu moins médiatisés et toujours après coup (devrais-je dire scoop?). Certains sont du domaine publics, d’autres du privés. La frontière entre les deux n’est pas toujours facile à situer car chaque personne est une et indivisible.
      Il y a là un autre travail à faire maintenant, car, on en vient au deuxième temps…
      Le second concerne un moment dans le futur, moment craint et médiatisé où le québecois issu d’ancêtres ayant émigrés au  »Kanada » (ou Nouvelle France) il y a 4-5 générations deviendra minoritaire, à force d’immigrations successives. Et votre exemple de garderie image bien cette situation (qui pourrait bien arriver avant ce fameux moment, car les études universitaires de beaucoup d’immigrants ne sont pas reconnues, à tort ou à raison, les immigrantes pourraient se retrouver plus souvent à travailler comme éducatrices).
      Au moment critique donc, serions nous alors témoins et/ou partie prenante d’une lutte pour le pouvoir entre cathos et musulmans, ou entre sunnites et chiites etc. comme c’est le cas ailleurs sur la planète? Oui, la pratique d’une religion semble source de conflit. Conflit qui émerge d’esprits et d’interprétations dogmatiques focusant davantage sur la différence entre fidèle et infidèles, eux et nous… que sur les points communs et le message fondamental de chacune de ces religions. Allons nous faire de même avec une charte  »nationale » des valeurs où il n’est pas seulement question de laicité? T’es avec ou contre nous? En cas de désaccord, le goulag?

      Une intégration réussie permettrait de réduire les probabilités de cette éventualité. Car si chaque personne qui arrive se sent québecoise tout en étant fière de ses origines, élève ses enfants dans le respect de l’autre, de la communauté et des lois alors le gouffre eux-nous disparait. Il faut l’admettre, cela ne signifie pas seulement la francisation des nouveaux arrivants mais également le partage de valeurs fondamentales telle, comme vous l’avez mentionné d’entrée de jeu,  »la laicité ».

      Malheureusement, à lire médias, blogues et opinions, la charte des valeurs (péquistes?) ne sème que zizanie et confusion. Je remarque qu’il y a effectivement polarisation des  »opinions », de plus en plus émotives et de moins en moins raisonnées, ça me désole. Et pour finir les élus seraient automatiquement dispensés de se soumettre à la  »loi » qu’ils édictent? Cherchez l’erreur!

  14. L’option retrait se veut de la part du projet de charte une voie d’évolution progressive vers l’adhésion à une neutralité envers les signes religieux. Lorsqu’on diabolise presque un projet gouvernemental chez un auteur il y a quelque chose qui ne va pas. Dans ce dossier il ya quelque chose comme une préséance du droit à l’égalité des sexes sur celui des religions c’est quelque chose de défendable pas d’interdit voilà une motivation quant à cette charte. On peut orienter un débat selon une rhétorique cible dans un blogue comme en politique. Droit à ne pas être d’accord avec les blogueurs journalistes.

  15. Que d’analyses, d’affirmations indémontrables, d’opinions, de pensées, de mots, de règles, de normes superfétatoires. Que le passé est ennuyeux. Ce qu’il faut dès maintenant au Québec, c’est de changer la devise lassante « Je me souviens » pour la remplacer par « Je deviens « .

  16. Fidèle à vous-même Mme Legault, sans parti pris, vous analysez avec intelligence et objectivement le match que joue le gouvernement actuel.

    Il y a deux semaines, je reconnaissais le courage politique de Bernard Drainville et Pauline Marois lors de l’annonce d’une Charte des valeurs québécoises à venir. J’ose espérer que le branle-bas de combat actuel du PQ dans le dossier des demandes d’accommodements raisonnables est sincère, qu’il n’est pas qu’une manoeuvre électorale pour voir cet enjeu tomber aux oubliettes suite à la prochaine élection générale.

    Les citoyens ne seraient-ils plus que les « dindons de la farce » d’une classe politique répartie en chapitres de malfrats se disputant la prise « du pouvoir pour le pouvoir » par la tromperie, la ruse, l’entourloupette et la non moins ignoble « wedge politic » ?

  17. Vous avez raison. Cette Charte du village des valeurs est une farce monumentale.

    Même leur Drainville n’a pu nous citer un exemple, UN SEUL, lors de sa présentation, où la Charte en question réglerait un « problème »… Pas un seul! Lorsqu’un journaliste un peu plus éveillé que les autres lui a posé la question, ce fut le vide sidéral.

    De plus, il ne sait même pas combien d’employés du gouvernement seraient touchés par cette injuste charte à la noix, preuve par quatre que ce projet est brouillon, mal ficelé et qu’il a été concocté dans le seul et unique but de se faire du capital politique sans égard aux dangereuses conséquences qu’il pourrait provoquer. Les péquistes jouent avec le feu. Ils ont même causé une scission à l’intérieur de leur propre mouvement. C’est dire à quel point ils ne contrôlent aucunement l’agenda.

    On le savait journaliste plutôt ordinaire, maintenant, on le sait ministre incompétent.

    Il a créé une solution qui est toujours en quête d’un problème!!!

  18. Ah…Ah…Ah… on peut dire qu’elle est « inclusive » leur charte du village des valeurs.

    Elle fait déjà une pauvre victime.

    Imaginez…Mme. Mourani (une bloquiste!) a osé questionner cette dite charte et l’intelligensia séparatiste l’a tout simplement virée du caucus.

    Ah…ce qu’elle est belle leur tolérance et leur inclusion!!!

    Imaginez ces potentats diriger un pays…

    J’ai HONTE d’être dans la même province que ces intégristes.

  19. J’attendais des démissions honorables. On nous a offert une expulsion ignominieuse. :-)

    Bonjour la tolérance, le débat, le droit à la dissidence. Et elle n’est même pas députée du PQ.

    Toué, tais-toué!

    Retour à l’ère Duplessis. Pourtant, on a déjà donné…

    Chassez le naturel… Pas rassurant. Pas rassurant du tout.

    Ah, misère!

    Ce matin, à la radio de Rad-Can, un invité cherchait a établir une distinction entre coutume millénaire irréfutable et dicta religieux, où il n’y a pas consensus. Il serait bon de creuser cette approche. Cela éviterai bien des discours inutiles. Après tout, l’Islam n’a que 1 600 ans, tandis que le port du voile sur la tête date de plusieurs milliers d’années. Ce serait une porte de sortie subtile et utile en la circonstance.

    Sauver la face évite bien des désagréments et permet de vivre en harmonie.

    Quand aux autres signes religieux, ils n’ont pas pour but de rabaisser la femme. Seul le voile se charge de cette tâche répugnante.

    • Effectivement c’est plutôt gênant, dans un cadre  »d’échanges sereins » annnoncé par un ministre… Ne soufflez pas sur le chateau de cartes. Certes il y a bel et bien un travail à faire, mais pour cela faut-il vraiment polariser le débat au point où on opposer les uns contre les autres? Car si vous n’êtes pas avec nous vous êtes contre nous… (faut-il finir avec et on va vous écraser… ) Que ce serait beau comme gourvernement majoritaire… Effectivemnent pas rassurant… malheureusement je croyais qu’il y aurait du changement dans l’approche historiquement dogmatique du parti… ce sera pour une autre fois

  20. De mieux en mieux: on se sert de la stupide charte pour recruter des infirmières en ONTARIO:

    Leur « punch line »: «On ne se soucie pas de ce qui recouvre votre tête, mais de ce qui est dans votre tête».

    http://actualites.ca.msn.com/national/un-h%C3%B4pital-se-sert-de-la-charte-pour-recruter

    La prochaine fois que vous moisirez dans une urgence par manque de personnel, pensez au Parti québécois et à leur Drainville!!!

  21. Que penserais Pauline Julien de cette charte, j’ai l’impression qu’elle aurait la nausée.

  22. Je trouve Josée bien sévère, peut-être même en règlement de compte! Je ne relèverai pas tous les points litigieux. Je les exprimerai moi-même au ministre. Par contre, je crois solennellement que cette phase de réflexion consultation appartient au peuple et je ne vois pas d’un très bon œil l’interférence des « spécialistes » qui privilégie les effets pour hausser leur propre visibilité médiatique à la propre profit et bien souvent hélas, au détriment de la personne qui cherche à comparer les « pour » et les « contre » le plus objectivement présentés possible. Enfin, on a toutes et tous nos travers psychologiques
    .

    • Josée en toujours en mode règlement de compte avec le PQ!

  23. Ce qui me dérange c’est que le PQ veut protéger le patrimoine Québécois (le crucifix à l’assemblé nationale implanté par Duplessis le plus grand corrompu politicien du Québec, l’instigateur des orphelins de Duplessis qui ont été maltraités par les religieux porteur de la croix autour du cou et aussi les nombreux enfants dans les écoles et collèges contrôlés par les religieux catholique (poigneurs de fesses). En plus le PQ a ressorti la statue de Duplessis qui d’après eux fait parti du patrimoine Québécois. Celui-ci a aussi pourchassé certain groupes religieux (affaire Roncalli). C’est a se demander si le PQ et Madame Marois ne sont pas habités par le fantôme de ce grand corrompu et anti-démocrate qu’était ce personnage. La gagne de  » red necks du PQ » n’a rien compris de la révolution tranquille ».

  24. Mme Mourani a comparé Mme Marois à M. Jean-Marie Le Pen, rien de moins. Avec cette déclaration, Mme Mourani s’est exclue elle-même du club des souverainistes. C’est un peu comme si Mme St-Pierre comparait M. Couillard à Georges W. Bush.

    • Vous avez omis un petit détail: Le Pen est le PLUS grand défenseur de la laïcité en France, tout comme…Pauline Marois au Québec!!!

      D’où je suppose la comparaison entre les deux.

  25. État laic, pas de problème. Je croyais que toutes les décisions prises ses dernières décennies l’avaient été par un gouvernement laic, mais bon.
    Une charte des valeurs québécoises nationales? Quelqu’un à l’Assemblée Nationale connaitrait mes valeurs et serait à même de les ériger en mur contre

    • … les oppresseurs potentiels de la Nation? Wow… À moins que ce ne soient les valeurs de quelqu’un d’autre, d’un groupes d’initiés, auquel je devrai prêter serment d’allégeance? Pour qui on se prend? Ça passe moins bien…mais c’est peut être cela avoir la foi.
      Il y a effectivement des problèmes à résoudre, une charte de la laicité, ou sa proclamation aurait effectivement l’avantage de mieux baliser la place publique pour aider les administrateurs à prendre des décisions en accord avec la communauté et réduire le cancan médiatique quand il y a accomodement. Si tel est le cas, on veut être plus blanc que blanc, alors il faut montrer patte blanche: les élus ne devraient pas pouvoir se soustraire à aucune loi, aucune (la commission Charbonneau a fait un bel étalage de manquements).
      Mais on mèle les cartes. À se demander si on veut régler une hypothétique source de problèmes rapidement, ou si on veut faire durer le … plaisir.
      Un peu fatigué d’entendre parler de cela… à quand une résolution intelligente qu’on puisse parler économie?

  26. Bla bla bla Les arguments contre sont tellement pseudos libertaires c’est à pleurer. On ne va pas se mettre à obliger des interdictions ou à interdire des obligations. Wow! C’est moi qui ait débusqué le paradoxe le premier. Yé! Une charte des droits et libertés ne doit surtout pas imposer quoi que ce soit. Ben oui regarde donc ça, on serait tu un peuple de raciste. Arrêtons. Ne faisons rien. Et pendant ce temps, cette religion d’hommes – encore une – continue à contraindre les femmes au nom de la liberté, et de faire des pas de géant jour après jour. Ben voyons! Dans le temps de Duplessis – avant la révolution tranquille – on disait aussi que ce qui se passe derrière les portes closes doit rester derrière les portes closes. Et si on obligeait tous les biens pensant à porter le foulard, alors là … hé hé! Et tant qu’à y être, saviez-vous qu’au Jeux Olympiques en Chine, LES SEULS Sikhs à exiger le droit de porter le turban au soccer était les Sikhs … du Canada! Les autres l’ont tout simplement laissé au vestiaire. On a un gros problème. En tout cas, BRAVO au gouvernement de poser ce premier jalon.

  27. Plus j’y pense, plus j’ai l’impression que, au fond, tout ce branle-bas de combat à saveur religieuse vise à régler une question qui, justement, N’EST PAS une question fondamentalement religieuse. Je m’explique.

    1- Le point le plus évident et le moins contestable de tout ce projet, c’est celui du port du voile intégral (burqa, niqab), inacceptable dans quelque transaction gouvernementale que ce soit. je pense que là-dessus, il n’y aura pratiquement aucune contestation. Or il n’y a là aucun enjeu religieux.

    2- Des différentes entrevues entendues, je déduis que, parmi tous les supposés “signes religieux” à écarter ou pas, ce qui dérange le plus le gouvernement actuel, c’est celui du voile: non seulement les voiles intégraux du point 1, mais TOUT voile. Quand on entend les représentants du gouvernement en parler, ce voile est toujours présenté par eux comme relié à l’enjeu de l’égalité hommes-femmes. La question est donc de savoir si, par nature, ce voile est une atteinte à cette égalité. Là on entre dans la subtilité et la nuance! Personnellement, j’avoue que j’aurais tendance à dire que, en raison de sa charge symbolique, ce voile, en raison de ses origines, renvoie toujours à cela. Et Ça, dans notre société, ça fait problème. Je pense que le voile soulève cette question même quand il est choisi très librement par celle qui le porte. Je suis conscient de porter un jugement ici (mais n’est-ce pas toujours un peu cela, donner son opinion?), mais j’ai tendance à penser que tout l’héritage culturel qui sous-tend le port du voile constitue une sorte d’inconscient collectif perpétué par la culture moyen-orientale et son substrat islamique, qui conduit des femmes à vouloir s’identifier à ces origines et à en choisir librement le signe. Il est donc fort probable que bien des porteuses de ce voile choisissent, en toute liberté, au nom d’une affirmation identitaire bien plus qu’au nom d’un diktat religieux. MAIS… ce faisant, ces femmes, selon moi, ne réalisent pas que l’origine du port du voile se situe dans une compréhension viciée des rapports homme-femme, où le corps féminin est perçu par la pensée mâle dominante comme source de tentation et donc à cacher pour éviter cette tentation. Dans cette pensée, même les actes mâles les plus barbares – jusqu’au viol – sont la conséquence de la tentation instillée dans le cerveau par les “atours féminins” – en bon québécois, toutes les femmes sont par nature des “agaces” – de sorte qu’il faut rendre les femmes les moins attirantes possibles en cachant la moindre mèche ou le moindre bout de peau. Il n’est pas inutile de se rappeler que cette perception n’est pas propre à l’Islam, qu’elle est à la source des demandes (heureusement refusées) formulées par les juifs orthodoxes pour faire givrer certaines fenêtres, et qu’elle est toujours un peu sous-jacente aussi à certains courants de la pensée chrétienne. Le problème, c’est qu’une partie des civilisations fondées sur l’Islam ont fortement intégré cette pensée et l’ont poussée à des degrés divers (la burqa afghane en étant assurément l’expression la plus extrême). En conséquence, puisqu’il y a une association forte entre ces civilisations et l’Islam, parce que certains penseurs de l’Islam ont fini par intégrer ce discours sur la femme-tentatrice à la religion islamique et ont ainsi donné une portée religieuse au port du voile, alors cette question du voile est devenue une question religieuse. Mais à l’origine elle est culturelle, liée à une certaine anthropologie et non pas essentiellement religieuse. en fait, le problème apparaît comme religieux d’un côté, sans qu’il le soit de l’autre! je le répète, ma conviction c’est que le désir de bannir le voile, du point de vue du gouvernement, n’est pas lié à un motif religieux mais à l’affirmation de l’égalité des sexes. Le gouvernement ne joue la carte religieuse (notamment dans sa pub télé) que parce que, de l’autre côté, l’interdiction sera reçue comme la privation d’un droit religieux. Mais, ce faisant, il donne à ce problème dont l’origine est réelle une ampleur telle qu’on se retrouve, comme le dit Josée Legault, avec un paquet énorme, et ce sans justification. IL N’Y A PAS de problème de prosélytisme religieux au Québec de la part des infirmières ou gardiennes porteuses du voile. L’argument selon lequel il faut interdire tout signe religieux trop visible pour éviter d’envoyer un message contraire à la neutralité ne tient pas la route. tout ce qu’il y a, et ce n’est pas rien, c’est un problème lié à un symbole qui questionne l’égalité des sexes. S’il y a quelque chose qui doit disparaître, c’est CE symbole, et pas TOUT signe religieux!
    La présentation gouvernementale n’a illustré que quelques signes religieux, mais s’il voulait être cohérent avec cet argument, il devrait alors interdire les barbes hirsutes musulmanes, les boudins juifs, etc. Quelle boîte de Pandore! Alors que ce qu’il veut éliminer – en tout cas c’est ma conviction – ce sont les signes qui renvoient à la question de l’égalité des sexes.
    Je sais que, à cause de l’association qui est faite avec l’Islam, on dira que d’interdire le voile est une atteinte à la liberté religieuse, et effectivement on ne peut pas dire que ça ne le soit pas même si le motif pour l’interdire, lui, n’a rien de religieux.
    Il est vrai que de cibler explicitement le voile, même sans quelque argument religieux que ce soit, aurait pour effet de mettre le focus sur un groupe en particulier (et par conséquent sur une religion en particulier), mais bon! Puisque ce sont les héritiers de cette tradition culturelle qui ont amené chez nous cette question des rapports homme-femme affectée par le port du voile, pourquoi accabler tous les tenants de toutes les religions, pour un enjeu qui n’est pas religieux à la base?
    Pour le dire autrement: est-ce que quelqu’un est dérangé par le fait qu’une représentante de l’État, portant le voile, révèle par là son appartenance à l’Islam? Il me semble que cela ne dérange pas grand monde. MAIS… le problème n’est pas là: chez nous, et quoi qu’il en soit de la vie réelle, oppressée ou non, de celle qui porte – habituellement en toute liberté – ce voile, n’envoie-t-elle pas malgré elle le signal suivant: «je suis fière de m’identifier à une philosophie où il faut cacher les atours féminins pour ne pas “agacer” les mâles, et donc à une mentalité où les hommes briment les droits des femmes.»
    Si tel est le cas, reste alors une grande question: est-ce que ce symbole est si fort que cela mérite tout bannissement des situations où l’État est en cause, au prix même de la négation du droit individuel à le porter, et ce même par des femmes qui ne subissent pas de sexisme dans leur vie?
    Ne peut-on pas penser qu’une présence prolongée de ces femmes dans la société québécoise leur fera prendre conscience à la fois de l’image qu’elles renvoient malgré elles par ce voile, et de l’inutilité, voire du danger d’une affirmation identitaire ghettoïsante à long terme… Ainsi, il est pensable qu’à moyen terme, le port du voile disparaîtra de lui-même si aucune pression extérieure ostracisante ne suscite, par réaction, le désir d’affirmation identitaire.

    Bref (!), les motifs poussant à exclure le port du voile des transactions gouvernementales ne me semble pas être un motif religieux. En conséquence, il est inutile d’élargir le débat à « tout signe religieux ostentatoire », d’autant plus qu’aucune démonstration ne vient soutenir l’idée qu’il y aurait un problème de prosélytisme religieux dans la fonction publique et parapublique. Ce faisant, on éviterait de tomber dans une sorte de chasse aux sorcières collective à l’égard de tous ces signes religieux, et on n’embarquerait pas là-dedans le débat sur le crucifix à l’Assemblée nationale (débat qui devrait se faire par ailleurs, mais pour d’autres raisons).
    Et, finalement, tout en affirmant clairement que toute transaction gouvernementale doit se faire à visage découvert, on pourrait réfléchir à tête reposée à savoir si l’interdiction du voile est le meilleur moyen de promouvoir l’égalité des sexes ou si un processus davantage éducatif n’arriverait pas à de meilleurs résultats par un chemin plus heureux…

    Cela dit, peut-être y a-t-il un “agenda caché” au sein du groupe parlementaire, porté par une mentalité laïciste de ce gouvernement ou à tout le moins D’une certaine faction en son sein. Peut-être que l’élargissement du débat à « tout signe religieux » fait les choux gras de cette faction. Revenir à une ampleur plus modeste, surtout à un débat où l’argumentaire religieux fait place à un argumentaire de promotion de l’égalité des sexes ne fera pas leur affaire…

    Enfin, de grâce, n’appelons pas cela la “Charte des valeurs québécoises” alors qu’on en parle que de 2 ou 3 valeurs… à moins que nos valeurs se réduisent uniquement à ces 2-3 items!

    Daniel

  28. Une éloqueente démonstration. Avec ce texte, ma pensée s’éclaire un peu plus et cela ne va pas dans le sens de l’initiative gouvernementale. Comme si l’équipe de Mme Marois est prête à renier la démarche d’ouverture envers les communautés entreprise par M.Lévesque. Comme si nous sommes prêt à beaucoup de bassesse et de stratégie pour arrivier à nos fins. Comme s’il fallait revivre ce formidable discours divisif entre pro communautés et les véritables nationalistes. Comme s’il fallait revivre les dénonciations de Trudeau sur l’ethnocentrisme.

    Pourquoi ne pas travailler sur nos raisons communes et donner un sens et une cohérence à notre vouloir vivre collectif? Voulons-nous le faire au détriment de minorité ou d’encourager l’intégration? Avons nous fait nos devoirs de définir ce que représente notre devenir collectif avant d’imposer des dictats?

    Cette idée j’ai lu avec beaucoup de bonheur un livre de Fernand Dumont, imminent sociologue Québécois qui s’intitule  »Les Raisons Communes ». Intéressant bilan d’un peuple habitué à écouter et qui n’ose pas agir. Un si lourd bilan qui entache notre confiance collective et qui paralyse.

    Au sujet de l’avenir de la cause souverainiste, je suis aussi d’accord avec vos conclusions. Pas sorti du bois.