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Celui dont tout le monde dépend


31 Juillet 2009

 

photo: Jeff McIntosh / PC
photo: Jeff McIntosh / PC

Les 750 000 autochtones du Canada ont un nouveau chef: Shawn Atleo, 42 ans, élu fin juillet à la tête de l'Assemblée des Premières Nations. Il a reçu un appui particulièrement fort au Québec, la quasi-totalité des chefs de la province s'étant rangés derrière lui.

Titulaire d'une maîtrise en éducation et chancelier de l'Université de l'île de Vancouver, Atleo symbolise la nouvelle génération autochtone. Le successeur de Phil Fontaine compte s'attaquer de front aux questions de reconnaissance des titres territoriaux, d'autodétermination et de partage des richesses naturelles.

Origines

Né le 16 janvier 1967 au sein des Ahousahts, nation isolée sur la côte pacifique de l'île de Vancouver (1 800 personnes vivant du tourisme, de la pêche et de la foresterie).

Ses deux parents possèdent un doctorat.

Expériences politique

En 1999, il succède à son père à la tête des Ahousahts. Son peuple le nomme A-in-chut, ce qui signifie «tout le monde dépend de toi».

En 2003, il est élu chef régional des autochtones de la Colombie-Britannique. Il contribue à l'unification des 30 nations de la province par la création d'un front commun destiné à négocier avec le gouvernement provincial.

Ses défis

L'éducation sera au cœur de ses priorités, puisque dans les communautés autochtones la population augmente trois fois et demie plus vite qu'ailleurs au Canada. L'âge médian y est de 27 ans, comparativement à 40 ans dans le reste du pays.

Il tentera d'apporter des solutions rapides à des problèmes qui durent depuis longtemps: la pauvreté dans les communautés autochtones et la non-reconnaissance des droits ancestraux.

Il voudra rallier à sa cause un gouvernement fédéral moins conciliant que le précédent, qui persiste à ne pas signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, approuvée par 144 pays en septembre 2007.

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Commentaires (3)

"approuvée par 144 pays en

"approuvée par 144 pays en septembre 2007" qui n'ont pas de populations indigènes organisées et appuyées par des tribunaux sympathiques à leur cause.

L'Australie et les USA ont aussi refusé de signer la Déclaration

À titre informatif:La

À titre informatif:
La déclaration de l'ONU sur les droits des Peuples autochtones est l'aboutissement de 20 ans de travaux, parmi l'ensemble des pays membres de l'ONU. Le Canada en a été le leader et un très important collaborateur... jusqu'à l'élection de Harper, qui a renié l'entente. Quant à l'Australie, elle a ratifié l'entente, après les élections. En effet, le nouveau Parti au pouvoir s'est rallié à la position de l'ONU.

Quant aux tribunaux, leur rôle est d'interpréter les traités et les lois, pas de se montrer sympathiques à un parti plutôt qu'à un autre. Ils sont tenus à l'impartialité.

La Nouvelle-Zélande n'a pas

La Nouvelle-Zélande n'a pas ratifié le traité non plus. Comme quoi y'a pas qu'Harper qui a les deux pieds sur terre. Facile pour l'Allemagne ou la Pologne de ratifier pareil engagement. Idem pour les pays africains qui n'en appliqueront pas une seule ligne (qui se préoccupent des pygmées ou des bushmens?) mais la game est différente dans des pays où les autochtones sont défendus par des avocats à 300$ l'heure.

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