Parmi les jeux vidéo qui connaissent une grande diffusion depuis la mise en marché du iPad, il y en a un que le chef libéral, Michael Ignatieff, aurait eu intérêt à maîtriser avant d’aller en campagne électorale.

Le jeu de stratégie Osmos place le joueur aux commandes d'une particule dont la mission consiste à grossir en absorbant des micro-organismes de taille inférieure. Au départ très modeste, la particule devient progressivement de taille à assimiler des organismes de plus en plus gros.
Si le Québec était un tableau d'Osmos, la particule en croissance serait orange, la couleur du NPD, et ses proies seraient rouges, à l'image du PLC. À cette étape-ci de la partie, ces dernières seraient une espèce en voie de disparition. La particule orange ne serait pas assurée de réussir le jeu pour autant.
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Depuis 10 ans, au Québec, aucune formation fédérale n'a connu un taux de croissance aussi rapide dans les intentions de vote que le NPD. Le mois dernier, la formation de Jack Layton s'est présentée au fil de départ de la campagne avec environ 10 fois plus d'appuis au Québec qu'en 2000, année où le parti avait récolté à peine 2 % des suffrages.
Ces gains ont surtout été réalisés au détriment du Parti libéral. Selon un sondage CROP effectué au début de la campagne, la formation de Michael Ignatieff attire à peine 7 % de l'électorat francophone. C'est trois fois moins que le NPD, que le même sondage plaçait à 21 % chez les francophones.
D'autres sondages ont fait état de chiffres moins dévastateurs pour le PLC au Québec, mais ils ont reflété la même tendance lourde. Si elle devait se maintenir jusqu'au vote du 2 mai, les résultats seraient tragiques pour les libéraux fédéraux. Car Michael Ignatieff n'a aucun espoir de remporter le scrutin s'il perd des sièges au Québec plutôt que d'en gagner.
Si le chef libéral devait finir en quatrième place, derrière le Bloc québécois, les conservateurs et les néo-démocrates, et perdre le peu d'espace qu'occupent encore les libéraux en territoire francophone, son successeur aurait toute une pente à remonter pour redonner au PLC les lettres de noblesse d'un grand parti.
Malgré ses prétentions actuelles, le PLC n'est déjà plus la principale force d'opposition aux conservateurs, ni dans les Prairies - où la lutte oppose plutôt les néo-démocrates aux candidats du gouvernement sortant - ni au Québec - dominé par le Bloc.





