Le parti des vieux et le parti des jeunes

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La politique budgétaire d’un gouvernement, c’est d’abord la politique. Derrière les chiffres et les discours se proclamant de l’intérêt public et du bien commun se cachent la philosophie et les engagements du parti au pouvoir. Le budget est tout sauf neutre. Il constitue un concentré des politiques économiques et fiscales de l’équipe dirigeante. Le discours inaugural n’est qu’un vague plan de match alors que le budget est l’actualisation des priorités du gouvernement.

C’est le budget de mardi prochain qui nous montrera le vrai visage du gouvernement Marois. On sait déjà que la nouvelle équipe ministérielle  a d’autres priorités, d’autres ambitions et une autre clientèle à chouchouter que le précédent. Ce sont ses choix politiques qui conduisent au dépôt d’un budget deux mois après son élection et quatre mois avant la fin de l’année budgétaire.

La « situation pire que prévu », c’est du cinéma. Tout le monde sait que l’économie québécoise en arrache et que le plan budgétaire est dans l’impasse. Du reste, si Ottawa se retrouve avec 7 milliards de plus que prévu à son déficit, pourquoi Québec serait-il à l’abri avec une économie moins vigoureuse ?

Le PQ a annulé la hausse des droits universitaires, entend geler les tarifs d’électricité, sa décision de fermer Gentlly-2 se traduira par une baisse importante du dividende d’Hydro-Québec, il  a confirmé le gel des tarifs de garde et promis la création de milliers d’autres places en garderie. Tout cela dans un contexte où l’économie québécoise est au ralenti avec une croissance économique inférieure à 1 % depuis cinq trimestres. Raymond Bachand avait établi son budget sur une croissance économique de 1,5 %; elle ne sera que de 0,8 % selon Desjardins.

Le calcul est facile à faire : vos entrées d’argent sont moindres parce que l’économie fait moins bien que prévu et vos dépenses sont plus élevées parce que vous ne voulez pas perdre de temps avant d’être renversé.

Comment peut-on alors équilibrer les livres ? Le ministre Nicolas Marceau nous le dira la semaine prochaine.

Nous avons tout de même quelques indications.

Premièrement, couper dans la santé. C’est une habitude des gouvernements péquistes. Le ministre Hébert parle de milliards de dollars d’investissements reportés, notamment pour l’agrandissement de certains hôpitaux, et il a réduit de 50 millions le financement des chirurgies.

Au même moment, le Journal de Montréal nous apprend que de plus en plus de Québécois vont se faire traiter à Hawkesbury pour obtenir des soins dans des délais convenables et The Gazette parle mardi matin de 2 957 femmes qui ont attendu plus de six mois entre avril 2011 et février 2012 pour des chirurgies urgentes pour des cancers du sein ou des ovaires.

Le système de santé québécois est un gouffre sans fin et les services offerts à la population restent critiquables. La réponse du PQ ? C’est aux hôpitaux de mieux gérer l’argent qui leur est imparti. Est-ce si simple ?

Après 30 années de négligence, le gouvernement libéral a investi lourdement dans les infrastructures routières. Le PQ entend diminuer considérablement les investissements et des dizaines de projets pourraient écoper. Cela, remarquez-bien, n’a rien à voir avec le déficit courant puisque les travaux d’infrastructures sont directement imputés à la dette.

Les nouveaux gouvernements péquistes ont toujours agi ainsi, prétextant des dépassements de coûts ou d’autres priorités. Le copinage des libéraux coûte cher, mais l’inertie des péquistes en matière de transport a aussi un prix élevé.

Espérons que des projets essentiels comme le remplacement de l’échangeur Turcot ne seront pas compromis, tronqués ou trop retardés. Le PQ a le réflexe de privilégier un investissement comme le «  train de l’Est», qui va soulager quelques milliers de banlieusards par jour, plutôt qu’un ouvrage comme l’échangeur Turcot, point de convergence quotidien de plus de 300 000 véhicules, dont des dizaines de milliers de camions qui assurent le transport des marchandises avec l’Ontario et les États-Unis.

Les deux principaux partis du Québec se ressemblent plus qu’ils n’en ont l’air. Les deux sont dépensiers et ne lésinent pas en matière de fardeau fiscal. Ils ont juste des priorités différentes et d’autres façons de nous collecter pour payer l’addition. Ils constituent les deux facettes du modèle québécois. Alors que le PLQ « soignait » la clientèle plus âgée en augmentant de 10 milliards de dollars les dépenses dévolues à la santé pendant ses années au pouvoir, le PQ privilégie les jeunes familles et les étudiants. On dirait qu’il y a un parti des jeunes et un parti des vieux. Un parti de l’éducation et un parti de la santé. Un parti des structures et des lois et un parti des travaux.

Dans leur sagesse, les Québécois alternent entre les deux.

 

19 commentaires à propos de “Le parti des vieux et le parti des jeunes

  1. Je suis d’accord à 100%!! Le mur… On y arrive… Peu importe le parti! Bravo! Le numéro 2 de la Grèce… Le beau Québec… La ville… La province… Pas le pays!

  2. Vous avez raison de vulgariser, cela rend l’économie et la politique plus compréhensibles pour les profanes. Cependant, les choses ne sont pas strictement aussi simples que cela dans la vie de tous les jours et je conçois que vous le savez fort bien.

    Prenons un exemple concret : l’échangeur Turcot. Cet ouvrage était déjà dans un état lamentable lorsque j’ai émigré au Québec en 1992. Actuellement, il est seulement un peu plus pire.

    Sa conception dans les années 60 correspond à celle d’une époque où on trouvait en Amérique de bon aloi d’avoir des autoroutes qui labouraient et balafraient le paysage urbain. C’était l’image et le prix qu’il fallait payer pour le progrès.

    Désormais, on comprend mieux qu’une ville est plus organique, qu’il est important d’intégrer les réseaux, qu’il y a des articulations à trouver entre l’appropriation du cadre bâti, le vécu, les impératifs de circulations et de déplacement. Idéalement, on devrait revoir tout le plan routier et de transport de l’agglomération de Montréal et des villes avoisinantes sur chaque rive du Saint-Laurent. Quitte même à perdre quelques années dans cette démarche et ajourner certains projets.

    Les coûts estimés en 2007 pour le nouvel échangeur étaient évalués de 1,2 à 1,5 milliards. La dernière évaluation était à 3 milliards. Quel sera le prix de l’échangeur pour sa livraison prévue en 2018 ? En plus nous avons un problème de raccordement de l’infrastructure avec le Nouveau Pont Champlain dont on ne connait pas encore le tracé exact. La conception du nouvel échangeur n’offre qu’une amélioration relative en comparaison du tracé actuel.

    Doit-on tenir compte de tous ces paramètres et de quelques autres avant de finaliser le projet ? Peut-on avoir un échangeur fonctionnel pour environ le prix de 1,5 milliards initialement prévu ? Peut-on mettre en place des mécanismes qui permettent de ne pas avoir de dépassements de coûts ? On dispose en principe d’outils de gestion et de conceptions qui n’existaient pas dans les années 60, il n’est pas d’excuse autre que l’avidité quand le montant des factures éclate de 50 quand ce n’est pas de 100 ou 150%.

    Si certains principes de gestion prudente se doivent d’être intégrés à notre culture. Il convient aussi d’avoir des politiciens qui sachent lire des plans avant de signer les chèques.

  3. J’ai bien hâte de voir leur plan pour les CPE. Les dépenses des CPE augmentent sans cesse (coût de la nourriture + éducatrices qui prennent de l’expérience, donc salaire un peu plus élevé) mais les revenus n’augmentent pas. Il y a plusieurs CPE qui commencent à avoir des pertes plutôt qu’un petit surplus depuis quelques années… Mais bon, contrairement aux étudiants à l’université, un enfant en CPE, ça ne rapporte pas de votes!

  4. Le PQ est tellement indépendantiste, qu’il se prive, et nous prive également, de fonds fédéraux. Si les garderies n’étaient pas subventionnées à ce point, les parents pourraient bénéficier des crédits d’impôts fédéraux pour garde d’enfants.

    Si les frais de scolarité étaient plus élevés, les étudiants pourraient bénéficier de crédits d’impôts pour études. Avec une bonne planification fiscale et financière, on pourrait faire en sorte que les étudiants vraiment dans le besoin en soient pénalisés.

    Le PQ en matière de fiscalité, ça ne vaut pas de la m(*?$. Je crois qu’il vaudrait la peine de s’asseoir et de planifier mieux de façon à tirer le maximum de chaque dollar dépensé, ce qui libérerait des sommes pour d’autres priorités, moins sociales mais tout aussi importantes. Une bonne planification pourrait faire en sorte qu’au net, les familles et les étudiants ne dépensent pas vraiment plus cher, mais que le Québec en ait plus pour son argent.

    Pelleter par en avant, ce n’est pas moins cher, bien au contraire.

    « Premièrement, couper dans la santé. C’est une habitude des gouvernements péquistes.

    The Gazette parle mardi matin de 2 957 femmes qui ont attendu plus de six mois entre avril 2011 et février 2012 pour des chirurgies urgentes pour des cancers du sein ou des ovaires. »

    Combien de gens mourront sur les listes d’attentes? Combien de gens verront leur qualité de vie estropiée par cette inertie? Ça nous coûte combien globalement en perte de salaire et en frais supplémentaires?

    « Les nouveaux gouvernements péquistes ont toujours agi ainsi, prétextant des dépassements de coûts ou d’autres priorités. Le copinage des libéraux coûte cher, mais l’inertie des péquistes en matière de transport a aussi un prix élevé. »

    Comme pour la santé, remettre à plus tard, c’est s’assurer des factures plus salées à long terme. Ne nous leurrons pas, un petit problème facile à corriger coûte moins cher qu’une ruine à remplacer. La durée de vie d’une infrastructure routière est d’environ 25 ans. Une bonne partie de notre réseau routier dépasse cet âge. Pour Turcot, au point où c’en est rendu, moi, j’appelle ça une URGENCE. N’attendons pas que ça nous tombe sur la tête.

    La raison pour laquelle les péquistes seront moins écorchés par la commission Charbonneau, c’est qu’ils n’en donnent pas des contrats de construction.

  5. Je m’attends à ce que le PQ nous refasse les même coups que dans le passé. Couper dans les investissements, les mises à niveaux d’équipements, les infrastructures (mais pas dans la fonction publique sauf si c’est pour offrir de généreuses incitations à la retraite…).

    Bref les contribuables auront le privilège de payer encore pour les fonctionnaires et leurs retraites mais auront des services de plus en plus pourris, et des infrastructures, hôpitaux, écoles, etc inadéquats et en mauvais état.

    Certes ça pourrait temporairement éviter une crise budgétaire mais ne vous leurrez pas: les infrastructures et le système de santé québécois sont déjà dans un état qui nuit à l’économie de la province, les recettes du passé ne fonctionneront pas cette fois (et on ne parle même pas du vieillissement…), au contraire elles vont empirer les choses et nous entrainer dans un cercle vicieux de déflation.

    La seule solution serait de commencer à couper dans cet état gargantuesque, de réformer les conventions collectives et les retraites des fonctionnaires, d’éliminer des services et de licencier des fonctionnaires.

    Mais ne comptez surtout pas sur le PQ pour faire ça.

    L’élection de ce gouvernement fait perdre un temps précieux au Québec alors qu’il est minuit moins cinq! Un vrai désastre, programmé depuis longtemps je dois dire.

  6. A bien y penser, alors que l’économie Québécoise croît à peine, si on tient compte des dépenses (à crédit) de l’état Québécois dans les infrastructures ces dernières années et si on tient compte de le croissance, elle aussi insoutenable, de l’endettement des ménages je pense qu’on peut dire sans trop de crainte de se tromper que le Québec est déjà dans une sorte de récession différée. En coupant dans les dépenses d’immobilisations, alors même que la situation financière saturée des ménages ralentit la consommation et l’immobilier, faut croire que certaines des statistiques à venir risquent d’être un peu difficiles…

    La réalité? Le Québec est déjà en état de faillite technique, on attend juste la confirmation, ce qui ne saurait trop tarder.

  7. Je trouve pour le moins ironique de lire les commentateurs s’émouvoir de la réduction des dépenses d’investissement qui sont toutes directement imparties à la dette. Je veux biens que nous ayons besoin de retaper les infrastructure mais 40G$ en 5 ans de plus sur la dette n’est-ce pas contestable. Moi je me souviens que du temps des libéraux, il fallait à tout prix s’occuper de la dette maintenant que le PQ est au pouvoir, il faut surtout pas toucher à l’augmentation de la dette.

  8. Mathieu

    Bien sûr qu’il faut s’occuper de la dette, mais pas en coupant des choses qui sont vitales pour l’économie du Québec.

    On pourrait très bien par exemple remplacer tout le programme des garderies par un programme beaucoup moins coûteux d’allocation familiale modulées sur le revenu.

    Mais on ne peut pas se passer d’un échangeur Turcot ou d’hôpitaux et d’écoles en bon état.

  9. Surpris? Qui a élu les Libéraux à trois reprises? Les anglophones, les allophones et surtout les vieux. La triple alliance rouge(connaissez-vous quelqu’un de 40 ans qui a voté pour le PLQ? Moi, j’en connais aucun)

    C’est drôle, hier le ministre des finances a annoncé à Frédéricton (combien de km d’Ottawa) qu’il allait non seulement rater la cible de 7 milliards mais que l’équilibre budgétaire, promis l’an passé pendant l’élection, ne se réalisera pas pendant le mandat.

    La manchette hier soir au téléjournal? Les histoires de sexe au Pentagone.

  10. Notre pouvoir de payer les intérêts de cette dette est au bord du gouffre, si les taux d’intérêts augmentaient soudainement de 5% à 10%, avec une dette de 250G, il faudrait déclarer faillite, aucun gouvernement ne pourrait continuer à administrer avec des moyens aussi restreints, il faut tout de même qu’il reste assez d’argent pour à payer les comptes sans continuer à s’endetter.
    Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir, la dette était environ de 115G et on essayait d’atteindre l’équilibre budgétaire, que s’est-il passé durant ces 9 années pour que cette dette se retrouve soudainement à 250G ????????? (Du capital politique avec des services qu’une minorité a de besoin mais dont tous payent. La réingénierie de l’état, au lieu de diminuer les fonctionnaires, on en a ajouté 40,000 de plus, et c’est ainsi pour presque tout…

  11. PBrasseur,

    Disons que l’on choisirait de réduire à 30G$ les investissements imputés directement à la dette, est-ce que vous pensez que tout ce qui est vital serait alors compromis? Nous devons nous rendre à l’évidence les libéraux avaient ouvert les vannes de la dette hors budget. Revoir les priorités et réduire le rythme peux être une bonne idée. Je persiste à trouver ironique que certaines personne fustigeant la dette nationale et sonnant l’alarme en nous comparant à la Grèce considèrent maintenant irresponsable la révision du rythme de croissance de la dite dette.

    Les problèmes budgétaires des pays occidentaux proviennent surtout des réductions des impôts qui ont profité aux corporations, selon moi, bien plus que des programmes aux bénéfices des personnes.

  12. Il est remarquable que constater la rapidité avec laquelle certains jettent la pierre au PQ pour la catastrophe économique. Que le fédéral ne verse pas sa part, cela date depuis Paul Martin du PLC. Le parti libéral du Québec n’a pas plus réussi malgré les courbettes à recevoir son dû. M. Pierre Duhamel mêle Gentilly-2 et le déficit, n’est-ce pas 750 millions de flamber par les libéraux pour une restauration d’une utilité douteuse alors de HQ a un surplus de production. Un mot sur le copinage… pas la peine la commission Charbonneau a levé le chapeau, c’est plus de poux. Le fardeau fiscal sert de défouloir pour les gérants d’estrade qui voient l’assiette au beurre changer de table ? Les deux méga hopitaux sont frappés par la collusion et la corruption, cela nous coûte combien ? Un frein la dessus, pourquoi pas?
    Un petit rappel historique, sous la gouverne de Mme Marois au Finance. Le PQ avait remboursé une partie de la dette et stabilisé les dépenses tout en développant trois secteurs technologiques de pointes, aéronautique, pharmaceutique, informatique multi-médias ( jeux vidéos).
    J’ai confiance dans ce gouvernement plus près de la classe moyenne que des $150 000 et +.

  13. Wow ! On dirait que le chroniqueur attire les commenteux de sa trempe. Les pires en économie ce furent sûrement les Libéraux des 9 dernières années.

    Augmentation de la dette et illusion de croissance dans du béton (appartenant à des amis sans doute) et gaspillage des fonds publics (mon argent et la vôtre) Des 500 millions en travaux informatiques qui donnent rien, des tableaux intelligents dans les écoles (fournis par des amis).

    Des CHUS pour les anglais à coût de centaines de millions et mal géré en plus.
    Vivement le PQ pour le moment, ils sont en feu et pas mal plus équilibré dans leur intentions que les fédéralistes rouges.

    Il était temps de passer à autre chose. Être dans le Rouge j’en avais ma claque personnellement.

  14. En économie, il y a trois grands piliers: la terre,la main-d’oeuvre et le capital. C’est l’ABC de toute la science économique. Un gouvernement est une créature sociale qui ne crée rien et n’agit quand qualité de redistributeur. Le jour où tout le monde comprendra la portée de cet énoncé, il y aura possibilité d’arriver à un résultat équilibré. Dans l’attente de ce miracle, nous allons continuer à élire des opportunistes, des carriéristes, des théoriciens en mal de reconnaissance et autres ratés. Le travail crée la richesse et cette dernière permet de consommer. Est-ce si difficile à comprendre ?

  15. À Jack2 et autres.
    Il est effarant de voir le subjectivisme abject suinter à travers tellement de commentaires. N’est-il pas dans la nature humaine de « Les anglophones, les allophones et surtout les vieux) d’agir comme les auteurs de chacun des commentaires pour leur propre poche : L’ « homo economicus » cherche à obtenir pour lui-même le plus de bénéfices économiques possibles, le plus tôt possible et au moindre effort ou coût : et ceci est applicable aux francophones autant qu’aux anglophones et allophones; aux corporations; aux appareils de l’État; aux jeunes qui ne veulent pas faire leur part en payant des frais de scolarité jusqu’aux vieux comme moi qui ont payé toute leur vie leurs impôts et bien d’autres frais dont profitent les jeunes à même les impôts de tout le monde y inclus ceux des vieux dont les revenus ont diminué au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Je suis un vieux et, en plus des impôts que je continue de payer (contrairement aux jeunes qui ne font que piger dans mes maigres revenus), je me vois obligé d’assumer une trop grande partie des frais médicaux auxquels je fais face. Puis, j’ai beau avoir trouvé désagréable que, moi un francophone de Foi chrétienne, je n’ai pas pu bouffer un samedi à Montréal dans un hôpital juif, la cafétéria étant fermée à cause du Shabbat, cela n’a pas empêché ma belle-sœur d’y recevoir des soins excellents qui l’ont guéri de son cancer. À bas les discours discriminatoires. Nous sommes tous et toutes dans le même bain. Mon souhait – qui sera sans doute aussi inefficace que les souhaits de Noël – c’est que nos gouvernements prennent au sérieux leur rôle de leaders dans la gestion des fonds mis à leur disposition, non pas pour des objectifs de partisannerie ni pour engraisser leurs caisses électorales, mais pour un bien commun tout en tenant compte des besoins raisonnables de tout un chacun et des moyens non moins raisonnables de couvrir les coûts de ces besoins quitte à ce que tout un chacun souffre un peu par un contrôle un peu plus ferme de la cupidité de tout un chacun. Je rêve, évidemment!
    Jacques.

  16. Dans le contexte d’un changement de gouvernement encore tout récent,la subjectivité des commentaires reçus ne me surprend pas. La nature humaine étant ce qu’elle est, on a tendance à réagir émotivement à l’analyse circonstanciée de Pierre Duhamel. Ces commentaires m’amusent, mais la réalité m’inquiète.
    Les différents gels de revenus annoncés, alliés aux dépenses supplémentaires qu’engendreront les promesses électorales de ce nouveau gouvernement, ne peuvent que mener à un cul-de-sac en période de ralentissement économique. Je ne défends aucune ligne de parti en affirmant cela; je me sers simplement de ma logique.

  17. Et moi le vieux je suis revenu au PQ après avoir voté libéral en 2007 et 2008. Mais je vois déjà la tangente que semble prendre le gouvernement Marois.Quand je vois qu’on va laisser les garderies à 7$ au lieu de faire payer les québécois selon leurs revenus et qu’on va couper en santé de telle sorte que des gens cancéreux vont probablement crever avant de subir une chirurgie qui pourrait prendre des mois et que je vois Breton à l’environnement et bien on va arrêter de faire des grands projets,je suis sensible à la protection de l’environnement mais quand tu vois un Louis-Gilles Francoeur qui s’est presque toujours opposé aux projets d’HQ au nom de l’environnement alors qu’HQ est une des entreprises qui fait de la protection une de ses valeurs majeures,on n’a pas fini de ne rien faire au Québec. Pas besoin que la récession arrive des USA on va être capable tout seul cette fois-ci. Je suis déjà déçu de ce gouvernement et on ne m’y reprendra plus à voter PQ (je sais j,avais déjà dit cela et j,ai voté pour eux ) mais on va s’en souvenir des coupures à la prochaine élection à l’automne 2013 car ils vont être renversés après 1an .

  18. La plus grosse dépense du gouvernement, c`est les salaires et avantages sociaux, fonds de pensions. C`est là qu`il faut couper. Mais en économie, il n`y a pas de miracle à faire. Regardez ce qu`a fait l`Allemagne au début des années 2000 et qu`est-ce ça l`à causé. Mais le taux de chômage est à 6.8 % au lieu de 12 %, les finances publiques en meilleurs états et l`Allemagne sauve l`Europe présentement :

    http://affaires.lapresse.ca/economie/international/201211/16/01-4594835-la-face-cachee-du-miracle-allemand.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS1

  19. Vrai que les Libéraux n’ont pas toujours posé les bons gestes. Mais je suis tanné des discours comme ceux que j’ai entendus durant la campagne électorale et depuis qu’on a passé les guides au PQ de Mme Marois. Il est plus que temps de faire de la politique autrement et de définir le rôle et la place de l’État. Cette machine infernale a bouffé ma paye toute ma vie et plutôt que de redistribuer la richesse, notre État obèse, endetté et incontrôlé soupoudre de la pauvreté; nos gens dans le besoin ne sont pas vraiment en meilleure posture et nos riches (le PQ statue qu’on fait parti de ce clan à $42,000) se demandent bien pourquoi faudrait-l se faire ch… tous les jours pour confier notre paye durement gagnée à une bande de bouffons.. Mais on continue à faire des budgets d’idiots et faire des annonces irresponsables; eh les boys, vous jouez avec mon cash; je n’ai plus avant de participer à ce mauvais jeu; Mme Marois, est-ce que peux aller cogner mon chaudron devant votre bureau pour vous signifier mon intention d’arrêter de vous verser mes impôts (je placerais ses dollars en fidéicommis qui vous seraient remis lorsque on aura remis le Québec sur la bonne track. Je m’attend donc à un budget misérable, on va me demander d’en mettre plus dans la cagnote, donner aux étudiants, donner aux amis du PQ (c’est leur tour et vous ne me ferez jamais croire le contraire, donner aux régimes de pension (qui va boucher le trou de mon REER???). En prime, j’aurai à me tapper un sommet sur l’éducation supérieure mené par le jeune Léo ( qui parle tellement bien… une autre démonstration d’inflation émotive, mais yé tellement fin…) et un Ministre journalisse qui veut donner à nos écoliers le droit de grève et ne croit pas au sous-financement de nos universités (incroyable, sachez Monnnsieur le Ministre que vous êtes à côté de la plaque; sans doute un effet colatéral d’être trop collé sur les carrés rouge). Je sais d’avance que nos grands politiciens emploieront les « buzz words » pour faire avaler leurs couleuvre: démocratie, solidarité, fierté d’être Québécois, ethique, faisons payer les riches, etc Désespérant…