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Cégeps anglophones : réformer ou se dire « so what »?


16 Novembre 2009

 

Photo : Graham Hughes / PC

Doit-on changer les règles qui permettent le libre-choix linguistique dans les cégeps ? Nos deux blogueurs, Jean-François Lisée et Chantal Hébert, ne s'entendent pas sur le sujet.

 

Cégeps en français: un peu d'ambition, que diable!

Le débat est relancé, avec une fougue nouvelle. Il dominera le grand colloque qu'organise le PQ en fin de semaine prochaine. Une seule proposition viable est sur la table: prolonger au niveau collégial la loi 101. (...)

Les cégeps sont l'endroit où se forment et transitent toutes nos élites de demain: futurs leaders, ingénieurs, médecins, professionnels, techniciens et tutti quanti. A l'heure actuelle, presque 100% des cégépiens anglophones, 50% des allophones et 4% des francophones sont formés dans les institutions de la minorité. Voilà le problème que l'extension de la loi 101 ne réglerait nullement. Il y a une autre option : Fusionnons les cégeps en un seul réseau de la prédominance du français.

LIRE LE BILLET DE JEAN-FRANÇOIS LISÉE >>

Et puis après, so what ?

Dans un billet, fort intéressant, mon collègue-blogueur, Jean-François Lisée, écrit (...) :

"...l'idée qu'une minorité linguistique puisse faire tout son parcours dans la langue minoritaire est simplement sans équivalent en Europe (et, pourrais-t-on ajouter, aux États-Unis)."

Et puis après ? Pour le même prix, on pourrait également noter que l'éducation est du ressort du gouvernement central dans bon nombre de pays européens dont, notamment,  la France.  En fait, le Canada est un des rares pays industrialisés à ne pas avoir de ministère fédéral de l'Éducation.

En fonction du partage des pouvoirs établi par la Constitution, les provinces sont souveraines en ce domaine. Cette situation désole bon nombre de nationalistes canadiens bien-pensants qui ne demanderaient mieux que de ré-écrire à leur goût la Constitution, en s'inspirant d'un modèle comme celui de la France ou du Japon...

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Au sujet de l'accès au cégep (bis)

Mon collègue blogueur propose de regrouper les cégeps en un seul réseau, « à prédominance francophone » où tous recevraient, tout au moins dans la région de Montréal, les trois-quarts de leur formation en français et l'autre quart en anglais. (...) Je suis d'accord. La demande pour de meilleurs cours d'anglais est d'ailleurs nettement plus forte que les appels pour la fin du libre choix linguistique au niveau collégial.

Mais dans la mesure où le système scolaire actuel ne réussit pas, même à Montréal, à fournir un apprentissage adéquat de l'anglais langue seconde, on peut se questionner sur sa capacité de fournir un enseignement de qualité en anglais dans toutes les matières au programme du niveau collégial.  À cet égard, la proposition me semble très utopique.

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Cégeps français: le pavé dans la mare

Ma collègue blogeuse Chantal Hébert - dont je suis un admirateur impénitent - avance deux arguments pour gâter ma sauce. (...) Je tremble toujours à l'idée de contester une affirmation de Chantal sur des questions fédérales, mais après vérification  avec des constitutionnalistes de mes amis, l'article 23 de la constitution est extrêmement clair: elle ne porte que sur l'éducation primaire et secondaire. Pas un mot sur l'enseignement post-secondaire. Jugez vous-mêmes...

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Commentaires (9)

La question mérite débat et à

La question mérite débat et à première vue, il me semble que la suggestion d'un seul réseau me parait tout à fait correct et plausible compte tenu de notre statut de très minoritaire sur ce continent.
Quand une telle question se pose, je visualise toujours la situation à l'inverse et me demande que ferait les Anglos dans un tel contexte...s'ils étaient à notre place.

Il me semble que si les

Il me semble que si les jeunes veulent avoir plus de chance dans le futur, ils devraient tous être bilingue. Mes enfants ont vécu à l'étranger pendant plusieurs années. Ils ont été à l'école française et anglaise, sans oublier l'option espagnole au niveau secondaire. Pour le futur de sa carrière, l'un a opté pour le CEGEP anglophone ,bac en anglais et maîtrise en français. Pourquoi la loi 101 s'appliquerait au CEGEP si nous savons très bien que l'anglais en finance et autre profession est une nécessitél. Il est grand temps que les québécois sortent de leur coquille. De toute façon, il y a déjà un gros problème de compréhension et d'écriture au primaire ,secondaire. et universitaire.

Pourquoi mettre les bâtons

Pourquoi mettre les bâtons dans les roues pour les jeunes qui veulent avoir un baggage scolaire qui faciliterait leur avenir? Les québécois doivent sortir de cette coquille et ouvrir les yeux. La langue française s'apprend à partir du berceau et rien n'empêche de l'approfondir même si l'on étudie dans une autre langue au CEGEP. Je dirais qu'en tant qu'expatrié dans un pays anglophone, nous avons cette grande fierté de la parler et de la promouvoir. C'est le plus beau geste que l'on fait.
Hélène Daoust
Montréal

La trop grande concentration

La trop grande concentration des immigrants dans la région de Montréal
Opinion personnelle sur l’intégration des immigrants à la société francophone québécoise.

Tout en réécoutant en différé le « club des ex » du 23 novembre courant, il me semble qu’une solution pour la promotion du français auprès des immigrants soit l’immersion totale de ces derniers dans des milieux majoritairement francophones et francophiles.

La dégradation du français proportionnelle au multilinguisme croissant de la région montréalaise où l’anglais devient de plus en plus important relativement au français pour s’en tenir aux deux groupes linguistiques majoritaires seulement.

La quantité d’immigrants qu’accueille annuellement le Québec ressemble beaucoup à la stratégie mise de l’avant lors de la constitution du Haut et du Bas Canada et manifeste dans le rapport Durham de 1839-40 visant l’assimilation des canadiens-français dont voici un extrait :
Dans son rapport de 1839, lord Durham analysait la crise qui faisait rage dans le Bas-Canada. Selon lui, il existait deux causes à cette crise :
1) la présence d’une Chambre d’assemblée élue et d’un Conseil exécutif non responsable entraînant un conflit politique; le gouverneur s’opposait à la Chambre d’assemblée;
2) la coexistence de Canadiens et d’Anglais entraînant un conflit de race (ethnique).
Lord Durham proposa trois solutions:
1) l’union du Haut-Canada (Ontario) et du Bas-Canada (Québec) en un seul pays (1840);
2) l’assimilation des Canadiens français (1840);
3) la responsabilité ministérielle ou un gouvernement responsable (1848).
De santé fragile, Durham mourut peu de temps après son retour à Londres.

On lira dans les lignes qui suivent de larges extraits de ce rapport: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/Rbritannique_Durham.htm

En inondant le Québec et surtout la région de Montréal des 5,000 nouveaux arrivants annuels – même déjà francophones – en leur exigeant l’anglais même pour des fonctions majoritairement francophones et en ne leur donnant pas rapidement toutes les ressources nécessaires pour se trouver du travail en français, ces derniers s’aperçoivent du « bordel linguistique » montréalais actuel.

Si on les plaçait dès leur arrivée dans un autre environnement, dans des régions francophones à 80% et +, ils auraient moins tendance à s’assimiler aux groupes anglophones ou allophones ou encore à former entre eux des clans, ghettos ou des quartiers ethniques et culturels séparés... comme à Toronto conséquence de la "canadian multiculturalism policy"

Combien de gens du quartier chinois de Montréal [par exemple] sont capables de s’exprimer convenablement en français ?

L’affichage visuel respecte-t-il la priorité qui doit être accordée légalement au français en ces lieux?

Notre tolérance traditionnelle ne va-t-elle pas plutôt considérer ce quartier comme une attraction touristique « normale pour son exotisme » et fermer les yeux sur cette exception… dans la veine des accommodements raisonnables et de la diversité officielle du paysage ?

Quelle est la situation dans d’autres quartiers multiethniques de Montréal ?

Quelle est l’application concrète et pratique du « vivre ensemble » prônée par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec ?

Que font l’OQLF et aussi les résidents voisins québécois ou étrangers relativement à cette situation délicate et sensible au Québec j’en conviens ?

Pourtant, s'ils vivaient au Mexique ou ailleurs en Amérique Latine, ils apprendraient l'espagnol ou le portugais...

Pourquoi au Québec c'est si difficile de rentrer dans la tête des immigrants que c'est en FRANÇAIS que ça se passe... alors que dans le ROC, et particulièrement à Toronto, on se fait dire régulièrement et avec mépris: "SPEAK WHITE" quand on ne parle pas la langue de Shakespeare ?

C’est aussi pour cette raison que je suis tout à fait favorable à l’application intégrale de la loi 101 – Charte de la langue française – dans les tous les Cégeps publics et privés du Québec, les CPE et autres garderies et maternelles tant publiques que privée subventionnées.

Ma position contre tout financement public du réseau privé d’éducation s’étend logiquement au reste du système. Comme pour la laïcité – entendue ici comme la séparation complète et totale du civil et du religieux – je recommande la suppression du port de tout symbole religieux dans toutes les sphères de la fonction publique et parapublique ; c’est pour moi incontournable au Québec. Je suis personnellement dérangé par la présence du « député au turban » qui apparaît systématiquement à gauche de mon écran de TV, derrière le banc du chef de l’opposition au Parlement fédéral... Mais là, c’est sans doute un manque d’ouverture à la diversité culturelle canadienne de ma part !... et, après tout, nous sommes dans le pays voisin, majoritairement anglophone et anglophile assimilateurs, mais également sous la gouverne de Harper et d'autres WASP: white, anglo-saxon, protestant (ces racistes orangistes sont les fondateurs du Canada et des anglophones conquérants ), majoritairement FRANCOPHOBE, n'ayons pas peur de l'avouer et d'y faire face avec courage, lucidité et honnêteté .

Je termine cette intervention par un fait vécu de mon intégration socio culturelle au Mexique où je vis depuis plus de 10 ans. En 1964, j’avais 24 ans et ne connaissais rien de ce pays qui est devenu celui de ma retraite active et joyeuse. J’ai appris l’espagnol en 4 mois intensifs : un prof. pour 3 élèves, 6 hres / jour, interdiction de parler autrement qu’en espagnol, etc.

J’ai visité plus d’endroits et connu plus de gens ici au Mexique que je n’en connais maintenant au Québec et au Canada.

Ce fut une immersion totale, obligée par les circonstances, mais tellement efficace que je l’appliquerais volontiers à tous ceux et celles qui choisissent de s’établir au Québec, heureux/ses d’accepter nos valeurs fondamentales et d’y apporter leur contribution et leurs couleurs culturelles dans le respect mutuel de nos différences et de nos volontés d’y construire un pays accueillant et ouvert sur le monde globalisé qui s’offre à nous en ce début du XXIème siècle.

Je demeure ouvert à la critique constructive et aux discussions respectueuses de vos opinions à l'adresse de courriel: andré_lacombe@yahoo.com

André Lacombe-Gosselin
mercredi 25 novembre 2009

Quelques points méritent

Quelques points méritent d'être débatus:

"...La quantité d’immigrants qu’accueille annuellement le Québec ressemble...manifeste dans le rapport Durham"
-Avant de citer Durham et d'agiter l'épouvantail de l'assimilation, j'aimerais rappeler que la sélection des immigrants est une prérogative provinciale. Nul besoin de blâmer les autres pour notre incapacité à répondre aux besoins de ces nouveaux arrivants.

"...En inondant le Québec et surtout la région de Montréal des 55,000 nouveaux arrivants annuels..."
-Synonymes d'inondation: déluge, cataclysme, avalanche, torrent... inondation, vraiment?
-En fait, le recensement de 2006 parle plutôt de 45,000 arrivants pour le Québec au grand complet. J'en conviens, une bonne partie de ceux-ci s'installent dans la région montréalaise... Mais c'est loin du 55,000 annuel que la seule région de Toronto reçoit...

"...Combien de gens du quartier chinois de Montréal [par exemple] sont capables de s’exprimer convenablement en français ?"
-Par soucis d'équité, ne devrions-nous pas soulever le même questionnement pour tous les quartiers de la ville, inclure ici ceux à très forte concentration de bons petits québécois de souche?

"...Notre tolérance traditionnelle ne va-t-elle pas plutôt considérer ce quartier comme une attraction touristique « normale pour son exotisme » et fermer les yeux sur cette exception…"
-Il est vrai que notre "tolérance traditionnelle" de cette exception pourrait être tout aussi acceptable en remplaçant "exotique" par "joualyeusement typique" pour plusieurs quartiers...

"...Pourtant, s'ils vivaient au Mexique ou ailleurs en Amérique Latine, ils apprendraient l'espagnol ou le portugais..."
-Ah bon? L'exode des populations dans la misère se dirige maintenant vers le Mexique et le Nicaragua?

"...Pourquoi au Québec c'est si difficile de rentrer dans la tête des immigrants que c'est en FRANÇAIS que ça se passe...
-P't-être que si on rendait ça l'fun pis cool pis que genre on leur faisait comprende que l'français ben... c'est important, tsé? Chu sûre qu'y penseraient comme nouz'aut!

"..., et particulièrement à Toronto, on se fait dire régulièrement et avec mépris: "SPEAK WHITE" quand on ne parle pas la langue de Shakespeare ?"
-Ah bon? À quand remonte votre dernière visite? L'utitlisation du "on" me porte à croire qu'on y va de généralités peut-être encrées dans les années 60, qui mériteraient d'être actualisées... Visitant très fréquemment la région de Toronto depuis plus de dix ans, en aucune occasion me suis-je fait répondre de la sorte, et de toute manière par qui est-ce que ce serait? Par les Torontois qui sont à même de comprendre la question linguistique, puisque 50% d'entre-eux sont nés à l'extérieur du pays?? (données provenant du recensement de 2006)
...Doit-on continuer encore longtemps à véhiculer des notions passéistes?

"...majoritairement anglophone et anglophile assimilateurs, mais également sous la gouverne de Harper et d'autres WASP: white, anglo-saxon, protestant (ces racistes orangistes sont les fondateurs du Canada et des anglophones conquérants ), majoritairement FRANCOPHOBE, n'ayons pas peur de l'avouer et d'y faire face avec courage, lucidité et honnêteté ."
-Loin de moi d'endosser le parcours de Harper, qui encore une fois vient de démontrer le mépris qu'il a pour l'appareil démocratique qu'est le gouvernement, en prorogeant la session... Mais pour quelqu'un de FRANCOPHOBE, cette langue qu'il a apprise, vous croyez que c'est pour mieux la maltraiter? Prétendre l'incapacité de l'apprendre aurait été tellement plus facile... Peter McKay, Jim Prentice, John Baird, il sont nés dans le comté de Charlevoix?
Courage, lucidité et honnêteté vous dites?

"J’ai visité plus d’endroits et connu plus de gens ici au Mexique que je n’en connais maintenant au Québec et au Canada."
-Il est toujours plaisant de découvrir un autre pays. Je me plais toujours à me faire découvrir le mien en présence d'amis venant d'ailleurs...

Allez, que cette nouvelle année soit porteuse d'espoir!
Bonne Année!

ERRATUM: Soucieux de vérité

ERRATUM: Soucieux de vérité et relisant mon texte, je constate que le nombre annuels d'immigrants au Québec, tous concentrés dans la région de Montréal est non de 5,000 mais de 55,000... C'est beaucoup de monde à la messe qu'on nous croirait revenus en 1950-55! Ma référence pour ce chiffre de 55,000 vient de mon ami Raymond St-Arnaud qui ne m'en voudra sans doute pas de recopier ici son texte pour le bénéfice de tous...
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Raymond Saint-Arnaud, État du Québec :
novembre 16, 2009 à 23:36

Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.
Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d’enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu’au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.
Le temps presse. Plus de 50% des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours!
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Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois.
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Va-t-on pour une fois s’interroger sur le degré de subvention des universités et des cégeps anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?
À quand une Commission d’enquête sur cette situation absurde?

Restreindre l'accession aux

Restreindre l'accession aux Cégeps anglophones risque de se retourner contre les Québécois francophones. En effet, plusieurs francophones et beaucoup d'allopones inscriront leurs enfants dans un collège d'une Province anglophone pour s'assurer que leur progéniture connaisse bien cette langue parlée par près de 350,00 personnes en Amérique du Nord. Le grand risque, c'est que ces personnes préféréront souvent demeurer dans une Province anglophone après leurs études et seront fatalement assimilées.

Pourquoi le peuple québécois

Pourquoi le peuple québécois n'acceptent pas d'avancer avec le temps : l'anglais est la langue de demain !!! Cela n'emêche pas que le français existe et existera toujours. Pourquoi devrait-t-on empêcher les jeunes d'avoir le choix à une éducation en anglais. D'ailleurs ce n'est pas parce que je m'éduque en anglais que du jour au lendemain je vais oublié comment parler français ou que je vais cracher sur le français. De plus, pour clamer haut et fort Vive le français apprenez donc à la parler et à l'écrire COMME IL SE DOIT !!! Pas joual. Certains critiquent les français, mais au moins les mots on toujours leur vrai sens (ex:bordel,papier v.s clinex, etc). Je suis au Cégep francophone et je vais aller dans un Cégep anglophone pour mes deux dernières sessions parce que je veux que plus de porte me soit ouverte. Je veux avoir le choix de travailler n'importe où à travers le monde sans avoir la langue comme barrière. S'il fallait que l'accès aux Cégep anglophones me soit fermé je ne resterait pas pour autant en français. Comme la dit Paul Lafrance, je me tournerais vers les provinces anglophones ou même faire des études dans un autre pays. Bref, être bilingue n'est en rien un défaut ou une lacune, bien au contraire ...

J'aborderai la réponse aux

J'aborderai la réponse aux deux collègues bloggeurs sous deux thèmes:
A. J'observe à nouveau que le conflit s'inscrit entre deux francophones, alors que pourtant l'état de la situation commanderait une cohésion, une action commune à partir d'une lecture commune des faits, et des objectifs. Je reviens donc sur quelques faits et une déduction sur des actions minimales à mettre en oruvre:

A. LES FAITS: perte de vitesse de la vitalité du français:
La langue principale à la maison devient la langue maternelle de la génération suivante, donc à l’accès à l’école anglaise et à une anglicisation définitive. Le transfert linguistique en faveur de l’anglais s’étale donc sur une génération, et les données statistiques entre les données primaires et l’état réel de la sitaution seront déphasées d’autant. C’,est ce que traduit déjà l’évolution du français au Canada entre 1971 et 2006, et que commence à traduire la glissade vers l’anglais au Québec (décroissance de la langue maternelle française de 82% et 79,6% entre 1991 et 2006). Ainsi
Les statistiques qui découlent de questions équivoques ou d’une lecture primaire de données brutes peuvent conduire à d’importantes erreurs d’interprétation sur la vitalité réelle du français, et à l’incohérence des politiques.
« Aucun des différents critères de vitalité examinés n’indique que le français progresse par rapport à l’anglais au Québec. Si les tendances se poursuivent, le français continuera de perdre du terrain et risque de devenir minoritaire au Québec d’ici quelques générations, et bien avant cela à Montréal. On ne pourra renverser ce déclin que si les immigrants québécois choisissent le français comme langue d’usage à la maison comme au travail, et la langue des études supérieures (collégiales)..

Par ailleurs, l’observation critique et le sens critique de l’analyse indiquent un état de la situation encore plus critique que nous le dépeignent le portrait d’études académiques. En effet, ces dernières utilisent une notion assez large de la langue d’usage. Or la maîtrise d’une langue exige plus que l’accumulation de mots et d’éléments d’une communication fonctionnelle, c’est une manière de penser, de concevoir, d’évoquer, de créer, d’appartenir à la culture francophone. Sur ce plan, l’usage du français par les nouveaux arrivants allophones est fragile, toujours en marge d’un potentiel transfert linguistique en faveur de l’anglais. De plus, lorsque la langue d’usage à la maison des allophones est l’anglais, elle devient la langue maternelle de leurs enfants, il y a un processus différé qui fait que la vitalité du français est largement moindre que l’image évoqué par les données statistiques primaires. Ainsi, déjà le sens critique oblige à intervenir avec détermination et cohérence en faveur d’un plus grand effort d’intégration au français. Considérant en particulier que :
· Quelque 50% des allophones entreprennent leurs études collégiales et universitaires en anglais, ce qui détermine le transfert à l’anglais dans leur vie sociale et professionnelle, engendrant à la deuxième génération un processus d’exogamie définitif;
· les transferts linguistiques se font au détriment du français, donné l’attraction de l’anglais;
· le flux excessif de quelque 50 000 nouveaux immigrants par année, dans un contexte de fragilisation de la place du français et d’une intégration mal gérée, amplifie la situation de problèmes;
· la qualité du français parlé semble se détériorer chez des jeunes immigrants pourtant originaires de certains pays francophones;
· la dérive de la situation linguistique de la métropole montréalaise est de nature à engendrer des coûts indirects et différés;
· les difficultés d’intégration et l’échec d’une francisation effective de la majorité des nouveaux arrivants allophones accroissent des tensions ethniques et sociales et le potentiel d’une crise linguistique.

alors le sens commun indique déjà l’urgence de prendre des mesures correctrices de manière à :
1. mieux sélectionner les immigrants en fonction de l'origine linguistique francophone/francotrope
2. réaliser une francisation plus efficiente, plus généralisée et plus cohérente des immigrants ne maîtrisant pas la langue française;
3. encourager les nouveaux arrivants, avec cohérence et un sens aigu de l’accueil, dans leurs efforts sincères d’intégration linguistique; et,
4. inciter dès maintenant les allophones à entreprendre leurs études collégiales en français.

Par ailleurs, puisque le gouvernement ne maîtrise pas l'intégration à la langue française, il devrait alors réduire dès maintenant le flux de l'immigration. Le flux actuel d’immigration non francophone, ce tant à Montréal que dans la grande région d'Ottawa d’ailleurs, constitue une action politique qui se calque aux vœux de Lord Durham, littéralement. Le flux actuel d’une immigration mal gérée risque de mener à des niveaux inacceptables de violence et de troubles sociaux incontrôlables, et de fragiliser la vitalité linguistique et culturelle de la société francophone. Rien de plus différent au Bien commun que ces politiques qui conjuguent en notre société des influences contradictoires, et essaiment sur la voie de conflits ultérieurs.

B. Pragmatisme éclairé
deux systèmes de pensée aussi opposée que l'anglais et le français:

Par ailleurs j'observe que les deux collègues bloggeurs opposent deux manières différente de penser, deux structures de pensées différentes. L’un est de culture philosophique française, l'autre a trempée dans le milieu anglos-axon.
La manière d'uniformisation structurale que propose Monsieur J-F Lysée relève des modes idéologiques de la révolution française. La "structurite" n'est pas une approche heureuse: trop de lourdeur, trop de conflits inutiles.

Par ailleurs, il faut inciter les allophones à faire leurs études collégiales en français.
Voici une approche structurale qui pourrait être utile, donné les objectifs commun: vitalité du français, sa pérennité, voire même :

Il serait possible de tout simplement revoir le régime pédagogique collégial de manière à rendre obligatoire la réussite de trois ou quatre cours en français dans les Cégep anglophones: Philosophie, littérature(2), et un cours optionnel. Pourquoi la philosophie,? Je vous réfère à Piaget et Chomsky: les structures mentales à l¨âge de 16 à 18 ans. Littérature française(québécoise) : structures socio-affectives, et le goût de lire plus en français. Voilà essentiellement, et vous obtiendrez là une approche pragmatique qui pourrait faire pencher le rapport de francisation en faveur de la francisation effective et réelle d'une majorité d'allophones. Et vous n'aurez pas heurté les sensibilités propres, ce qui mènerait à un conflit stérile. Cette mesure, l'obligation de compléter trois ou quatre cours charnière du tronc commun des études collégiales pour tous les allophones qui désireraient fréquenter malgré tout les Cégep anglophones, pourrait être mise de l'avant progressivement dès maintenant. Et la lecture de la situation, la manière débridée d'ouvrir les portes à l'immigration font que le temps presse urgemment.

Voilà, si tous étaient d'accord à résoudre un problème commun, cette approche pourrait être utile et constructive, et on pourrait réévaluer dans trois ou quatre ans.

Vien votre

Michel Pagé
Montréal

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