Idle No More: un message qui porte

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Le mouvement Idle No More ne donne aucun signe d’essoufflement. Au contraire.

Au point où, jusqu’à maintenant, du moins, il s’est montré capable de faire bouger le très majoritaire Stephen Harper, lequel fut obligé par la grève de la faim de la chef  Theresa Spence de devancer au 11 janvier sa rencontre avec les chefs de l’Assemblée des Premières Nations.

Face à Idle No More, l’ordre du jour de cette rencontre risque fort aussi de ne plus être sous le contrôle du bureau du premier ministre.

Même le Gouverneur général, lequel refusait pourtant de les rencontrer, s’est ravisé sous haute pression, in extremis.

Né de la société civile autochtone et mise sur la «carte» politique par la grève de la faim de Theresa Spence, chef d’Attawapiskat – même si elle ne faisait pas partie d’Idle No More -, ce mouvement aura même réussi à déstabiliser une partie des élites autochtones. Et ce, jusqu’aux dirigeants de l’Assemblée des Premières nations.

Avec des réalités à géométrie extrêmement variable dans ce pays, un fossé se creuse néanmoins de plus en plus entre une partie du leadership autochtone «officiel» et des sociétés civiles qui ont perdu confiance en lui. Si l’on retrouve sûrement une forme ou autre de dilapidation des fonds publics dans certaines communautés, les non autochtones, ces temps-ci, sont aussi bien placés pour en comprendre le sens face à leurs propres leaders politiques…

Aidée par les médias sociaux dans la diffusion de ses messages, la force d’Idle No More est qu’il jouit maintenant  d’appuis publics chez les autochtones et chez des non-autochtones au Canada et au Québec, un peu partout à travers le monde, dont aux États-Unis, en Grande-Bretagne, de même qu’en Nouvelle-Zélande où des femmes Maoris ont dit vouloir souligner l’importance de cette lutte pour tous les aborigènes du monde.

Personne, incluant le gouvernement Harper n’avait vu venir ce mouvement issu de la société civile. De surcroît, un mouvement pan-canadien qui semble unir des autochtones de toutes les provinces, territoires et communautés.

C’est pourquoi, avec nuances, on le compare de plus en plus aux mouvements Occupy, mais avec des revendications nettement plus précises.

Rappelons qu‘Idle No More est né en octobre 2012 lorsque quatre femmes autochtones de la Saskatchewan ont lancé un mouvement de protestation contre les projets de loi mammouth C-38 et C-45 du gouvernement Harper, lesquels, entre autres choses, modifient unilatéralement plusieurs lois et règlements. Incluant la Loi sur la protection des eaux navigables et la Loi sur les indiens. Sans compter une dérèglementation accélérée pour faciliter encore plus l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles par des intérêts privés.

Bref, la bougie d’allumage d’Idle No More, on la trouve dans ces lois mammouths qui mettent leurs pattes sur des territoires dont les autochtones se réclament et qui le font sans que les principaux intéressés aient été consultés au préalable.

Ce mouvement dénonce des conditions de vie quasi tiers-mondistes de certaines réserves et communautés, dont celle d’Attawapiskat. Il parle aussi de l’anachronique Loi sur les Indiens, adoptée en 1876.

Il parle du taux de suicide élevé dans plusieurs communautés. Il parle des centaines de femmes autochtones qui, depuis des années dans certaines provinces, sont violées, enlevées et/ou tuées. Il parle de pauvreté, de violence conjugale, du rôle des femmes, d’éducation déficiente. Il parle d’un leadership «officiel», celui de l’Assemblée des Premières Nations, que plusieurs considèrent comme étant trop timide.

Le tout, prenant en compte que dans les faits, la réalité autochtone, Métis et Inuit est hautement complexe, diversifiée et dont plusieurs succès font également partie.

Assez, c’est assez.

Bref, si hormis les questions environnementales, la plupart des problèmes dénoncés par ce mouvement n’ont rien de nouveau, son message global ressemble à quelque chose comme un gigantesque «Assez, c’est assez».

C’est en cela qu’il s’inscrit à sa manière dans la logique de divers mouvements sociaux de contestation qui, depuis quelques années et un peu partout sur la planète, s’élèvent contre une iniquité socio-économique de plus en plus pernicieuse.

Le vrai rapport de force est politique

La mauvaise nouvelle pour le gouvernement conservateur est qu’au-delà des problèmes séculaires comme la pauvreté et la violence, Idle No More braque surtout les projecteurs sur un des éléments centraux de l’«agenda» Harper, qui est d’ouvrir grande la porte au développement tous azimuts des ressources naturelles par des intérêts privés.

Si M. Harper a accepté de devancer sa rencontre avec l’Assemblée des Premières Nations et qu’ensuite, on a laissé «couler» aux médias un rapport de vérification qu’on espérait suffisamment gênant pour la chef Spence qu’il aiderait par ricochet à discréditer le mouvement Idle No More, c’est parce que le premier ministe le comprend parfaitement bien.

Ce jeudi, c’est du grand chef manitobain Derek Nepinak que Stephen Harper aura reçu son avertissement le plus clair :

We have power (…) We have nothing left to lose. (…) The Idle No More movement has the people and the numbers that can bring the Canadian economy to its knees. It can stop Prime Minister Harper’s resource-development plan, his billion-dollar plan, to develop ressources in our ancestral territories. We have the warriors that are standing up now, that are willing to go that far. So we’re not here to make requests, we’re here to demand attention.

Traduction libre :

Nous avons le pouvoir (…) Nous n’avons plus rien à perdre. (…) Le mouvement Idle No More peut compter sur les gens et le nombre qui peut mettre l’économie canadienne à genoux. Il peut arrêter le plan de développement des ressources du premier ministre Harper – son plan de plusieurs milliards de dollars -, pour exploiter les ressources sur nos territoires ancestraux. Nous avons des guerriers qui se lèvent maintenant, qui sont près à aller jusque-là. (Le mot «guerriers» étant pris ici dans son sens métaphorique, et non pas militaire.)

En se réclamant des traités signés originellement avec  la «Couronne» – des traités dont, selon les tribunaux, le gouvernement fédéral est de toute manière l’héritier politique – ce que Idle No More dit, dans les faits, est que ce mouvement refuse de laisser Stephen Harper ouvrir le Klondike des ressources naturelles aux intérêts privés sans que les Autochtones ne soient consultés lorsqu’ils s’appliqueraient.

Ni, on l’oublie, sans que l’environnement ne soit protégé, ni sans un partage plus équitable des profits pour les projets approuvés. Et lorsqu’on sait que le gouvernement conservateur ne cesse d’alléger les exigences scientifiques pour l’industrie privée dans ce domaine, l’inquiétude se comprend d’autant mieux.

Dans ce face-à-face, les «traités de nation à nation» sont certes l’outil juridique par lequel le mouvement et l’Assemblée des Premières Nations tentent d’établir un rapport de force avec le gouvernement Harper.

Lorsque les chefs parlent en termes de «coexistence pacifique» et de «partage des terres et des ressources» dans le respect de la «Mère Terre» pour que cessent de s’«appauvrir» plusieurs de leurs communautés, ils font référence à ces mêmes traités.

Lorsqu’ils parlent de rétablir l’«intégrité» de leur relation avec la «Couronne», ce sont encore des traités dont il est question. Lorsqu’ils parlent d’établir une «nouvelle relation fiscale» avec la «Couronne», par contre, il est aussi question de passer au siècle présent.

Lorsqu’ils demandent d’être consultés pour toute modficiation législative touchant aux ressources sur les territoires dont ils se réclament, ils se basent sur l’article 35 de la Constitution de 1982. Cet article prévoit, entre autres choses, que les «droits existants – ancestraux ou issus de traités – des peuples autochtones du Canada sont reconnus et confirmés».

Or, au-delà des traités et des articles constitutionnels, le vrai rapport de force demeure essentiellement politique.

Et son principal outil, c’est le mouvement Idle No More lui-même, son étonnante unité et ses appuis qui débordent jusqu’à l’étranger. Son outil, c’est également dans une certaine mesure les chefs de l’Assemblée des Premières Nations, qu’il oblige maintenant à se montrer nettement plus revendicateurs.

Le rapport de force est essentiellement politique et l’enjeu financier est tout simplement immense.

On parle en termes de dizaines et dizaines de milliards de dollars en jeu pour les minières, les gazières et les pétrolières. Autant canadiennes qu’étrangères.

Pendant ce temps, comme le rapporte La Presse, «les investissements annoncés par le secteur privé dans des projets verts, majoritairement des projets d’énergies alternatives, ont chuté de 75% en 2012 au Canada, selon une analyse de la firme E&B Data»…

Quant aux industries minières, gazières et pétrolières, elles sont de mieux en mieux branchées sur le pouvoir politique. Et ce, auprès de tous les gouvernements, ou presque. Au Canada, leurs lobbyistes sont hyperactifs dans toutes les capitales politiques et le Québec ne fait pas exception.

Ce qui, on en conviendra, concerne tous les citoyens du Canada et du Québec. Point.

Le Klondike, il est également ici avec le Plan Nord, l’industrie minière, le pétrole d’Anticosti, le gaz de schiste, le projet d’inversion de l’Oléoduc de la compagnie d’Enbridge pour exporter le pétrole albertain issu des sables bitumineux, l’ouverture à ce pétrole albertain montrée par la première ministre Marois au Conseil de la fédération, etc..

Il ne manque pas non plus d’opposants, au Canada et au Québec. Comme Idle No More, ils réclament de meilleures évaluations environnementales. Et pour les projets responsables, un partage nettement plus équitable des profits pour le trésor public.

Et c’est ici – précisément sur cette problématique environnementale, sociale et économique -, qu’il pourrait y avoir convergence d’intérêts entre le mouvement autochtone Idle No More et ces citoyens et groupes tout aussi inquiets face à cette atmosphère généralisée de Ruée vers l’or.

À suivre…

Le joueur invisible

Dans ce rapport de force qu’Idle No More tente d’établir face au gouvernement, on trouve aussi un joueur invisible.

Ce joueur, ce sont les lobbys des industries pétrolières, minières et gazières – incluant les ambitions continentales de l’industrie albertaine des sables bitumineux défendues par son gouvernement provincial et celui de M. Harper. Ces lobbys, ça se comprend,  sont pressés de tirer profit de la grande ouverture manifestée par plusieurs gouvernements au Canada.

Ce joueur, Québécois et Canadiens commencent, eux aussi, à prendre la mesure de son influence réelle dans les coulisses discrètes du pouvoir politique.

Les exemples abondent. Au Québec, par exemple, l’industrie gazière a recruté Lucien Bouchard, un ex-premier ministre et ex-chef du PQ, comme principal lobbyiste. L’ex-chef péquiste et nouveau Délégué général à New York, André Boisclair, était aussi consultant pour une compagnie gazière. Sans compter quelques anciens libéraux passés, eux aussi, à ces industries.

Demandez et vous recevrez…

Une nouvelle récente et passée pour ainsi dire inaperçue au Québec en dit long sur le pouvoir d’influence de ces lobbys.

CBC rapportait ce mercredi qu’une lettre obtenue par Greenpeace en vertu de la Loi d’accès à l’information «révèle que l’industrie pétrolière et gazière a obtenu sa requête auprès du gouvernement fédéral de mofidier une série de lois environnementales pour favoriser «autant la croissance économique que la performance environnementale»» /sic/.

Le tout, rapporte-t-on, n’aurait pris que dix mois.

On peut d’ailleurs lire cette lettre ici.

CBC rapporte que cette lettre, datée du 12 décembre 2011, était adressée au ministre de l’Environnement, Peter Kent et au ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver.

La lettre avait quatre signataires. Soit :

- Le Canadian Petrolium Products Institute (devenu depuis le Canadian Fuels Association) (Association canadienne des carburants)– la «voix de l’industrie des carburants de transport»;

- Le Canadian Association of Petrolium Producers (CAPP) – la «voix» de l’industrie canadienne du pétrole, des sables bitumineux et du gaz naturel;

- Le Canadian Energy Pipeline Association (CEPA) (Association canadienne des pipelines d’énergie) – «représente les sociétés de réseaux pipeliniers du Canada qui exploitent plus de 100 000 kilomètres de pipelines au Canada et aux États-Unis»;

- Le Canadian Gas Association (CGA) (Association canadienne du gaz) – le «porte-parole des distributeurs de gaz naturel canadiens».

Dans leur lettre commune, les quatre lobbys soulignent que leur objectif est d’«exprimer leurs points de vue partagés quant aux opportunités à court terme du gouvernement de se pencher sur la réforme de la réglementation des industries majeures du Canada». (traduction).

Tout en se disant toujours préoccupés d’une exploitation environnementalement «responsable», les signataires font néanmoins mention spécifique de six lois :Loi sur l’Office national de l’énergie, Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, Loi sur les pêches, Loi sur la protection des eaux navigables, Loi sur les espèces en péril, Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.

CBC rapporte qu’ensuite, soit dès le 9 janvier 2012, le ministre Oliver écrivait «une lettre ouverte accusant les environnementalistes et autres «groupes radicaux» d’affaiblir l’économie canadienne» et de vouloir «bloquer» tout nouveau projet.

Prochaine étape : avril 2012. Le gouvernement Harper présente son premier projet de loi mammouth qui, entre autres choses, modifie en effet la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la Loi sur les pêches et la Loi sur l’Office national de l’énergie. Le processus de dérèglementation est lancé.

Puis, en octobre 2012, le second projet de loi mammouth vient remplacer la Loi sur la protection des eaux navigables par la nettement plus permissive Loi sur la protection de la navigation.

Cette lettre est peut-être une activité de lobbyisme parmi d’autres de la part d’industries de plus en plus influentes, mais son «timing» mérite tout de même une attention particulière.

La rapidité avec laquelle plusieurs des changements suggérés dans cette lettre ont été imposés par le gouvernement Harper témoigne de l’influence réelle de ce joueur politique de moins en moins invisible et du préjugé favorable dont il jouit auprès du gouvernement canadien.

Cette lettre souligne d’ailleurs l’importance des sommes en jeu en parlant de 120 milliards de dollars d’investissements privés qui seraient prêts. C’est vraiment beaucoup, beaucoup d’argent.

Enfin, en conclusion, la lettre fait même mention de la nécessité de progresser sur la question de la «consultation» des Autochtones… Il faut croire que les deux ministres à laquelle elle s’adressait ne l’ont pas lue jusque-là… Une ironie dont seule la politique a le secret.

Il faut noter que si le ministre des Ressources naturelles, dans ses fonctions, doit aussi rencontrer les groupes environnementaux, il s’est néanmoins montré particulièrement ouvert aux lobbys de l’industrie pétrolière, gazière et minière tandis qu’il a traité les premiers de «radicaux»…

Le 22 novembre dernier, Canoë rapportait d’ailleurs que le ministre Oliver, de passage à Montréal pour une conférence, désirait aussi rencontrer privément M.Bouchard – président de l’Association pétrolière et gazière du Québec.

Le lendemain, on rapportait que Mme Marois, au Conseil de la fédération, s’était également montrée ouverte à étudier le projet controversé de la société Enbridge d’inverser le flux de son pipeline entre Montréal et Sarnia pour faire transiger ici du pétrole des sables bitumineux. Une ouverture intéressante pour cette industrie.

Le point de bascule?

Ce jeudi, un chef de l’Assemblée des Premières Nations présentait le contexte actuel comme un «point de bascule» quant à la relation entre les Autochtones et le gouvernement. Les questions environnementales et territoriales étant indissociables de la dérèglementation majeure à laquelle se livrent les conservateurs pour accélérer et faciliter l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles par l’industrie privée, canadienne ou étrangère.

Le rapport d’évaluation sur la gestion d’Attawapiskat coulé aux médias à un moment franchement fort opportun pour le gouvernement soulève sûrement des questions pertinentes sur la gestion de cette communauté et sur l’inaction corollaire du ministère responsable, mais ce que le mouvement Idle No More pointe est nettement plus large et plus déterminant pour l’avenir. Y compris celui des Canadiens et des Québécois.

Quand le sage pointe la lune, l’idiot ne regarde-t-il pas le doigt?

En effet, si la gestion des fonds publics par les chefs autochtones est certes un sujet aussi pertinent que celle qu’en font nos propres gouvernements, ce que pointe Idle No More est ailleurs.

Il parle des questions fondamentales que sont l’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement et l’importance d’assurer un partage nettement plus équitable des profits pour les populations et les services publics.

Elle est là, la «lune» que ce mouvement nous pointe. À tous.

De fait, dans cette filière, si on retrouve en Amérique du Nord plusieurs groupes environnementaux, on y trouve aussi plusieurs groupes et activistes autochtones. Il arrive même qu’ils y travaillent ensemble!

On les trouve, autochtones et non-autochtones, s’exprimant sur plusieurs projets dont les impacts potentiellement négatifs sur l’environnement inquiètent. Ici et ailleurs sur le continent.

Le projet d’inversion de son pipeline par Enbridge inquiète au Canada. Aux États-Unis, on parle du pipeline Keystone XL.

On rapporte même que Lisa Jackson, la patronne de l’Agence américaine de protection de l’Environnement, aurait démissionné récemment pour «protester contre la décision du président (Obama) de donner son accord au projet Keystone XL, qui permettra de transporter du pétrole brut (des sables bitumineux) sur une distance de plus de 2700 kilomètres, de l’Alberta jusqu’aux raffineries du Texas. Cette autorisation présidentielle est la dernière étape à franchir avant de lancer la construction de cette autoroute de l’énergie fossile. Elle devrait être officialisée en mars ou en avril prochain».

Au Canada, les sables bitumineux en inquiètent également plusieurs. C’est connu. D’autant que le gouvernement fédéral y est des plus favorables.

Le projet d’Enbridge fait quant à lui définitivement partie de ce qui en inquiète plusieurs. Clayton Thomas-Muller, un Cri du Manitoba, est d’ailleurs cité dans The Guardian pour sa campagne demandant la «séparation du pétrole et de l’État»… Une référence ironique à la formule classique sur la «séparation de l’Église et de l’État»…

Une mobilisation s’annoncerait aussi pour la fin janvier en Nouvelle-Angleterre contre ce projet transfrontalier du pipeline Keystone XL.

Un autre dossier «chaud» de la filière des ressources naturelles cette année pourrait aussi toucher les projets de mines à ciel ouvertes proposé par une compagnie de la filière chinoise dans le Corridor Izok de la partie arctique du Canada et du Nunavut.

Qu’en décidera le gouvernement Harper? À suivre. Encore…

***

Ce qu’il en restera

Bref, que la rencontre de ce vendredi entre Stephen Harper et les chefs autochtones ait lieu ou non, qu’elle donne ou non quelque chose sur la question des traités ancestraux, il restera encore un mouvement qui ne semble pas vouloir reculer. Un mouvement qui, pour le moment, gagne encore de nouveaux appuis.

Les manifestations se multiplient d’ailleurs.

Au-delà des jeux politiques, du combat pour l’opinion publique auquel se livrent le gouvernement fédéral et l’Assemblée des Premières Nations, les désaccords entre les chefs eux-mêmes et au-delà d’un Stephen Harper dont le modus operandi habituel est de diviser, toujours, pour régner plus longtemps, il restera un mouvement.

Il restera Idle No More - un mouvement issu de la société civile autochtone. Un mouvement qui, de surcroît,  interpelle aussi les non-autochtones sur une triple problématique cruciale : l’exploitation des ressources naturelles par des intérêts privés, la protection de l’environnement et le partage déficient des profits entre les industries et le trésor public.

Pour ce faire, Idle No More continuera de tenter de construire un rapport de force avec le gouvernement conservateur, mais aussi face aux lobbys gaziers, pétroliers et miniers, lesquels ont définitivement l’oreille de plusieurs gouvernements dont, en tout premier lieu, celui de Stephen Harper.

La question n’est donc pas de stopper l’exploitation de certaines ressources, mais de le faire de manière responsable pour l’environnement et financièrement équitable pour les populations. Et de ne pas le faire lorsque ces deux conditions sont absentes.

Idle No More défend cette position pour les Autochtones. D’autres Canadiens et Québécois, regroupés ou non, le font aussi pour leurs populations. Le problème étant qu’une partie substantielle de leurs classes politiques, quant à elles, semblent prises par des considérations et des influences fort différentes.

Bref, les autochtones ne sont pas seuls à ne pouvoir compter nécessairement sur leurs élites politiques pour opérer des arbitrages éclairés sur ces questions avec le bien commun et la rigueur scientifique comme premiers critères de décision…

***

À lire aussi : ce texte fort éclairant d’Alexandra Parent sur la Loi sur les indiens et ses ramifications politiques actuelles.

43 commentaires à propos de “Idle No More: un message qui porte

  1. Est-ce que la sève du printemps érable s’apprête a couler dans le sang d’un nombre croissant de citoyens mécontents d’une marre a l’autre? La sève québécoise se joindra-t-elle a celle des Autochtones?… L’an dernier, pendant que Harper adoptait son projet de loi mammouth C-38, le Québec était trop occupé à ses légitimes casseroles pour s’en rendre compte, mais, cette année, est-ce qu’on pourra compter sur les Québécois pour stopper le mammouth C-45 qui sacrifie nos rivières, nos lacs, notre air, notre mère Terre à l’hôtel du pétrole et du développement à tout prix. Ce n’est pas juste leurs terres que les Autochtones défendent, c’est notre Terre-mère à tous.

    Excusez-la!

  2. Bonjour,

    Bien sûr que IDLE NO MORE possède un message qui frappe très fort et qui porte surtout. Tout en frappant l’imaginaire, il va de soi. Tout en croyant que l’impact sera infiniment plus grand sur le continent européen, le vieux Continent étant de loin plus sensible que les « esprits coloniaux d’ici » qui se croient un p’tit peuple élu bien sûr mais au détriment des Premières Nations un peu partout. Souvenons nous de cette insoutenable légèreté de nos nationalistes québécois qui braillaient comme des veaux afin de se faire reconnaître comme une nation. Soit ce qui ne veut plus RIEN DIRE au niveau Planétaire depuis le siècle dernier. Afin de calmer le pompon de nos amis les nationalistes, Monsieur Stephen Harper offrit à Monsieur Gilles Duceppe d’accorder cette fumisterie aux nationalistes québécois : Quin toué, bienvenue dans le concert de plus de 5,000 nations dans le monde avec seulement 200 pays. Et le Sauveur Suprême de nos nationalistes accepta les oreilles molles et rouge de honte avec le caquet bas.

    En effet, Monsieur Bernard El Latino Landry fit énormément de démagogie avec « son concert des nations ». Ce qui ne veut rien dire plus que bienvenue dans le club des 5,000 mais nommez moi une des 4,999 Autres. Assez c’est assez ! Tout comme Attawapiscat, il y a 614 collectivités des Premières Nations au Canada dont 39 dans la Province de Québec. Madame Theresa Spence vient de gagner son pari pour démontrer à la face du monde la nullité de cet échafaudage du siècle dernier.

    Par ailleurs, et surtout pour nos amis qui font partie de la gang des nationalistes québécois, donnez vous donc la peine d’apprendre votre Histoire afin que le Je Me Souviens ne soit pas une risée, une coquille vide. Afin de cesser de parler et de vous agiter pour ne rien dire que la pauvre cassette de la victimisation.

    En outre, souvenons nous que suite aux lamentations du CURÉ LABELLE à la fin du 19ème siècle dans la capitale d’Ottawa, Sir Wilfrid Laurier fut réceptif aux doléances du Curé Labelle qui voulait des terres gratuites pour essayer de retenir la gang de Pure Laine qui étaient étourdis par The American Dream et se sauvaient dans les STATES se faire exploiter dans l’industrie du coton. Les Pure Laine fuyaient par dizaines de milliers chez les Yankees pour y perdre aussi leur langue française, n’est ce pas ?

    Et voilà que le 13 de Juin 1898, Sir Wilfrid Laurier, ce fier Libéral descendant de nos Patriotes de 1837-1838 ainsi que les autres dirigeants du Canada ANNEXÈRENT à la province de Québec plus de 650,0000 milles carrés de territoire comprenant l’Abitibi Témiscamingue et tout le GRAND NORD du Québec qui appartenait alors aux Territoires du Nord Ouest et obtenu de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Tandis que le territoire de l’Abitibi Témiscamingue fut enlevé à l’Ontario avec son accord. Tout ces centaines de milliers de milles carrés pour retenir le Pure Laine francophone « icitte ». Ainsi, les colons Pure Laine recevaient une terre gratuite à défricher et à semer dans l’Abitibi et le Témiscamingue. Et pourquoi le nationaliste qu’était Monsieur Raoul Duguay en vous chauffant les émotions ne vous parlait jamais de la vraie, soit la vraie de vraie « bite à Tibi » ? Sacrilège, celle ci était de l’Ontario, j’imagine……

    En conclusion, tous les Territoires du Grand Nord du Québec DONNÉS ET ANNEXÉS au Québec il y a un peu plus de 100 ANS par les Territoires du Nord Ouest soit le 13 de JUIN 1898 par Sir Wilfrid Laurier fut TOUT UN CADEAU, n’est ce pas les péquistes ? Et le tout jusqu’à la RIVIÈRE EASTMAIN dans le Grand Nord. Sans tout cela, pas de Baie James et pas de Plan Nord, n’est ce pas ? Tout en cessant d’affirmer que le Canada ne vous a jamais RIEN DONNÉ….. Allez les péquistes ! Et si tout d’un coup, quelques Unes des Premières Nations découvraient que ces territoires leur appartiennent grâce à Idle No More. Maintenant, depuis la péréquation accordée au Québec depuis le début des Années 1960 en argent Canadien, sonnant et trébuchant, la péréquation à la fin du 19ème siècle donnée au Québec par Sir Wilfrid Laurier était des TERRES EN BOIS DEBOUTTE afin de mettre à l’Oeuvre et à l’Épreuve sans se pogner le beigne dans le joual de la Nation….. Bien à vous, John Bull.

  3. Bravo Mme Legault pour cette mise au point fort éclairante. Les Premières Nations ont un immense respect pour la terre, qu’ils appellent fort justement la Terre Maman, celle qui nourrit, protège. Et qu’en faisons-nous? Nous la saccageons sans discernement au nom du Profit et de l’Enrichissement personnel.
    Le mouvement Idle no More réveille nos consciences et nous rappelle que nous n’avons jamais été à l’écoute des peuples autochtones. Il est grand temps.

  4. Fière d’être innu, nous partageons la même terre avec tous les autres habitants, nous devons nous unir pour la protéger, quand est-ce que nous ouvrirons nos yeux, nos oreilles, nos coeurs pour entendre, voir, écouter et comprendre la vision de Idle No More,
    C’est une occasion de démontrer notre appui à toutes les personnes appuyant la cause. Un bon leader se doit être à l’écoute de tous et chacun, si cela pouvait s’appliquer à tous les leaders de toutes nations nous aurions une planète plus en santé avec moins de blessures et notre qualité de vie serait amélioré à tout point de vue, moins d’air pollué, etc…

  5. @ John Bull.

    Heureux de constater que les anglos se réveillent.

  6. C,est clair que les traités d,autrefois n,ont jamais été respectés! On a réussit au cours des ans à déposséder les habitants de ces terres avec des entourloupettes !…Aujourd,hui grace à l,internet les ententes en catimini aparessent au grand jour!
    Le gouvernement Harper ,le gouvernement le plus hypocrite et sournois de l,hitoire du Canada risque d,en prendre pour son rhume! il faut jamais oublier que son projet de loi Gigantesque a été aprouvé grâce aux nouilles de son parti qui l.on adopté les yeux fermés!….

  7. Je suis en accord avec le message précédent!
    Attention le gouvernement de la Tunisie a été renversé par la cause d,un citoyen qui s,est sacrifié par le feu ! mme Spence fâce à l,inertie de ce gouvernement a décidé de sacrifier sa vie par le jeune! Je l,approuve et je suis décidé de luter afin que la justice soit fait ! ce gouvernement avait décidé de passer des lois réduisant les droits des premières Nations à neant! J.espère que le reste de l,humanité s,en souviendra! Remarquez chers amis que sur la scène internationnale ,nous sommes de plus en plus minable!…..

  8. Je crois que sire Charest a été renversé par les carrés rouges. son semblable pourrait l.être par des plumes teintes en rouge!…

  9. @john Bull

    Puisque vous êtes bien branché avec Ottawa, pourriez-vous leur demander d’ajouter le Labrador qu’on nous a volé en 1927? Notre terre comme dirait Idle no more.

  10. @ John Bull

    Vous omettez de préciser, au quatrième paragraphe de votre interminable et incroyable délire, qu’à cette époque, le gouvernement fédéral payait pour faire venir dans l’Ouest canadien des immigrants allemands, polonais ou ukrainiens en leur accordant des privilèges. Or, ces mêmes privilèges n’étaient pas consentis aux Canadiens français qui, faute de terres cultivables, furent contraints de se rendre en Nouvelle-Angleterre. Il n’est aucunement question ici d’une américanisation désirée.

  11. Sur le dossier des pétrolières, on reconnait la même tactique que celle employée par BP dans son exploitation du pétrole dans le Golf du Mexique.

    BP, par ses lobbys, a réussi à faire abroger presque toutes les lois, mesures, règlements qui l’embêtaient. Et, pour ajouter l’insulte à l’injure, BP a refusé de percer le puits de secours, soupape de sécurité qui aurait empêché la catastrophe que nous avons connue.

    Pour couronner le tout, BP a tourné les coins ronds dans la qualité de l’équipement et du ciment. Tout ça pour économiser quelques centaines de milliers de dollars.

    Au Canada, l’industrie pétrolière exige qu’on la dispense de forer ce fameux puits de secours parce que ça va lui coûter trop cher. C’est pourtant un mal nécessaire, comme on l’a vu dans le Golf du Mexique.

    Je parie ma première chemise que le Gouvernement Harper va permettre que l’on fore sans mesures de sécurité.

    Donc, ils sont près à risquer la perte de centaines de millions de barils de pétrole brut, pendant des années, car c’est le temps qu’il faudra pour boucher le seul et unique puits délinquant, plutôt que dépenser quelques millions en mesures sécuritaires parce qu’elles pourraient n’être pas nécessaires.

    C’est jouer gros, et pas de façon intelligente, responsable, respectueuse. Voilà qui est au haut du pavé, des sociopathes. Certains, élus, d’autres , aux commandes, dans l’ombre.

  12. Effectivement un message qui porte.Tout récemment j’ai été surpris de constater sur le site d’Oklahoma-Occitania.Les activités d’Ok-Oc.Association visant la promotion des échanges culturels entre Occitans de France et les indiens d’Amérique.Dont une vingtaine de tribus autochtones qui entretiennent des liens privilégiés avec le peuple Occitan.Hors,il n’est pas rare de voir une délégation de Sioux se porter à la défense des Larzacois pour contrer des projets nuisibles à l’environnement.La sève Sioux s’avère être un apport positif pour nos amis de l’Hexagone.Et pourquoi pas pour nous?

  13. Theresa Spence, chef d’Attawapiskat, le clône de GND chez les autochtones?

  14. IDLE NO MORE continuez a vous faire entendre

  15. Il faut en finir avec le système de réserve et donner aux autochtones un choix clair…déménage dans une ville et on te paiera ta relocalisation et ton éducation ou vie dans la nature et débrouille-toi. On n’est plus au XVIIIe siècle et le fait de leur verser milliards par dessus milliards ne fait que solidifier leur dépense envers nous. Ils disent qu’ils sont un peuple fier, mais jamais assez fier pour ne pas demander des sous aux autres nations.

  16. En 2002, j’ai sorti, sur mon label Fullspin Musique, l’album éponyme Taïma.

    En Inuk, Taïma veut dire : c’est assez!

    Elisapie Isaac, Inuk de Salluit, nous parlait dans sa langue, l’Inuktitut, de la réalité des Inuit du Grand Nord québécois. En français, sur un texte de Fred Pellerin, Silence, on pouvait l’entendre réciter un poème en français qui relate l’importance des ressources environnementales de son coin de pays.

  17. j’ai entendu a la télé qu’unchef se payait $700,000 sans impôts. Ou va l’argent aux amérindiens our aux magoulleurs. Il faudrait un autre Commission.

  18. Spence se sacrifier?? êtes-vous certain???
    Elle fait un show médiatique et se donne des allures de martyre mais finalement fait honte et mal paraitre la communauté autochtone au grand complet.

  19. bravo et merci, madame Legault : texte éminemment éclairant, magistral, et nécessaire !

  20. Que repondez-vous à l’article de Lysianne Gagnon ce matin?
    Extrait::  » à même les 100 millions versés par Ottawa depuis 2005 à la réserve d’Attawapiskat, Mme Spence et son conjoint Clayton Kennedy empochent des revenus de 250 000$ par année libres d’impôt, ce qui équivaut à près d’un demi-million de dollars par année. Cela, pour gérer une réserve de quelque 1600 habitants.
    M. Kennedy, qui a déclaré une faillite personnelle avant d’assumer la gestion financière (sic) de la réserve, reçoit 850$ par jour. Mme Spence, outre son salaire de quelque 70 000$, reçoit 8000$ par mois pour gérer une garderie.
    Les largesses ne sont pas limitées à l’heureux couple. Le conseil de bande verse un salaire de 171 000$ par année à un «gérant de la technologie». Un autre membre du conseil s’est fait payer des «voyages» pour 68 000$… sur une période de deux mois.

  21. Un contrat c’est un contrat. On doit le respecter. Une entente c’est une entente. On doit la respecter. Un traité c’est un traité. On doit le respecter. C’est une question d’honneur, de dignité.

    Lorsque les premières nations, individuellement, ont accepté le fusils sur la tempe les conditions des traités imposées par les blancs, ils l’ont fait de bonne foi, si on peut employer cette expression dans ces conditions.

    Si les blancs à la langue fourchue, c’est nous ça, désirent changer les règles du jeu, ils doivent refaire le même parcours qu’en 1870 et quelques, et négocier avec chaque groupe, individuellement, comme cela a été fait à l’origine.

    Insister pour négocier avec des représentants qui parleraient au nom de tous est tout à fait contraire à la façon de faire des premières nations. Il faut retourner à la case départ et renégocier, de bonne foi cette fois.

    Tant que nous persisterons à imposer notre mode de démocratie à des gens pour qui cette façon de faire est étrangère, nous perdons du temps. Nous n’arriverons à rien à nous entêter dans nos erreurs.

    Petit train va loin. Ne l’oublions pas.

  22. @ Yann # 11

    Entièrement d’accord avec vous. C’est justement ce contre quoi s’est battu le Curé Labelle, le Roi du Nord, qui voulait trouver un moyen pour que les Canadiens français de l’époque ( on nommait ainsi les Québécois francophones par opposition aux Anglais) puissent cesser de s’expatrier afin de ne pas mourir de faim. Ce fut à partir des terres de la couronne qu’il mena son combat.
    Mais, l’auteur à qui vous vous adressez tient des propos semblables depuis très longtemps. Ce n’est pas du délire, c’est du racisme.

    «La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n’en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.»
    [André Pronovost]

  23. «Pendant ce temps, comme le rapporte La Presse, «les investissements annoncés par le secteur privé dans des projets verts, majoritairement des projets d’énergies alternatives, ont chuté de 75% en 2012 au Canada, selon une analyse de la firme E&B Data»…»

    Les lobbys en réclamant des modifications aux 6 lois mentionnées dans la chronique, révèle que ces lois au cours des ans s’orientaient pour favoriser la transition vers les énergies alternatives….les conservateurs, ici comme ailleurs, reculent pour revenir au bon vieux temps. La différence est que dans le temps, on ne connaissait pas encore avec certitude les impacts négatifs des énergies fossiles sur la santé des populations et des écosystèmes. Aujourd’hui oui. Mais les créationnistes ne reconnaissent pas la preuve scientifique.

    «CBC rapporte qu’ensuite, soit dès le 9 janvier 2012, le ministre Oliver écrivait «une lettre ouverte accusant les environnementalistes et autres «groupes radicaux» d’affaiblir l’économie canadienne» et de vouloir «bloquer» tout nouveau projet.»

    Radicaux….le mot est faible, on nous appelle maintenant des éco-terroristes. Il serait intéressant de savoir combien de «nouveau projet» côté énergies alternatives ont été bloqués au profit du statu quo pétrolier…Je seconde M. Clayton Thomas-Muller pour sa demande de «séparation du pétrole et de l’État»…

    La Ruée vers l’or noir est une réalité. À la ville de Montréal, il y a un corps de métier nommé Mécaniciens de machines fixes. Ils ont des conditions de travail de fonctionnaires municipaux, reconnues pour être gras dur avec protection mur à mur. Eh bien la ville a de la difficulté à les garder. L’appel Albertain est très attirant. Ils triplent leurs salaires et pris en main par la compagnie pétrolière qui les engage pour les inconvénients de vendre leurs maisons et déménager. C’est une autre facette de la consolidation du projet pétrolier…et je ne sais pas tout…

    La raffinerie Shell dans l’est de l’île a fermé il y a environ 2 ans…Suncor pas loin de là, engage.

    Le mouvement Idle no more est la suite du printemps érable et il faut continuer jusqu’à ce que ces politiciens et politiciennes soient remplacés-es par d’autres plus près des valeurs démocratiques et plus soucieux de l’avenir. Ils et elles doivent disparaître comme les mammouths ou s’adapter à la démocratie et la justice sociale.

    Proverbes amérindiens :

    Quand le dernier arbre aura été abattu
    Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
    Quand le dernier poisson aura été pêché
    Alors on saura que l’argent ne se mange pas

    Lorsque le sang de tes veines s’en ira à la mer et que ton corps devenu poussière retournera au sol, alors souviens-toi que la terre ne t’appartiens pas, mais que tu appartiens à la terre.

  24. @ John Yves Bull Rioux

    Vous devriez suggérer aux autorités du gouvernement central du Rocanada l’adoption du modèle québécois dans ses relations avec les nations autochtones: Entente de la Baie de James, Paix des braves, etc.

    Il ne faudrait pas oublier l’historique des conquêtes territoriales des Britanniques et la soumission, arme sur la tempe, des peuples conquis à la couronne d’Angleterre, la pratique de la « terre brûlée », l’usage d’armes chimiques (variole) exterminant des communautés amérindiennes entières…et j’en passe.

    Vous avez toujours le droit de rêver à un pays imaginaire, au Québec nous vivons en régime démocratique, n’est-ce pas ?

  25. @ Sophie (# 20):

    Excellente question que j’allais poser moi-même.

    L’article de Madame Gagnon est plus méritoire que ce blogue car moins biaisé.

    Les Canadiens en général en ont plein les baskets des éternelles jérémiades des Indiens et commencent à se poser les vraies questions suite à « idle no more ».

    Ce mouvement les met sous les réflecteurs et ce qu’on y découvre n’est pas jo-jo et la plupart des canadiens intelligents se rendent bien compte que les indigènes autochtones devraient commencer par faire un bon ménage dans leur propre maison AVANT de demander encore plus « d’aide » de notre part.

    De toute façon, on sait très bien que quoique qu’on leur donne, ce ne sera JAMAIS suffisant, alors…

  26. En réponse au commentaire précédent de Sophie. Je ne sais pas où elle va chercher ses chiffres, puisque le salaire de la chef est de 69 000$ plus 2 000$ de frais de déplacement, et ce selon le très à droite «Canadian Taxpayers Association» qui s’en scandalise d’ailleurs. Mensonge? Salissage gratuit? Ensuite, selon le rapport de Deloitte et Touche lui-même que tout le monde cite, la gestion des fonds de la réserve s’est grandement amélioré depuis l’arrivée au pouvoir de la chef Spence: il n’y a plus que 30% des transactions qui sont insuffisamment documentées, alors que ce chiffre s’élevait à 80% sous ses prédécesseurs.

    Ensuite, les 100 millions depuis 2005 sont l’ensemble des fonds versés à la réserve pour l’ensemble de tous les services, pas une somme faramineuse. Pour plus d’info, voici un article extrêmement éclairant, malheureusement en anglais, dans le Huffington Post:

    http://www.huffingtonpost.ca/chelsea-vowel/attawapiskat-emergency_b_1127066.html

  27. Très bien écrit. Ce blog doit être traduit en anglais et publié dans le McLean magazine pour aider à réveiller nos compatriotes du RduC.

    Il est temps que tous les peuples du Canada se réveillent et se prennent en main. Les grands exploiteurs de nos richesses collectives doivent être encadrés par nos gouvernements.

    Ce que fait le gouvernement du Canada va à l’encontre du bien collectif de tous, il se prostitue au profit des grands exploiteurs et nous les peuples du Canada ne faisons rien pour contrebalancer ce pouvoir excessif des grands exploiteurs.

  28. Bravo Josée Legault pour avoir encore une fois si bien vulgarisé une problématique qui nous touche tous. Et pour ceux qui crient au scandale pour les 90 millions octroyés à cette communauté autochtone, je leur répond ceci: combien de centaines de millions nous ont coûtés les commandites, les 9 années de magouillage sous Charrest avec les mafieux de la construction et autres? Faisons le ménage dans notre cours avant de …..

  29. Bonjour Me Legault,
    Voilà un papier qui informe les citoyens.
    À quand une loi mammouth pour les politiciens qui utilisent le privilège qu’on leur a donner de nous représenter mais qui rendus au pouvoir agissent contre les communautés.
    M. Harper a t’il tous les droits comme premier ministre pour agir comme il agit.
    Nous ne pouvons pas être tous des spécialistes pour savoir comment nos représentants doivent exercer le pouvoir et ou il s’arrête.
    Comment un gouvernement peut t’il bafouer les droits des collectivités en toute impunité.
    Je pense que le système politique est très malade. Lorsqu’il est permis de passer des lois comme cela a été fait avec C-38 et C-45 et presque en catiminie, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là dedans.
    Je crois qu’il devrait avoir des mécanismes pour contrebarrer les agissements d’un gouvernement qui va à l’encontre des intérêts pour le plus grand nombre. La population ne peut être consulter qu’aux quatre ans et entre les deux aucune consultation sur des questions de grandes importances pour les gens.
    Présentement le seul outil que les citoyens possèdent c’est de descendre dans la rue pour se faire entendre. Pourquoi ne pas consulter les gens par référendum, à ce que je sache c’est encore le peuple en démocratie qui doit trancher. Alors comment en sommes nous arrivés là?
    Je pense que beaucoup d’économistes devraient changer leur discours et réfléchir avant d’ouvrir la bouche pour faire accroire des conneries aux gens.
    Je n’en peux plus d’entendre ces spécialistes de l’économie du 1% nous raconter ce qui est bon pour le peuple et mauvais pour les plus riches.

  30. Excellent article, Madame, que j’ai recommander a mes « amis » Facebook. Il a été dit longtemps qu’il était « minuit moins une ». Mais je crois sincèrement, surtout depuis ma lecture de Survivre a l’effondrement économique, de Piero Sangiorgio, qu’il est plutôt dépasse minuit. « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou-ou un économiste! » Kenneth Boulding, économiste américain (1910-1983). « A long terme, nois ne pouvons nous permettre de parier notre prospérité et notre sécurité sur une ressource qui, tou ou tard, va disparaitre. » Barak Obama, 30 mars 2011. Printemps érable, Idle no more, meme combat? Il n’en tient qu’a nous de créer un lobby de la rue pour essayer de changer de cap, avant de foncer tout droit dans le mur. Merci, Madame, de sonner vos clairons d’alarme pour nous réveiller collectivement.

  31. @ Danielle Bourassa et beaucoup d’autres.

    En plus de ce que vous évoquez, il faut également, pour ne pas dire surtout identifier des causes ou des racines plus globales, plus profondes, bref plus « macro »

    Voici ce qu’on peut lire dans le Devoir de cette fin de semaine :

    «Les tenants d’Occupy Wall Street et les indignés de par le monde ne se réclamaient d’aucun mentor. Auraient-ils enfin trouvé celui-ci en Joseph E. Stiglitz ? Le slogan « Nous sommes les 99 % » s’inspirait déjà de lui. L’économiste américain l’étoffe remarquablement dans son essai Le prix de l’inégalité.

    Né en 1943, économiste en chef de la Banque mondiale et prix Nobel 2001 de sa discipline, Stiglitz ne se limite pas à scruter les États-Unis. Mais il souligne que « le niveau d’inégalité » de la première puissance du globe « est le plus élevé des pays industriels avancés ». Il n’hésite pas à rapprocher le déséquilibre américain de celui de « sociétés disfonctionnelles » comme l’Ouganda ou les Philippines. Car chez l’oncle Sam, « le 1 % des ménages le plus riche a 225 fois la fortune de l’Américain ordinaire », rapport qui a presque doublé depuis 1983.

    L’économiste attribue en particulier l’inégalité sociale de son pays et d’ailleurs à ce qu’il appelle « la recherche de rentes », ces « moyens par lesquels notre mécanisme politique actuel aide les riches à nos dépens à tous ». Il songe aux transferts et aux subventions de l’État au privé, aux lois diminuant la concurrence et permettant aux entreprises de profiter les unes des autres ou de décharger leurs coûts sur la société.

    Abus criants dans le secteur des ressources naturelles du Moyen-Orient, de l’Afrique, de l’Amérique latine et même du Canada (pensons pétrole ou sables bitumineux), les ruses s’affinent aussi, par exemple en communications. Stiglitz mentionne Carlos Slim, l’un des hommes les plus riches du monde : « Puisqu’il domine le secteur du téléphone au Mexique, Slim peut imposer des tarifs plusieurs fois supérieurs à ceux des marchés concurrentiels. »

    Cercle vicieux

    Dans nombre de pays, comme l’affirme l’économiste avec mordant, « l’aide sociale » que le gouvernement dispense aux entreprises dépasse beaucoup celle qu’il fournit aux démunis. Il arrive même que les autorités ferment les yeux sur les banques qui prennent un gros intérêt sur le crédit offert aux défavorisés. Stiglitz cite le cas, en Inde, du microcrédit destiné aux paysans, système détourné de sa vocation humanitaire.

    Comme quoi, dans le cercle vicieux du capitalisme, l’argent des pauvres profite souvent aux riches. L’aggravation de l’inégalité, que les politiciens ne semblent pas prêts à réduire en faisant payer les nantis, ne peut que provoquer des conflits sociaux qui nuisent finalement à la prospérité de tous. Avant d’être une impasse morale, l’inégalité est un non-sens économique. Derrière l’analyse froide de Stiglitz se cache, pour les indignés, un cri d’espoir.»

    Voilà ! N’oublions pas que Stiglitz est loin d’être un deux de pic.

  32. OUBLI !

    L’auteur de l’article cité précédemment portant sur John Stiglitz est : MICHEL LAPIERRE

    Rendons à Lapierre ce qui appartient à Lapierre !

    ;-)

  33. Bonsoir,

    Bien sûr qu’Idle No More prend en accéléré des proportions exponentielles sur le plan visibilité. Qu’arrivera t’il de nouveau et que seront les dividendes apparentes qui seront obtenus par les 614 groupes différents des Premières Nations dont 39 au Québec.

    Certains intervenants se posent différentes questions sur l’immensité des territoires annexés et donnés à la province de Québec par Sir Wilfrid Laurier le 13 de Juin 1898, soit il y a un peu plus d’un siècle.

    En effet, dans l’après foulée ou plutôt cette consécration de « MANIFEST DESTINY » chez les voisins du Sud, le slogan de John BL Soule soit : Go West, Young Man ! tout à fait popularisé par Horace Greely, la mouvance générale était d’aller vers l’Ouest où l’argent se trouvait. Beaucoup de québécois Pure Laine firent la démarche pour se regrouper autour de Winnipeg ainsi qu’à St Boniface au Manitoba. Mais la très grande majorité de tous les Pure Laine étaient attirés par les puissants aimants de cette hégémonie américaine pour venir y perdre leur âme dans les usines de coton, ces Tisserands du Pouvoir. Voilà pourquoi toute l’immensité territoriale du Grand Nord québécois ainsi que l’Abitibi Témiscamingue furent annexés au Québec avec les suppliques du Curé Labelle par le Premier Ministre Libéral de l’époque, soit Sir Wilfrid Laurier.

    Finalement, l’Histoire du Labrador est toute autre avec ses « bassins versants » de sa géographie qui favorisait à coup sûr et sans contredit Terre Neuve dont les habitants, ces « insulaires » se partageaient les côtes du Labrador depuis des lustres en « occupant fièrement ces territoires ». Voilà pourquoi le Labrador trouva sa niche chez Terre Neuve en rendant ainsi hommage à son occupation….. Bien à vous, John Bull.

  34. @ Denis Drouin (# 61):

    Revenez-en avec votre « lutte des classes » et de l’exploitation sociale et de la persécution économique des prolétaires et des masses populaires et laborieuses par l’ordre impérialiste des capitalistes…

    Ça fait plutôt Karl Marx des années ’60 non? Et ça a fait son temps.

    Vennez nous rejoindre dans le XXIe siècle. Vous verrez…c’est passionnant!

    Les inégalités sont PARFAITEMENT NORMALES dans un monde NORMAL.

    Certaines personnes ont plus de talent que d’autres pour certaines fonctions qui sont plus recherchées par l’humain. Pas plus compliqué que ça.

    Ça a toujours existé et ça existera toujours quoique que vous fassiez pour changer cette loi immuable. D’autres avant vous ont essayé de briser le capitalisme et leurs théories à la noix font partie maintenant des poubelles de l’histoire.

  35. En touchant l’intégrité des terres amérindiennes comme le respect d’eux mêmes des Autochtones les conservateurs réveillent une colère liée à tout l’héritage du colonialisme britannique.

    Il faut souhaiter la persistance du mouvement Idle no More parce que la pauvreté dans la maladie et le suicide cela suffit comme cette exploitation à outrance des ressources est destructrice et en plus elle fait le jeu d’un capitalisme financier de la valeur qui a perdu la tête.

    Les Amérindiens qui ont subis la tentative d’assimilation culturelle des pensionnats dans tout sa sécheresse et acculturation dans la haine de soi ne peuvent que réagir devant tant de mépris dans le Canada des chroniqueurs de droite et du gouvernement Harper.

  36. @François 1 # 34

    En êtes-vous rendus à recycler vos vieux commentaires ? Vous vous référez à un commentaire # 61 alors qu’au moment où le votre est publié on en est juste à 35, incluant votre erreur. Un peu de rigueur mon vieux. Il en manque juste 26..;-)

  37. @François 1 # 35

    Bon soyons plus sérieux !

    Je vous trouve pas mal culotté pour mettre aux poubelles de l’histoire,comme ça, une personnalité internationalement connue et reconnue comme John Stiglitz, récipiendaire de l’équivalent d’un prix Nobel en économie. Ne m’en voulez pas cher François 1 mais j’accorde beaucoup plus de crédibilité à sa réflexion et à ses opinions qu’aux vôtres.

    Toute la civilisation humaine a évolué depuis des millénaires vers une plus grande humanité et une plus grande entraide. Bien que très imparfaites, la seule présence d’organisation comme l’ONU, l’UNESCO, la Croix-Rouge et ses équivalents ailleurs, Médecins sans frontières, etc. etc., est un indice implacable que le libertarianisme dont vous vous réclamés n’est qu’un simple hoquet de l’évolution de notre civilisation.

    En fait ce que vous réclamez c’est le retour à la loi de la jungle ou dit autrement vous n’êtes disposé qu’à suivre les règles qui vous favorisent.

    Évidemment que certaines personnes ont plus de talents que d’autres. Évidemment, il y en a qui naissent avec une cuiller dorée dans la bouche et que même encore dans les langes, ils peuvent déjà compter sur une fortune dont ni vous ni moi avons jamais osés posséder.

    L’humanité ne se résume pas à ces phénomènes. Loin s’en faut. Aussi vous semblez prétendre que je veuille changer ces inégalités. Or, il n’en n’est rien. Ce serait comme vouloir changer un chat en chien ou le chassé en chasseur. Mais ce que nous pouvons faire c’est d’empêcher votre chien de tuer le chat de votre voisin et d’empêcher le chasseur d’éliminer une espèce animale comme cela s’est produit pour le bison de l’Ouest au XIX siècle et encore aujourd’hui empêcher les braconniers de faire disparaître les éléphants ou les rhinocéros d’Afrique.

    Ce que nous trouvons normal, voire même souhaitable de faire pour des animaux, ne devrait-il pas être fait pour les humains ? Est-ce bien cela que vous dénoncez ?

    Quant au capitalisme, vous en parlé comme si c’était une philosophie ou une idéologie éternelle. Quelle jugement présomptueux ! Sur la ligne du temps de l’histoire de l’humanité, le capitalisme est très récent. Évidemment il serait tout aussi présomptueux de prétendre que le capitalisme approche de sa fin. Mais il est très logique de penser que le capitalisme ne sera qu’une phase, comme toutes les autres dans l’évolution de la société humaine. Et un jour je pense qu’on dira du libertarianisme et de ses défenseurs qu’ils sont autant anachroniques que le sont aujourd’hui le royalisme et ses supporteurs.

    Donc, méfiez-vous François 1 vous devenez peut-être, petit à petit, un anachronisme et c’est à ce titre que je vous trouve intéressant.

    Que voulez-vous l’archéologie m’a toujours intéressé !

    «Mon mari est archéologue… Plus je vieillis, plus je l’intéresse!»
    [Agatha CHRISTIE]

  38. Bien répondu M. Drouin.

    Ce François 1 a de drôles de lectures. Surtout déficientes d’après son discours.

    Le capitalisme n’est pas un mal en soi. Ce sont ses excès qui blessent. Vouloir gagner sa vie en offrant des services et des biens à un coût raisonnable n’est pas condamnable. Presser le citron au maximum, au détriment du consommateur, du client, voilà qui n’est pas raisonnable.

    Tout est dans la manière. Voilà le secret. La modération.

  39. @ Serge Gingras (# 39):

    « Vouloir gagner sa vie en offrant des services et des biens à un coût raisonnable n’est pas condamnable. Presser le citron au maximum, au détriment du consommateur, du client, voilà qui n’est pas raisonnable. » (sic)

    « Presser le citron au max… »! Vous venez de décrire en quelques mots le modus operandi de notre SAQ!!!

    Merci.

  40. @ Denis Drouin (# 38):

    Débarrassez-vous de vos oeillères Monsieur Drouin…

    Le capitalisme existe depuis que le monde existe. Les premiers humains procédaient à des échanges LIBRES et VOLONTAIRES de marchandise ou de service bien avant que vous existiez et continueront bien après que les socialistes auront disparu car ils dispaîtront. C’est un système illogique qui ne peut exister à long terme.

    Voyez ce qui se passe dans les sociétés dites socialistes… Elles sont pour la plupart à la dérive et/ou ont dû, comme la Suède (ex-pays fétiche des gauchistes!) apporter des correctifs majeurs pour leur éviter la faillite.

    La solidarité humanitaire, j’y crois comme tout être humain normal mais j’y crois sur une base LIBRE et VOLONTAIRE et non sur une base FORCÉE et ABUSIVE comme les systèmes gauchistes l’imposent aux citoyens-victimes.

    Pour le reste, je vous laisse à vos rêveries et à vos divagations mélancoliques et utopiques…

  41. Monsieur François,

    Je crois qu’il vous serait nécessaire d’aller consulter quelques ouvrages d’économie et de politique afin de ne pas confondre de manière si honteuse Troc et capitalisme.

  42. Caroline,

    François 1 a un dédain des sciences « molles ». Alors lui conseiller de lire un ouvrage en économie, politique ou en histoire, c’est comme pisser contre un mur.