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Le Québec et la bulle orange


7 Avril 2011

Parmi les jeux vidéo qui connaissent une grande diffusion depuis la mise en marché du iPad, il y en a un que le chef libéral, Michael Ignatieff, aurait eu intérêt à maîtriser avant d’aller en campagne électorale.

Chronique de Chantal Hébert : Le Québec et la bulle orange
Photo : R. Remiorz / PC

Le jeu de stratégie Osmos place le joueur aux commandes d'une particule dont la mission consiste à grossir en absorbant des micro-organismes de taille inférieure. Au départ très modeste, la particule devient progressivement de taille à assimiler des organismes de plus en plus gros.

Si le Québec était un tableau d'Osmos, la particule en croissance serait orange, la couleur du NPD, et ses proies seraient rouges, à l'image du PLC. À cette étape-ci de la partie, ces dernières seraient une espèce en voie de disparition. La particule orange ne serait pas assurée de réussir le jeu pour autant.

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Depuis 10 ans, au Québec, aucune formation fédérale n'a connu un taux de croissance aussi rapide dans les intentions de vote que le NPD. Le mois dernier, la formation de Jack Layton s'est présentée au fil de départ de la campagne avec environ 10 fois plus d'appuis au Québec qu'en 2000, année où le parti avait récolté à peine 2 % des suffrages.

Ces gains ont surtout été réalisés au détriment du Parti libéral. Selon un sondage CROP effectué au début de la campagne, la formation de Michael Ignatieff attire à peine 7 % de l'électorat francophone. C'est trois fois moins que le NPD, que le même sondage plaçait à 21 % chez les francophones.

D'autres sondages ont fait état de chiffres moins dévastateurs pour le PLC au Québec, mais ils ont reflété la même tendance lourde. Si elle devait se maintenir jusqu'au vote du 2 mai, les résultats seraient tragiques pour les libéraux fédéraux. Car Michael Igna­tieff n'a aucun espoir de remporter le scrutin s'il perd des sièges au Québec plutôt que d'en gagner.

Si le chef libéral devait finir en quatrième place, derrière le Bloc québécois, les conservateurs et les néo-démocrates, et perdre le peu d'espace qu'occupent encore les libéraux en territoire francophone, son successeur aurait toute une pente à remonter pour redonner au PLC les lettres de noblesse d'un grand parti.

Malgré ses prétentions actuelles, le PLC n'est déjà plus la principale force d'opposition aux conservateurs, ni dans les Prairies - où la lutte oppose plutôt les néo-démocrates aux candidats du gouvernement sortant - ni au Québec - dominé par le Bloc.

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Commentaires (10)

Le portrait qui commence à se

Le portrait qui commence à se dessiner pour le résultat des élections est désespérant.
Un vote québécois divisé entre le Bloc, un parti qui ne peut former le gouvernement et, par définition, ne le désire pas, et le NPD, un parti qui, malgré l'augmentation des intentions de vote, ne peut encore espérer former le gouvernement non plus - pas assez fort à la grandeur du Canada.
Un PLC qui risque de se retrouver avec très, très peu de sièges à moins d'un revirement improbable, et qui risque fort de passer des années à tenter de se reconstruire, comme autre fois le Parti Progressiste Conservateur après la débâcle de Kim Campbell - et en vain, dans ce cas.
Et un PCC majoritaire qui risque fort de régner sans partage et sans risque de défaite électorale vu qu'aucun parti d'opposition ne sera capable de former le gouvernement.
Quel cauchemar.

Tout à fait d'accord; si la

Tout à fait d'accord; si la tendance se maintient... ce sera tout un cauchemar.

En d'autres temps, j'aurais

En d'autres temps, j'aurais pu être attirépar le NPD, nonobstant le fait que ce parti reste très centralisateur.

Mais la perspective de les voir éventuellement s'accoquiner au parti libéral qui demeure le parti des enveloppes brunes et des coups fourrés, annihile chez moi toute velléité de rejoindre le NPD qui en bout de ligne risque d'être phagocisé par les rouge.

Non merci, et tant mieux qu'ils se dévorent mutuellement...

La force du Bloc Québécois

La force du Bloc Québécois est une source de problème et c'est ce qui empêche le NPD de percer massivement au Québec. Il suffirait d'un électeur ayant voté Bloc en 2008 sur cinq pour balayer le Québec en orange. Or, on voit que le support du Bloc Québécois s'effrite de sondages en sondages au Québec. Le vote conservateur doit s'effondrer dans la région de Québec si on ne veut pas qu'une division du vote leur profite. Le fait que le NPD soit le choix d'un électeur sur quatre à l'instant et que le parti ne puisse pas espérer gagner plusieurs sièges est un symptôme de notre système électoral archaïque à un tour uninominal.

Il me semble un peu tôt de

Il me semble un peu tôt de parler de bulle orange au QUébec, les résultats de sondage que j'ai vu à date ne sont pas significatifs (environ 200 répondants pour le Québec, une marge d'erreur de 8 % et plus...

j'ai davantage l'impression qu'on veut la susciter cette bulle orange

Ras le bol des réthoriques de

Ras le bol des réthoriques de plus en plus stériles du Bloc
PLC jamais de ma vie
Pour moi c'est le temps d'appuyer et de faire une avancée avec le NPD.
Si non les PCC sera au pouvoir juqu'à la fin de cette décennie

Anything but conservative!

Anything but conservative! L'idée d'associer le NPD au PLC par des enveloppes brunes est absurde. Il y a des limites à dire n'importe quoi tout de même. Et je ne suis pas un fan fini du NPD. Mais si ce parti a la moindre chance de battre les bleus dans mon comté, ils ont mon vote pour la première fois de ma vie à 73 ans. Depuis que le Boc existe que je vote pour ce parti et j'ai fini par réaliser que ça n'a contribué qu'à amener la capacité du Québec à influencer les poliques d'Ottawa à ZERO.

La bulle orange va éclater.

La bulle orange va éclater.

La bulle orange pourrait être

La bulle orange pourrait être contagieuse à l'extérieur du Québec si elle continue à grandir.

Le Canada est divisé par la

Le Canada est divisé par la présence du Québec et par ses régions-provinces rappelant que sa formation est le résultat du dominion impérial britannique du canada. Un pays produit d'un empire cela fait un pays trop vaste ouvert aux fissures et à une sécession.

Quant au NPD au Québec, sa nature centralisatrice l'assimile effectivement partiellement au PLC si ce n'est que le NPD se prétend ouvertement social démocrate au Canada ce qui permet au mieux un projet de coalition entre libéraux et néodémocrates certainement pas une fusion.

Le PLC voudrait bien avaler le NPD, le NPD lui ne veut pas se fusionner avec le PLC parce qu'alors il se confondrait avec la classe d'affaire de Toronto.

De la part d'un méchant électeur bloquiste, Mme Hébert.

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