Hugo Chavez, grand ami du Canada

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Il y a plein de petits Chavez en puissance au Québec qui rêvent de nationaliser tout ce qui bouge au nom du peuple et de la justice sociale. Pour eux, Hugo Chavez est un héros qui a chassé les impérialistes de son pays et mis au pas les capitalistes. Sous son règne, l’éducation et la santé sont devenues gratuites et la pauvreté est moins criante et odieuse qu’elle ne l’était.

L’héritage de Hugo Chavez, c’est aussi une économie affaiblie, blessée, dévastée, peu productive, qui dépend essentiellement des revenus pétroliers et se trouve dans un piteux état.

Le Canada lui doit beaucoup parce que sa politique pétrolière catastrophique a fait fuir les investisseurs qui lui ont préféré notre pays. Le Canada a hérité de milliards de dollars qui auraient pu aller au développement du plus formidable gisement pétrolier au monde, mais qui lui ont préféré la stabilité et la compétence canadienne. L’une des pires nouvelles que pourrait avoir l’industrie pétrolière canadienne, c’est que le Venezuela redevienne un jour une terre hospitalière pour l’investissement

Le Venezuela compte en effet sur les plus formidables réserves pétrolières de la planète. Pourtant, il ne produit que 3 % du pétrole mondial et ne raffine à peu près rien de sa production. Depuis l’accession de Chavez au pouvoir, la production du pays est passée de 3,5 millions de barils par jour à 2,5 millions.

Pourquoi cette décroissance quand le sous-sol du pays est un immense réservoir de 295 milliards de barils de pétrole ?

On commence d’abord par affaiblir la société d’État, ce qui est quand même étrange pour un socialiste. En 2002, les cadres et les techniciens de Petroleus de Venezuela se mettent en grève. Mécontent, ce grand démocrate purge 20 000 des meilleurs professionnels de l’entreprise, ceux qui étaient les plus qualifiés et occupaient les postes clefs. Il ont été remplacés par des amis du régime, plus versés en idéologie qu’en pétrole.

On s’attaque ensuite aux intérêts étrangers. Directement, en multipliant les entraves, et indirectement en laissant planer le doute sur leur éventuelle nationalisation. Le régime Chavez compte d’ailleurs à son actif 1 600 nationalisations. Il a aussi exproprié 3 millions de producteurs agricoles et plus de 30 millions d’hectares de terre fertiles sont aujourd’hui à l’abandon. Le pays doit importer 80 % de sa consommation alimentaire, ce qui n’empêche pas les nombreuses pénuries.

Revenons au pétrole, puisqu’il compte pour plus de 90 % des revenus de l’État. Le pays ne raffine pas son pétrole qui est vendu ailleurs avant d’être réimporté sous forme d’essence ou de diésel. L’État paie le gros prix pour ces produits qui sont revendus aux Vénézuéliens pour un peu plus de 1 cent le litre. Imaginez la grosseur de la facture et l’incitation à la sur-consommation et au gaspillage.

Pourquoi pas de raffinerie au Venezuela ? Parce que personne ne veut investir dans une telle aventure et que la fameuse société d’État, inefficace et politique, n’a ni les capitaux ni les capacités techniques nécessaires à un tel projet.

Le prix du baril a augmenté prodigieusement pendant les années Chavez ce qui remplissait les coffres de l’État. Le régime a gaspillé une rente pétrolière évaluée à 1 000 milliards de dollars sans rien investir dans les infrastructures – il y a de nombreuses pénuries d’eau et d’électricité – et sans développer d’autres secteurs économiques qui auraient pu réduire la dépendance pétrolière.

Le régime a fait exactement le contraire en tuant l’économie de marché. Malgré tout l’argent récolté, la dette publique du pays est passée sous Chavez de 28 milliards à 130 milliards de dollars et le déficit public atteint 7,5 % du PIB.

Par contre, les régimes amis comme ceux de Bolivie, du Nicaragua ou de Cuba ont profité des largesses du gouvernement Chavez. Les dons de pétrole à Cuba, 100000 barils par jour, représente un cadeau de 3 à 4 milliards de dollars par année.

Nos révolutionnaires de salon font état de la diminution des inégalités sous Chavez, mais ils oublient de dire que l’écart reste très élevé parce qu’une nouvelle bourgeoisie accoquinée avec le régime s’en est mise plein les poches. Outre le clientélisme, une autre plaie saigne le pays qui est devenu l’un des plus violents au monde. Le taux d’homicide a quadruplé sous Chavez.

 

On peut bien vanter les politiques sociales du régime Chavez, mais ses politiques économiques risquent de les rendre insoutenables.

L’ancien chauffeur d’autobus qui remplacera ce grand leader charismatique et défenseur de la veuve et de l’orphelin ne m’inspire aucune confiance. Le voici qu’il proclame, sans s’étouffer ou s’esclaffer, que les forces capitalistes auraient « donné » le cancer à l’ancien dirigeant bien-aimé.

Pathétique.

 

32 commentaires à propos de “Hugo Chavez, grand ami du Canada

  1. Hmmm, je doute des fondements de votre billet puisque hier j’écoutais le très crédible bulletin de nouvelle de Radio-Canda et Jean-Michel Leprince, qui est pourtant correspondant pour le R-C en Amérique du Sud, ne semblait avoir que de bons mots pour le régime Chavez. Bon, il nous a un peu parlé de l’inflation, mais très rapidement…

    À l’attention de certains, il y avait du sarcasme dans mes propos précédents.

  2. Monsieur Duhamel, vous passez sous silence comment s’est effectuée la redistribution de la manne pétrolière. C’est assez exceptionnel car en général, les richesses créées par l’or noir sont confisqués aux gens qui travaillent à son extraction.

    En piteux état ? Peut-être mais ce n’est pas important car les vénézuéliens sont plus riches. Ce qui importe du travail d’extraction des ressources primaires est de permettre à ceux qui la font d’avoir une meilleure vie. L’oublier, c’est soi être incompétent en matière d’économie, soit avoir un agenda caché… ou les deux !

    En piteux état ? Peut-être parce que les efforts pour rehausser le niveau de vie des résidants étaient demandant au point qu’ils n’y en avait plus pour diversifier son exploitation dans les temps que vous auriez aimé voir. Peu importe, ils y verront plus tard. D’ailleurs la disparition de Monsieur Chavez sonnera-t-elle le coup d’envoi d’une politique en ce sens ?

    Lorsque vous évoquez la grève de 2002 et cette fameuse attaque contre les investissements étrangers, vous faites un choix idéologique. Je vous rappelle que la grève était ciblée : elle visait à mécontenter ceux qui permettaient à Chavez de se maintenir au pouvoir. Le congédiement des cadres est sa riposte. Tout comme cette soi-disante attaque contre les investissements étrangers. Il s’agit d’une riposte à une agression puisque ces investissements n’ont pour but que de sortir la richesse de ce pays de la façon canonique que l’on voit dans les autres pays dits non-industriels.

    Je termine avec ce mot à propos de ces révolutionnaires de salon, la gogoche. Vous remarquerez (ou vous le nierez) que ces gens produisent plus de richesse, rendent plus de services qu’une personne aux mains pleines de pouces ne fera. Car la seule chose que vous faites dans vos billets est de dénigrer ce que ces gens font. Ce n’est pas très productif mais ce n’est pas pour être un tant soi peu productif et utile à la société en général. On n’a qu’à regarder la situation au Canada : on a du pétrole, mais ça appauvrit plus les gens qu’autre chose. Pourtant étrange, n’est-ce-pas, compte tenu que nos gouvernements de droite ne favorisent les développements industriels qui vont selon vos conviction…

  3. La mort de Chavez est un coup très dur pour les carrés rouges et Gabriel Nadeau-Dubois.

    @Martin Beaulieu, voici le comble du ridicule Radio-Canadien:

    Je cite maintenant Lise Ravary:

    “Il y a une dizaine d’années, j’avais des collaborations hebdomadaires à la radio de Radio-Canada. À C’est bien meilleur le matin et à Indicatif Présent, l’émission de Marie-France Bazzo. À deux reprises, la réalisation des émissions m’ont interdit de parler de sujets reliés aux Juifs ou à Israël parce qu’en vertu de ma conversion au judaïsme, je ne pouvais, selon eux, être objective et crédible.

    Que je possédais une expertise reconnue en ce domaine ne comptait pas.

    Primo, je tenais des chroniques, une forme journalistique hautement subjective. Secundo, va-t-on demander à des journalistes québécois francophones de ne pas couvrir la politique québécoise parce qu’ils pourraient se trouver en déficit de crédibilité ? Ridicule.

    Aujourd’hui, j’en suis rendue à me censurer moi-même. ” (16 février 2013)

    PS: René Homier-Roy se désistait-il quand on discutait d’homosexualité? Je ne crois pas…

  4. J’ai passé six mois en Colombie (2007-2008), et j’ai été témoin indirect de ce qui se passait en Colombie, car l’actualité dans le pays voisin y était relayé de manière régulière. Ce que l’on ne sait pas ici, est qu’il y a eu des pénuries très intenses (genre pas de pain, d’œufs sur le marché officiel, bien sur il y avait un marché noir), et une forte immigration de l’élite du pays vers les pays voisins, l’Europe et l’Amérique du nord. C’est probablement ceci qui va faire le plus mal au pays pour se relever de pratiquement dix ans de socialisme qui semble avoir partagé la richesse, mais qui au fond a surtout servi à répartir la pauvreté et à retirer des libertés fondamentales à des millions de Vénézuéliens au nom d’une justice sociale qui n’existe pas encore.

  5. Monsieur Duhamel serait surement avec ceux qui avaient tenté le coup d’état contre Chavez, car il ne c’étaient pas laissez faire par les grosse corporations, les lobbies du pétrol et les Ricain. Il est plus du genre a changer la vérité avec sont billet trompeur comme l’avais fais l’AFP dans ce vidéo:

    http://vimeo.com/58350141

    Voici un rappel du coup d’état manquer contre Chavez:

    https://www.youtube.com/watch?v=lDZFwcNxUuw

  6. Hmmm, ça sent le haut-parleur de la droite vénézuélienne qui n’en revient pas que Chavez ait gagné aussi facilement ses élections… Vous passez sous silence que l’oligarchie du pays a tout fait pour mettre des bâtons dans les roues du régime Chavez car leur but est aussi de s’en mettre le plus dans les poches en plus d’élargir le fossé entre les très riches et les très pauvres. Vous oubliez facilement que le régime a du se tourner vers des pays moins hostiles que les ÉU et le Canada pour tenter de sauver son économie et les meubles.

    Évidemment, Chavez et son équipe étaient loin d’avoir les compétences capitalistes de gestion de la droite du pays et ces derniers (ceux de la droite) en ont profité en discréditant le régime surtout dans les médias nord-américains et européens. C’est aussi un secret de polichinelle que les ÉU ont tout fait pour se débarrasser de Chavez, leur bête noire, et de déstabiliser le pays. Quand on part avec autant de « strikes » contre soi, pas étonnant qu’on fasse des erreurs et qu’on échoue dans bien des aspects. La criminalité? Allez voir les statistiques des crimes de violence dans les territoires du nord canadien (Nunavut et TNO) et vous allez en trouver qui commencent à ressembler à ceux du Vénézuéla… et ce dans un pays soit-disant démocratique et développé.

    Mais ce qui irrite le plus ce sont les leçons de démocratie de Harper au régime Chavez – si Harper avait été élu avec autant de « majorité » (une vraie, celle-là) il pourrait pontifier mais ce n’est pas le cas. Entre Harper et Chavez, celui qui respire le plus la démocratie est celui qui est vraiment élu par la majorité (la vraie) des électeurs. La démocratie vénézuélienne est loin d’être parfaite mais elle n’a pas de leçons à recevoir d’un régime qui se comporte en jars avec une majorité de moins de 40% des votes des électeurs ayant voté.

  7. Message à Thierry Martin et Jack2, ça semble tellement magnifique à vos yeux, n’hesité pas à y déménager et apporter les autres péquistes avec vous, nous n’en seront que plus riche collectivement! En passant, drôle de voir que pour la gogoche, que le gaspillage d’une ressource est bien si c’est par un socialiste!

  8. L’Amérique latine a presque toujours eu des dictateurs (souvent sanguinaires) qui ne se souciaient que des nantis. Quand un Président veut mettre fin à cette injustice et s’occupe du peuple les riches et les nantis, toujours profondément égoïstes, sont frustrés. Un Gouvernement qui n’est pas à leur service, à leur seul service est à combattre.

    Bush n’avait-il pas parlé de « l’axe du mal’? Pourquoi Chavez ne le traiterait-il pas de diable? Les Etats-Unis ont toujours voulu d’une Amérique latine docile et exploitable.Les Lula, Chavez, Castro…qui défendent l’intérêt du peuple sont évidemment les ennemis à abattre. Bush ne se souciait-il pas avant tout des conservateurs, ses électeurs? Autrement dit des riches? Pourquoi blame t-on Chavez d’avoir favorisé les 55 pour cent de ceux qui votaient pour lui? C’est-à-dire ceux qui étaient toujours délaissés? La radicalité de Chavez et de tous ceux qui veulent sortir le peuple de la misère est inévitable, les nantis refusant les changements qui risquent de leur enlever le moindre privilège. Je n’ai pas aimé que le « Comandante » s’allie à l’Iran. Mais il avait sans doute ses raisons. J’espère bien que ses 14 ans à la tête du Venezuela aura profondément marqué ce pays. Il est grand temps que les gouvernements de partout comprennent enfin qu’ils ne peuvent pas continuer à favoriser une petite clique de nantis au dépriment de tout un peuple. Il faut que l’injustice cesse de dominer ce monde. NM

  9. Au Québec on a la corrupcion, la revolucion, il ne nous manque qu’un leader maximo avec le culte de la personnalité qui va avec.

    J’ai écouté la radio de radio-canada aussi…juste pour avoir traité Bush de diablo, ses journalistes (?) à l’accent français lui élèverait une statue.

    @jack2

    Sur ton $1,30 le litre d’essence ici, as-tu la moindre idée du pourcentage qui est des taxes?

  10. Nadine Magloire: Votre naïveté est touchante, mais vous vivez dans un monde imaginaire…

  11. En passant, il y a une communauté vénézuélienne nombreuse et bien enraciné à Calgary. Je vous laisse devinez pourquoi.

  12. Hugo Chavez est un dicteteur sanguinaire qui est responsable de la situation catastrophique qui prévaut dans son pays.

  13. @Drew

    Je ne fais pas l’éloge de Chavez. Je voulais juste rappeler que les Vénézuéliens profitaient de leur pétrole chaque fois qu’ils font le plein (je ne sais pas si c’est encore le cas, mais dans les années 90 ils avaient d’énormes autos américaines, 8 cylindres).

    Nous ici, on se fait voler notre pétrole par les cies

    Ca coute 40$ sortir un baril de pétrole d’Alberta ou de TN. C’est 25 cents le litre.

    En ajoutant le raffinage et le transport, on devrait payer 50 cents. On paie 1,30$

    Calculez le nombre de litres que vos consommez chaque année et ayez une petite pensée pour Chavez…

  14. Sous Chavez la situation des plus pauvres de la société vénézuelienne c’est améliorée.

    C’est pas pour rien que l’on voit toute cette commotion de la part de ceux dont le sort n’est désormais plus garanti.

    Et nos gauchistes de salon se pètent les bretelles.

    Sous Chavez le sort des bourgeois a souffert de ses réformes.

    C’est pas pour rien que la machine à dénigrer s’est mise en branle.

    Et la vertueuse droite bien pensante déchire sa chemise en public.

    Vaut-il mieux redistribuer la richesse que produit l’exploitation des ressources pétrolières en améliorant le sort des plus pauvres d’une société

    ou

    créer de la richesse en la concentrant entre les mains de cartels, de multinationales ou d’intérêts privés et croire en un quelconque «effet percolateur»

    ???

  15. Il est encore probablement un peu tôt pour dire ce que sera l’héritage laissé par Hugo Chavez. L’homme aura incarné avec ses qualités et ses défauts, ce vent de liberté qui déferle un peu partout en Amérique du sud. Je vois plutôt ce décès comme un signe de plus du changement d’ère dans laquelle nous nous engageons.

    « El commandante » aura été placé sur deux fronts, protecteur des valeurs traditionnelles des populations natives et simultanément placé aux avant-postes, portevoix précurseur de la renaissance des nations. Les concepts de droits, de liberté, de démocratie sont un travail en progression. Il faut toujours et chaque jour reconstruire ces valeurs sans lesquelles le sens de l’humain perd toute nature. Il aura pendant quelques temps été le héraut La révolution bolivarienne, désormais la voix revient à tous les vénézuéliens.

    Peu à peu, par cette capacité innée de l’humain d’inventer et toujours se réinventer ; c’est un nouveau Venezuela qui émergera, une nouvelle Colombie, un Brésil inédit, un Équateur authentique et nous… comme nord-américains ne pourrons pas rester indéfiniment insensibles sans voir clairement dans le sillage la marque indélébile de cette épanouissante marche en avant.

    Les auteurs du talmud ont trouvé une définition pour ces hommes qui dans leur temps se distinguent entre tous. Ils sont appelés : « des justes parmi les nations », cela s’adresse à tout le monde, je conçois que cette appellation ne serait pas pour déplaire à Hugo Chavez. Le juste dans le sens premier du terme est un homme charitable, cette charité bien ordonnée exalte toujours le cœur comme le sentiment des nations.

  16. Bonjour Monsieur Drew,

    D’abord, je ne suis pas péquiste.

    Ensuite, je n’ai pas dit si les ressources pétrolières ont été dilapidées ou pas alors que le régime de Monsieur Chavez s’en servait pour améliorer les conditions de vie des vénézuéliens et vénézuéliennes. On peut douter qu’il fut judicieux d’offrir de l’huile à chauffage au gens de la côte est des USA à bas prix mais les échanges avec les pays de la région en retour de services ont eu du bon autant pour le Venezuela lui-même que pour l’Uruguay, l’Argentine, Cuba pour n’en nommer que quelques uns. Le cas avec Cuba est bien documenté et n’est nullement un gaspillage de la ressource. Y a-t-il d’autres méthodes ? Pourquoi pas ? Mais celle-ci, l’échange de pétrole pour de l’expertise en termes de santé et d’éducation, est excellente.

    Enfin, je n’ai pas voulu insinuer que la vie était plus rose là-bas. En fait, la situation a commencé à se détériorer après 2002 alors que Monsieur Chavez a durci sa politique vis-à-vis de ses opposants suite au coup d’état et à la grande grève. Également, il y a des chiffres qui indiquent qu’il y a un nombre très inquiétant de meurtres et même des commentaires d’internautes dans ce billet qui mentionnent d’autres problèmes. Mais ces problèmes ne sont pas l’apanage exclusif de la gôgôche ni celle de la droite. Le Venezuela est sans doute plus dangereux que le Canada mais Cuba l’est moins que le Honduras.

    Par conséquent, je considère que ce que Monsieur Chavez a fait pour son peuple et ses voisins en termes socio-économique est remarquable même si ce n’est pas parfait. Cela remet l’économie à sa place, soit au service des gens et de leurs communautés en premier lieu et non pas à de quelconques investisseurs étrangers en espérant un effet de percolation, pour reprendre une expression d’un des internautes commentant ce billet.

  17. Bravo pour cet article bien documenté, M. Duhamel. Quand vous dites « purge 20 000 des meilleurs professionnels », vous n’exagérez pas. Je connais personnellement des ingénieurs qui ont été sortis par des soldats de leur bureau avec une mitraillette sur la tempe, sans autre procès. Leur seul « crime » : avoir tenté de sauver les infrastructures pétrolières en suggérant de l’entretien au lieu de la démolition. Ils ont été accusés de traitrise, ont été fichés, pourchassés, empêchés de travailler, condamnés à la pauvreté et à la fuite. Par ailleurs, votre article ne mentionne pas le narcotrafic, mais il semble y avoir des problèmes de ce côté aussi.

  18. @ jack2 (# 15):

    Au Québec, près de 40% du prix à la pompe retourne à l’État via les taxes on on se « fait voler NOTRE pétrole par les cies. »???

    De plus, expliquez-nous ce que vous entendez par « NOTRE » pétrole parce qu’aux dernières nouvelles, le Québec IMPORTE 100% de sa consommation d’hydrocarbure et nos écolos d’opérette au pouvoir à Québec militent toujours CONTRE l’exploitation du pétrole et des gas de shistes présents dans le sous-sol du Québec et plus particulièrement en Gaspésie non?

  19. @francois 1

    Le Canada produit 3,2 millions de barils par jour et n’en consomme que 2,2. Le Canada nage dans le pétrole

    Or, nous, comme québécois citoyen du plus meilleur pays du monde, on ne profite absolument de cette richesse, de NOTRE richesse, comme nous disent les grands amants du Canada.

    Notre pétrole au Québec vient effectivement de l’Algérie (un pays qui a nationalisé son pétrole) et on le paie une prix de fou à la pompe.
    Le pétrole au Canada, c’est fou raide.

    En passant, l’Alberta ne s’enrichit pas non plus. Elle vient de produire un incroyable déficit de 6 milliards. L’équivalent de 15 milliards pour le Québec. Et ce dans une population jeune et sans programmes sociaux.

    Alors la question qui tue: où va l’argent de NOTRE pétrole canadien?

  20. @ jack2

    Vous avez tous faux.

    L’alberta s’enrichit avec son pétrole. Malheureusement depuis que la gauche occupe le pouvoir le gouvernement dépense comme des marin en cavale.

    Dépenses par habitant: Alberta 10 623$, Québec 8 800$.

  21. @ jack2 (# 21):

    Jack..Jack…Jack…comme le chantait Gilles Vigneault, en complément de la réponse de David (# 22), si le prix à la pompe au Québec est « fou », vous devriez regarder du côté des taxes (SURtaxes!!!) car il y a inclus dans nos prix bien québécois près de 40% de taxes et autres niaiseries de toutes sortes.

    De plus, je voudrais vous souligner que l’EST de Montréal est prêt à accueillir le pétrole albertain et à le raffiner MAIS que votre P.Q. s’opposait jusqu’à maintenant au renversement du flux du pétrole du pipeline de Keystone (rappellez-vous la sortie de votre Breton et cie.!) qui pourrait justement « faire profiter absolument le Québec de cette richesse… » (sic).

    Autre pétante démonstration de l’incohérence proverbiale du Parti québécois à son meilleur.

    Imaginez-les majoritaires…

    Brrrr…ça donne froid dans le dos non?

  22. Ce qui m’ennuie profondément et qui a pour conséquence que les porte-voix du capitalisme ont de moins en moins de crédibilité sauf aux yeux d’une petite clique qui n’ont que pour seul objectif de s’enrichir de plus en plus, coûte que coûte, c’est l’incapacité de brosser un tableau global de la situation.

    Le Vénézuela aura-t-il les moyens de soutenir ses politiques sociales mises en place par Chavez? Peut-être pas, mais au moins beaucoup d’entre eux auront été éduqués et soignés alors qu’avec votre vision traditionnelle de politique économique, telle qu’appliquée partout ailleurs non seulement les pétro dollars n’auraient servis qu’à quelques uns et sans rien pour la masse.

    Chavez a t il bien fait? A comparer avec certains pays africains qui ont calqué les modèles économiques existants force est de constater que leurs populations elles n’ont pas profité.

  23. Diane Veilleux

    Qui a été éduqué et soigné au Venezuela ?

    Chavez n’a même pas été foutu de se faire soigner au Venezuela quand il a été malade, il s’est fait soigner dans un pays du tiers-monde (Cuba).

    Chavez n’a rien fait pour son peuple, les gauchiste essaye de se convaincre du contraire mais on a tous des yeux pour voir.

  24. On paye 1.30 $ le litre au Canada, mais l`industrie pétrolière est pas en ruine et n`a pas perdu ses meilleures travailleurs. Les travailleurs du pétrole au Canada font de l`argent, font rouler l`économie et payent de gros impôts aux gouvernements. Les compagnies de pétrole sont publiques(inscrites à la bourse) et servent à faire fructifier les fonds de pensions et les REER.

    Chavez a gouverné à très court terme pour satisfaire les plus pauvres et a ruiné le pays et si le futur dirigeant continue dans la même veine, les plus pauvres que Chavez a aidé vont redevenir encore plus pauvres.

  25. Est-ce que le pétrole est l’avenir du développement économique, du développement de l’humanité ?

    Entre-temps la chine investit des milliards dans les énergies renouvelables. Nous ne voyons pas plus loin que notre pipeline !

    La Chine est capable de marcher et de mâcher de la gomme malgré le ralentissement économique la Chine continu à faire des investissements en Milliards de $ dans les énergies renouvelablr.

    La stratégie de la Chine à long terme est d’être indépendant des importations comme les USA ont investi dans le gaz de schisme et parle d’indépendance énergétique …

    Le Canada fait quoi ? Il s’accroche les pieds dans les fleurs de l’environnement et retiens l’information sur l’impact du bitumineux pétrole sur la santé et l’environnement, et fait tout pour maintenir la force économique de l’Alberta dans le Canada mais la réalité économique mondiale va les rattraper…premier déficit cette année.

    Le même scénario économique a été fait dans le temps que l’Ontario voyait que le secteur de l’automobile dans son développement économique

    Combien de nos taxes et nos impôts vont pour le développement de pétrole ?

  26. Monsieur Duhamel, je vous encourage fortement à apprendre à lire l’espagnol. Là vous verrez que votre analyse critique envers l’économie changera un peu. D’abord, les inégalités sociales (pas juste la pauvrété) ont été réduit plus que de moitié, malhereusement on peut pas dire la même chose au Canada, où les inégalités continuent à croitre, même si nous avons plein des ressources naturelles. Votre discours stigmatisant et réducteur du Venezuela devrait se soutenir sur des données croyables, pas selon vos inspirations.

  27. Excellent billet! Les commentaires qu’il suscite sont encore plus amusants…

    Je suis toujours surpris lorsqu’une dictature de gauche qui supprime la plupart des piliers d’un État de droit recoit autant de support de la part de nos apprentis-kamarades québecois. Certes, la population est plus éduquée – comme à Cuba – mais à quel prix? Quelle est la valeur de cette éducation dans un pays ou l’économie est détruite. Les inégalités sont plus faibles disent-ils? Pas si sur, La richesse et le pouvoir ont seulement changé de mains.

    Un jour ou l’autre, le temps nous montrera les vrais impacts des politiques de Chavez. En espérant que d’ici là, les cours d’économie seront revenus dans nos écoles pour que nos élèves les comprennent.

  28. @ Carl (# 28):

    « D’abord, les inégalités sociales (pas juste la pauvrété) ont été réduit (avec Chavez) plus que de moitié,… » (sic)

    C’est sûr… Sont presque tous dans la misère maintenant!

    Tous égaux dans la pauvereté!

    Bravo Chavez!!!

  29. Tiens…parlant des « petits Chavez » en voici un en pleine action:

    http://www.cliqueduplateau.com/2013/03/13/tel-pere-tel-fils/

    Falardeau junior et son groupe d’hurluberlus sont vraiment édifiants non?

    Et c’est avec ça que fricottait notre Première ministre et son équipe il n’y a pas si longtemps…